Bonjour les gens !

J'ai passé deux jours à la mer et wouha, ça fait du bien ! Eeeet je suis de retour chez moi, ça c'est moins cool T-T

Anyway, bonne lecture !


Le matin du vingt mai, je me réveillai avec la boule au ventre –et avant mon mari et mon fils, c'est dire à quel point j'étais stressé. Je n'avais pas ressenti une telle anxiété depuis le jour de mon mariage.

-Friday ? murmurai-je en faisant attention à ne pas réveiller mon mari, qui dormait toujours à côté de moi.

Une projection d'un écran se matérialisa face à moi, et une bulle de conversation apparut, dans laquelle mon I.A. écrivit :

« Oui boss ? »

Je lui avais demandé de me répondre de cette manière lorsque Steve dormait, pour ne pas le déranger lorsque j'avais une idée subite au milieu de la nuit, ou autre chose du même genre.

-Affiche la date, la météo, mon planning du jour, et l'état des mises à jour et uploads que j'ai lancés hier soir, répondis-je dans un murmure.

La bulle se divisa en trois, chacune porteuse d'une information différente.

D'abord, la date et la météo pour la journée :

« Nous sommes le vingt mai, il est cinq heures douze, la température extérieure est de dix-huit degrés. Un grand soleil est prévu toute la journée, avec quelques nuages en fin de soirée. La température montera jusqu'à vingt-six degrés vers quatorze heures. »

Ensuite, les rendez-vous que j'avais notés dans le planning du jour :

« Vous avez rendez-vous pour l'audience d'adoption à huit heures trente, le trafic est habituellement dense à cette période, le temps de trajet estimé est donc de vingt-sept minutes. »

Enfin, l'état de mes mises à jour et de mes uploads.

« La mise à jour du pilote de Mark LI est encore en cours –une petite heure sera encore nécessaire–, mais l'upload du protocole de sécurité 207.4 dans l'ensemble des bâtiments du Complexe est terminé, et tous les habitants –Avengers et agents du SHIELD– ont reçu dans leur boîte mail une notification les informant des changements effectués. »

-Merci Friday.

D'un geste de la main, je fis disparaître la projection avant de me rallonger, tentant d'apaiser ma respiration.

Un mouvement sur ma droite attira mon regard, juste avant que mon mari ne s'enroule autour de moi dans une étreinte chaude et rassurante, frottant son nez contre ma tempe dans un geste très tendre.

-Quelle heure est-il ? murmura Steve d'une voix endormie.

-Cinq heures et quart, répondis-je, tendu.

Il ouvrit les paupières et m'adressa un regard doux, avant de me serrer plus fort contre lui et de déposer un baiser sur mon front :

-Essaye de dormir encore un peu mon cœur, chuchota-t-il sur un ton affectueux. Nous avons une grosse journée devant nous.

-Mmm.

Je fermai les yeux, sachant très bien que je n'arriverais pas à dormir.

Et si le juge décidait que, finalement, nous n'étions pas de bons parents ? Et s'il nous refusait l'adoption de Peter ?

Je refusais de voir mon mari souffrir, et c'est ce qui arriverait si Peter nous était retiré –j'en serais malheureux aussi, évidemment, mais Steve passait avant moi.

Au bout d'une dizaine de minutes à tourner et retourner ces mêmes questions dans ma tête, je décidai que j'avais assez dormi. Je déposai un baiser sur la joue de mon mari, me dégageai doucement de son étreinte –malgré le petit grognement mécontent qu'il poussa– et descendis à la cuisine.

Il fallait que je m'occupe, et la préparation du petit déjeuner était une occasion idéale pour me vider l'esprit de ces pensées déprimantes. J'entrepris donc de rassembler les ingrédients pour faire des pancakes –oui, je savais les faire, mais Steve était tellement sexy dans son tablier quand il cuisinait, tirant légèrement la langue d'un air concentré alors qu'il versait la pâte sur la poêle… Bien sûr, je préférais lorsqu'il était nu sous son tablier –le souvenir de quelques occasions me revint en mémoire, et m'emplit de désir.

Il fallait que je me ressaisisse, ce n'était pas le moment de m'allumer tout seul, Peter et Steve n'allaient pas tarder à descendre.


Je montai dans la voiture en serrant les dents, imité par mon mari, sous les hurlements et les pleurs de Peter, qui tendait les bras vers nous, désespéré. Il avait toujours peut d'être abandonné, et je m'en voulais de lui laisser croire ça.

Nous devions nous rendre à l'audience en compagnie des adultes qui avaient connu notre fils –Natasha, Clint, Bruce, Sam et Rhodey étaient donc de la partie–, mais sans Peter, que nous laissions donc avec Wanda et Sharon.

Et qui hurlait de toutes ses forces en se débattant avec vigueur, malgré les dix minutes de câlins avec ses deux papas et la promesse répétée au moins deux cent cinquante-sept fois que nous revenions très vite. Je serais bien resté plus longtemps, mais Natasha nous avait ordonné de monter dans la voiture d'une voix ferme, pour ne pas être en retard. Et elle avait mille fois raison.

Autant éviter de donner une mauvaise impression au juge avant même d'avoir commencé l'audience. Histoire de mettre toutes les chances de notre côté.

Clint avait pris le volant, aussi m'installai-je à côté de Steve sur la banquette arrière, tentant de ne pas regarder Peter et ses grands yeux pleins de larmes. Je pris la main de mon mari et la serrai de toutes mes forces.

Nous arrivâmes rapidement devant le tribunal, où l'audience avait lieu –en avance de sept minutes, précisément. Il faut dire que Clint conduisait vite.

Steve et moi à la tête de notre petit groupe, nous nous présentâmes à l'accueil, et l'hôtesse nous orienta vers la salle où nous avions rendez-vous.

On nous fit rentrer rapidement, asseoir à l'emplacement de la partie civile lors d'un procès –nos amis furent priés de s'installer derrière nous, ainsi que Maggie et Helen qui nous avaient rejoints.

Le juge entra, nous nous levâmes, puis il nous fit signe de nous rasseoir avant de commencer :

-Nous sommes ici aujourd'hui pour décider de la suite à donner à la procédure d'adoption de Peter Parker par MM. Anthony et Steven Stark-Rogers. La séance est maintenant ouverte.

Un coup de marteau plus tard, j'étais invité à me présenter à la barre pour que le juge me pose des questions sur mon fils, afin de déterminer si je le connaissais bien, et surtout si j'avais les aptitudes pour m'en occuper correctement.

Mon mari serra mes doigts pendant un instant, puis je me levai et allai m'asseoir derrière la barre, face à mes amis qui m'encourageaient du regard.

Sans vouloir me vanter plus que ça, je répondis aux questions avec aisance, prouvant à ceux qui en doutaient que j'aimais Peter –le regard attendri de Natasha me hanterait probablement toute ma vie, mais tant pis.

Peter méritait que je me batte pour lui.

Steve fut ensuite appelé à ma place, et de la même manière, il répondit à toutes les questions du juge avec une facilité déconcertante. Nous aimions et connaissions notre petit garçon, et nous le prouvâmes haut la main.

Ce fut pendant l'interrogatoire de Natasha –Clint, Bruce et Sam étaient déjà passés, Rhodey attendait son tour–, en tant que témoin proche des parents, que les choses dérapèrent.

Simultanément, tous nos téléphones se mirent à sonner. C'était le protocole d'urgence 197.3, que j'avais mis en place récemment : s'il y avait un problème, Fury ou Hill pouvaient forcer nos portables à désactiver le mode silencieux ou le mode avion pour nous contacter.

Le fait que tout le monde soit appelé en même temps voulait dire qu'il y avait une urgence capitale.

Nous devions filer.

Le juge faillit s'étouffer en entendant les sonneries, et ne se priva pas de nous faire comprendre que c'était inadmissible :

-C'est inacceptable ! On vous a indiqué d'éteindre vos téléphones portables lorsque vous êtes entrés dans la salle. Ce manque de respect flagrant me fait craindre le pire concernant l'éducation du petit Parker –si jamais l'adoption est acceptée, ce dont je ne suis plus sûr après cela ! Comment osez-vous…

Je le coupai, ivre de colère :

-Nous sommes les Avengers ! Nous avons des responsabilités, vis-à-vis de Peter mais surtout vis-à-vis de cette planète ! Si vous êtes toujours vivant aujourd'hui, c'est parce que nous n'avions pas éteint nos téléphones lorsque Loki a débarqué avec son armée ! Vous êtes…

Une main apaisante se posant sur mon bras me coupa dans mon élan, et je baissai les yeux vers Steve, qui me regardait d'un air réprobateur en faisant doucement non de la tête. OK, j'avais peut-être un peu dépassé les bornes. Je soupirai profondément et me tus.

Mon mari prit la parole d'une voix calme en se tournant vers le juge :

-Nous sommes désolés, mais nous allons devoir couper court à l'audience. Notre devoir nous appelle. Pourrons-nous discuter prochainement d'une nouvelle date ?

Le juge devint rouge et je crus sincèrement qu'il allait exploser de rage lorsqu'il reprit la parole en criant presque :

-Non ! Si vous quittez cette pièce, vous pouvez dire adieu à votre gamin ! Prenez vos responsabilités, prouvez-moi que vous pouvez, comme vous me l'avez soutenu, gérer à la fois votre métier et votre fils !

Helen se leva brusquement et s'indigna :

-Vous n'avez pas le droit ! Ils font de très bons parents, nous les avons vus avec Peter pendant cinq mois, vous ne pouvez pas faire ça !

-Je fais ce que je veux, ma petite dame, rétorqua le juge sur un ton méprisant. Si ces deux pseudo-parents quittent la salle, j'invalide la procédure d'adoption !

-Vous devez repousser l'audience !

-Je ne dois rien du tout ! Qu'ils fassent leur choix, maintenant !

Le souffle irrégulier, je regardai le visage de mon mari se décomposer sous mes yeux, exact reflet du mien, alors que j'essayais de réfléchir à toute vitesse sur les solutions que nous avions.

Aucune.

Nous ne pouvions pas mettre de côté nos responsabilités d'Avengers, même pour Peter. Et Steve le savait également, puisqu'il serra ma main de toutes ses forces en murmurant :

-Je crois que nous devons y aller.

Il avait les yeux brillants de larmes contenues, et sa voix était tremblante, tout comme la main qui tenait la mienne. Je savais que je me mettrais immédiatement à pleurer si jamais j'ouvrais la bouche, alors je hochai simplement la tête et nous suivîmes les autres jusqu'à la voiture.

J'avais le cœur brisé, mon mari certainement aussi, et d'après les regards que nous lançaient les autres membres de l'équipe, nous n'étions pas les seuls. Peter avait conquis tout le monde, pas seulement les deux hommes qui avaient un jour rêvé de devenir ses parents.

Mais la survie de la planète passait avant nous.

Avant Peter, même si ça me tuait.

Friday nous briefa dans la voiture :

-Une attaque de grande envergure est en cours sur un centre scientifique militaire à une dizaine de kilomètres de New York. Wanda et Vision sont déjà en route dans le Quinjet –Peter est actuellement avec Hill et l'agent 13. Aucune organisation n'a encore revendiqué l'attaque, mais Fury pense que ce n'est qu'une question de temps.

J'avais déteint sur mon I.A., puisqu'elle appelait les autres de la même manière que moi –pas de monsieur ou de mademoiselle comme JARVIS.

-Les uniformes et armes de tous les membres de l'équipe se trouvent dans le Quinjet, à l'exception de Mark LIII en vol juste derrière.

Steve serra ma main et se pencha vers moi, avant de me murmurer à l'oreille :

-Oublie Peter pour le moment, il faut nous concentrer sur la mission. Je ne veux pas te perdre aussi parce que tu es distrait, d'accord ?

J'acquiesçai en silence, puis répondis d'une voix tremblante :

-J'en ai autant pour toi.

-C'est promis, chuchota mon mari en serrant ma main plus fort.

Nous arrivâmes rapidement sur les lieux de l'attaque, et filâmes nous changer dans le Quinjet –ou plus exactement, les autres filèrent se changer dans le Quinjet. N'ayant qu'à enfiler mon armure par-dessus le costume que je portais pour l'audience, je fus le premier prêt avec Bruce, enfin le Hulk.

Et nous ne fîmes pas de quartier. Ils n'avaient aucune chance contre nous, surtout depuis que leur intervention avait peut-être réduit à néant ma chance de pouvoir adopter Peter.

Je me battis avec plus de rage que jamais.


Steve et moi abandonnâmes les autres à la salle de conférence de presse de la Tour Avengers –qui était toujours là et nous servait de façade publique pour éviter la présence de civils dans l'enceinte du Complexe– pour rentrer le plus vite possible retrouver Peter.

Qui n'était pas là.

Ou plutôt, qui n'était plus là.

Hill nous expliqua d'une voix douce mais infiniment triste que Maggie et Helen étaient venues le récupérer peu avant dix heures, une trentaine de minutes après l'appel général aux Avengers, pour le ramener à l'orphelinat.

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

J'aurais pu me mettre à hurler aussi fort que je pouvais, à détruire tout ce qui se trouvait à ma portée, à taper dans les murs de toutes mes forces.

Je m'effondrai sur le sol, en larmes.

En une seconde, Steve s'était laissé tomber à côté de moi et m'avait pris dans ses bras, me serrant contre lui, tentant de me calmer d'une voix apaisante, sans grand succès. J'enroulai mes bras autour de lui pour le serrer contre moi et pleurai ouvertement. Je sentais les sanglots qu'il retenait, ne voulant sûrement pas pleurer devant Hill –et je ne voulais pas non plus, mais la douleur était trop forte. J'avais perdu, probablement de manière définitive, mon petit garçon.

Mon fils.

Et je ne savais pas comment survivre à ça. C'était quelque chose d'assez inattendu après la résistance que j'avais faite pour ne pas adopter, mais je l'aimais, ce petit bonhomme.

-Je vais vous laisser, murmura la jeune femme d'une voix faible.

J'entendis ses talons claquer sur le carrelage en s'éloignant.

Je ne sais combien de temps nous restâmes là, mais mes larmes finirent pas se tarir doucement. Steve m'aida à me relever, et nous nous dirigeâmes vers nos appartements pour être tranquilles.

J'avais simplement oublié la porte communiquant entre notre salon et la salle de jeux de Peter, que nous avions laissée grande ouverte en partant.

Et son araignée noire et bleue en peluche qui traînait sur notre lit.

Steve étouffa un sanglot, mais je le pris dans mes bras et il mit son visage dans le creux de mon cou, refermant sa prise autour de mon torse.

-Si tu as besoin de pleurer, je suis là, murmurai-je en le serrant plus fort contre moi. Je ne te lâcherai pas.

Comme s'il n'avait attendu que mes mots pour cela, il se laissa complètement aller, pleurant toutes les larmes de son corps. C'était à moi de le soutenir, et je le fis, parce que c'était mon mari et que je l'aimais plus que tout.

Et parce qu'il l'avait fait en bas, lorsque Hill nous avait dit que Peter était parti, qu'il avait tenu pour ne pas que je m'effondre totalement. C'était donc à mon tour de tenir et de le soutenir.

Encore une fois, je perdis la notion du temps.

Plus rien n'avait d'importance, plus rien à part le fait qu'on nous avait retiré notre fils, notre petit garçon, notre Peter que nous aimions.

Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était lorsqu'on toqua deux coups timides à la porte. Steve se détacha de moi en reniflant, les yeux rouges et bouffis, tournant les yeux vers l'entrée de notre salon.

-Va te passer de l'eau sur le visage, murmurai-je à mon mari en caressant sa joue du bout des doigts. Je me charge de notre visiteur.

Il hocha vaguement la tête et se dirigea vers notre salle de bains, alors que j'ouvrais la porte à une Natasha hésitante :

-Oui ?

-Je me doute que vous voulez rester seuls, mais Clint a commandé des tacos pour le dîner et il en a prévu pour vous, alors je suis montée vous les donner, fit-elle en me tendant un plateau rempli de nourriture.

Steve choisit cet instant pour sortir de la salle de bains, et fronça les sourcils en voyant le plateau. Je lui expliquai :

-Clint a commandé pour nous. Tu as faim ?

-Pourquoi nous avoir monté notre part, Natasha ? demanda mon mari en ignorant complètement ma question.

-Elle pensait que nous voudrions rester seuls, répondis-je alors que l'espionne se mordait la lèvre d'un air contrit.

Steve se tourna vers moi et je sus exactement ce qu'il allait dire, alors je pris le plateau des mains de la Russe :

-On descend avec vous. On a besoin de compagnie, je crois, et je ne veux pas rester dans cette chambre pour le moment, achevai-je en montrant la salle de jeux de Peter d'un signe de tête.

-Je comprends, répondit-elle d'une voix neutre, avant de se diriger vers l'ascenseur, Steve et moi sur ses talons.

Friday nous fit descendre d'un étage, et nous retrouvâmes notre équipe au grand complet, accompagnée de Hill et Sharon.

Les conversations se turent lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent pour nous laisser entrer dans le salon de l'étage commun, et tout un tas de regards inquiets convergèrent dans notre direction.

Je pris une grande inspiration, mais Steve parla avant moi :

-Nous avions besoin de compagnie.

Aussitôt, Clint se poussa un peu pour nous permettre de nous asseoir à trois sur le canapé, Bruce partit chercher deux verres supplémentaires dans la cuisine et Rhodey les remplit d'eau.

Je m'installai entre Clint et Steve, et l'archer posa une main compatissante sur mon épaule, avant de me tendre le plateau :

-Tacos ?

Je hochai vaguement la tête et en pris un. Je n'avais pas faim, vraiment pas faim, mais je me forçai à manger quand même –après la bataille que nous avions livrée, il fallait reprendre des forces.

Steve fit un léger sourire triste à Clint mais s'empara d'un tacos, imité par les autres membres de l'équipe.

-La conférence de presse s'est bien passée ? s'enquit mon mari.

-Eh bien, répondit Clint, sans Tony pour faire du charme aux journalistes, j'avoue qu'on a un peu galéré. Mais Natasha leur a gueulé dessus pour qu'ils se taisent –ils posaient surtout des questions sur votre absence à vous deux et pas sur la mission–, ça les a calmés immédiatement, du coup Rhodey a pu lire le communiqué qu'on avait préparé, et on a filé.

-En même temps, rétorqua l'espionne d'un ton blasé, c'était pas une conférence de presse people, c'était une conférence de presse compte-rendu. S'ils n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à pas venir !

Bruce s'autorisa un petit rire, imité par Sam et Rhodey. Ce dernier ajouta d'un ton qui se voulait léger :

-Natasha a raison. Je n'arrivais même pas à aligner deux mots sans me faire interrompre par des journalistes surexcités qui demandaient pourquoi ce n'était pas Iron Man qui menait la conférence. A croire que tu leur manques beaucoup plus que tu ne le penses, Tony !

Un léger sourire triste se dessina sur mon visage. J'étais reconnaissant à Rhodey pour ses efforts, mais c'était le mieux que je pouvais faire.

Clint renchérit :

-Ouais, j'aimerais bien être la vedette la prochaine fois. Hé, est ce que je pourrai lire le communiqué ?

Cette fois, j'eus un petit rire, avant de lui répondre :

-Ce n'est pas exactement comme tu l'imagines, tu sais. Il faut savoir gérer une foule de journalistes dont la priorité est de te poser sa question avant le voisin. C'est presque aussi ingérable que les Avengers en mission.

-Oh, alors je pense que Steve pourra faire ça très bien, hein Cap' ? répliqua l'archer avec un clin d'œil en direction de mon mari.

Qui leva les yeux au ciel avec un petit sourire.

Ce fut le repas le plus étrange depuis que j'avais proposé aux Avengers de venir vivre sous mon toit –il y avait parfois des silences douloureux, à d'autres moments les autres membres de notre équipe essayaient de nous faire sourire, sans grand succès– mais la compagnie de mes amis me mit du baume au cœur, et à Steve également.


Pas tuer, pas tuer, pas tueeeeeeeer !

Je retourne me planquer dans mon bunker, et je vous dis à vendredi pour la suite :D

Hurlez donc votre rage au travers d'une review ;)

Réponse aux reviews :

julie91 : Je suis ravie que ça t'ai plu ! Oui, tatie Tasha est une tatie gâteau haha x)
C'est pas parce qu'il ne le montre pas souvent que Stevie ne défend pas son territoire haha ;)

Lululili : Merciiiiiii ! :D Ah ça, jamais jamais jamais ! Merci, j'espère que ce chapitre-là ne te donne pas (trop) d'envies de meurtres :D