Euuuuuh, pardooooon ? :D
Désolée de vous avoir autant fait attendre ! Pour me faire pardonner, j'ai rajouté un peu de fonduuuue à la fin de ce chapitre ;) BANDE DE PERVERSES VA !
Pour celles qui auraient eu un doute, NON ! Je n'abandonne pas cette fiction ! La fin est écrite, vous l'aurez, c'est promis ! Rien ne me frustre plus que les histoires pas terminées, donc je mettrai un point d'honneur à achever celle-là. C'est juste que la rentrée a été trèèès chargée, mais ça va se tasser un peu par la suite.
Bonne lecture !
-Boss, la sortie des classes est dans trente minutes.
-Merci Friday.
Je m'étirai longuement, puis me dirigeai vers l'ascenseur pour retrouver mon mari au garage, comme nous l'avions prévu.
C'était le dernier jour d'école avant les vacances de Noël, aussi Steve et moi avions décidé d'aller chercher Peter ensemble à la sortie des classes. Sa maîtresse organisait un goûter de Noël, aussi tous les parents avaient été conviés –et Steve avait même préparé des biscuits représentant des sapins et des étoiles. Un papa parfait, quoi.
Nous montâmes dans la voiture –inutile de préciser que je pris le volant– et nous dirigeâmes vers l'école dans laquelle Peter était inscrit.
-Hmm, Steve ?
-Oui ?
-Je pensais partir à la montagne pour les vacances –j'ai une maison à Aspen, c'est parfait pour faire du ski–, qu'est ce que tu en dis ?
Je jetai un coup d'œil à mon mari, en pleine réflexion –il n'aimait toujours pas le froid, mais Peter me tannait depuis deux ans maintenant pour apprendre à skier, et je trouvais que huit ans était l'âge idéal pour débuter.
Steve se tourna vers moi et me répondit :
-Oui, pourquoi pas. Mais ne m'oblige pas à faire du ski, je n'en ai jamais fait et ce n'est pas maintenant que je vais commencer. Je me contenterai de vous regarder.
J'eus un grand sourire :
-Yeah ! Tu verras, le chalet est tout confort, on pourra faire des feux de cheminée, ça va être super cool !
Un petit rire me répondit, alors que je garais la voiture non loin de l'école de Peter, et mon mari murmura d'un ton très suggestif :
-Le tapis devant la cheminée, c'est un peu cliché, mais je ferai avec…
Je retins un gémissement et fis les gros yeux à Steve –on était arrivés, il fallait qu'il arrête de me sortir des trucs comme ça s'il ne voulait pas que je l'entraîne baptiser les toilettes de l'école !
Nous sortîmes de la voiture, mon mari prit les gâteaux, puis nous traversâmes la cour pour rejoindre la classe de Peter.
Qui nous accueillit avec un grand sourire lorsque nous entrâmes dans la pièce :
-Papa ! Papa !
-Hey Pete, répondis-je en lui ébouriffant affectueusement les cheveux. Ca s'est bien passé ce dernier jour ?
-Ouais, super ! On n'a pas travaillé, on a fait des décorations de Noël et des jeux, c'était trop cool !
Du coin de l'œil, je vis mon mari discuter avec la maîtresse, puis il alla disposer ses gâteaux sur l'une des tables allouées au buffet.
-Tu m'étonnes, souris-je à mon fils. Hé, tu sais quoi ?
-Non, quoi ?
-Papa est d'accord !
Il me regarda d'un air interrogatif, fronça les sourcils alors qu'il réfléchissait, puis dut un avoir un déclic puisqu'un immense sourire se dessina sur son visage :
-On va au ski ?
-On va au ski !
Le hurlement de joie de Peter résonna dans la pièce, et tous les regards se focalisèrent immédiatement sur lui. Sa maîtresse s'avança vers nous avec une moue réprobatrice, et corrigea mon fils :
-Peter, on ne crie pas dans la classe.
-Pardon maîtresse, mais mon papa m'a dit qu'on allait au ski pour les vacances et c'est génial !
Un sourire attendri se dessina sur le visage de la jeune femme, mais elle répliqua tout de même :
-Ce n'est pas une raison pour crier.
-Oui maîtresse, répondit mon fils d'un air contrit.
-Bien. Bonjour, monsieur Stark-Rogers, me salua la maîtresse en relevant la tête vers moi et en me tendant la main.
Je la serrai en lui répondant :
-Mademoiselle Evans.
-Je vous en prie, profitez du goûter, sourit-elle en me désignant les tables sur lesquelles étaient disposés tout un tas de gâteaux, biscuits et chocolats.
Je la saluai d'un mouvement de tête, et rejoignis mon mari, qui se trouvait près du buffet. Il m'accueillit avec un petit sourire en coin :
-Je suppose que tu as dit à Peter qu'on partait au ski ?
-Tu supposes bien, répondis-je en hochant la tête. Comme prévu, il est ravi !
-J'avais cru comprendre, rit-il avec un clin d'œil.
Je plissai un instant les yeux, et décidai de faire semblant de bouder, aussi m'emparai-je d'un gâteau et l'enfournai-je sans un regard pour Steve. Qui, toujours avec ce même sourire aux lèvres, entoura ma taille d'un bras et déposa un baiser tendre sur ma joue.
-J'ai hâte d'être à Aspen, murmura-t-il dans le creux de mon oreille.
-Moi aussi, répondis-je sur le même ton.
Ces vacances promettaient d'être parfaites.
-Allez Peter, debout ! tonnai-je en entrant dans la chambre de mon fils, sur le coup des sept heures du matin.
Un grognement endormi me répondit, alors que la couette remuait vaguement, avant de s'immobiliser à nouveau.
-Hey Pete, dépêche-toi, on part au ski ! ajoutai-je en m'asseyant au bord du lit avant de tirer juste assez la couverture pour dévoiler le visage encore endormi de mon fils, qui ouvrit les yeux et me fusilla du regard.
-Grmph.
J'eus un petit rire :
-Je sais qu'il est tôt, mais l'avion décolle à neuf heures. Allez, on se bouge un peu, papa a fini de préparer les pancakes. Habille-toi, mets ton pyjama dans la valise et descends, OK ?
-Grmph.
Un sourire mauvais sur le visage, je me levai et tirai brusquement la couette pour découvrir entièrement mon fils, qui poussa un cri outré :
-Hééé !
-Allez, hop, debout ! Sinon on part sans toi !
Un regard noir me répondit, avant que Peter ne se lève de mauvaise grâce pour aller chercher ses vêtements dans l'armoire. Nous nous étions couchés tard la veille, puisque j'avais organisé un repas de pré-Noël avec les autres Avengers –étant donné que nous ne fêterions pas Noël tous ensemble cette année.
Je descendis rejoindre mon mari dans la cuisine, où je trouvai également Bruce et Natasha, qui m'accueillirent avec un grand sourire :
-Hé bien, c'est rare de te voir réveillé et habillé si tôt ! remarqua l'espionne d'un ton espiègle.
Je plissai les yeux à son encontre, mais répondis d'une voix nonchalante, comme si sa remarque ne m'atteignait pas :
-On part en vacances aujourd'hui, il faut bien que je sois à l'heure. Par contre, pour une fois, c'est Peter qui a eu du mal à sortir du lit. A croire qu'il n'a pas eu son compte d'heures de sommeil…
Nous rîmes tous les quatre, et j'entrepris de mettre la table pour cinq. Peter arriva alors que Steve amenait le plat de pancakes.
-Bonjour onc' Bruce, bonjour tatie Tasha, bonjour papa, salua mon fils en allant faire un bisou à chacun, avant de s'asseoir à sa place.
-Alors bonhomme, le taquina Natasha, il paraît qu'on a du mal à se lever ?
-Grmph, répondit mon fils en la fusillant du regard.
Un éclat de rire général salua cette tirade, puis nous nous attaquâmes au petit déjeuner de bon cœur.
Il était sept heures du matin, il se faisait faim.
-C'est pas un chalet ça, c'est un château ! s'exclama Peter, un air émerveillé sur le visage, alors que le chauffeur déchargeait les bagages sur un chariot.
Il n'avait pas tout à fait tort, voire parfaitement raison. J'avais fait rénover un immense chalet tout en bois, sur trois étages –le rez-de-chaussée servait uniquement de stockage, l'appartement se trouvait aux premier et deuxième étages–, et la bâtisse, quoique se fondant parfaitement dans le paysage avec ses poutres apparentes, ses volets en bois peints et son toit d'ardoise, était imposante. En même temps, je n'étais pas n'importe qui !
-Tu verras bonhomme, c'est encore mieux dedans !
Mon mari m'attrapa par la main et m'entraîna à la suite de notre fils, qui s'était précipité vers la porte d'entrée et piaffait d'impatience pour que j'ouvre.
-Wouaaaaah !
Nous entrâmes à la suite de Peter, qui détaillait le grand salon sur lequel donnait la porte d'entrée. Sur deux niveaux, meublé de canapés et de fauteuils beige, aux murs de bois, le séjour était cosy et confortable, décoré avec goût. Une immense cheminée en pierre de taille se trouvait au fond de la pièce, face aux grandes baies vitrées donnant sur la vallée. La pièce était très lumineuse, et la vue magnifique.
-Ta chambre est à l'étage, Pete, c'est celle avec la porte bleue, informai-je mon fils, qui n'attendit pas plus longtemps pour se précipiter vers les escaliers.
Mon mari enroula ses bras autour de moi, tout en détaillant la pièce :
-C'est magnifique, mon cœur.
-La cuisine est juste là, tu viens ? proposai-je d'un ton enjoué.
-Je te suis, murmura Steve en relâchant son étreinte.
Je le guidai vers la pièce adjacente, et affichai un grand sourire satisfait devant l'air ravi de mon mari. Il fallait préciser que j'avais fait refaire entièrement la cuisine l'été précédent –je ne cuisinais pas, alors la pièce était presque tombée à l'abandon depuis le temps– et j'avais bien calculé mon coup, si j'en croyais le ravissement sur les traits de mon amant.
Les plans de travail étaient en granite, les placards d'un blanc éclatant, et j'avais fait remplir la cuisine de matériel de pointe –mixer, blender, presse-agrumes automatique, machine à café, four à chaleur tournante, micro-ondes, frigo américain, machine à glaces, grille-pain, trancheuse, friteuse… Bien entendu, les tiroirs à couverts accueillaient tout le nécessaire pour couper, trancher, éplucher, écailler, évincer, hacher tout et n'importe quoi. Et j'avais bien évidemment fait installer un lave-vaisselle dernière génération.
-Je l'ai faite refaire pour toi, murmurai-je à l'oreille de mon amant.
-Elle est magnifique, Tony, me répondit-il, ému.
-Je voulais te l'offrir pour Noël, mais j'ai oublié de demander aux ouvriers de la recouvrir de papier cadeau, alors tu auras juste un ruban, précisai-je en désignant le nœud de satin rouge qui fermaient deux placards ensemble. Ouvre !
Après m'avoir jeté un regard amusé, mon mari s'empressa d'aller tirer sur le ruban, pour ouvrir les portes. Et il découvrit à l'intérieur une boîte de chocolats, ses préférés évidemment.
-Merci beaucoup, Tony, sourit-il en revenant vers moi, avant de s'emparer de mes lèvres pour un baiser très tendre.
-Avec plaisir, Steve, répondis-je d'une voix douce. On monte ? Je veux te montrer notre chambre…
Mon délicieux mari se mordit la lèvre en m'adressant un regard de prédateur, et je l'entraînai vers l'escalier en bois qui permettait d'accéder à l'étage. Nous nous dirigeâmes vers la grande suite –porte rouge, évidemment– et j'ouvris la porte devant Steve, dans un geste théâtral :
-Si monsieur veut bien se donner la peine…
La suite était immense –comme chacune des pièces de ce chalet. Les murs étaient blancs, les tons doux et chaud –du crème, du rouge et du brun–, et un lit pouvant accueillir douze personnes trônait au milieu de la chambre. L'une des deux portes donnait sur un dressing, l'autre sur une salle de bain pourvue d'une grande douche à l'italienne, d'une baignoire et d'un jacuzzi.
-Ca te plaît ?
-Tony, c'est magnifique !
-Tu n'arrêtes pas de répéter ça depuis qu'on est arrivés, répliquai-je d'un ton railleur. Il faudrait que tu changes de disque, tu ne crois pas ?
Une moue amusée se dessina sur les lèvres de mon amant, et il s'avança vers moi pour saisir mon visage entre ses mains :
-Tu as raison, il faudrait que je sois un peu plus précis dans mes propos. D'autant que la chose la plus magnifique ici, c'est toi…
Je fondis littéralement sous la voix douce qu'il venait d'utiliser, et refermai mes mains autour de sa nuque pour l'attirer à moi dans un baiser très tendre. Décidément, cet homme était parfait.
-Papa, papa, elle est à nous la piscine ?
Peter venait de débouler dans la chambre, surexcité, et faisait des petits bons, comme un lapin sous amphétamines, un air absolument ravi sur le visage. Je lui répondis avec un sourire :
-Oui, et elle est chauffée en plus –ce qui vaut mieux, avec les moins cinq degrés dehors. On y accède par la porte au fond de la cuisine. Tu veux y aller ?
Il hocha frénétiquement la tête, un sourire immense sur le visage, et je lui ordonnai de mettre son maillot de bain –les bagages avaient été montés dans les chambres pendant que nous visitions le chalet.
-Oui papa !
Mon fils retourna dans sa chambre en courant, et je proposai à Steve de nous joindre à lui dans la piscine –couverte, bien évidemment. Bien que j'appréciais le charme des sources chaudes à la japonaise, mon mari passait avant tout.
-Quand tu as dis qu'elle était chauffée…
-L'eau est à vingt-neuf degrés Cap', tu n'as pas de soucis à te faire, tu ne risques pas d'avoir froid !
-D'accord, allons-y alors, murmura mon mari avec un sourire doux.
Nous nous changeâmes et rejoignîmes Peter, qui avait trouvé les frites et autres jouets gonflables et s'amusait déjà avec.
La semaine promettait d'être parfaite.
Le lendemain matin, nous fûmes réveillés à huit heures par un Peter surexcité, hurlant de toutes ses forces :
-Il a neigé ! Il a neigé ! Il a neigé !
Effectivement, lorsque Friday –évidemment que je l'avais intégrée au chalet, enfin, la question ne se posait même pas– ouvrit les volets, nous pûmes nous rendre compte qu'une épaisse couche de neige recouvrait les alentours de la maison. Mon mari frissonna sous la couette, et je m'empressai de le serrer contre moi. Il n'aimait pas le froid, et c'était normal, mais avec l'équipement que je lui avais acheté, il n'en souffrirait pas !
-On petit-déjeune et on va dans la neige après, d'accord Pete ? proposai-je.
-D'accord ! Je vais mettre la table, ajouta mon fils en quittant la chambre à la vitesse de la lumière –quand il était motivé…
Je caressai la joue de mon mari du bout des doigts et l'embrassai très tendrement, avant de lui murmurer d'une voix rassurante :
-Ne t'inquiète pas, il ne fait pas si froid que ça, il n'y a pas de vent, et je t'ai prévu tout un équipement pour que tu ne sentes pas du tout le froid.
Un sourire doux se dessina sur les lèvres de mon amant, qui me répondit :
-Merci Tony. Décidément, tu es parfait…
-Moins parfait que mon cher Captain Perfect, mais je m'entraîne ! répliquai-je en riant. Petit dej' ?
Il hocha la tête, et nous enfilâmes un jogging et un tee-shirt pour descendre dans la cuisine –il n'y avait pas besoin de plus, j'avais poussé le chauffage pour qu'il règne une agréable température de vingt-quatre degrés dans le chalet. Et pour une fois, tant pis pour l'écologie. Mon mari méritait bien ça.
-Y'a pas de pain, j'ai trouvé que des brioches en sachet, nous informa Peter lorsque nous arrivâmes dans la cuisine.
-C'est parfait bonhomme, le rassura mon mari. On ira faire des courses cet après-midi pour acheter de quoi faire des pancakes.
Notre fils posa les brioches sur la table, puis rajouta le lait et les jus de fruits. Il n'avait pas encore le droit de se servir de la cafetière –Steve avait peur qu'il se brûle– aussi je me fis mon café comme un grand garçon. Rien de tel pour démarrer la journée, puisque le réveil provoqué par mon fils nous avait sucré notre partir de jambes en l'air matinale.
Une fois le petit déjeuner terminé, nous remontâmes nous préparer, et j'accompagnai mon mari dans le dressing de notre chambre pour lui donner de quoi ne pas souffrir du froid.
-Tiens Steve : collant, caleçon long en soie, chaussettes en laine, combinaison triple épaisseur, tee-shirt respirant, sous-pull technique, polaire, sous-gants en soie, col montant, cagoule, bonnet, moufles, sur-gants. Les anoraks de ski et les bottes fourrées sont en bas. Ah, tu as des chaufferettes dans le tiroir du bas aussi si tu veux, il suffit de décoller le papier et de les placer sous tes chaussettes pour que ça dégage de la chaleur. Et ton écharpe est sur le porte-manteau dans l'entrée.
Je posai la totalité des affaires que j'avais sorties du dressing sur le lit, sous le regard mi-amusé, mi-attendri de mon amant.
-Merci mon cœur, murmura ce dernier en me volant un baiser.
-De rien Steve, répondis-je sur le même ton, avec un clin d'œil. C'est que je n'ai pas envie que tu repartes au pays des glaçons pendant soixante-dix ans, je te préfère réveillé et avec moi !
Un sourire très tendre se dessina sur ses lèvres, et il m'embrassa à nouveau, puis nous entreprîmes de nous habiller. J'avais moins de couches que mon mari –pas de collant ni de tee-shirt pour moi– aussi je fus le premier prêt, et allai voir si notre fils était habillé.
-J'suis en bas papa !
Levant les yeux au ciel sans pouvoir m'empêcher de sourire, je descendis pour rejoindre Peter, bientôt suivi de Steve, qui ressemblait à Bibendum avec toutes ses couches de vêtements. Nous enfilâmes nos anoraks et sortîmes dans la neige –enfin, Steve et moi sortîmes, Peter courut dans le grand jardin derrière le chalet et se jeta dans l'épaisse couche de poudreuse.
-Venez, c'est trop géniaaaaal !
Souriant, je pris la main de mon mari –enfin, la moufle de mon mari– et l'entraînai vers notre fils, qui s'amusait à faire des anges dans la neige.
-Ca va, Steve ?
-Oui, ne t'inquiète pas, je ne sens pas le froid avec toutes ces épaisseurs !
-Tu me le dis, hein ? répondis-je d'un ton inquiet.
-Promis, me sourit-il avant de remettre correctement sa cagoule pour protéger son nez, qui commençait déjà à rougir.
-Papa, papa, on fait un bonhomme de neige ?
-Je m'occupe du bas, Steve, tu fais le torse, et toi la tête ? proposai-je.
Ils acceptèrent tous les deux, et bientôt nous nous activâmes pour réaliser le plus gros bonhomme de neige que je n'avais jamais fait –en même temps, je ne me rappelais pas en avoir déjà fait un, ou en tous cas pas avec mes parents.
Cela faisait déjà six ans et demi que Peter vivait avec nous, et je me découvrais chaque jour un bien meilleur père que je ne le pensais –et mille fois meilleur que le père que j'avais eu et auquel j'avais eu si peur de ressembler. Et tout ça me rendait vraiment heureux.
-Peter, appelai-je alors qu'il venait de terminer la tête, trouve-nous des marrons, une carotte et des branches mortes pour les bras ! Il doit y avoir des légumes dans la cave, et regarde si tu peux trouver une vieille écharpe aussi.
-Oui papa !
Je profitai de sa très courte absence pour venir me coller à mon mari, et baissai le nez de sa cagoule afin d'avoir accès à ses lèvres. Je pris possession de sa bouche avec envie, pour découvrir que sa peau était froide, aussi ne me privai-je pas de l'embrasser avec passion pour le réchauffer, alors qu'il me serrait contre lui.
-Tu devais me dire si tu avais froid, le grondai-je doucement.
-Ca va, je t'assure, me répondit mon amant avec un sourire.
Peter revint rapidement avec des trucs plein les mains, et nous achevâmes notre bonhomme de neige. Il était magnifique ! Mon fils avait même trouvé un vieux béret, qui lui allait à ravir.
Nous fîmes ensuite une bataille de boules de neige, puis allâmes manger, et Steve proposa de construire un igloo pendant l'après-midi, proposition acceptée avec enthousiasme.
J'étais absolument ravi d'avoir convaincu mon mari de passer les vacances de Noël à Aspen, elles promettaient d'être parmi les meilleures de ma vie !
Le soir de Noël arriva bien vite.
Nous avions coupé un sapin dans la forêt le soir même, en rentrant du ski –enfin, Peter et moi, puisque Steve préférait rester à l'intérieur du chalet à lire ou à faire la cuisine pendant les leçons de ski de notre fils– et achevions de le décorer lorsque la sonnerie du four retentit.
-Les cassolettes sont prêtes ! s'exclama mon mari en filant vers la cuisine. Allez vous mettre à table, j'arrive !
-Oui papa !
Peter et moi allâmes nous installer à la table de la salle à manger, décorée par les soins de mon fils : une grande nappe blanche, la plus belle vaisselle du chalet, des branches de houx et des bougies un peu partout. Steve ne tarda pas à revenir en portant un plateau, et plaça les assiettes devant chacun de nous : une cassolette de fruits de mer sauce au vin blanc, accompagnée de riz et de pointes d'asperges.
J'adorais le fait que mon mari passe ses journées au chalet –d'abord parce que je le rejoignais pendant les leçons de ski de Peter pour jouer sous la couette, et ensuite parce qu'il passait beaucoup de temps en cuisine, pour le plus grand plaisir des deux skieurs qui rentraient épuisés de leurs après-midis sur les pistes. Et être accueilli par une montagne de crêpes, accompagnées d'un chocolat chaud très crémeux, je ne connaissais rien de mieux. Sans parler du dîner délicieux que mon adorable mari avait aussi cuisiné, et qu'il nous servait après une douche bien chaude.
Et ce soir-là ne fit pas exception à la règle.
Après les cassolettes, nous mangeâmes des papillotes de saumon accompagnées d'épinards, puis Steve amena la bûche au chocolat sur laquelle il avait passé la majeure partie de la matinée –il m'avait même interdit de revenir pendant la leçon de ski de Peter, arguant qu'il n'aurait jamais le temps de finir sinon.
A la fin du dessert, je proposai à Peter de ne pas attendre le lendemain pour ouvrir les cadeaux, mais de les déballer à minuit. Inutile de préciser qu'il accepta avec enthousiasme, puis nous nous installâmes au salon pour jouer à un jeu de société en attendant l'heure fatidique.
-Il est minuit ! s'exclama soudainement Peter en pointant du doigt la grosse horloge qui se trouvait au-dessus de la cheminée. Les cadeaux !
J'échangeai un regard amusé avec mon mari, alors que notre fils se précipitait au bas du sapin pour distribuer les paquets. Il commença immédiatement à ouvrir les siens, aussi mon mari et moi attendîmes patiemment qu'il ait terminé pour déballer les nôtres.
Peter trouva une voiture télécommandée Stark Industries équipée d'un ARK miniature dernière génération, qui serait commercialisée seulement trois mois plus tard –ben quoi, quel était l'avantage de posséder une entreprise sinon de décider de la date de sortie des voitures télécommandées, entre autres ?–, une console de jeux, trois nouveaux jeux, un « Kit de l'électricien Junior » et un vélo dernier cri.
Il nous sauta au cou tour à tour, en nous remerciant mille fois pour les supers cadeaux, puis nous pressa d'ouvrir les siens.
Je découvris une peluche de panda alors que Steve déballait une peluche de tigre, et nous remerciâmes notre fils avec de grands sourires. Il adorait les peluches, et justifia son choix de la manière suivante :
-Comme ça, vous me piquerez plus les miennes !
Nous éclatâmes de rire, puis je me tournai vers Steve :
-Tu as déjà eu ton cadeau, mais j'en ai un autre pour toi !
Je lui tendis un petit paquet cubique, et il l'ouvrit en fronçant les sourcils, sous le regard très curieux de Peter, pour en sortir une montre de poche du même style que sa vieille boussole des années 40. Steve l'ouvrit pour découvrir, sur la face intérieure du clapet, une photo de nous trois, prises quelques mois auparavant.
-Comme ça, tu nous auras toujours avec toi, murmurai-je tendrement à l'oreille de mon mari.
Les larmes lui montèrent aux yeux, et il me serra contre lui sans rien dire. Je n'avais pas choisi ce format par hasard : Peggy nous avait quittés l'année passée, à l'âge canonique de cent deux ans, et je savais que mon mari conservait la boussole dans laquelle il avait glissé une photo de son premier amour. Cette montre de poche était un moyen pour moi de lui rappeler que Peter et moi l'aimions au moins autant que Peggy l'avait aimé.
Ce fut au tour de Steve de me tendre un paquet, assez plat, relativement grand, et je le déballai avec empressement –j'adorais ouvrir les cadeaux, découvrir la surprise cachée dans le paquet, c'était toujours aussi excitant– pour y trouver un portrait de moi, l'air concentré, penché sur ce qui ressemblait à un établi, la langue légèrement tirée.
-Parce que j'adore te voir tirer la langue, mon cœur, chuchota mon mari à mon oreille d'un ton espiègle.
Je le remerciai d'un baiser, puis Peter montra les premiers signes de fatigue et décida de lui-même d'aller se coucher pour ne pas arriver complètement fatigué à la leçon de ski du lendemain, qui devait être la dernière. Il nous embrassa, nous souhaita une bonne nuit, et monta à l'étage.
Le feu dans la cheminée s'éteignait lentement, et je me lovai dans les bras de mon mari pour profiter de la chaleur des braises –de manière apparemment innocente. Ce ne fut que lorsque j'entendis la porte de la chambre de Peter se fermer que ma main s'égara entre les cuisses de mon amant, et qu'un gémissement tout à fait délicieux se fit entendre :
-Tony…
Un sourire mutin sur les lèvres, je relevai le visage vers Steve, qui se mordit la lèvre avant de fondre sur ma bouche pour un baiser passionné. Je plaquai ma main sur son entrejambe, et il donna un coup de bassin en gémissant dans ma bouche.
Un instant plus tard, mon délicieux mari était allongé sur l'épais tapis qui se trouvait devant la cheminée, son haut de pyjama avait valsé à l'autre bout de la pièce, et j'explorais la peau de son torse de ma langue, encouragé par les râles de plaisir et d'anticipation qu'il poussait.
Lentement, je remontai le long de ses abdominaux, m'égarai sur un téton perlé, dessinai les muscles saillants de son cou, avant d'aspirer la peau tendre de sa gorge.
-Ah, Tony…
Joueur, je fis doucement descendre une main vers l'élastique de son caleçon, en m'arrêtant juste avant pour jouer avec les quelques poils blonds qui m'indiquaient si bien le chemin, alors que je dévorais toujours son cou. Il se cambra pour tenter de me forcer à descendre encore plus au sud, mais je me contentai de sourire contre sa gorge, avant de donner un coup de bassin contre le sien.
Le gémissement que je reçus en retour était grandiose.
Et précipita les choses.
Je me redressai brusquement, arrachant son pantalon à mon mari et me déshabillant en sept secondes chrono –améliorant ainsi mon record. Steve était magnifique ainsi, alangui sous moi, la peau luisant doucement à la lumière des braises rougeoyantes, et je ne pus m'empêcher de me mordre la lèvre. Bon sang, qu'est-ce que j'avais envie de lui !
Mais apparemment, mon délicieux mari ne l'entendait pas de cette oreille. Se redressant d'un coup, il me plaqua contre son torse et me fit basculer sous lui d'un mouvement souple.
-Ah, Steve… Prends-moi…
Tout aussi taquin que je l'avais été, il m'offrit un sourire en coin et abaissa son bassin pour frotter nos érections l'une contre l'autre. Je me cambrai en gémissant, alors qu'il dévorait la peau de mon cou.
Il se redressa doucement et présenta deux doigts à ma bouche, que je m'empressai de lécher, sucer, mordiller, les yeux plantés dans les prunelles assombries de désir de mon amant. Il donna soudainement un coup de bassin plus fort, et je me cambrai brusquement dans un râle.
Ses doigts trouvèrent le chemin vers mon entrée, et il n'attendit guère pour en introduire un en moi. Je poussai contre sa main pour le faire accélérer, aussi il ne se fit pas prier pour ajouter un deuxième doigt, débutant de lents mouvements de ciseaux, et effleurant occasionnellement ma prostate, me faisant gémir.
Soudain, il retira ses doigts, m'arrachant un grognement de mécontentement, et attrapa un coussin sur le canapé pour le placer sous mes fesses. Je basculai la tête en arrière et fermai les yeux, impatient qu'il me prenne, mais de toute évidence, il ne l'entendait pas de cette oreille.
Je poussai un gargouillement lorsque sa langue vint doucement laper mon entrée, et ma respiration se coupa lorsqu'elle s'introduisit légèrement en moi. Bon sang, c'était à la fois gênant –même pour moi– et la chose la plus délicieuse que j'aie jamais expérimentée.
Délicieuse, certes, mais insuffisante, aussi je pressai mon mari :
-Steve… Prends-moi… Maintenant…
Se redressant et m'offrant un sourire des plus satisfaits, mon mari fit courir sa langue le long de mon membre, avant de suçoter doucement mon gland. Mais encore une fois, j'avais besoin de plus :
-Steve, bon sang !
Cette fois-ci, il amena son visage vers le mien et me pénétra d'un unique coup de hanches parfaitement maîtrisé, et je me mordis violemment la lèvre pour retenir mon cri de plaisir –je n'avais pas oublié que Peter dormait à l'étage.
Mon amant n'attendit pas plus longtemps pour commencer de délicieux va-et-vient en moi, me faisant haleter de plus en plus fort. D'une main, il s'empara de mon membre tendu à l'extrême et le caressa en rythme avec ses coups de rein.
-Ah, Tony, Tony, Tony…
Je ne savais ce qui déclencha mon orgasme : la voix rauque de mon mari, la lumière rougeoyante des braises sur sa peau humide, le regard de désir pur qu'il me lança lorsqu'il pressa mon gland une ultime fois, mais la vague de jouissance qui me terrassa était d'une puissance rarement atteinte, et je dus me mordre la lèvre jusqu'au sang pour m'empêcher de hurler son nom.
Il donna encore quelques coups de boutoir en moi avant de s'arquer à son tour, se déversant au fond de moi.
Entourant son torse de mes bras, je l'allongeai contre moi, et nous reprîmes doucement notre respiration, sa tête nichée dans mon cou, ses mains caressant mon torse, son cœur battant à l'unisson avec le mien.
-Wouha, soufflai-je.
Steve se redressa avec un sourire mutin, qui se transforma en sourire contrit lorsqu'il remarqua le sang sur ma lèvre. Il entreprit alors de lécher le liquide avec douceur et amour, puis m'embrassa avec tendresse.
-Je pense qu'il est temps d'aller nous coucher, mon cœur, murmura-t-il.
J'acquiesçai, et nous montâmes dans notre chambre en essayant de faire le moins de bruit possible.
Ces vacances avaient vraiment été parfaites !
J'espère que ca vous a plu ! :D
Le chapitre suivant arrivera (je l'espère) plus vite, dès que j'aurai écrit le chapitre d'après :D
Une petite review pour me donner votre avis ? :D
Réponse aux reviews :
Lululili : Je suis ravie que ma fiction te plaise toujours autant ! :D J'espère que tu auras également apprécié ce lemon hihi 8D
Ouiiiii Peter est trop chou, j'aimerais bien avoir un petit garçon comme ça xD
julie91 : Hé oui, en même temps il est dans une famille parfaite le petit bonhomme ! Et il a conscience de son charme 8D
Ils se sont retrouvés après l'épisode de l'AIM, pour leur plus grand bonheur d'ailleurs :D
