Se réveiller le matin et voir que le Safety Check de Facebook a été activé pour une ville où je vais tous les ans en vacances, à cette période, je crois qu'il n'y a rien de pire. Et cette année, pur hasard, je suis en stage et je ne suis pas là-bas. Mais c'est avec les idées sombres que je poste ce chapitre, un peu de joie et d'amour même si ce n'est que de la fiction. #prayforNice
Bonne lecture !
Nous y étions.
Enfin.
Déjà ?
Peter était encore avec Helen, occupé à dire au revoir à tous ses petits camarades, alors que nous remplissions les derniers papiers dans le bureau de Maggie. Elle nous donna encore quelques recommandations pour le petit –horaires des repas, siestes, éducation–, puis on toqua à la porte.
C'était Helen, qui amenait Peter.
Il afficha un grand sourire et lâcha la jeune femme pour se précipiter vers nous. Steve le souleva de terre pour le poser sur ses genoux et le gamin frappa dans ses mains, ravi. Puis il darda sur mon son regard pénétrant et me fit un sourire heureux, alors que mon mari déposait un baiser sur le sommet de son crâne. Je tendis la main pour ébouriffer ses cheveux, et il eut ce petit rire qui me faisait fondre.
Tous mes doutes s'envolèrent instantanément.
Je me tournai vers Maggie et lui demandai :
-Il sait ce qui se passe ?
Elle hocha la tête avec un sourire :
-Helen lui a dit qu'il partait avec ses deux papas aujourd'hui. Il va peut-être mettre un peu de temps avant de vous appeler comme ça, alors commencez tout de suite à vous désigner l'un l'autre comme « papa ». C'est un petit garçon éveillé et vif, il devrait s'y faire rapidement.
-D'accord. On peut y aller ?
-Je vous en prie, messieurs, répondit-elle en souriant largement. Et je vous dis à dans un mois, à l'audience !
Nous saluâmes Maggie et Helen, et sortîmes avec Peter pour le ramener au Complexe. Le siège auto –que j'avais bien évidemment conçu moi-même– était à l'arrière de la voiture, mais notre fils –j'avais encore un peu de mal à y croire– ne voulait pas lâcher la main de Steve, aussi mon mari fut obligé de s'asseoir à côté de lui, alors que je prenais le volant.
Je savais que toute la bande des Avengers seraient devant l'entrée du bâtiment pour nous accueillir –ou plutôt, pour découvrir la bouille d'ange qui se trouvait à l'arrière de ma voiture.
Pas Steve hein, l'humain miniature.
Le golden retriever de quatre-vingt-dix-neuf ans qui s'avérait être mon délicieux mari était bien connu des habitants du Complexe.
Et comme d'habitude, j'avais raison.
Sam, Rhodey et Bruce attendaient devant l'entrée du Complexe, et nous firent de grands signes de la main lorsque je garai la voiture sur le parking extérieur. Steve sortit Peter de son siège auto, et notre petit bonhomme nous prit d'autorité une main à chacun, pour avancer vers nos amis.
Plus nous nous rapprochions des trois autres Avengers, plus Peter ralentissait et affichait un air légèrement effrayé. Les mots d'Helen me revinrent en mémoire : il était assez timide et avait en général peur des inconnus, mon mari et moi étant l'exception à la règle.
Je m'arrêtai, imitant Steve qui devait être arrivé à la même conclusion que moi, et nous nous accroupîmes à la hauteur de notre fils.
-Il ne faut pas avoir peur Peter, le rassura mon mari. Ce sont des amis de tes papas. Il y a tonton Sam, tonton Rhodey et tonton Bruce, indiqua-t-il en désignant les trois hommes, qui n'avaient pas bougé.
Peter se décala légèrement pour jeter un coup d'œil dans la direction indiquée par Cap'. Les trois autres s'étaient également accroupis, et regardaient vers nous en souriant à notre fils.
-On va leur dire bonjour ? proposai-je doucement à Peter.
Il hocha timidement la tête et me tendit les bras pour que je le porte, ce que je fis immédiatement. Ce petit bonhomme avait besoin d'être rassuré, c'était bien normal après tout.
Steve à mes côtés, nous nous dirigeâmes vers nos amis. Mon fils jetait de timides coups d'œil vers eux alors que nous avancions.
-Bonjour Peter, je suis Sam, se présenta le Faucon.
-Allez, dis bonjour Pete, encourageai-je mon fils.
-Bonzou', fit celui-ci d'une voix timide avant de cacher son visage dans mon cou, sous le regard mi-ému, mi-amusé de Sam.
-Il est vraiment adorable, nous dit le Faucon, alors que Rhodey et Bruce hochaient vivement la tête pour approuver ses paroles.
-Hey Pete, il faut dire bonjour à tonton Bruce et à tonton Rhodey aussi.
Mon fils sortit la tête de mon cou et darda un regard timide vers les deux autres, alors que le militaire s'approchait :
-Bonjour Peter, je suis James, mais ton papa m'appelle Rhodey et tu peux m'appeler comme ça aussi.
-Bonzou', répondit l'interpellé.
-Et moi, c'est Bruce, se présenta mon Science Bro.
-Bonzou', B'uce, salua mon fils.
Tout le monde eut un petit rire. Mon compagnon de laboratoire était le seul que Peter avait appelé par son prénom, sûrement moins intimidé par lui que par les deux militaires. Il était vrai que Bruce était l'Avenger avec le visage le plus doux et avenant –quand il ne lâchait pas le Hulk dans la nature, évidemment.
-Tu veux voir ta chambre Peter ? demanda mon mari.
L'interpellé hocha la tête en tournant son visage vers nous, et nous adressa un petit sourire timide.
Je fondais. Littéralement.
-Les autres ne sont pas là ? interrogeai-je Rhodey alors que nous avancions dans le hall pour rejoindre l'ascenseur.
-Non, me répondit-il. Wanda est en infiltration en Russie –Vision veille sur elle à distance–, Natasha est également en mission, mais en Virginie –elle devrait rentrer dans la soirée–, et Clint est rentré chez lui pour quelques jours.
Je hochai la tête. L'archer n'était pas retourné voir sa famille depuis quatre mois, il avait bien mérité un peu de vacances.
Je comprenais beaucoup mieux depuis cinq mois son besoin de rentrer chez lui de temps en temps si je devais quitter Peter pour quatre mois, je ne pourrais plus le lâcher pendant au moins aussi longtemps après l'avoir retrouvé. Clint était courageux de ne rester que quelques jours à la fois dans sa ferme.
Nous arrivâmes à l'étage des appartements –Sam, Rhodey et Bruce s'étaient arrêtés à l'étage commun–, et je posai Peter sur le sol pour le guider vers sa chambre. Comme d'habitude, il réclama ma main et celle de Steve, et je me félicitai d'avoir prévu des couloirs assez larges pour que nous puissions y marcher à trois de front sans problèmes.
J'avais fait mettre une porte entre les salons des deux appartements, et murer provisoirement celle entre le couloir de l'étage et le salon de Peter, pour qu'il ne puisse pas se sauver trop facilement.
Il courut vers les jouets dans le salon devenu salle de jeux dès qu'il les vit, en frappant dans ses mains et en riant –j'avais récupéré la peluche de l'araignée bleue et noire à l'orphelinat, et l'avais placée avec les autres. Il afficha un sourire ravi en la retrouvant, et alla immédiatement la poser à côté de son lit –quoi, il dormait avec cette chose ?! Curieux, il alla ensuite faire un tour dans sa chambre et dans sa salle de bains, mais revint très vite dans la salle remplie de jouets.
Il finit son tour du propriétaire sous notre regard attendri et sembla enfin se rappeler que nous étions là. Steve était appuyé contre l'encadrement de la porte, et je me tenais devant lui, souriant à mon fils.
Qui trottina vers nous pour nous emmener vers ses jouets.
Nous passâmes l'après-midi à jouer avec lui, changeant de jouet régulièrement, puis vint l'heure de descendre manger.
-Boss ?
-Oui Friday ? répondis-je.
-Romanoff vient de rentrer, et Wilson a commandé des plats chinois qui devraient être livrés d'ici une petite dizaine de minutes. Vos coéquipiers vous proposent de vous joindre à eux pour manger.
-Dis-leur qu'on arrive.
Je me levai, et mon mari prit Peter dans ses bras pour descendre d'un étage et retrouver nos amis dans le salon commun.
Steve me confia notre fils pour passer dans la cuisine et préparer le repas de notre petit bonhomme : de la purée, des haricots verts et du jambon, hors de question qu'il pioche dans les nouilles sautées et le porc au caramel, pas tout de suite du moins. Ce n'était pas parce que ses parents se nourrissaient de plats préparés un jour sur deux que Peter devait prendre cette mauvaise habitude à deux ans.
Natasha adressa un sourire tendre à mon fils lorsque nous entrâmes dans la pièce –une expression que je n'avais jamais vue sur son visage.
-Hey bonhomme ! Je suis tatie Tasha.
-Bonzou', Tas'a, répondit timidement Peter.
Elle leva un visage attendri vers moi –encore une chose que je n'avais jamais vue– avant de me dire :
-Il est adorable. Où est son deuxième papa ?
-En train de lui préparer à manger. Peter est encore trop jeune pour se nourrir de plats à emporter.
Un petit rire me répondit, avant que l'espionne ne se rende dans la cuisine pour saluer mon mari.
J'installai Peter sur sa chaise haute, à gauche du canapé que Steve et moi occupions lors des repas pris au salon, et m'assis à côté de lui. Mon mari ne tarda pas à revenir avec l'assiette de Peter, alors que Sam et Rhodey sortaient de l'ascenseur, les bras chargés de plats chinois.
Je regardais mon fils dormir paisiblement dans son lit à barreaux, entre sa peluche araignée et un énorme ours offert par Natasha –il fallait que je surveille l'espionne de près si je voulais garder mon fils.
Steve me rejoignit et se glissa derrière moi, avant d'entourer doucement ma taille de ses bras et de poser son menton sur mon épaule.
Le repas s'était déroulé dans la joie et la bonne humeur, et Peter avait rapidement cessé de faire le timide pour rire avec nous. Il était passé de bras en bras, souriant à pleine dents à tout le monde, même s'il vérifiait en permanence que Steve et moi étions dans la pièce.
Lorsque mon mari avait commencé à débarrasser et que je l'avais rejoint discrètement, Peter avait commencé à pleurer presque instantanément. Nous étions donc revenus dans la salon, paniqués, et le petit bonhomme avait cessé de chouiner dès qu'il nous avait vus, pour tendre les bras vers nous avec un sourire, réclamant des câlins de ses papas.
Je l'avais pris sur mes genoux pour le calmer alors que mon mari ébouriffait affectueusement ses cheveux, et Bruce était rapidement arrivé à la conclusion qu'il avait sûrement peur d'être abandonné. C'est pourquoi Steve et moi étions restés avec lui pendant que les autres débarrassaient les restes du repas.
-Il est beau, n'est ce pas ? murmura mon mari, me ramenant dans le présent.
-Il est magnifique, répondis-je sur le même ton.
-On va se coucher ? demanda-t-il en déposant quelques baisers dans le creux de mon cou, me faisant frissonner.
-Encore un peu, quémandai-je. C'est la première fois que je le regarde dormir.
Je sentis Steve sourire sur ma nuque :
-Tu auras l'occasion de le regarder tous les jours mon cœur. Et demain, il risque de nous réveiller assez tôt, tu ferais bien de venir te reposer.
Ses bras se resserrèrent autour de moi pour m'entraîner vers la porte, et je le suivis, docile, pour rejoindre notre chambre, faisant attention à ne cogner dans aucun jouet en traversant la salle de jeux de Peter.
Je me déshabillai pour ne garder qu'un caleçon, et me glissai à côté de mon mari, déjà installé dans le lit. Il referma ses bras autour de moi et je lovai ma tête dans le creux de son épaule.
-Bonne nuit mon cœur, murmura Steve avec amour.
-Bonne nuit à toi, soufflai-je en lui volant un baiser, avant de revenir dans la position très confortable que j'avais adoptée.
Cette première journée –après-midi– s'était vraiment très bien passée, et j'avais hâte de vivre la suite.
Peter nous réveilla un peu avant sept heures du matin.
Cela faisait maintenant dix jours qu'il vivait au Complexe, et il avait conquis l'ensemble des Avengers, en plus de Fury, Hill, Sharon –l'agent 13– et Coulson. En même temps, je voyais mal qui que ce soit résister à sa bouille d'ange et à son adorable sourire.
Une certaine routine commençait à s'installer : les petits déjeuners à trois avant que Steve ne parte courir, les jeux avec Peter –il avait ma passion pour les voitures–, le repas de midi cuisiné par mon mari, la sieste, l'après-midi passée à jouer en extérieur –dans le parc du Complexe–, le dîner en compagnie des autres Avengers, l'histoire lue à deux voix pour notre fils au moment du coucher.
Le babyphone –dont le son avait été poussé au maximum par Steve– nous fit entendre sa petite voix encore toute endormie :
-Papa… Papa… Faaaaaiiiim, chouina-t-il.
Le sourire ému de mon mari me cueillit alors que j'ouvrais les yeux :
-Tu as entendu mon cœur, il a appelé « papa » !
-Papaaaaaaaa ! pleurnicha Peter dans le babyphone.
Je me levai, imité par Steve, et nous nous dirigeâmes vers la chambre de notre fils, qui continuait de nous appeler.
A la seconde où nous ouvrîmes la porte, il frappa dans ses mains et un grand sourire illumina son visage :
-Papa ! Papa !
Steve fut le plus rapide, et le souleva du lit en riant :
-Peter !
Le bambin écarta les bras, comme s'il volait, et mon mari le fit tournoyer dans la chambre, jusqu'à moi, pour que je lui fasse à mon tour un câlin :
-Papa !
Décidément, c'était un vrai bout de chou.
-Tu as faim Peter ? Tu veux aller manger ?
-Vi, répondit-il en hochant la tête. Et Aignée aussi veut manzer.
-On l'emmène alors ? demanda mon mari.
Peter tendit la main vers son lit, où la peluche de l'araignée bleue et noire se trouvait encore, et hocha la tête. Steve la prit et la tendit à notre fils, qui l'attrapa et la serra doucement contre lui –oui, il dormait avec.
Nous descendîmes tous les trois jusqu'à l'étage commun, et j'installai Peter sur sa chaise haute au comptoir de la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Steve s'occupa des pancakes, et je me chargeai de la compote pour mon fils, ainsi que de la mise du couvert.
-Steve, tu ne vas pas courir ? demanda Natasha qui venait de rentrer dans la cuisine, simplement vêtue de son pyjama.
-Non, répondit celui-ci dans un sourire, je mange d'abord aujourd'hui, Peter est un lève-tôt !
-Contrairement à son deuxième papa, railla l'espionne en m'adressant un sourire légèrement moqueur.
Je me retins de lui tirer la langue –ce n'était pas un exemple à donner à mon fils, il fallait que je me comporte en adulte à partir de maintenant– et lui demandai plutôt si elle souhaitait se joindre à nous pour le petit déjeuner.
-Non merci, je vais aller courir je passais simplement demander à Steve s'il voulait venir avec moi.
-Une autre fois, ce sera avec plaisir, Natasha, répondit mon mari avec un léger sourire d'excuse.
-Ne t'inquiète pas, je comprends. A tout à l'heure !
Elle ébouriffa les cheveux de Peter, déposa un baiser sur son front, et se dirigea vers l'ascenseur.
Il fallait vraiment que je la surveille de près, à ce que j'avais vu elle était parfaitement capable de kidnapper le petit bonhomme qui s'amusait actuellement avec sa cuillère en attendant sa compote.
Steve eut bientôt terminé de faire cuire les pancakes, et il déposa l'assiette les contenant sur le bar, alors que je m'asseyais à côté de Peter. Amenant le lait et les confitures, mon mari s'installa de l'autre côté de notre fils, avant de lui proposer un pancake, qu'il prit d'un air curieux.
Je regardai Peter déchirer la petite crêpe avec application et mettre un bout dans sa bouche. Il mâcha d'un air concentré, puis décida sans doute qu'il aimait, puisqu'il me sourit avant d'avaler un deuxième morceau.
-Hé Pete, prends le temps de mâcher quand même !
Il me regarda d'un air coupable et s'appliqua à mastiquer longuement le bout qu'il avait dans la bouche.
-Tu veux de la confiture ? demanda Steve.
-Vi ! s'exclama mon fils après avoir avalé.
Mon mari entreprit de mettre un peu de gelée de fraises sur un bout de pancake qu'il avait pris dans l'assiette du bambin, puis demanda à Peter d'ouvrir la bouche pour qu'il puisse le mettre dedans.
-Est bon ! décréta celui-ci. Aco' !
-Je suppose que ça veut dire « encore », ris-je à l'unisson avec mon amant, qui hocha la tête, du même avis que moi.
Je commençais à comprendre le « bientôt deux ans » sans l'aide de Friday, et j'étais plutôt fier de moi.
Mon mari mit à nouveau de la confiture sur un morceau de pancake, et notre fils ouvrit grand la bouche pour que Steve puisse lui donner à manger.
-Un peu de compote Pete ? demandai-je.
-Vi ! répondit-il en se tournant vers moi, avant d'ouvrir la bouche pour que je lui donne une cuillère de marmelade.
-Tu aimes, Peter ? questionna Cap'.
Le petit bonhomme fit une moue adorable, comme s'il réfléchissait, et nous répondit de sa voix fluette :
-Vi, mais c'êpes mieux !
En même temps, la compote n'était pas « made by Captain America », contrairement aux pancakes, et même si j'avais commandé les meilleures du marché, rien ne valait un plat préparé par mon mari.
Steve sourit à Peter et le corrigea d'une voix douce :
-Ce sont des pancakes, bonhomme.
-Pantate ?
-Oui, c'est ça, fis-je en lui adressant un regard attendri.
Il était vraiment adorable.
C'était le jour de notre première sortie au parc en famille –mon mari avait insisté pour sortir de l'enceinte du Complexe afin que Peter rencontre d'autres enfants–, et Steve avait choisi un petit parc non loin du Complexe, pourvu d'une grande aire de jeux pour les enfants, d'une vaste pelouse et d'une mare aux canards –oui, il avait aussi prévu le pain dur. Captain Perfect, quoi.
J'avais déployé une grande couverture sur la pelouse en face des jeux, et m'étais installé avec Steve alors que Peter s'amusait avec ses petits camarades, sous notre regard attendri –et attentif.
Mon mari fut le premier sur ses pieds lorsque notre fils tomba, s'étalant de tout son long sur le revêtement mou qui entourait les jeux –réflexes de super soldat obligent, je n'étais qu'un simple humain après tout–, et commençait à pleurer.
-Je m'en occupe, souffla mon amant avant de s'élancer vers notre fils sans me laisser le temps de répondre.
Je les couvais du regard, admirant mon mari qui avait réussi à faire taire les pleurs de Peter, lorsqu'une silhouette féminine me boucha la vue. Retenant un grognement, je levai le regard.
Une splendide jeune femme aux longs cheveux blonds bouclés avec élégance se tenait devant moi. Ses yeux émeraude se mirent à pétiller lorsque je levai un sourcil et qu'un sourire appréciateur apparut sur mon visage –ce n'était pas parce que j'étais marié depuis plus d'un an que je m'interdisais d'apprécier la beauté d'un membre de l'espèce humaine, homme ou femme.
Sans me demander mon avis, elle s'assit à côté de moi sur la couverture, avant de prendre la parole d'un ton faussement innocent :
-Un bel homme comme vous, seul en face des jeux pour enfants, c'en est presque triste. Que faites-vous ici ?
-Je surveille mon fils, répondis-je avec un sourire, sans donner plus de précisions que ça –je voulais voir si Steve allait « défendre son territoire » comme je l'avais fait à plusieurs reprises lors des galas.
-Donc votre femme travaille, je me trompe ?
Je m'autorisai un sourire en coin, avant de me tourner vers elle :
-Oui, vous faites erreur. Je n'ai pas de femme, indiquai-je sur un ton neutre –ce qui était la stricte vérité.
Un air désolé apparut un instant sur le visage de la jeune femme, remplacé très vite par un sourire mutin et charmeur, alors qu'elle posait délicatement une main sur ma cuisse –plus de trois ans auparavant, avant Pepper, un tel geste lui aurait valu une nuit dans mon lit, mais en ce jour je me contentai d'un regard réprobateur, qu'elle ne sembla pas remarquer.
-Un père célibataire donc, comme c'est adorable.
Là, c'était allé trop loin, et ça risquait de déraper.
Je cherchais quoi répondre lorsque Steve revint en tenant Peter par la main. Mon fils courut vers moi et se jeta dans mes bras, avant que mon mari ne se penche pour déposer un chaste baiser sur mes lèvres.
L'inconnue retira immédiatement sa main de ma cuisse, comme si elle s'était brûlée, et une expression de surprise totale apparut sur son visage.
-Tony, tu me présentes ton amie ? demanda mon amant d'un ton faussement innocent, avec un léger sourire.
Je me tournai vers la jeune femme, un sourire amusé et légèrement moqueur sur le visage, et elle rougit immédiatement.
-Je ne… pardon, je suis désolée, je… je dois y aller, bafouilla-t-elle avant de se lever et de marcher d'un pas vif en s'éloignant de nous.
Je la suivis un instant du regard avant de lever les yeux vers mon mari, qui s'assit à côté de moi pour me murmurer à l'oreille :
-Dis donc, la prochaine fois, tu expliques que tu as un mari très jaloux au lieu de simplement répondre que tu n'as pas de femme.
Aïe. J'avais super oublié d'intégrer sa super ouïe de super soldat dans mes –pas super– calculs.
-Je voulais voir si tu allais faire quelque chose, ou si tu allais te contenter d'un regard désapprobateur. Désolé, soufflai-je sur un ton contrit.
Un petit rire me répondit :
-Tu es pardonné. Sache toutefois que je viendrai toujours rappeler aux femmes qui te tournent autour que tu es marié, et avec un homme qui plus est, histoire qu'elles ne tentent plus jamais de te faire des avances.
Ce fut à mon tour de rire.
-Papa, papa, on manze le douter ?
-Oui Peter, on mange le goûter, répondis-je en me tournant vers mon fils. Tu sors les gâteaux du sac ?
-Vi ! s'exclama mon fils en frappant dans ses mains, ravi.
Il s'installa ensuite sur mes genoux, et Steve l'aida à ouvrir le paquet, avant qu'il ne puisse piocher dedans avec bonheur. Et mon fils étant généreux, il nous offrit à chacun un gâteau assorti d'un grand sourire.
A cet instant, je doutais qu'il puisse y avoir une personne plus heureuse que moi dans le monde.
J'espère que ce chapitre vous aura plu, et que Peter vous conquiert toujours autant !
Vous aimez le Stevie possessif ? Moi je l'ADORE !
Une petite review pour me donner votre avis ? :3
Réponse aux reviews :
Yue Stark-Rogers : Merci merci merci !
Bon, Peter a charmé tout le monde, en même temps c'est un charmant bambin de deux ans bientôt, il est choupi tout plein :3
julie91 : J'espère que la rencontre t'a plu !
Peter est tout timide au début mais il va se lâcher ce petit bonhomme, et il va établir son royaume maintenant qu'il a charmé tout le monde haha
Lululili : Merci merci !
Il est installé -et plutôt bien, d'ailleurs- au Complexe maintenant haha ;)
