Bonjour les gens !

Je vous ai fait un chapitre un peu plus long que les autres parce que je ne sais pas si j'aurai la possibilité de poster vendredi, donc j'espère que vous me pardonnerez si c'est le cas !

Bonne lecture !


Au cours des cinq mois qui suivirent, nous allions rendre visite à Peter le plus souvent possible, tous les jours sauf quand une mission nous en empêchait.

Je me rappelais avec un pincement au cœur de la fois où nos avions dû partir deux semaines entières, et de la réaction de Peter à notre retour. Il avait boudé, nous ignorant ostensiblement pendant une bonne heure, alors nous nous étions assis dans un coin pour discuter tranquillement, faisant semblant de ne pas remarquer les fréquents regards qu'il jetait dans notre direction. Il avait fini par venir vers nous en larmes, réclamant des câlins. C'était la seule fois où nous n'avions pas joué, nous contentant de lire des histoires et de faire des câlins au petit bonhomme, installé entre nous sur les coussins.

Depuis ce jour, nous nous débrouillions pour passer au moins tous les deux jours, quitte à ce que j'y aille seul si Steve ne pouvait pas se libérer, et inversement. Le souvenir des yeux noisette remplis de larmes me fendait le cœur à chaque fois que j'y repensais, et je m'étais juré que je ferais tout pour ne plus jamais revoir ça –ou en tous cas, pour ne plus jamais être responsable.

Bien entendu, nous avions tout de suite parlé aux autres Avengers de notre projet d'adopter Peter, et tous attendaient avec impatience le moment où ils pourraient le rencontrer.

J'avais fait refaire le dixième appartement, celui qui était adjacent au nôtre, pour qu'il corresponde plus à une chambre d'enfant : le dressing avait été rempli de vêtements taille deux ans, le salon avait été remplacé par une salle de jeux remplie de jouets de toutes sortes, le lit double était devenu un lit à barreaux, le bureau avait été rempli de coussins et de peluches, les couleurs des murs et de la moquette avaient été changées pour des tons plus colorés, et la salle de bain avait été repensée pour un petit bonhomme.

Je me trouvais dans mon atelier lorsque Friday m'annonça :

-Un appel pour vous de la part de Maggie Johnson, boss.

-Appelle Steve, dis-lui de descendre, et mets-là en attente le temps qu'il arrive, répondis-je d'un ton fébrile.

C'était peut-être le moment qu'on attendait, ou alors Peter était simplement malade et elle voulait nous prévenir –dans tous les cas, mon mari méritait d'être présent et d'écouter ce qu'elle avait à nous dire.

-Tony ? Friday m'a demandé de descendre. Tout va bien ?

J'acquiesçai, et demandai à mon I.A. de mettre Maggie en haut-parleur :

-Désolé de vous avoir fait attendre, j'attendais mon mari.

-Bonjour, messieurs Stark-Rogers. Une lettre va arriver chez vous dans les prochains jours, mais je voulais vous tenir au courant de la nouvelle : votre demande d'adoption a été provisoirement acceptée, ce qui veut dire que vous avez la garde exclusive de Peter jusqu'à l'audience, dans un mois, pour finaliser l'adoption.

Je me tournai vers mon mari, rayonnant. Un immense sourire ému se dessina sur ses lèvres. Nous allions être parents. Nous allions devenir les pères d'un gamin adorable qui nous enchantait un peu plus chaque jour.

C'était presque trop beau.

-Quand pourrons-nous venir le chercher ? demanda mon mari d'une voix émue.

-Vous devez attendre d'avoir reçu la lettre, puis signer les documents joints et me rapporter tout ça, après quoi vous pourrez repartir avec votre fils.

Notre fils.

Et soudain, l'anxiété que j'avais crue disparue refit surface.

Et si Peter ne se plaisait pas au Complexe ? Et si finalement, il ne nous aimait pas autant que ça ? Et si nous étions de mauvais parents ? Nous avions toujours été en compagnie d'un ou plusieurs adultes lors de nos visites, qu'allait-il se passer lorsqu'il se retrouverait seul avec nous ?

Steve le ressentit sans doute, puisqu'il posa une main sur mon épaule et m'adressa un sourire rassurant.

-Merci Maggie, à bientôt alors !

-A bientôt, messieurs, fit-elle en raccrochant.

J'ouvris la bouche pour parler mais mon mari fut plus rapide :

-Tout va bien se passer. Tu as bien vu comme il était à l'orphelinat. Peter est un enfant adorable, qui nous aime, et tu es fait pour être père, j'en ai eu la certitude en te voyant avec lui.

Je me remis à respirer.

Mon délicieux mari avait toujours les mots pour m'apaiser lorsque je doutais, me rassurer encore et encore lorsque je voyais tout en noir.

Et encore une fois, sa voix douce avait fait reculer l'angoisse.

Je me levai et enlaçai Steve, qui me serra contre lui de toutes ses forces. Son cœur battait vite, il devait être aussi anxieux que moi de savoir que Peter allait débarquer quelques jours plus tard dans nos vies, pour de bon cette fois, mais comme d'habitude il prenait sur lui pour me rassurer.

Je l'aimais un peu plus chaque jour.

C'était à me demander comment j'avais fait pour vivre sans lui.


Une colère sourde montait lentement en moi, attisée par l'entrepreneur en costard-cravate –d'une laideur affreuse, pour couronner le tout, enfin qui met une veste turquoise et une cravate orange vif, je vous le demande !– qui me faisait face, de l'autre côté de la table de la salle de réunion. Cet homme avait-il seulement conscience de l'étendue de sa stupidité ?

-Non Lloyd, c'est absolument hors de question. Stark Industries ne financera pas un programme de recherche sur les bombes à neutrons. Je n'ai pas besoin de vous rappeler que je me suis retiré de la vente d'armes ?

Le visage de l'homme en face de moi sa déforma dans un sourire crispé, avant qu'il ne réponde d'une voix qui se voulait mielleuse, mais qui me donna simplement envie de vomir :

-Nous ne divulguerons pas votre nom, monsieur Stark. C'est à vous que nous proposons de faire un don, pas à votre entreprise. Prenez votre temps pour réfléchir à la question, nous n'avons pas besoin d'une réponse immédiate.

Je soupirai.

J'étais au dernier entretien de ce que Pepper appelait « l'après-midi philanthropique » autrement dit, c'était la journée du mois où les entreprises, associations et autres fondations prenaient rendez-vous avec moi pour me proposer de faire des dons en leur faveur.

En mon nom ou en celui de mon entreprise.

Et cet homme, Arthur Lloyd, représentant un fonds de recherche, avait l'insolence de venir me demander la bagatelle d'un ou deux millions pour un programme qui cherchait à développer des armes.

-Je n'ai pas besoin de réfléchir, la réponse est non et elle le restera. Je me suis retiré du marché des armes pour une bonne raison, il est absolument impensable pour moi d'y revenir. Encore moins de manière officieuse, ce serait totalement hypocrite de ma part.

Je me levai, et l'homme en fit autant.

-Au revoir, Lloyd.

Je désignai la porte de la main alors qu'il tendait la sienne vers moi. Non, je ne lui serrerai même pas la main, démontrant ainsi le mépris qu'il m'inspirait. Il soupira mais quitta la salle.

Pepper rentra à l'instant où il passait la porte :

-Alors ?

Je répondis sur un ton légèrement agressif –OK, plus que légèrement :

-Alors c'est un con fini qui pensait que j'allais faire un don pour la recherche sur une bombe à neutrons « révolutionnaire » comme il a dit. Pepper, d'où sort ce type exactement ?

Mon associée me regarda d'un air interloqué :

-Il s'est inscrit au nom de « Énergie sous le vent », en disant que sa fondation avait pour objectif d'installer des éoliennes aux quatre coins de la planète pour alimenter en électricité le plus grand nombre.

Ah, c'est pour ça qu'il avait été retenu !

Pepper faisait toujours un tri dans les demandes de rendez-vous, sélectionnant les associations et entreprises qui avaient une chance de m'intéresser. J'avais trouvé ça vraiment étrange qu'elle ait laissé passer un homme œuvrant pour développer de nouvelles armes.

-Et bien non. La prochaine fois, je veux un dossier complet sur les types qui se pointent ici.

-Je veux bien, mais Arthur McGreenich est vraiment le fondateur de « Énergie sous le vent » Tony !

Je haussai un sourcil :

-Qui ?

Elle m'éclaira :

-Arthur McGreenich, l'homme que tu as reçu à l'instant.

-Il s'agissait d'Arthur Lloyd, Pepper, pas d'Arthur Mc-machinchose. Bon sang, il s'est créé un faux nom ou il a piqué la place de l'autre ?

Mon associée fit non de la tête, les sourcils froncés, et me répondit tout en pianotant sur son StarkPad :

-Je ne sais pas, mais je peux te garantir que cela ne se reproduira pas. Je vais affiner mes critères de sélection, et demander à Friday des recherches plus poussées sur les gens qui obtiennent un rendez-vous. J'ai demandé à Happy de se détendre un peu sur la sécurité, mais je pense qu'on va revenir à son système de badges avec photo d'identité.

Je hochai la tête, et elle se retira, non sans s'excuser encore une fois de son manque de rigueur –c'était une chose rarissime chez elle, aussi je lui adressai un signe de la main, signifiant que c'était déjà oublié.

Je me laissai tomber sur une chaise. Comment un type comme Lloyd avait-il pu passer entre les mailles du filet ? Et comment, comment avait-il pu penser un seul instant que j'allais accepter de faire un don pour sa fondation ?!

J'allais avoir un enfant.

J'allais devenir père.

Ce n'était pas le moment de faire des conneries. Je voulais que mon fils grandisse en étant fier de moi, pas qu'il ait honte parce que je m'étais remis à semer la mort un peu partout sur la planète.

-Friday, j'ai terminé ? demandai-je au bout d'une quinzaine de minutes de réflexion à mon I.A. –je l'avais bien évidemment aussi installée dans la Tour Stark.

-Oui boss, c'était votre dernier rendez-vous, m'indiqua la voix féminine.

Parfait. J'attrapai ma veste sur le dossier de l'une des chaises, l'enfilai d'un mouvement souple, et me dirigeai vers l'ascenseur pour rentrer chez moi. J'avais hâte de retrouver mon mari.

Je fus arrêté sur mon chemin par mon associée, qui me demanda de signer un document fraîchement imprimé : une note interne pour la restauration du système de badges avec photo pour les visiteurs de l'entreprise. Je paraphai le document immédiatement –Pepper avait été rapide !– et quittai la Tour Stark.

Ma voiture m'attendait dans le parking souterrain. Je montai dedans et fis rugir le moteur, direction le Complexe.

J'avais besoin de me vider la tête, et une séance de sport –de chambre ou autre, d'ailleurs– avec Steve me paraissait la solution idéale pour ça.


Friday m'indiqua que Steve se trouvait dans la salle d'entraînement lorsque j'arrivai au Complexe. Parfait, j'avais un grand besoin de me défouler après l'entretien avec Lloyd, et il faisait un très bon professeur de boxe –même si actuellement j'avais juste envie de taper dans un sac de sable avec la photo de cet hypocrite accrochée dessus.

Je passai rapidement dans nos appartements pour me changer –d'après mes souvenirs et les indications de Friday, je n'avais plus d'affaires de sport propres en bas–, et enfilai un jogging un peu lâche avec un tee-shirt blanc près du corps –je savais que mon mari adorait quand j'étais habillé comme ça, et inversement. Un peu de transpiration par-dessus, et j'avais immédiatement envie de le prendre –il était tellement sexy quand il haletait, transpirant, que ce soit après un entraînement ou une partie de jambes en l'air d'ailleurs.

Steve –absolument bandant dans son tee-shirt trempé de sueur et son pantalon qui moulait ses fesses parfaites– était sur le point de partir lorsque j'arrivai dans la salle de boxe :

-Tu as fini ? demandai-je.

-Oui, mais je peux rester si tu veux, répondit-il en se tournant vers moi avec un sourire tendre –avant qu'il ne découvre ma tenue et que son expression se fasse plus prédatrice.

Je n'avais pas choisi ces vêtements au hasard, et j'attendais avec impatience le moment où il allait me les enlever, mais j'avais besoin de me vider la tête avant de passer à des jeux à deux.

-J'ai besoin de me défouler, un connard s'est royalement foutu de ma gueule à Stark Industries –tu sais, c'était l'après-midi philanthropique. Je ne serai pas contre taper dans un sac de sable, donc si ça ne te dérange pas de rester là pour vérifier que je m'y prends correctement pour lui casser la gueule –métaphoriquement parlant–, je ne suis pas contre.

-Langage, mon cœur, répondit mon mari en riant. Mais je veux bien rester. Tu veux un petit échauffement avant ?

-Pourquoi pas ! Je fais quoi ?

Steve sortit la tête de la serviette qu'il avait utilisée pour essuyer la sueur sur son visage et me répondit de sa voix de Captain America –celle qu'il utilisait en mission pour donner des ordres, et qui dissuadait quiconque de simplement considérer l'idée de lui désobéir :

-Deux tours de salle au petit trop, un en grandes foulées, deux séries d'abdos et une série de tractions.

-Okay chef ! répondis-je en m'exécutant.

Non pas qu'il me fasse peur ou quoi que ce soit –j'étais le seul à ignorer régulièrement et avec enthousiasme ses ordres sur le terrain– mais j'avais besoin de m'échauffer pour ne pas me faire mal –manquerait plus que ça–, et il savait très bien ce qu'il me fallait.

Une fois mon échauffement terminé, j'enfilai une paire de gants de boxe –Steve avait tenté de me convaincre de boxer à mains nues sur le sac mais je m'étais vraiment fait mal, je n'étais pas un super soldat moi– et me plaçai face au punching-ball, attendant les instructions de mon mari et coach.

Instructions qui ne tardèrent pas :

-Tu commences par trois séries alternées d'une minute, quinze secondes de pose entre chaque, après on travaillera les enchaînements pieds-mains. N'oublie pas de rester souple sur tes jambes, tu te fatigueras moins vite et tu seras beaucoup plus efficace. C'est parti !

Beaucoup de gens –de filles, surtout, à mon avis– fantasmaient sur une séance de sport avec Steve Stark-Rogers, peu d'entre eux –elles– savaient que c'était un professeur implacable et exigeant, qui vous menait jusqu'à l'épuisement le plus total avec rigueur et discipline.

Et j'adorais ça –une fois de temps en temps.

Bien sûr, j'adorais aussi l'autre sport que nous pratiquions avec assiduité.


-Dis donc, me fit Steve deux heures plus tard alors que nous nous rendions aux douches pour nous laver, tu avais vraiment besoin de cogner ce soir !

-Si tu savais, répondis-je en levant les yeux au ciel avant de lui raconter mon entrevue avec Lloyd.

Il grimaça à la fin, et me gratifia d'un :

-Effectivement, je comprends. Allez, viens là que je t'aide à te détendre, ajouta-t-il en tirant sur mon tee-shirt pour me rapprocher de lui.

-Mmm, et comment comptes-tu faire ça ? demandai-je d'un ton très suggestif.

-Comme ça… murmura-t-il sur le même ton en fondant sur mes lèvres pour m'embrasser à pleine bouche.

Dans le même mouvement, ses mains se glissèrent sous mon tee-shirt trempé et commencèrent à caresser mon ventre, mes hanches, remontant le long de mes côtes, pour finalement m'enlever complètement mon vêtement. Je gémis lorsque ses lèvres quittèrent les miennes, mais il ne tarda pas à reprendre possession de ma bouche, la ravageant de sa langue dans une danse lente et profondément sensuelle, qui résonna dans tout mon corps.

Ce fut à mon tour de lui arracher son tee-shirt, séparant nos lèvres une seconde fois, le plus brièvement possible. J'avais vraiment envie de lui, là tout de suite, et lorsqu'il empoigna mes fesses pour coller nos bassins, je me rendis compte que je n'étais pas le seul.

Je ne savais pas exactement comment nous avions achevé de nous déshabiller, et je m'en fichais. Mon mari me plaquait contre le mur de la douche, ravageant ma bouche de sa langue, pétrissant mes fesses, frottant son bassin contre le mien dans un mouvement hautement sensuel.

Et je gémissais à l'envi contre ses lèvres.

J'avais terriblement envie de lui.

Ses mains passèrent sous mes cuisses, et j'enroulai mes bras autour de sa nuque pour l'aider à me porter. L'eau coulait toujours, rendant nos peaux glissantes, et son bruit couvrait nos soupirs de satisfaction et nos gémissements de plaisir –il existait un risque malheureusement non négligeable que Clint ou Natasha se pointe à l'étage et nous entende.

Mon mari lâcha une de mes cuisses pour glisser deux doigts contre mes lèvres, et je compris instantanément : doucement, lentement, lascivement, j'entrepris de lécher ses doigts, de les sucer, juste le bout d'abord, puis en les prenant en entier dans ma bouche. Steve gémissait sensuellement en me regardant, ses yeux assombris par le désir plantés dans les miens.

Il dut décider que c'en était assez, puisque ses doigts s'arrachèrent de ma bouche alors que ses lèvres reprenaient possession des miennes et que sa main se faufilait entre mes fesses.

Un doigt se glissa en moi, et il attendit seulement une poignée de secondes avant d'en ajouter un deuxième, débutant de lents mouvements de ciseaux, me faisant gémir de désir et d'anticipation. Je tentai de pousser contre ses doigts –il savait pertinemment où trouver ma prostate après tout ce temps, il s'amusait seulement à me faire languir– tout en mordillant et aspirant ses lèvres, mes doigts jouant dans les petits cheveux sur sa nuque.

Il finit par céder et effleura la tache de plaisir au fond de moi, m'arrachant un râle des plus luxurieux.

-Steve… Je te veux… maintenant…

Poussant un grognement des plus bandants en réaction à la lubricité contenue dans ma voix, il retira ses doigts de mon intimité et me souleva juste assez pour m'empaler sur son membre.

Je poussai un cri de plaisir lorsqu'il commença sans attendre ses mouvements de va-et-vient, cognant au fond de moi avec une force et une précision impeccables.

Cet homme était un dieu.

La frustration, la rancœur et la colère que j'avais accumulées au cours de la journée disparurent rapidement, soufflées par un orgasme d'une rare intensité, alors que tout mon corps se tendait et que je hurlais une dernière fois le prénom ô combien délicieux de mon mari.

Il me rejoignit quelques coups de butoir plus tard dans un râle affreusement sexy.

Se retirant de moi, il nous laissa glisser le long du mur pour reprendre notre respiration, et tendit juste assez la main pour éteindre l'eau. La pièce me parut tout à coup très silencieuse.

-Vous nous dites quand vous avez fini hein !

-Prenez votre temps, enfin pas trop quand même, Natasha pue quand elle sort de l'entraînement et je déteste ça !

Je poussai un soupir mais ne pus m'empêcher de sourire.

Ainsi, j'avais vu juste : l'archer et l'espionne avaient eux aussi fini leur entraînement et attendaient pour utiliser les douches.

Steve répondit pour nous deux :

-On a bientôt terminé, donnez-nous dix minutes !

J'entendis des grommellements derrière la porte, mais des bruits de pas suivirent –ils devaient sûrement retourner dans la salle d'entraînement quelques minutes, le temps que nous ayons achevé de nous doucher.

Mon mari ficha son regard dans le mien :

-Allez, c'est l'heure de se laver maintenant.

Je me relevai tant bien que mal –le carrelage mouillé glissait affreusement– et attrapai le shampooing, m'en mis sur la tête et le tendis à Steve, avant de commencer à faire mousser le produit dans mes cheveux.

Je me rappelais notre première douche ensemble, sa timidité parfaite, ses joues rouges, son souffle court, le long massage qui avait suivi, et le souvenir m'arracha un sourire tendre.

-Qu'est ce qu'il y a ? demanda mon amant.

Je me mordis la lèvre de manière tout à fait suggestive en lui lançant un regard de prédateur affamé :

-Je me souviens de la première fois que tu m'as rejoint sous la douche, l'informai-je d'un ton joueur.

Le rouge lui monta aux joues :

-Ah oui ?

Il était toujours aussi adorable.

-Oui, tu étais si innocent et si timide à l'époque, répondis-je tendrement, levant ma main pour caresser sa joue du bout des doigts. Tiens d'ailleurs, tu ne voudrais pas me frotter le dos ? ajoutai-je avec un clin d'œil.

Il m'adressa un sourire attendri et empoigna la bouteille de gel douche pour en verser une bonne dose dans sa main, avant de me faire signe de me retourner. Je m'exécutai, et il commença à me savonner. Le massage était idéal : lent, profond, très relaxant…

Lorsqu'il eut terminé, je lui proposai d'inverser les rôles et il accepta de bon cœur en me tendant la bouteille de gel douche. Sauf que je ne comptais pas lui faire uniquement un massage innocent…

Doucement, puis en appuyant de plus en plus fort, j'entrepris de masser les muscles puissants de son dos, m'émerveillant encore et encore –j'étais toujours une groupie, même après un an et demi de mariage, en même temps mon mari était un fantasme sur pattes– de leur parfaite symétrie.

Ce fut lorsque je posai ma main sur son sexe déjà bien réveillé et qu'il poussa un gémissement tout ce qu'il y a de plus lubrique que la voix de Natasha se fit entendre à travers la porte :

-Ah non, ça va pas recommencer hein !

J'eus un petit rire alors que mon mari rougissait jusqu'aux oreilles –sa timidité me faisait toujours autant rire, surtout en comparaison de l'assurance qu'il avait prise au lit–, et il me murmura qu'il vaudrait mieux que l'on retourne dans notre chambre pour la suite des réjouissances. J'acquiesçai avec un sourire de prédateur affamé, et rallumai l'eau pour nous rincer.

Je profitai du bruit de l'eau qui couvrait ses gémissements de plus en plus sonores pour continuer à caresser mon amant sur toutes les zones érogènes de son corps magnifique, effleurant l'intérieur d'une cuisse, l'arrière de sa nuque, son membre dressé…

-Tony, murmura-t-il en fermant les yeux pour tenter de se calmer, si tu continues je vais te prendre dans la minute, mais je doute que Natasha soit d'accord, alors arrête s'il te plaît.

-Je ne vois pas le problème, elle a une douche dans sa chambre, répliquai-je d'un ton faussement innocent.

-Tony, gronda-t-il gentiment en fronçant légèrement les sourcils.

Je lui adressai un sourire mutin, mais cédai à sa demande –même si j'avais juste envie qu'il m'offre un deuxième aller simple au septième ciel– et me retournai pour éteindre l'eau.

Nous nous séchâmes rapidement à la sortie de la douche, et j'enfilai un jogging propre alors que Steve passait un jean et une chemise.

-Tiens, fit-il en me tendant un tee-shirt, enfile ça. Je suppose que Natasha n'a pas envie de te voir te balader torse nu.

-Je le mets à une condition, répondis-je d'un ton joueur.

-Oui ?

-Tu me l'enlèves dès qu'on est arrivés dans la chambre, fis-je d'une voix chargée de luxure.

Le regard de mon mari s'assombrit et il se mordit la lèvre de manière très suggestive. Il allait répondre lorsque l'espionne qui nous servait de coéquipière rentra comme une furie dans le vestiaire :

-Ah non hein, maintenant ça suffit ! Dehors !

Nous éclatâmes de rire, et j'enfilai le tee-shirt alors que Steve rassemblait ses affaires, puis nous sortîmes en courant, sous le regard noir de Natasha et celui, hilare, de Clint. Décidément, ces deux-là faisaient la paire !

Nous rejoignîmes l'ascenseur avec l'idée de faire des choses dedans, mais Bruce remontait du garage, alors nous nous tînmes tranquilles le temps de retrouver nos quartiers.

La nuit ne faisait que commencer.


Steve n'était pas là lorsque je me réveillai –il avait l'habitude de partir courir très tôt, vers six heures, et je le retrouvai en général pour le petit déjeuner, aux alentours de huit heures.

La voix de mon I.A. –trop aigüe dès le matin, l'accent britannique de JARVIS me manquait décidément beaucoup plus que je ne pensais– résonna dans la chambre dès que je m'assis au bord du lit :

-Bonjour boss. Nous sommes le vingt-six avril, il est sept heures cinquante-trois, le temps est couvert et quelques averses sont attendues dans la soirée. La mise à jour des trois interfaces de Mark L est terminée, de même que l'upload du protocole « Vol automatique de retour », version 4.2, sur Mark LIII.

-Merci Friday.

Je descendis à l'étage commun, direction la cuisine, en quête d'un café –je n'attendais jamais Steve pour mon premier café du matin–, et y trouvai mon mari, en tenue de sport propre, assis sur le canapé.

Complètement immobile.

Une vague inquiétude me saisit. Que se passait-il ?

-Steve ?

Il se tourna vers moi, rayonnant, et m'adressa son sourire vingt mille volts :

-La lettre est arrivée.

-La… La lettre de… ?

Il hocha frénétiquement la tête, et je le rejoignis en sautant par-dessus le dossier du canapé, me collant tout contre lui.

Sur la table basse devant nous, une enveloppe adressée à M. & M. Stark-Rogers.

-Je t'attendais pour l'ouvrir, murmura mon mari.

-Tu veux dire que tu es là depuis six heures du matin à regarder cette enveloppe sans bouger ?

-Oui, répondit-il avec un petit sourire d'excuse, je ne voulais ni te réveiller ni l'ouvrir sans que tu sois là.

Je souris tendrement et déposai un baiser léger sur la joue de mon mari. Il était vraiment parfait –et parfaitement adorable.

-Je peux ? demandai-je en saisissant la lettre.

Il hocha simplement la tête, et j'entrepris d'ouvrir l'enveloppe. Elle contenait une lettre imprimée, paraphée par Maggie et un juge au nom compliqué.

La lettre indiquait que la garde provisoire du petit Peter Parker, résidant actuellement à l'Orphelinat Sainte Marie du Queens, nous était accordée en attendant l'audience, prévue un mois plus tard, le vingt mai, où un juge trancherait sur la question de l'adoption définitive.

Je plongeai mon regard dans celui de mon mari, et j'aurais juré qu'à cet instant, nous rayonnions assez pour éclairer New York. Au moins.

L'état, pas la ville.

Nous allions devenir parents.

Et voilààààà j'espère que ça vous aura plu !

Je n'ai absolument aucune, mais alors aucune idée de comment marche réellement la procédure d'adoption aux USA, donc j'ai un peu fait à ma sauce ^^ J'ose espérer que ce n'est pas gênant !

Une petite review pour me donner votre avis ? :3

Réponse aux reviews :

Yue Stark-Rogers : Mercii ! :D
Peter est un petit charmeur haha, il se débrouille plutôt pas mal !
J'espère que la suite est à la hauteur de tes attentes ;)

julie91 : Mercii ! :D
Je suis ravie que ça te plaise haha ;)
Pour être honnête, l'idée n'est pas de moi : le fanon SuperFamily existe depuis longtemps haha !

Lululili : Merci merci merci !
Je poste les lundis et vendredis en général, tu auras la suite bientôt ;)