Bonjour les gens !

Tout d'abord, un GRAND MERCI à vous, on a dépassé les 100 reviews sur cette fiction, c'est juste MAGIQUE !
Merci à Yue Stark-Rogers qui a posté la 100ème review ;)

Bonne lecture !


Mon mari entra dans mon atelier, alors que j'étais en train de souder un composant sur une carte.

Cela faisait deux mois que Peter était officiellement devenu notre fils, et j'avais beaucoup négligé mes devoirs envers Stark Industries durant cette période –encore plus que d'habitude, s'entend–, me concentrant seulement sur notre petit bonhomme. Pepper m'avait rappelé à l'ordre, et demandé de retourner dans mon atelier terminer un projet que j'avais commencé à la fin de l'hiver.

J'étais donc sur le point d'achever la mise au point d'un réacteur ARK ultra-miniaturisé –encore plus que celui que j'avais eu dans la poitrine. Celui-ci ne faisait que trois centimètres de diamètre pour quatre millimètres d'épaisseur, ce qui convenait pour alimenter un téléphone par exemple.

Mon génie allait mettre un terme aux batteries qui duraient à peine une douzaine d'heures avant de rendre l'âme !

-Tony ?

Je répondis sans lever les yeux de mon établi :

-Oui ?

-Tu pourrais me regarder quand je te parle, me gronda doucement mon mari, me faisant relever la tête avec un faux soupir d'exaspération.

-Je te regarde. Qu'est ce qu'il y a ?

Steve s'était rapproché et déposa un léger baiser sur mes lèvres avant de me répondre d'une voix douce :

-Je vais chez Peggy. Peter dort dans sa chambre, j'ai demandé à Friday de te prévenir dès qu'il se réveillerait, dans une petite heure je pense.

J'acquiesçai, avant d'accrocher le col de sa veste pour l'attirer vers moi et lui voler un baiser.

-Tu lui diras bonjour de ma part, oh et préviens-la que je passerai la voir plus tard dans la semaine.

Steve hocha la tête avant de se diriger vers l'ascenseur. Les portes se refermèrent sur le sourire tendre de mon mari, alors que je lui adressais un signe de la main, avant de me replonger dans mon travail.

-Friday ! Fais-moi une vue explosée du mini ARK.

-Tout de suite, boss.

Une projection en trois dimensions apparut rapidement devant moi, et je l'agrandis de manière à mieux visualiser les jonctions entre les composants. L'une d'elles était défaillante, il fallait que je la répare.

Mes pensées dérivèrent vers Peggy sans que je n'y fasse attention. Depuis qu'elle nous avait révélé qu'elle savait que nous étions mariés, ma vieille tante réclamait des visites collectives –i.e. Steve et moi ensemble. Nous lui avions parlé de notre projet d'adoption, mais elle n'avait pas encore souhaité rencontrer Peter. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je savais qu'elle avait été heureuse et avait eu deux enfants, mais je me doutais que voir l'homme qu'elle avait aimé marié à un autre homme et avec un enfant devait être un peu dur à avaler.

-Boss, un appel de Pepper.

-Haut-parleur, Friday.

La voix de mon associée résonna dans la pièce :

-Bonjour Tony. Décidément, Steve a une bonne influence sur toi, tu décroches ton téléphone maintenant !

Je lâchai un petit rire avant de lui répondre :

-Si tu le dis. Je suppose que tu appelles pour savoir où en est l'avancement sur la version miniaturisée de l'ARK ?

-Aussi, mais surtout pour te rappeler que tu as une assemblée des actionnaires demain à neuf heures, et, comment te dire…

-Tu m'arracheras les yeux en personne si je ne suis pas à l'heure ?

J'entendis le sourire dans la voix de mon associée lorsqu'elle répliqua :

-Pourquoi pas, mais je pensais surtout à kidnapper Peter.

-Pepper ! Tu n'es pas sérieuse !

Cette fois, un éclat de rire me répondit :

-Qui sait Tony, qui sait… Soit à l'heure demain et ça n'arrivera pas. Mais je suis sûre que ton fils sera ravi de passer la journée avec moi.

-Tu es impossible.

-Je sais. Il y a deux autres choses dont il faut qu'on discute : le brevet que tu comptes mettre sur le réacteur ARK miniature –il faut aussi que tu lui trouves un nom– et ton discours pour l'accueil de la nouvelle promotion au MIT, dans un mois.

Je réfléchis une poignée de secondes avant de répondre :

-Le brevet, je le veux absolu, partout sur la planète, pour les cinquante ans à venir au moins. Et pour le discours, bon sang Pepper, ne viens pas m'embêter avec ça, c'est dans un mois !

-Raison de plus pour t'y mettre maintenant, pour que j'aie le temps de le retravailler si besoin.

Je soupirai, mais finis par céder :

-Très bien. Tu l'auras dans dix jours, c'est bon ?

-Si c'est le mieux que tu puisses faire, je ferai avec. Et je veux que tu me trouves un nom pour le mini-réacteur ARK pour que je puisse faire déposer le brevet le plus rapidement possible.

Malgré plusieurs heures de réflexion intense, je n'avais pas encore trouvé, mais je lui promis d'y réfléchir rapidement :

-Je te trouverai ça pour la fin de la semaine.

-Parfait, merci Tony. Ah, au fait, j'ai enfin récupéré les photos de l'anniversaire de Peter, elles sont géniales.

Nous l'avions fêté avec l'équipe habituelle –les Avengers, Happy et Pepper, et les irréductibles du SHIELD, c'est-à-dire Coulson, Hill, Fury et Sharon, que j'appelais les quatre mousquetaires– le vingt-huit juin, soit un mois plus tôt, et Friday avait pris tout un tas de photos. Je les avais ensuite envoyées à un photographe professionnel pour qu'il les traite.

-Super ! Tu peux me les envoyer ?

-Si tu es à l'heure à la réunion. A demain, Tony.

-Tu es impossible ! A demain, Peps.

Elle raccrocha, et je ne pus m'empêcher de sourire. Je savais que ma meilleure amie n'envisageait pas sérieusement de kidnapper mon fils, mais une certaine appréhension me saisit lorsqu'en y réfléchissant, je me rendis compte qu'elle en était parfaitement capable.

-Friday !

-Oui boss ?

-Tu as entendu Pepper, je dois être à neuf heures à la Tour Stark demain. Préviens Happy, départ d'ici à huit heures trente. Euh, non, quinze. Je ne veux pas prendre le risque qu'elle kidnappe Peter.

-Tout de suite, boss.

Je réfléchis à un nom pour mon réacteur, mais ma tête restait désespérément vide. ARKy était sympa, sauf que c'était le nom que je gardais pour une version encore plus petite –que je n'avais pas encore développée–, qui pourrait être intégrée à des montres ou des télécommandes.

J'en avais marre.

Bah, l'inspiration viendrait quand elle viendrait, me dis-je en me replongeant dans mon travail.


-Peter est réveillé, boss.

-Merci Friday, répondis-je en me redressant de ma table de travail.

Je me dirigeai sans plus attendre vers l'ascenseur pour retrouver mon fils –pas question de le faire attendre, même pour révolutionner le monde des batteries de téléphone. Il passait avant tout.

Pepper pouvait bien attendre encore quelques jours.

Lorsque j'entrai dans sa chambre, il bâillait en se frottant les yeux de ses petites mains, son araignée posée près de lui.

-Hey Pete, tu as bien dormi ?

-Vi, acquiesça-t-il. Où papa ?

Un sourire tendre se dessina sur mon visage. D'habitude, Steve était toujours là à la fin de sa sieste, seul ou avec moi, et mon petit bonhomme se demandait sûrement ce qui l'empêchait d'être présent.

-Il est allé voir tatie Peggy, répondis-je en m'approchant du lit à barreaux pour prendre mon fils dans mes bras. Tu te rappelles, on t'a parlé de tatie Peggy, elle est très vieille et c'est une amie de papa.

-Vi.

Je me dirigeai vers la sortie de la chambre pour descendre –c'était l'heure du goûter pour Peter– mais celui-ci poussa un cri strident :

-Aignée !

Ah ouais, j'avais oublié la peluche. Je l'attrapai pour la donner à mon fils, qui la serra contre lui.

-On va goûter, Pete ?

-Vi, répondit-il en enfouissant sa tête dans mon cou.

Nous arrivions dans la cuisine de l'étage commun lorsque Friday m'annonça un appel de mon mari. Surpris, je lui demandai de mettre Steve en attente quelques minutes, le temps de mettre Peter dans sa chaise-haute et de m'emparer de mon StarkPhone pour décrocher.

-Steve ? Tout va bien ?

-Oui, ne t'inquiète pas. Friday m'a prévenu que Peter était réveillé, et Peggy aimerait le rencontrer. Tu peux venir à la résidence ?

-Je lui fais manger son goûter et j'arrive, il va être intenable sinon.

-D'accord. A tout à l'heure, Tony.

-A toute, Steve.

Je relevai le fait qu'il ne m'avait pas donné du « mon cœur », mais peut-être était-ce encore bizarre pour lui de m'appeler comme ça devant Peggy –dans une autre vie, c'aurait été à elle de l'appeler comme ça.

La bonne nouvelle, c'était que ma vieille tante voulait rencontrer mon fils. Notre fils. L'enfant de l'homme qu'elle avait aimé dans une autre vie et du fils de l'un de ses plus proches amis de la même époque.

J'imaginais très bien le sentiment étrange qu'elle devait ressentir.

-Allez Pete, on mange le goûter et on va voir tatie Peggy et papa.

Il hocha la tête d'un air sérieux. Nous lui avions répété que Margaret Carter était une vieille dame, qu'elle connaissait ses papas depuis longtemps, et qu'il faudrait être très sage le jour où il la rencontrerait.

-Tu préfères pomme ou abricot, ta compote ?

-Ab'itot !

Je ne pus m'empêcher de sourire devant l'air ravi de mon fils, et sortis la compote réclamée du frigo. Au moins, il la mangea sans rouspéter –l'avantage de le laisser choisir son parfum.

Nous prîmes ensuite STARK 2 pour nous rendre à la résidence dans laquelle Peggy vivait depuis une petite dizaine d'années maintenant. Comme d'habitude, je me dirigeai tout droit vers l'escalier, avec cette fois mon fils dans mes bras. Et je ne pouvais m'empêcher d'être légèrement stressé.

-Tony ! nous accueillit Peggy avec un grand sourire alors que j'ouvrais la porte de sa chambre. Et ce grand bonhomme doit être Peter.

Mon fils, toujours aussi timide lorsqu'il s'agissait d'étrangers, cacha son visage dans mon cou, me faisant sourire.

-Bonjour Peg, répondis-je. Comment vas-tu ?

-Très bien. Bonjour Peter, ajouta-t-elle d'une voix douce.

-Allez Pete, murmurai-je, il faut dire bonjour à tatie Peggy. Montre-moi que tu es un grand garçon.

Il délogea sa tête de mon cou et tourna un regard craintif vers ma vieille tante, avant de répondre d'une petite voix :

-Bonzou', tatie Peddy.

Un grand sourire attendri se dessina sur les lèvres de Peggy, qui tendit les bras vers moi. Peter me jeta un regard incertain, mais hocha la tête, et je l'assis sur le lit, à côté de la fondatrice du SHIELD.

Qui, à l'instant présent, n'avait plus rien de l'Agent Carter sans pitié que j'avais rencontrée la première fois –et qui m'avait terrifiée, je n'avais que cinq ans–, mais tout de la mamie gâteau, ce qui était un coup dur à son image.

Steve se leva de sa chaise et vint déposer un baiser rapide sur mes lèvres, avant de passer un bras autour de ma taille pour observer Peggy et Peter qui faisaient connaissance.

Fidèle à ses années de gloire, l'agent secret questionnait mon fils avec application, et celui-ci répondait, timidement au début, puis de plus en plus confiant et souriant.

Décidément, Peggy me surprendrait toujours !


Peter dormait paisiblement, calé entre sa peluche araignée et son ours polaire géant, et je me tenais à côté de son lit, souriant tendrement.

Nous avions passé deux bonnes heures chez Peggy avant que notre petit bonhomme ne montre des signes de fatigues. Nous étions alors rentrés, fait à manger –enfin, Steve avait cuisiné des haricots et du poulet– et avions lu une histoire à Peter, qui s'était endormi aussi sec, épuisé de toutes ces émotions. Mon mari était alors redescendu pour nettoyer la cuisine, et je réfléchissais à une question soulevée par Peggy un peu plus tôt.

Elle nous avait demandé si nous avions choisi un parrain et une marraine pour notre fils, et nous avions répondu par la négative. Un regard appuyé de la part de ma vieille tante avait semé le doute dans mon esprit.

Elle avait raison, il fallait que quelqu'un prenne soin de Pete si un jour Steve et moi venions à disparaître –notre rôle d'Avengers nous mettait en permanence en danger, nous n'étions à l'abri de rien même si je faisais tout pour améliorer l'uniforme de Steve et mon armure. Et même si je savais parfaitement que l'équipe des Avengers le ferait, elle n'avait aucune légitimité pour garder notre fils.

Doucement, je sortis de la chambre pour retrouver Steve, confortablement installé sur notre lit, son calepin sur les genoux. Je l'observai sans bouger durant de longues minutes. Il avait les sourcils légèrement froncés, un air concentré sur le visage, et il se mordait la lèvre inférieure tout en maniant son fusain avec une dextérité qui m'épatait toujours autant.

-Peter dort. Dis, ajoutai-je alors qu'il levait le regard vers moi, à propos de ce que Peggy a dit tout à l'heure…

-Je suis d'accord avec elle, répondit mon mari d'un ton prudent.

Je hochai la tête, avant de me déshabiller et de me glisser sous les draps, tout contre mon amant.

-A qui est ce que tu penses ? demandai-je doucement.

Mon mari s'autorisa un instant de réflexion, puis me proposa quelques noms pour le parrain et la marraine de notre fils :

-Bruce ou Sam, et Natasha ou Maria.

-Pas Sharon ? relevai-je avec un sourire.

Un petit rire me répondit :

-Non. Même si je l'apprécie, je ne suis pas prêt à lui confier Peter.

-Surtout qu'elle a eu des vues sur toi à un moment.

Mon mari rougit adorablement, avant de protester avec véhémence, malgré ses joues écarlates :

-Non, je ne vois pas de quoi tu parles, vraiment.

Je ne pus retenir un petit rire, mais eus l'élégance de changer de sujet pour ne pas mettre Steve trop mal à l'aise –même si j'adorais toujours autant le voir rougir :

-Et pourquoi pas Clint ? Il a des enfants aussi, il saurait s'occuper de Pete, tu ne penses pas ?

Mon mari réfléchit une poignée de secondes, avant d'acquiescer :

-Va pour Clint. Et comme marraine ?

-Pepper. Je lui confierai ma vie, et je sais qu'elle prendra soin de Pete. Et qu'elle lui transmettra tout ce dont il a besoin pour devenir le P-D.G. de Stark Industries. Enfin, si ça l'intéresse, je ne veux pas le forcer.

Steve se fit silencieux un instant, puis murmura :

-Tu n'as pas tort. Je propose qu'on en parle aux concernés demain, qu'est ce que tu en dis ?

Je soupirai :

-Tu en parleras à Clint, je me charge de Peps. J'ai une assemblée des actionnaires demain à neuf heures et ma charmante associée m'a explicitement menacé de kidnapper Peter si jamais j'arrivais en retard.

Un rire me répondit, avant que mon mari ne pose son calepin sur la table de nuit et s'allonge, m'ouvrant ses bras.

-Il faut que tu dormes alors.

-Mouais.

Malgré mes protestations –peu énergiques, certes–, je me lovai dans les bras de mon amant, et Friday éteignit la lumière.

-Bonne nuit, mon cœur, murmura mon Capsicle avant de m'embrasser très tendrement.

-'nuit, Steve, répondis-je d'un ton doux.

La journée avait été riche en émotions, aussi je ne mis que quelques minutes à m'endormir, bercé par la respiration régulière de mon mari.


L'assemblée des actionnaires était enfin terminée –j'y étais d'ailleurs arrivé en avance, c'est dire à quel point mon associée me terrifiait lorsqu'il s'agissait de mon fils–, et la salle de conférence se vidait petit à petit. Il fallait que je retienne ma meilleure amie avant qu'elle ne parte s'enfermer dans son bureau, aussi me dirigeai-je vers elle pour l'interpeler :

-Mademoiselle Potts ?

Pepper se tourna vers moi en haussant un sourcil interrogatif –je ne l'appelais jamais comme ça, sauf quand j'avais fait une connerie :

-Oui, monsieur Stark ?

-Puis-je vous voir un moment ? C'est important.

Elle écarquilla les yeux, puis fronça les sourcils, alors qu'une expression inquiète se dessinait sur son visage.

-Euh, oui, bien sûr. Je vous retrouve dans votre bureau d'ici une dizaine de minutes, c'est bon pour vous ?

-Parfait, répondis-je dans un sourire avant de sortir de la salle, en notant le regard vaguement terrifié de Pepper alors que je passais la porte.

Je rejoignis mon bureau, qui se trouvait juste à côté de celui de l'actuelle dirigeante de Stark Industries, et me servis un verre de scotch. J'y ajoutai deux glaçons, puis m'installai confortablement dans un fauteuil. J'avais drastiquement réduit ma consommation d'alcool depuis Steve –à croire qu'il avait une bonne influence sur moi–, mais j'appréciais toujours un bon verre –surtout en sortant d'une réunion ennuyante au possible.

-Tony ? m'appela Pepper en entrant sans frapper.

-Ah, Peps ! Viens, installe-toi. Tu veux boire quelque chose ?

-De l'eau, merci, répondit mon associée d'un air entendu.

Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit rire, mais allai lui servir un grand verre d'eau pétillante, que je lui tendis.

-Bon, de quoi est-ce que tu voulais me parler ? J'espère que tu n'as rien fait exploser, ou si c'est le cas, j'ose espérer que ce ne soit pas un bâtiment fédéral. Je ne peux pas me permettre un procès parce que tu as encore fait n'importe quoi.

J'écarquillai les yeux –bon sang, Pepper pensait vraiment que j'avais fait un truc du genre ?– puis lui répondis :

-D'abord, je voudrais que tu reconnaisses que je suis arrivé à l'heure, et que je me suis bien comporté pendant la réunion.

Elle leva les yeux au ciel :

-Ce genre de choses devrait être normal, Tony, alors je ne ferai pas de commentaires là-dessus. Maintenant, dis-moi.

Je plissai les yeux :

-Tu ne joues pas le jeu, Peps.

Elle me lança un regard noir :

-Tu vas me faire perdre mon temps encore longtemps ? J'ai une entreprise à faire tourner, je te rappelle. Si tu ne me dis pas tout de suite ce qu'il se passe, j'appelle la Maison Blanche pour m'excuser à ta place de ce que tu aurais pu faire.

Je levai les mains en signe de reddition, avant de lui adresser un grand sourire :

-Steve et moi souhaitons que tu deviennes la marraine de Peter.

L'air complètement abasourdi qui apparut sur son visage valait tout l'or du monde, et mon sourire grandit encore.

-Tu veux… que quoi ?

Je pris la main de Pepper qui se trouvait sur l'accoudoir de son fauteuil et répétai ma proposition :

-Nous voudrions que tu sois la marraine de notre fils. Nous en avons discuté avec Steve, et nous pensons que tu es la personne la mieux qualifiée pour remplir ce rôle. Tu acceptes ?

-Oui, oui, bien sûr que oui ! Je suis, wouha, flattée que vous ayez pensé à moi. Et qui sera son parrain ?

-Clint. Comme il a déjà des enfants, il devrait être capable de gérer Peter.

Un petit rire me répondit :

-Je comprends votre choix. Par contre, il va falloir que je me méfie de Natasha. Étant donné son comportement avec Peter, j'ai peur qu'elle ne soit jalouse au point de tenter de m'évincer.

J'éclatai de rire. Pepper n'avait pas tort, l'espionne était totalement tombée sous le charme de mon fils.

-En tous cas, reprit mon associée, je suis positivement ravie que tu n'aies pas endommagé de bâtiment fédéral.

Je m'apprêtais à répliquer, mais fus coupé dans mon élan lorsqu'une voix féminine se fit entendre, alors qu'on toquait deux coups à la porte :

-Mademoiselle Potts ?

-Oui, entrez, répondit mon associée.

Une jeune femme aux cheveux bruns très courts entra dans mon bureau, et s'avança vers Pepper pour lui tendre un dossier. Mon amie s'en empara et l'ouvrit sous les directives de son assistante :

-Il y a un problème pour la signature avec l'usine de Chicago, paragraphe 12.4, ils voudraient en rediscuter rapidement. Leur juriste –Charles McMillian– est en attente sur la ligne 3, je peux le transférer ici si vous le souhaitez.

-Non, ça ira, répondit mon associée. Je retourne dans mon bureau. Faites monter Jack Hobbs du service Juridique le plus rapidement possible, et demandez à McMillian de patienter encore un peu.

-Tout de suite, mademoiselle Potts.

L'assistante se retira immédiatement, et Pepper se leva :

-Désolée Tony, je crois que j'ai du travail. Si tu n'as rien d'autre à faire, tu as de la paperasse à remplir, regarde dans la boîte d'archive bleue. Et essaye de me trouver un nom pour le réacteur ARK miniature.

-A vos ordres, mademoiselle Potts !

Un sourire en coin se dessina sur le visage de mon associée, et elle rejoignit son bureau sans plus tarder.

J'étais absolument ravi que Pepper ait accepté de devenir la marraine de Peter. Et je pensais que mon mari avait réussi à convaincre Clint, ainsi l'avenir de mon fils était assuré, si jamais Steve et moi venions à disparaître.

Ce que je ne souhaitais pas, évidemment.


Lorsque je rentrai au Complexe, quelques heures après ma discussion avec Pepper –j'avais profité d'être à la Tour Stark pour régler quelques problèmes administratifs, décharger mon associée de deux dossiers urgents et programmer moi-même trois réunions pour la présentation de la version miniature de l'ARK–, je trouvai Steve dans la salle de jeux de notre fils, une petite voiture dans chaque main, obéissant sagement aux directives de Peter :

-P'us vite papa ! 'ttention ! Non, pas pa' là !

-Tu t'amuses bien, Pete ? demandai-je en couvant mon fils d'un regard tendre.

Il leva ses grands yeux noisette vers moi et m'adressa un grand sourire, avant de me répondre d'un ton très sérieux :

-Viens zouer ! Papa il sait pas fai'e les voitu'es.

Mon mari m'adressa un regard désolé, assorti d'un léger rire, et m'invita à m'installer à sa place :

-D'après ce que j'ai compris, tu es plus doué que moi pour les poursuites en voiture, alors viens ici. Je crois que je ne prends pas la bonne rue –pour quelle raison, ne me demande pas, mais ton fils est catégorique.

Je ne pus m'empêcher de rire, avant de m'asseoir et de m'emparer des voitures que tenait mon mari :

-Il ne faut pas prendre les petites rues, c'est pas pratique pour aller vite. Je pensais que tu le savais, Stevie.

Il plissa les yeux à mon encontre, déposa un baiser sur ma tempe et se leva :

-J'ai parlé à Clint, il est d'accord pour être le parrain de Peter. Et toi de ton côté ?

-Pepper est ravie que nous ayons pensé à elle, et elle a bien entendu accepté, répondis-je tout en faisant avancer mes voitures.

-Super. Je vais préparer le goûter, à tout de suite.

-A toute, fis-je distraitement, tout occupé que j'étais à échapper aux voitures de police manipulées par mon fils, qui me rattrapaient à toute vitesse.

Il faudrait que je fasse gaffe le jour où il apprendrait à conduire, il était bien capable de foncer sans aucune considération pour les limitations de vitesse, les feux et les croisements.

Friday nous interrompit alors que les voitures de police de Peter m'avaient presque rattrapé :

-Boss, votre mari vous informe que le goûter est prêt.

-Merci. Tu viens Pete, on va manger !

-Vi ! répondit mon fils avec un grand sourire et en lâchant instantanément ses voitures pour se précipiter vers l'ascenseur.

Décidément, en plus d'être un pro du volant, c'était également un estomac sur pattes –il tenait de moi.

Et j'étais particulièrement fier de lui.


Alors, ça vous a plu ? Le choix du parrain et de la marraine vous convient ? :P
BEN DEVINEZ QUOI ! Si ça vous va pas c'est pareil MOUHAHAHAHAHAHA 8D

Une petite review pour me donner votre avis ? :3

Réponse aux reviews :

Yue Stark-Rogers : merciiiiii :3
Tu as posté la 100ème review, tu mérites un bisou, tiens :*

julie91 : Voui, en même temps je ne peux pas les torturer trop longtemps, après je culpabilise haha !
Merciiii, je suis rassurée 8D

Lululili : Pour de bon cette fois ! :P
Je vais continuer comme ça ! Jusqu'à la prochaine fois où je les torturerai un peu 8D
*part se cacher en anticipation*