Coucou les loulous !
J'espère que ceux qui sont en vacances profitent bien, moi je suis encore coincée au bureau un mois T-T
Je voudrais vous remercier beaucoup beaucoup pour vos reviews sur le dernier chapitre, ça m'a vraiment fait très très plaisir ! :D
Sur ce, bonne lecture !
Je me réveillai doucement.
La lumière du jour pointait à travers les volets, il devait être onze heures passées, mais nous nous étions couchés tard la veille –nous avions re-fêté Noël avec Thor et Jane, qui étaient revenus d'Islande.
Mon mari dormait toujours, mais il bougea doucement, m'indiquant qu'il était proche du réveil. Parfait. Il fallait que je discute avec lui de la suite des évènements, à savoir le Nouvel An.
-Steve ?
Un bras s'enroula autour de moi pour me plaquer contre le torse de mon mari, qui ouvrit les yeux doucement, avant de me répondre d'une voix endormie :
-Oui ?
-Je pensais partir sur mon île pour Nouvel An, ça te dirait ?
Un sourire tendre se dessina sur ses lèvres :
-Pourquoi pas. Juste toi et moi ?
Si j'avais été debout et pas emprisonné dans l'étreinte brûlante de Steve, j'aurais haussé les épaules, mais je me contentai de répondre :
-Comme tu veux. Ce ne sera pas un problème de logistique en tous cas !
Il semblait hésiter, ou du moins réfléchir, pendant une longue minute, les yeux fermés. Je crus même qu'il s'était rendormi et allais le secouer un bon coup pour le réveiller lorsqu'il me répondit d'une voix douce :
-J'aimerais bien le faire juste tous les deux. J'ai adoré faire Noël avec les autres, mais je voudrais t'avoir pour moi tout seul le trente-et-un. Enfin, sauf si tu tiens à inviter tout le monde.
Qu'il était adorable. Mais j'étais d'accord avec lui, je voulais profiter de sa personne sans avoir à me soucier des autres –et puis, la maison était proche de la plage, qui dit plage dit bain de minuit, et bon sang rien que d'y penser j'en étais tout émoustillé.
-J'aime ton idée de partir juste tous les deux. On pourrait prendre le jet demain soir et rentrer le deux dans la nuit, comme ça on aura quatre jours complets sur place. Si ça te va, je programme tout ça avec le pilote et les gardiens de la maison.
-Tu as des gardiens pour ta maison ? C'est une île dangereuse ?
La naïveté de mon amant continuait de me surprendre, mais je retins le rire que je sentais poindre pour lui répondre :
-Non, c'est juste pour la garder en état lorsque je ne suis pas là. S'occuper des plantes, faire le ménage, tout ça. Remplir le frigo quand je viens, aussi.
-Je comprends. Tiens, en parlant de frigo, on va prendre le petit déjeuner ?
Un sourire des plus lubriques se dessina sur mon visage, et je répondis à mon mari d'un ton parfaitement suggestif :
-Seulement si tu ne mets rien sous ton tablier…
La main de Steve, qui se trouvait dans mon dos, descendit vers mes fesses et en effleura la courbure, avant de s'en emparer pour me plaquer contre lui, frottant nos érections l'une contre l'autre à travers le tissu de nos caleçons et nous faisant gémir à l'unisson.
Puis mon mari me murmura :
-Je t'attends dans la cuisine…
Je grognai tant cette petite phrase était chargée de luxure, alors que mon tendre époux se levait, enlevait négligemment son boxer et se dirigeait vers la porte de la chambre, sans un regard vers moi.
Bon sang, qu'il était bandant quand il était comme ça !
Délicieusement frustrant.
Je me levai aussi, mais décidai de le faire languir et me dirigeai vers la salle de bains pour prendre une douche. J'adorais le regard de Steve lorsque je le retrouvais, les cheveux encore humides, mais déjà habillé : un mélange de désir et de frustration de n'avoir pas profité de la douche avec moi.
Joueur, je descendis dans la cuisine uniquement vêtu d'une chemise rouge carmin et d'un caleçon noir –pas de pantalon, ce qui serait beaucoup plus pratique lorsque j'arracherai son tablier à mon amant pour le prendre sur le comptoir.
Lorsque j'arrivai dans la cuisine, Steve était en train de faire cuire les pancakes dans une poêle et le bacon dans l'autre.
Et, comme demandé, il ne portait rien sous son tablier.
Je m'installai sur l'une des chaises du comptoir et attendis qu'il se tourne vers moi en dévorant son corps magnifique du regard. Il finit par se retourner pour mettre le bacon dans un bol, et remarqua mes cheveux mouillés. Son regard s'assombrit immédiatement, et il éteignit le feu sous les deux poêles, déposant le pancake qui était en train de cuire sur la pile.
Puis il contourna le comptoir très lentement, le souffle court, alors que je mordais ma lèvre de manière tout à fait suggestive.
Il se jeta sur moi, ses mains agrippant mes cheveux alors que sa langue s'introduisait entre mes lèvres pour ravager ma bouche. Mes mains s'aventurèrent dans son dos, dessinant les muscles puissants, avant de venir s'emparer de ses fesses parfaites.
Je collai mon bassin au mien, sentant son érection à travers le tablier, alors qu'il entreprenait de défaire les boutons de ma chemise, sa bouche toujours sur la mienne, gémissant délicieusement.
Les pancakes et le bacon allaient devoir attendre. J'avais furieusement envie de mon mari, et c'était de toute évidence réciproque.
Rien ne me plaisait plus que de faire une valise composée de shorts, tee-shirts et maillots de bain en étant habillé d'un pull de Noël décoré de rennes et de flocons. Bon, si, beaucoup de choses me plaisaient davantage –à commencer par mon mari–, mais j'adorais faire ça.
-N'oublie pas la crème solaire, Tony !
-Ouais, ouais, répondis-je d'un ton blasé.
Steve était toujours aux petits soins avec moi, et des fois j'avais l'impression d'entendre ma mère –enfin, pas vraiment, mais disons l'idée que je me faisais d'une mère attentionnée.
Une fois les bagages terminés, nous nous dirigeâmes vers l'ascenseur pour descendre au garage prendre une voiture. Happy était en vacances, aussi je pris le volant pour nous conduire à l'aéroport.
Il avait neigé la veille, mais le ciel était à présent d'un bleu glacé magnifique. Lorsque nous sortîmes de la voiture, sur le tarmac, pour monter dans l'avion, je frissonnai alors que de la buée s'échappait de ma bouche. J'adorais l'hiver, le froid sec et mordant, les volutes de fumée que je faisais en respirant.
L'hôtesse –Gladys, donc– nous accueillit avec un sourire et nous proposa des serviettes chaudes dès que nous fûmes installés dans nos fauteuils. Steve prit la sienne avec un air de béatitude complète sur le visage, et enfouit ses mains dedans. J'avais bien fait de ne pas l'emmener à Aspen faire du ski, il détestait le froid, et je commençai seulement à me rendre compte à quel point.
-Pourrions-nous avoir deux chocolats chaud, s'il vous plaît ?
-Bien sûr monsieur, je m'en occupe dès que l'appareil aura atteint son altitude de croisière, me répondit Gladys avec un sourire affable.
Steve me regarda d'un air interrogatif, et je lui répondis avec un sourire tendre :
-Tu m'as rappelé de prendre ma crème solaire, j'ai demandé un chocolat chaud. Il n'y a pas que toi qui peux prendre soin de moi, un mariage ça marche dans les deux sens tu sais.
Un sourire attendri se dessina sur les lèvres de mon amant.
Une fois l'avion revenu à l'horizontale, Gladys ne mit que quelques minutes à nous apporter deux tasses de chocolat épais et fumant, accompagnées d'une assiette de petits gâteaux. Je me précipitai sur les cookies alors que mon mari prenait sa tasse brûlante entre ses doigts pour les réchauffer, plaçant son visage au-dessus du liquide pour en respirer les vapeurs.
-Steve, tu veux qu'on monte le chauffage ?
-Non, ça ira, ne t'inquiète pas, me répondit mon amant dans un sourire doux. J'ai mon pull et mon chocolat, je suis bien.
-Tu le dis, si jamais, hein ?
Il acquiesça, et je ne tardai pas à me détacher pour aller m'installer sur ses genoux. Ce n'était pas des plus pratiques avec nos deux tasses, mais nous réussîmes à les terminer sans en renverser une goutte.
Nous mangeâmes léger –une soupe en entrée, un risotto de fruits de mer ensuite, et une salade d'agrumes en dessert–, puis je proposai à mon amant d'aller nous coucher –nous devions atterrir peu après le petit déjeuner, autant profiter du vol pour recharger nos batteries avant les quatre jours de folie au milieu de l'Océan Pacifique. Il accepta et nous nous dirigeâmes vers la chambre située au bout de l'appareil pour rejoindre le lit.
Les souvenirs de notre premier vol en amoureux –pour la lune de miel– me firent sourire, mais je ne tentai pas de les revivre. Mon amant avait besoin de chaleur, aussi je le pris dans mes bras et nous ne tardâmes pas à sombrer dans le sommeil.
Je m'étirai sur mon transat.
Steve était parti nager depuis une vingtaine de minutes, et j'étais actuellement en train de me prélasser sous l'ombre d'un manguier gigantesque. Il faisait chaud, très chaud, et humide aussi –c'était la saison des pluies, mais les gardiens de la maison nous avaient assurés qu'il ne pleuvrait pas avant la tombée de la nuit, aussi étions nous en train de profiter de la plage. Enfin, je profitais de la plage, mon mari profitait du lagon entourant l'île.
-Tony ! Tony, viens voir !
Je me réveillai en sursaut –j'avais dû m'endormir sans m'en rendre compte– et avisai le sourire rayonnant de mon mari, qui courait vers moi en m'appelant :
-Tony ! Tu devrais venir voir la barrière de corail, c'est magnifique, très coloré, et il y a plein de poissons !
Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres en écoutant Steve me décrire les couleurs qu'il avait vues sous la surface de l'océan. J'avais déjà exploré les récifs plusieurs fois –lorsque je venais ici en vacances, le plus souvent seul–, mais l'enthousiasme de mon mari me donna envie d'y retourner.
Je me levai de mon transat, posai mes lunettes de soleil sur la table basse et m'emparai d'un masque et d'un tuba, avant de prendre la main de mon amant :
-Tu me montres ?
Steve ne le fit pas dire deux fois et m'entraîna à sa suite, droit vers l'eau turquoise qui scintillait au soleil. Nous rentrâmes dans le lagon, mîmes nos masques, puis mon mari me proposa de m'accrocher à ses épaules pendant qu'il me tracterait jusqu'à la barrière de corail. J'acceptai avec un sourire, et me collai contre son dos.
Nous fûmes à la hauteur des récifs en quelques minutes, et je me détachai des épaules de Steve pour commencer à explorer notre environnement. Mon mari me tenait la main, et il me montrait souvent des choses en me secouant le poignet. Tant d'enthousiasme et de ravissement me confortaient dans mon opinion que j'avais bien fait de l'emmener ici.
Le ski aurait été beaucoup moins drôle.
Le matin de notre deuxième jour sur l'île –le trente-et-un donc– je proposai à mon mari de nous rendre à une cascade perdue au milieu de la jungle tropicale pour y passer la journée, et il accepta de bon cœur.
Nous prîmes un 4x4 pour nous rendre à la cascade, et arrivâmes peu avant midi. Steve se précipita sous l'eau –il faut dire qu'il faisait une chaleur écrasante– alors que je transportais la glacière contenant le pique-nique sur le bord du petit lac, sur un rocher baignant dans l'eau mais bien à l'ombre, histoire de garder la salade de pâtes au frais le plus longtemps possible.
Je ne tardai pas à rejoindre mon mari sous la cascade, complètement nu –l'un des avantages à posséder une île, personne ne risquait de nous découvrir par hasard. Steve portant son maillot de bain, je m'empressai de le lui enlever pour le balancer vers le 4x4. Il n'en avait pas besoin ici, et j'adorais dévorer ses fesses parfaites du regard sous l'eau claire comme du cristal.
Nous profitâmes de l'eau fraîche, après quoi je proposai de manger : je commençais vraiment à avoir faim. Mon mari ne put s'empêcher de rire, mais accepta de bon cœur, et je lui montrai les sièges que j'avais fait creuser dans la roche, sur le côté du petit lac, pour pouvoir manger sans sortir de l'eau.
La salade de pâtes était délicieuse, et la salade de fruits en dessert absolument divine –la plupart, si ce n'est la totalité des fruits, avait été cueillie la veille ou le matin même.
-Steve ?
-Mmm ?
-Tu as du jus qui coule…
Il se mordit la lèvre en réaction à la lubricité contenue dans ma voix, mais je ne bougeai pas, alors il me répondit d'un ton des plus suggestifs :
-Viens donc me nettoyer…
Ma respiration se fit laborieuse, et je me jetai à l'eau pour le rejoindre. Il m'aida à me hisser sur ses genoux, et j'entrepris de lécher langoureusement le liquide qui coulait le long de son cou, lui arrachant de petits gémissements lorsque je mordillais ou suçotais la peau sensible de sa gorge.
Il referma ses bras autour de moi et releva mon visage d'une main pour s'emparer de ma bouche, qu'il entreprit de ravager de sa langue. Ses doigts couraient le long de mon torse, descendant doucement, effleurant mes abdos, avant qu'il ne pose sa main sur mon membre, durci d'anticipation, m'arrachant un long gémissement.
Mes mains fourrageaient toujours dans ses cheveux, plaquant son visage contre le mien, alors que ses doigts jouaient avec mon désir dressé.
Il ne tarda pas à me faire tourner sur ses genoux pour que je me retrouve dos à lui, et la main qui n'était pas occupée sur mon membre se faufila entre mes fesses, avant qu'il ne glisse un doigt en moi.
Je gémis longuement, alors qu'il commençait à jouer dans mon intimité.
La suite promettait d'être absolument parfaite.
Nous rentrâmes à la maison en début de soirée, savourant la fraîcheur toute relative, et mangeâmes sur le coup des vingt heures.
Plateau d'huîtres, saumon fumé en toasts, cassolettes de fruits de mer, sashimis de thon rouge, brochettes de crevettes marinées, oursins fraîchement pêchés… Et une bûche glacée en dessert.
Mon tendre époux me proposa ensuite une petite baignade dans le lagon, et j'acceptai la proposition avec plaisir. Il m'entraîna vers la mer, et je l'arrêtai à quelques mètres des vagues pour lui retirer tous ses vêtements avec empressement, alors qu'il faisait de même avec moi.
Nous nageâmes longtemps, nous embrassant souvent, et même si ses lèvres avaient un goût salé à cause de l'eau de mer, il était toujours aussi délicieux à dévorer. Le désir montait lentement mais sûrement, et nos baisers se firent de plus en plus enflammés, de plus en plus profonds, accompagnés de gémissements de plus en plus lubriques.
N'y tenant plus, je l'entraînai vers le ponton sur lequel était installé un grand lit à baldaquin –pour profiter de la vue sur le lagon sans cuire au soleil– entouré de dizaines de tiarés au parfum entêtant.
Je l'allongeai sur le matelas et entrepris de ravager sa bouche de ma langue, alors que ses mains palpaient les muscles de mon dos, descendant toujours plus bas, pour finalement saisir mes fesses et me presser contre le bassin de mon amant.
Je ne pus m'empêcher de gémir dans sa bouche lorsqu'il incita un léger mouvement de va-et-vient, frottant nos érections l'une contre l'autre et faisant enfler encore davantage le désir au creux de mon ventre.
Doucement, je détachai mes lèvres des siennes et entrepris de dessiner un chemin de baisers le long de sa mâchoire, dans son cou, le creux de sa gorge, descendis sur ses pectoraux, allai mordiller un téton, continuai vers le sud, jouai dans son nombril, avant de laisser courir ma langue sur la longueur de son membre, lui arrachant un long râle des plus lubriques alors qu'il glissait ses mains dans mes cheveux, tirant légèrement dessus.
Un sourire mutin se dessina sur mon visage, et je posai délicatement mes lèvres sur son gland pour le suçoter légèrement. Les gémissements qui sortaient de la bouche de mon amant étaient toujours aussi délicieux, je ne m'en lasserais probablement jamais.
-Tony… Aaaannnhh, Tony !
Je venais de le prendre en bouche, d'un coup, et commençai à imposer de langoureux va-et-vient sur son membre, me retirant quelques fois pour dessiner des arabesques du bout de ma langue sur la peau tendre.
-Tony, aaannh, je vais… Tony !
Je cessai immédiatement mes caresses buccales, l'abandonnant à deux doigts de la jouissance, et me redressai pour poser sur lui un regard absolument lubrique et un sourire assorti.
Remontant le long de son torse et le parsemant de baisers, je finis par arriver sur ses lèvres, et sa langue quémanda l'accès à ma bouche, qui lui fut immédiatement accordé. Nos langues jouèrent ensemble dans une danse lente et profondément sensuelle, mais j'avais besoin de plus, beaucoup plus.
M'écartant légèrement de lui, je présentai deux doigts à sa bouche, comme pendant notre lune de miel –le souvenir de la fondue au chocolat me rendait encore tout chose–, et il s'empressa de les sucer doucement, de les mordiller, de les lécher, ses yeux d'un bleu assombri de désir plantés dans les miens.
Lorsque je n'y tins plus, je sortis mes doigts de sa bouche et les glissai entre ses fesses, débutant un massage langoureux de son entrée. Il gémissait de plus en plus fort, se cambrant un peu plus chaque seconde.
Je glissai un doigt en lui, alors que mes lèvres prenaient possession de la peau tendre de son cou. Lentement, j'entrepris de bouger mon doigt dans son intimité, tout en suçotant, mordillant, léchant la peau sensible. Je pouvais sentir contre mes lèvres les vibrations causées par les gémissements qui sortaient de sa gorge, et c'était terriblement excitant.
J'introduisis un deuxième doigt en lui, et commençai de lents mouvements de ciseaux, alors qu'il ondulait des hanches, réclamant plus. Mais nous avions toute la nuit, et je voulais prendre mon temps, aussi j'évitai soigneusement sa prostate.
-Tony... gronda-t-il d'une voix délicieusement rauque.
-Très bien, mon Capitaine… répondis-je d'un ton des plus suggestifs en appuyant d'un coup sur la tache de plaisir au fond de lui.
Il se cambra brusquement, et le râle de plaisir le plus magnifique que j'avais jamais entendu s'échappa d'entre ses lèvres, alors que ses chairs se contractaient autour de mes doigts.
Je repris alors mon petit manège en ajoutant un troisième doigt, dansant dans son intimité sans toucher à sa prostate, et il recommença à me supplier d'un ton langoureux :
-Tony… S'il te plaît…
-Non, pas tout de suite…
Brusquement, je retirai mes doigts de son intimité, lui arrachant un feulement réprobateur alors qu'il me gratifiait d'un regard noir, et basculai sur le côté en l'entraînant au-dessus de moi :
-Tu te rappelles ce que tu as fait avec mes doigts ?
Il fronça les sourcils, mais hocha la tête. Un sourire des plus luxurieux se peignit sur mes lèvres, alors que je désignai mon membre du regard :
-Eh bien, j'attends…
Mon mari se mordit la lèvre de la manière la plus bandante qui soit, et ne se fit pas prier pour aller titiller mon désir dressé du bout de sa langue, me faisant gémir. Il était vraiment doué !
Il prit son temps, suçotant mon gland, déposant de légers baisers sur toute la longueur, jouant de sa langue sur la peau sensible, avant de me prendre en bouche et de m'imposer des va-et-vient des plus délicieux, alors que je gémissais en continu.
-Steve… Oh bon sang, Steve !
Mon tendre mari se redressa, et pencha la tête de côté d'un air interrogatif et faussement innocent alors qu'un sourire coquin étirait ses lèvres :
-Oui ?
Sans répondre, je me redressai et le fis basculer sur le dos, avant de placer deux coussins sous ses hanches, mon regard fiché dans ses yeux assombris de désir.
J'allais le prendre lorsque j'eus une idée. Un sourire mutin se dessina sur mon visage, et mon amant fronça les sourcils, inquiet, ce qui me ravit encore plus.
Je me baissai, laissai ma langue longer son membre du gland vers les bourses, descendre encore, et lapai son entrée. Un gargouillement de plaisir s'échappa de la gorge de mon amant, alors je réitérai la chose, avant de pointer doucement ma langue dans son intimité.
Bon sang, je n'aurais jamais cru entendre de tels sons sortir des lèvres de mon mari, et pourtant, ils me firent me durcir encore plus –si c'était possible. Steve se tortillait délicieusement sous moi, exprimant sans retenue le plaisir qu'il prenait alors que je le titillais de ma langue.
Me redressant pour finalement le prendre –je n'en pouvais plus, j'allais finir par jouir spontanément si je ne le prenais pas dans l'instant–, je me promis de faire ce genre de choses plus souvent.
Je massai un instant la peau plissée de son entrée, lui arrachant des gémissements qui se faisaient suppliants, avant de le pénétrer d'un coup brusque, atteignant directement sa prostate avec force, et il poussa un hurlement de plaisir des plus délicieux.
N'attendant qu'une poignée de secondes avant d'entamer de lents mouvements de va-et-vient, je posai ma main sur le membre de mon amant, pressant le gland à chaque fois que j'atteignais la tache de plaisir au fond de lui.
Mes coups de reins s'accélérèrent, nos souffles également, et la cambrure de mon mari se fit de plus en plus prononcée au fur et à mesure que le désir montait.
Nous atteignîmes la jouissance de concert, alors que des feux d'artifices tirés depuis le jardin –j'avais totalement oublié leur présence dans le programme, d'ailleurs– nous indiquaient le passage à la nouvelle année.
Je m'affalai sur le torse de mon mari, haletant, et il m'entoura de ses bras, l'une de ses mains caressant mes cheveux. Je tournai juste assez la tête pour admirer les couleurs éclatantes qui illuminaient le ciel, lové dans les bras de mon amant, qui, d'après le sourire rayonnant qu'il arborait, adorait ma surprise.
-Bonne année, Steve.
-Bonne année, mon cœur, me répondit-il tendrement. C'est vraiment une belle manière de la commencer…
Je ne pouvais être plus d'accord avec lui, mais attendis quand même le bouquet final pour l'embrasser avec tendresse et amour, avant de lui murmurer :
-Cette année sera bonne puisque je vais la passer avec toi.
Des larmes scintillèrent dans ses yeux, et il me serra contre lui avec force, sans prononcer un mot.
Oui, décidément, cette année allait être parfaite.
Le retour à New York se fit de manière un peu précipitée, puisque nous fûmes appelés l'après-midi du premier janvier par Natasha, qui avait localisé une base d'HYDRA et nous demandait de rentrer le plus vite possible.
Je râlai, bien entendu, mais mon mari me promit que nous rattraperions la journée perdue dignement une fois la base ennemie démantelée, et bizarrement, j'avais tout de suite cessé de grogner. La promesse d'une journée au lit avec mon mari me mettait toujours de bonne humeur.
Une fois dans l'avion, je demandai à Gladys de baisser la température à vingt degrés, pour que nous ayons une chance de nous réhabituer au climat hivernal new-yorkais avant d'arriver. La partie la moins plaisante du voyage fut le moment où il fallut remettre les pulls de Noël, et même si je les aimais bien –le mien avait des rennes, celui de Steve des sapins et des oursons–, je préférais mille fois mon mari nu. Je grommelais en enfilant mon pull, mais lorsque je levai les yeux vers mon amant, il avait ce regard qui voulait dire « je t'enlèverai ce pull bientôt, promis », et je me sentis tout de suite plus léger.
Lorsque nous atterrîmes, sous une averse de neige, Happy nous attendait à côté de la voiture, prêt à nous ramener à la Tour Avengers, où les autres devaient déjà se trouver et préparer un plan d'attaque.
La vie reprenait son cours, quoi.
J'espère que ce chapitre, qui clôt donc la première partie, vous aura plus ! Il y a beaucoup de fondue dernièrement, mais ça va se calmer un peu dans les chapitres à venir ;)
Une petite review pour me donner votre avis ? :3
Réponse aux reviews :
julie91 : Je suis ravie que ça te plaise toujours autant !
Hé, je ne suis pas cruelle à ce point quand même ! Quoi que... Non je plaisante ;) Promis, je serai (un tout petit peu) plus gentille avec mes personnages dans la deuxième partie ;)
Yue Stark-Rogers : Huhu, merciii !
Il apprend vite ce petit Captain haha !
Ouiiii, j'adore Peggy (encore plus depuis que j'ai regardé la série Agent Carter), elle est trop BADASS !
Alors du coup avec le chocolat : fondue oui, mais sans, ça fond vite sous les tropiques haha.
A bientôt !
