Bonjour les gens ! :D
J'espère que vous allez bien ! Ce chapitre arrive un peu tard, pardon, et je tiens à vous dire tout de suite que je ne sais pas quand est ce que j'aurai la possibilité de poster le suivant... Mais il est écrit, et ne vous inquiétez pas, même si j'ai prévu de rajouter quelques chapitres entre-temps, la fin est déjà écrite, donc je vous promets que vous l'aurez un jour !
Bonne lecture !
-Eh bien, Iron Man, on a peur d'un…
Le mur de la salle explosa d'un coup.
Mon bourreau recula de quelques pas en fixant le trou béant dans le mur, et son air surpris se mua en une expression de terreur pure lorsque Captain America entra dans la pièce.
Mes yeux se remplirent de larmes à la vue de mon mari.
Il était suivi par toute la troupe des Avengers, Clint et Rhodey en tête, Sam et Vision juste derrière. L'archer avisa Natasha et se dirigea vers elle à toute vitesse, suivi par Sam. L'androïde utilisa le pouvoir de sa pierre pour désintégrer mon bourreau dès qu'il fut entré dans la salle, et je ne pus réfréner un soupir de soulagement.
C'était terminé.
Steve se précipita vers moi, et tous les sentiments du monde passèrent dans son regard en une fraction de seconde.
L'amour, lorsqu'il ficha ses yeux dans les miens.
Le soulagement, lorsque je parvins à lui adresser un sourire tremblant.
La colère, lorsqu'il découvrit le nombre de mes blessures.
Il posa immédiatement son bouclier et retira ses gants pour détacher les sangles qui me retenaient prisonnier, avant d'appeler :
-Wanda ! Bruce !
Je ne les avais pas vus entrer, trop concentré sur mon mari, mais ils furent à côté de moi en un rien de temps. Le docteur prit immédiatement les choses en main :
-J'ai besoin que tu désinfectes et que tu cicatrises les plaies. Vérifie quand même qu'il n'a pas de blessures internes avant de le refermer. Je peux te laisser faire ? Je veux aller voir comment va Natasha.
-Pas de problèmes, répondit la jeune femme alors que ses mains s'éclairaient d'une lumière rouge.
Steve m'adressa un sourire tendre alors que Wanda refermait mes plaies le plus doucement possible, anesthésiant au préalable les zones qu'elle traitait. Je ne ressentais qu'un léger picotement lorsque les deux côtés de mes blessures se rejoignaient, et bénis un million de fois Bruce de l'avoir obligée à suivre une solide formation en médecine.
Lorsqu'elle eut terminé, elle fila rejoindre le médecin, qui s'occupait de l'espionne, et mon mari se pencha très lentement vers moi pour déposer un baiser tendre sur mon front.
Je ne pus m'empêcher de me crisper violemment à ce contact, et ma respiration s'accéléra brusquement.
C'était totalement irrationnel. J'avais parfaitement conscience que Steve ne me ferait jamais de mal, mais je ne savais plus comment réagir autrement. Il perçut la tension dans mon corps et se recula doucement, alors que la détresse infinie que je lisais dans ses yeux me fendait le cœur.
-Steve…
-Ce n'est rien, Tony, je comprends. Après tout ce que tu as vécu…
-Combien… combien de temps… ?
Sa mâchoire se crispa brusquement, mais il me répondit tout de même, d'une voix basse et chargée de remords :
-Douze jours. Je suis désolé de ne pas t'avoir retrouvé avant, je…
-Hé, l'interrompis-je faiblement. Tu es là, c'est le plus important.
Il m'adressa un faible sourire.
-Tony, m'appela Bruce qui venait de nous rejoindre –il avait laissé Natasha entre les mains de Wanda. Comment tu te sens ?
Je ne pus que faire « non » de la tête alors que mes yeux se remplissaient à nouveau de larmes et que ma respiration redevenait irrégulière. Le médecin m'apaisa de sa voix douce :
-Calme-toi, ça va aller maintenant. On va vous ramener au Complexe. Steve, tu peux le porter ?
Le regard paniqué –et totalement involontaire– que je jetai à Bruce fut sans aucun doute capté par mon amant, puisque celui-ci baissa les yeux et répondit dans un murmure :
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
-Tony !
Je me tournai vers Natasha, qui m'avait appelé dans un cri. Elle s'élança vers moi et s'arrêta juste à côté de la table. Je levai une main tremblante vers elle, et elle s'en empara pour m'aider à m'asseoir.
Du coin de l'œil, je vis Steve froncer les sourcils lorsque je passai un bras autour des épaules de l'espionne pour qu'elle m'aide à sortir de la pièce. Je captai le murmure de Bruce, qui avait posé une main sur son épaule :
-Elle nous a dit qu'ils se soignaient mutuellement, avec les moyens du bord. Elle est la seule personne qui peut le toucher sans qu'il ne se mette à paniquer, c'est une réaction tout à fait normale. Ne t'inquiète pas, il lui faut juste du temps. Natasha, même si je déteste dire ça, a l'habitude, elle a été formée comme ça en Russie. C'est pour ça qu'elle ne réagit pas de la même manière et qu'elle se laisse toucher sans aucun problème. Tony... Tony n'a jamais vécu ça avant, il n'a jamais été préparé à ce genre de choses. Je pense que l'Afghanistan n'est rien à côté de ce qu'il a vécu ici.
Je n'entendis pas la réponse de mon mari.
Clint nous guida jusqu'au Quinjet pendant que les autres finissaient le ménage dans le bâtiment –i.e. éliminaient les derniers membres de l'AIM. Je n'avais jamais été aussi heureux de monter à bord.
Natasha m'aida à m'installer sur un brancard, et s'allongea sur un autre, sous les ordres de l'archer. Elle était encore faible, elle aussi, même si elle avait perdu moins de sang que moi au cours de sa dernière séance de torture.
Bruce ne tarda pas, et nous installa à tous les deux des perfusions d'antibiotiques, de morphine et de glucose –nous avions à peine eu à manger ces dix derniers jours, il fallait reprendre des forces.
Lorsque le reste des Avengers eut terminé de nettoyer ce qu'il restait des locaux de l'AIM, ils montèrent à bord du Quinjet, et Clint prit les commandes alors que chacun s'asseyait dans un siège.
Steve s'installa à côté de moi, sans pour autant me toucher. Je lui adressai un regard profondément désolé, mais il me fit un sourire tendre, et me murmura d'une voix très douce :
-Je suis heureux que tu sois en vie, mon cœur.
Des larmes perlèrent au coin de ses yeux.
-J'ai eu tellement peur qu'ils se lassent et qu'ils te tuent avant qu'on ne te retrouve. J'ai vu tout ce qu'ils t'ont fait subir, c'était…
-Steve, le coupai-je d'une voix qui se voulait ferme.
Il respira un grand coup, puis changea de sujet :
-Peter n'a rien vu. Il sait seulement que tu as été enlevé –je ne pouvais pas lui cacher la vérité. Il pleure tous les soirs depuis que tu as disparu. Il me demandait sans cesse quand est ce que tu allais revenir. Il s'inquiète beaucoup, même s'il n'a encore que cinq ans.
Je fermai les paupières de toutes mes forces, essayant de retenir les larmes qui menaçaient de couler.
J'avais essayé, pendant la durée de ma captivité, de ne pas penser au sentiment d'abandon que mon fils devait ressentir, me concentrant sur la certitude que mon mari finirait par me retrouver.
Et je découvrais que la réalité était pire que ce que j'avais imaginé.
-Tony, m'appela Natasha.
J'ouvris les yeux et me tournai vers elle –son brancard avait été déplacé et collé contre celui sur lequel j'étais. Ses yeux plantés dans les miens, elle me prit la main doucement, et je serrai ses doigts de toutes mes forces.
-T… Tony ? murmura alors Steve d'une voix hésitante.
Je tournai mon regard vers lui.
-Est-ce que… est ce que je peux… te prendre la main ?
Son ton était incertain, anxieux, et je sentais qu'il avait besoin de se rendre compte que j'étais là, que j'étais bien vivant. Alors j'acquiesçai, tendu, et serrai les dents. Il posa sa main sur la mienne le plus délicatement du monde, et je m'obligeai à me détendre, alors que mon autre main broyait les doigts de Natasha. L'espionne resta de marbre, son pouce caressant le dos de ma main avec la même douceur qu'elle avait eue pour soigner mes plaies.
Mon mari entrelaça nos doigts très lentement, puis s'immobilisa, et un sourire à la fois tendre et soulagé se dessina sur ses lèvres.
-Je t'aime tellement, Tony.
Je pris une grande inspiration :
-Je t'aime encore plus, répondis-je d'une voix faible.
-Tony ?
Je levai le regard vers le médecin, qui se trouvait à côté de Steve, et il me demanda d'un ton doux :
-Tu as mal ? Tu veux dormir ?
-Oui aux deux, répondis-je faiblement.
Du coin de l'œil, je vis mon mari se crisper brusquement, fermer très fort les paupières et serrer les dents.
Puis Bruce augmenta la dose de morphine, et je plongeai dans un sommeil cotonneux et réparateur.
Lorsque je me réveillai, je me trouvais dans une des chambres de l'unité médicale du Complexe Avengers.
Un cadre qui, s'il ne m'était pas si familier que ça –nous étions encore à la Tour Avengers lorsqu'on m'avait tiré dessus–, m'apaisa. Au moins, je n'étais plus dans cette pièce sombre sans fenêtres, à attendre ma prochaine séance de torture.
Je fouillai la pièce du regard, et trouvai Natasha, également installée dans un lit, à ma droite. Elle me couvait littéralement du regard, aussi je trouvai la force de lui sourire faiblement.
-Tu es enfin réveillé, murmura-t-elle. Ca fait quatre jours que tu dors, dont deux que tu n'es plus sous calmant. Steve est parti manger avec les autres, il devrait revenir rapidement.
Je hochai la tête, et la remerciai d'une voix faible :
-Merci, Tasha, merci pour tout ce que tu as fait pour moi, là-bas.
-Tu as fait la même chose pour moi, tête d'obus.
J'hésitai à lui poser une question, mais elle remarqua mon incertitude et ce fut elle qui m'invita à parler :
-Vas-y, je t'écoute.
-Comment…
Je ne savais pas comment lui demander ça, comment tourner ma question pour qu'elle la comprenne sans ambigüité aucune.
-Comment tu fais pour… Comment on en revient ?
Elle tourna la tête et fixa le plafond en soupirant longuement. Puis elle me répondit d'une voix qui se voulait assurée :
-Il faut simplement du temps –cette durée dépend de chacun. Les autres aident aussi beaucoup –Clint m'a énormément aidée, après m'avoir recrutée pour le SHIELD. Steve t'aidera. Je t'aiderai, parce que j'en suis revenue, et que je sais ce que c'est. Mais il faut également que tu trouves la force de t'aider.
Je cherchais quelque chose à répondre lorsque Steve entra dans la chambre, suivi de près par Bruce.
-Tony, enfin, tu es réveillé, soupira mon mari, un air soulagé sur le visage.
Il tira une chaise pour s'installer à côté de mon lit, sans me toucher. Je fus à la fois frustré et ému par ce geste. Il devait être aussi frustré que moi, mais il me faisait passer avant lui, comme l'homme parfait qu'il était.
-J'emmène Natasha dans une autre chambre. Vous avez besoin de parler tous les deux je crois, mais n'hésitez pas à m'appeler si besoin, nous informa Bruce en poussant le lit de l'espionne dans le couloir.
Une fois la porte fermée, mon mari se rapprocha de moi, toujours sans me toucher, et posa sa main à côté de la mienne sur le matelas. Il me laissait décider si et quand je voulais la prendre.
Ce geste me fit monter les larmes aux yeux.
-Steve…
Il m'adressa un regard doux, puis prit la parole d'une voix brisée :
-J'ai beaucoup parlé avec Natasha, pendant que tu dormais. Elle m'a expliqué tout un tas de choses, et…
-Steve.
-Je sais qu'il faut que je te laisse du temps, elle m'a dit que tu aurais besoin de temps pour te remettre, mais…
-Steve.
-Bon Dieu Tony, si tu savais comme j'ai eu peur, et comme j'ai été en rage aussi, de voir ces vidéos sans savoir où tu étais, comme je me suis senti impuissant, inutile, alors que tu étais…
-Steve.
-Je ne te laisserai plus jamais seul, tu as ma parole, je te protègerai de toutes mes forces pour que tu n'aies plus à…
-Steve.
Il finit par se taire, et expira brusquement en plongeant son regard empli de détresse dans le mien. Doucement, très lentement, respirant au même rythme que mon amant, puisant dans son regard la force d'achever mon geste, je posai ma main sur la sienne.
Il se figea, sa respiration se coupa l'espace de quelques secondes, puis il eut un sourire hésitant, et tout l'amour du monde passa dans ses yeux, alors qu'il murmurait d'une voix pleine de tendresse :
-Tony…
Je voulais lui dire un million de choses, mais choisis d'énoncer seulement la plus importante de toutes :
-Je t'aime, Steve.
Un sourire d'une tendresse infinie se dessina sur ses lèvres, et je captai le léger mouvement qu'il retint –il allait se pencher pour m'embrasser lorsqu'il avait dû se rappeler que je craignais les contacts physiques.
Et cela me brisa le cœur.
Ces salauds de l'AIM m'avaient non seulement démoli physiquement, mais en plus, à cause de leurs merdes, je n'étais plus capable de toucher mon mari, l'homme que j'aimais le plus sur cette planète.
Une puissante vague de haine s'empara de moi, mais je fis tout pour ne rien laisser paraître –je n'avais pas envie de montrer ça à Steve.
Au lieu de quoi, respirant toujours très lentement, je levai la main qui ne tenait pas celle de mon mari et la posai très doucement sur sa nuque. Il ne bougea pas, se contentant de me communiquer tout l'amour du monde à travers son regard, et je me forçai à expirer, inspirer, expirer encore, lentement, profondément. J'étais tendu, mais je voulais plus que tout goûter à nouveau la saveur de mon amant.
Je tirai légèrement sur sa nuque, et il baissa lentement la tête, comme pour me donner le temps de changer mille fois d'avis.
Mais je le voulais, plus que tout.
Lorsque nos lèvres se touchèrent, je fermai les yeux, me crispant brusquement, de manière totalement involontaire. Steve restait immobile, respirant profondément, ne cherchant pas à entrer davantage en contact avec ma peau, et c'est ce qui me toucha le plus.
Je me détendis progressivement, arrivant même à savourer ses lèvres douces et pleines contre les miennes.
Nous restâmes ainsi un long moment, immobiles, respirant au même rythme, puis je relâchai sa nuque, et il se redressa doucement, ses yeux d'un bleu parfait plantés dans les miens.
-Je t'aime aussi, Tony.
Et sa voix était emplie de tout l'amour du monde.
-Tony ? Peter veut te voir, je peux le laisser entrer ?
Je me tournai vers Bruce, qui venait de passer la tête par la porte de la chambre, attendant ma réponse. Je jetai un coup d'œil à mon amant, puis répondis à mon ami :
-Oui, dis-lui qu'il peut venir. Steve… ?
-Je m'en occupe, murmura mon mari.
Il se leva de sa chaise et se dirigea vers l'entrée de la chambre, pour prendre Peter dans ses bras. Puis il revint vers moi avec notre fils, et se rassit en l'installant sur ses genoux.
-Hey Pete, le saluai-je d'une voix faible.
-Hey papa, me répondit-il timidement. Je suis content que tu sois de nouveau là. Tu m'as manqué très fort.
J'eus un sourire attendri :
-Tu m'as beaucoup manqué aussi, bonhomme.
Il fronça les sourcils, sans doute en constatant que je ne lui tendais pas les bras pour lui faire un câlin, et son regard rempli d'incompréhension me fendit le cœur. Je lui adressai un sourire affectueux, et il dut prendre ça comme un encouragement puisqu'il se jeta sur mon lit, bras tendus vers moi.
Enfin, tenta de se jeter sur mon lit.
Les réflexes de Steve lui avaient permis de retenir Peter juste avant qu'il ne me touche, mais j'avais tout de même eu un mouvement de recul alors que ses mains se dirigeaient vers moi.
Mon fils se mit à pleurer et à m'appeler en criant, les bras tendus dans ma direction, me faisant monter les larmes aux yeux.
-Je m'en occupe, murmura Steve en le prenant dans ses bras et en le portant hors de la chambre, alors que Peter hurlait toujours.
La culpabilité me submergea.
Si mon fils pensait que je ne l'aimais plus, je ne survivrais pas à tout ça…
Natasha rentra dans la chambre alors que les cris de mon fils s'estompaient au loin, et s'assit sur la chaise qu'avait occupée Steve :
-Qu'est ce qu'il se passe ?
-Peter… Je ne peux pas le toucher. C'est mon fils, il voulait simplement un câlin, mais je ne peux pas le… toucher…
Ma voix se brisa sur ce dernier mot. L'espionne posa une main douce sur mon épaule, et me murmura d'un ton apaisant :
-Je vais aller lui parler, d'accord ? Je vais lui expliquer.
Je hochai la tête, et elle disparut à son tour dans le couloir.
Je me réveillai brusquement.
Et me redressai en hurlant.
-Tony ! Tony, calme-toi, réveille-toi, Tony, regarde-moi, s'il te plaît, oh Tony, je suis désolé…
La voix totalement paniquée de mon mari me ramena complètement à la réalité, et je me tournai lentement vers lui. Nous étions dans notre chambre. Il se tenait accroupi au bas du lit, les poings serrés, plaqués sur ses tempes, un air complètement torturé sur le visage.
Et ses yeux étaient brillants de larmes.
-Steve ? soufflai-je, haletant, ne comprenant pas ce qui se passait.
Sa respiration était rapide, son souffle court, et sa voix avait toujours des accents de panique lorsqu'il me répondit :
-Tu as fait un cauchemar, tu criais, tu te débattais… J'ai voulu te réveiller, mais j'avais beau t'appeler, tu ne réagissais pas… Alors…
Il pleurait presque, et sa voix se fit désespérée :
-Je… je t'ai attrapé par les épaules pour te secouer, mais… Je crois que c'était pire que tout. Je suis désolé, tellement désolé, Tony je…
Il fit non de la tête en baissant le regard, alors que des larmes s'échappaient de ses yeux et dévalaient ses joues. Il abattit rageusement ses poings sur ses cuisses, alors qu'il continuait :
-Je n'aurais jamais dû faire ça, je sais, mais j'ai paniqué, je suis désolé, oh Tony, si tu savais à quel point je suis désolé !
Je haletais toujours, même si j'avais compris la cause de la douleur insoutenable qui m'avait ramené à la réalité.
Mon mari m'avait touché.
Plus que tout, cette constatation me brisa le cœur.
Mon amant, mon époux, l'homme que j'aimais le plus au monde, avait essayé de me réveiller d'un mauvais rêve et le résultat avait été pire que le pire des cauchemars que j'avais jamais imaginés.
Je ne pus empêcher les larmes de me monter aux yeux.
J'étais sorti de l'unité médicale le matin même, après deux semaines où j'avais partagé ma chambre avec Natasha, la seule capable de me calmer après un cauchemar, la seule qui pouvait me toucher sans me faire ressentir cette douleur intolérable qu'avait distillée mon bourreau en moi.
Bruce avait fait installer un deuxième lit dans notre chambre, et j'y dormais, pour ne pas prendre le risque que Steve me touche dans mon sommeil. J'étais toujours aussi terrifié du moindre contact humain.
Mon cauchemar avait semblé durer une éternité, beaucoup plus longtemps que les autres que j'avais faits –parce que Natasha me réveillait toujours très vite, d'habitude. Et lorsque Steve se mit à faire les cent pas, je n'eus aucun mal à l'imaginer quelques minutes plus tôt, affolé, désemparé, ne sachant pas quoi faire pour me réveiller sans me toucher.
Et finalement, paniqué, prendre une décision, peut-être l'une des plus dures de sa vie : poser ses mains sur moi pour tenter quelque chose, tout en sachant très bien que le moindre contact réveillait chez moi une douleur fantôme absolument insoutenable.
Ma respiration s'apaisa lentement, et je trouvais la force de murmurer :
-Steve…
En un instant, mon mari fut de nouveau accroupi à mon chevet, une expression inquiète sur le visage :
-Oui ?
-Je ne t'en veux pas.
Sa mâchoire se crispa, toute la détresse du monde passa dans son regard, mais je continuai d'une voix un peu plus assurée :
-Je sais pourquoi tu l'as fait, je ne t'en veux pas, alors arrête de te torturer avec ça, d'accord ?
Il hocha lentement la tête, ses yeux bleus plongés dans les miens.
Je me rallongeai sur mes oreillers, m'obligeant à respirer profondément, couvé du regard par mon mari, qui oscillait entre le désespoir et la tendresse, la rage de ne rien pouvoir faire pour m'aider et l'amour infini qu'il me portait.
-Je vais aller voir un psy, annonçai-je d'une voix faible. Je peux en parler autant que je veux avec Natasha, je crois que j'ai besoin d'un professionnel pour me sortir de là. Je prendrai rendez-vous demain matin.
Mon mari acquiesça, mais me fit une contre-proposition :
-Je demanderai à Bruce de faire venir un de ses confrères en qui il a confiance. Je ne veux pas que tu quittes le Complexe, pas pour le moment, j'aurais trop peur qu'il t'arrive quelque chose. D'accord ?
-D'accord.
Un léger sourire se dessina sur les lèvres de mon amant, avant qu'il ne reprenne d'une voix très douce :
-Tu veux que j'aille chercher Natasha ?
Je fis non de la tête.
-Ca va aller. Je crois.
-Essaye de dormir alors. Et si tu as besoin de quoi que ce soit…
-Merci, Steve.
Il m'adressa un doux sourire, triste et tendre à la fois, avant de m'envoyer un baiser dans un souffle :
-Je suis ton mari, c'est normal que je prenne soin de toi. Rendors-toi, je ne bouge pas d'ici. Et j'irai chercher Natasha pour te réveiller la prochaine fois.
Je lui fis un sourire tendre, et fermai les yeux pour tenter de me rendormir, bercé par la respiration paisible de mon amant, qui s'était installé par terre, le dos contre le bord de mon lit.
Il veillait sur moi.
Dieu, que j'aimais cet homme.
Et voilààààà, Tonychou est de retour au Complexe ! :D J'espère que vous aurez aimé ce chapitre (plus que le précédent, haha, *part se cacher loin*) !
Une petite review pour me dire à quel point vous êtes reconnaissants que j'aie ramené Tony chez lui ? ;)
Réponse aux reviews :
Lululili : Euuuuh, pardon ? :D Tasha va bien, mais pour ce qui est de Tony... Comme tu as pu le voir, c'est une toute autre histoire !
Oui, surtout Peter qui ne comprenait pas pourquoi son papa ne revenait pas... Steve était inquiet bien sûr, mais surtout déterminé à retrouver son mari !
Huhu, ça va mieux ton "envie de me tuer" ? :D
julie91 : Euuuuh, pardon ? :D
Bon au moins maintenant tu sais qu'ils ont passé un temps non négligeable là-bas... Mais qu'ils sont sauvés !
J'espère que la version où Vision désintègre le bourreau te va aussi haha ;)
Ouais ben vu ta remarque, je vais y retourner fissa dans mon bunker ! 8D
Dardix : Oui, j'aime pas les Bisounours :D L'Apocalypse, l'Apocalypse, tu y vas un peu fort je trouve, ils sont encore en vie quand même ! Oui haha, j'aime bieeeeen les cliffhangers comme ça :D Euuuuh, pardon ? :D
Oui, je vois vraiment Natasha comme quelqu'un de fort. Et parce qu'elle est passée par là avant, elle essaye de protéger Tony au maximum, parce qu'elle sait ce que c'est. Je pense qu'ils sont vraiment complémentaires, et que leur amitié mérite d'être développée ! :D
Merci. Non parce que la moitié de mes potes ne trouvent pas ça choquant (non, ce ne sont plus mes potes haha 8D). Je suis d'accord ! Pour tout : le fade, et les neurones pas décongelés 8D Et puis surtout qu'après avoir découvert qu'elle était une agent du SHIELD dans TWS, il la détestait un peu quand même ! Merci le revirement de situation à la noix qui veut rien dire quoi u_u
OUIIIIIII STONY FOREVEEEEEER ! Des bisous :*
