Bonjouuuuuuuuur !

J'espère que vous avez passé un joyeux Nowel et que vous avez eu pleeeeiiiin de cadeaux ! :3

Après une (très) longue absence (pardonpardonpardon), voici la suite ! J'espère que vous ne m'en voulez pas trop, je serai plus rapide pour le prochain chapitre, étant donné qu'il en reste deux + l'épilogue.

Je tiens à remercier beaucoup beaucoup mes fidèles revieweuses ; plein de coeurs sur vous deryous50, julie91, Lululili, Dardix et ItzMy01 en particulier, bisouuuuuus tout plein ! :*

Bonne lecture, et bonne année !


Le lendemain matin, Friday me réveilla en m'annonçant que Rhodey venait d'arriver à Berlin, et qu'il m'attendait dans le hall de l'hôtel –je l'avais appelé la veille pour lui demander de venir m'aider à arrêter mon mari.

-Dis-lui de monter et commande le petit-déjeuner, ordonnai-je à mon I.A.

-Tout de suite, boss.

Mon meilleur ami débarqua dans ma suite quelques minutes plus tard, alors que je venais de finir de m'habiller, et m'adressa un sourire incertain.

-Hey, Tony.

-Hey, Rhodey. Merci d'être venu, ajoutai-je en lui donnant l'accolade.

-C'est normal, vieux, me répondit-il en me rendant mon étreinte. Bon alors, quel est le programme ?

-Il faut que je retrouve l'imbécile qui me sert de mari, fis-je d'un ton froid et déterminé. Et j'ai besoin de ton aide…

Un sourire mi-figue, mi-raisin se peignit sur les lèvres de Rhodey, avant qu'il n'acquiesce :

-C'est pour ça que je suis venu, non ?


-Boss, votre mari se dirige vers un hélicoptère, sur la piste 23-A.

-Merci Friday. Rhodey ?

-Je te suis, me répondit mon meilleur ami en décollant juste derrière moi.

Nous étions à l'aéroport de Leipzig, là où l'émetteur que j'avais placé sur le boucler de mon mari à son insu m'indiquait sa présence. Partant du principe que Steve n'abandonnerait jamais son bouclier, j'en avais déduit que l'imbécile que j'avais épousé se trouverait là.

Nous volâmes jusqu'à la piste indiquée par mon I.A., et je projetai un gadget de mon invention sur le rotor de l'hélicoptère vers lequel mon mari courait, ce qui eut pour effet de détruire instantanément toute l'électronique à son bord. Personne ne décollerait avec cet engin.

Rhodey et moi nous posâmes entre l'imbécile au bouclier et l'hélicoptère.

-Ouah, c'est fou ce qu'on croise de gens dans les aéroports. C'est bizarre, tu trouves pas Rhodey ?

-Très bizarre, me confirma mon meilleur ami, usant du même ton ironique que j'avais employé.

Steve s'arrêta face à nous.

En me suppliant du regard.

-Tony…

-Non, tais-toi. J'étais d'accord pour que tu partes à la recherche de ton vieux copain légèrement assassin sur les bords. Je suis venu jusqu'en Allemagne –en laissant Peter à la maison, oui, je te rappelle que tu as un fils de dix ans, espèce d'irresponsable– pour t'aider à échapper aux griffes de Ross. Et je me retrouve, un flingue pointé sur le front par ton super pote complètement timbré, alors que tu traînes je ne sais où dans un building de trente étages ? Non, là c'est trop.

Malgré le casque qui lui mangeait la moitié du visage, je vis l'incompréhension apparaître sur les traits de mon mari.

-Qu'est-ce que c'est que cette histoire de flingue ?

Je ne pus m'empêcher de lâcher un bref éclat de rire amer :

-Ton vieux copain t'a pas dit ? Il m'a pointé un flingue dessus et a ESSAYÉ DE ME TUER BORDEL !

Je n'avais pas prévu de m'énerver –nous en avions discuté avec Rhodes, et il nous, enfin, lui semblait que la meilleure solution pour régler toute cette affaire était de rester calme– mais la mâchoire tombante de mon crétin de mari valait bien le coup d'avoir crié.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

-Il semble que malgré ce qu'il y a entre vous, Barnes a omis ce petit détail. Bien. La preuve est ici : il est dangereux, quoi que tu puisses en penser.

Mon mari hocha la tête de droite à gauche :

-Non. Il a été contrôlé par HYDRA. Comme quand il a tué tes parents. Tout ce qu'ils ont à faire, c'est lui dire quelques mots spécifiques et il devient une marionnette. Il ne peut pas être tenu responsable de ce qu'il a fait, tout comme Clint ne peut pas être tenu pour responsable de ce qu'il a fait lorsqu'il était sous le contrôle de Loki.

Je poussai un soupir de lassitude et d'énervement, et essayai de contrôler ma voix –ce qui se solda par un échec cuisant :

-Arrêtes un peu avec ça et ramène Barnes à Berlin tout de suite !

-Non Tony. Je suis désolé, mais il y a cinq autres super-soldats comme lui, contrôlés par HYDRA, et ce soi-disant psychiatre est à leur recherche. Je ne peux pas prendre le risque qu'il les trouve avant nous, Tony –je ne peux pas.

-Steve…

Mon mari se retourna d'un coup vers Natasha, qui venait d'apparaître de derrière un conteneur. L'espionne continua :

-Tu sais très bien comment cela va se terminer. Tu tiens vraiment à te battre ? Tu en es sûr ?

Je pus sentir un instant d'hésitation chez moi mari, mais la détermination que je connaissais si bien reprit sa place sur ses traits presque instantanément. Je commençai à perdre patience :

-Bon très bien. Ça suffit. De deux choses l'une : soit tu nous livres tout de suite Barnes, sans conditions soit toi et ta petite équipe, vous résistez, auquel cas vous aurez affaire à des commandos des Opérations Spéciales, qui seront nettement moins aimables que nous.

J'inspirai un grand coup et repris, dans un murmure cette fois :

-Steve… S'il te plaît. Reviens à la raison, rentre à la maison. Et Barnes pourra aller dans un hôpital psychiatrique américain, et pas dans une prison de l'ONU à Berlin. Tu ne peux pas abandonner Peter.

Mon mari fit non de la tête :

-Peter a un autre père. Bucky n'a personne d'autre. Je ne peux pas l'abandonner, pas maintenant. Je suis désolé, Tony.

Je sentis les larmes me monter aux yeux.

Ainsi, c'était ça. Mon mari, l'homme avec qui j'avais passé dix ans de ma vie, qui m'avait convaincu d'adopter notre fils, mon héros d'enfance et le seul à calmer mes cauchemars, l'homme de ma vie, nous laissait tomber, Peter et moi. Et pour qui ? Pour un assassin psychopathe.

Merci bien.

Encore une fois, je me sentis seul. Peter m'en voulait déjà de ne pas être rentré avec Steve la veille, il ne me pardonnerait jamais de revenir à la maison sans son autre père, en lui expliquant que Captain America pourrissait au fond d'une geôle, quelque part au milieu de l'océan Atlantique.

Et je ne pardonnerais jamais à Steve de nous avoir abandonnés.

Surtout pour des conneries pareilles.


La bataille qui suivit fut épique. Steve avait ramené à ses côtés Wanda et Clint, en plus de Sam, alors que je me battais avec Vision, Natasha et Rhodey.

J'étais en train de poursuivre Sam lorsque le Quinjet sortit du hangar où Natasha l'avait garé. Sauf que l'espionne n'était pas aux commandes…

Mon mari pilotait l'engin.

Suivit par Rhodey, je me lançai immédiatement à la poursuite du Quinjet. Sam était à nos trousses, Vision se trouvait au sol, tenant Wanda dans ses bras. Rhodey demanda à l'androïde de détruire l'alimentation des ailes du Faucon, mais celui-ci échappa au rayon d'énergie grâce à une pirouette, et mon meilleur ami fut touché.

Son réacteur hors service, il ne pouvait rien faire.

Il commença à tomber à toute allure.

-Rhodey ?

Je changeai immédiatement de trajectoire, mettant toute la puissance de mes réacteurs au service de ma descente, dans l'espoir fou d'intercepter WarMachine avant qu'il ne touche le sol.

-RHODES !

Friday m'avertit que le Faucon plongeait également.

L'impact fut terrible.

J'atterris maladroitement à côté du corps inerte de Rhodey, arrachai le masque de l'armure pour découvrir le visage de mon meilleur ami plein de sang, et ordonnai immédiatement à mon I.A. de me dire s'il vivait encore.

-Battement de cœur détecté. Les secours sont en route.

Sam se posa non loin de nous, et murmura :

-Je suis désolé…

Je tirai un coup dans son ventre, assez fort pour l'envoyer valser, mais pas assez pour le blesser sérieusement. Il s'en tirerait avec un énorme bleu.

Pas comme Rhodey…


A l'hôpital, alors que mon meilleur ami passait une IRM pour déterminer l'étendue des dommages sur sa colonne vertébrale, Vision s'excusa auprès de moi de sa maladresse, mais je l'envoyai promener. Je n'avais aucune envie de parler pour le moment, aussi je me réfugiai sur un balcon.

Natasha me rejoignit quelques minutes plus tard, et posa une main compatissante sur mon épaule :

-Il va s'en tirer. Il restera probablement paralysé des jambes, mais il survivra. J'ai parlé à l'équipe médicale, ils vont le stabiliser ici et ils l'enverront à l'hôpital de Columbia demain à la première heure.

Elle me rassurait légèrement sur le sort de mon meilleur ami, et je hochai la tête en signe de remerciement, réfléchissant déjà à un système d'exosquelette qui pourrait permettre à Rhodey de remarcher.

Mais ce n'était pas ma priorité absolue pour le moment, aussi je posai la question qui me brûlait les lèvres.

-Et Steve ?

Elle se mordit la lèvre, avant de me répondre d'une voix blanche :

-Je l'ai laissé passer. J'avais une dette envers lui.

-Agent double un jour, agent double toujours hein ? Ça doit être dans les gènes.

L'espionne resta sans voix un instant et retira sa main de mon épaule, comme si elle s'était brûlée. Je sus que j'avais dépassé les bornes. Elle n'avait pas hésité à être là pour moi après notre capture par l'AIM, et j'avais une dette envers elle pour cela.

-Pardon Nat. Mes mots ont dépassé ma pensée. C'est juste que…

-Je comprends, répondit-elle en posant à nouveau une main sur mon épaule.

Elle hésita un instant avant de reprendre :

-Il m'a demandé de prendre soin de toi juste avant de monter dans le Quinjet. Et il m'a aussi dit qu'il était désolé, mais qu'il ne pouvait pas abandonner Barnes.

Je laissai échapper un petit rire, avant de répondre d'une voix pleine d'amertume :

-Alors sauver son meilleur ami est plus important que tout, et il n'hésite pas à risquer de tuer le mien pour s'en sortir. Bravo. Je pensais que j'avais épousé quelqu'un de bien.

-Tony !

Natasha prit mon menton dans sa main pour me forcer à la regarder, et continua d'une voix ferme :

-Tu ne peux pas dire ça ! Steve est quelqu'un de bien. Et il t'aime, plus que tout. Je le sais. Il pense que ce qu'il fait est juste.

-IL A CHOISI BARNES, NATASHA ! IL A PRÉFÉRÉ PARTIR AVEC BARNES PLUTÔT QUE DE RENTRER A LA MAISON, TU L'AS ENTENDU COMME MOI ! IL A CHOISI UN ASSASSIN PSYCHOPATHE AU LIEU DE SON PROPRE FILS ! NE ME DIS PAS QUE C'EST QUELQU'UN DE BIEN !

Elle prit une grande inspiration, cherchant sans doute quoi répondre, mais je la coupai avant qu'elle n'ait pu dire un mot :

-Non, ne dis rien. Laisse-moi, s'il te plaît. J'ai besoin d'être seul.

Natasha soupira longuement, mais me donna tout de même une étreinte qui se voulait réconfortante avant de quitter le balcon. Lorsqu'elle passa la porte fenêtre, elle lança un dernier coup d'œil vers moi, mais je me détournai instantanément.

La voix de mon I.A. me tira de mes pensées :

-Boss, un upload prioritaire de la police de Berlin.

-Qu'est-ce que c'est ?

Ma montre projeta un écran holographique, et une image d'un homme couvert de sang dans une baignoire s'afficha, alors que mon I.A. reprenait la parole :

-Le docteur qui a interrogé Barnes n'était pas le bon.

-OK, arrête-toi-là et démarre l'hélicoptère. On part pour le RAFT.

-Tout de suite boss.


Dans l'hélicoptère, Friday continua l'histoire, me révélant que le colonel Helmut Zemo, qui dirigeait le groupe EKO-Skorpion, une escouade de tueurs d'élite sokoviens, avait pris la place du docteur Broussard, supposé interroger Barnes.

Et que c'était lui qui avait placé la bombe en face du siège de l'ONU, avant de passer devant les caméras, portant une prothèse faciale imitant le visage de Barnes, prothèse qui avait été retrouvée avec le cadavre du véritable docteur Broussard, dans un appartement à Berlin.

-Le salopard, grinçai-je entre mes dents.

L'hélicoptère arriva au RAFT une demi-heure plus tard. Il s'agissait d'une immense prison de haute sécurité, construite comme une île flottante, et pouvant s'immerger jusqu'à cinquante mètres de profondeur. La prison idéale pour les criminels dangereux.

Je ne pouvais pas croire que mes coéquipiers avaient été enfermés là-dedans.

Le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis m'accueillit et je lui annonçai sans détours que je souhaitais m'entretenir avec les Avengers prisonniers.

L'état de Wanda me brisa le cœur –elle était ligotée dans une camisole de force, un collier explosif autour du cou, et des bleus se voyaient sur son visage. Les autres, s'ils gardaient évidemment des séquelles de la bataille, avaient l'air de ne pas avoir été maltraités par les gardes.

Je réussis à convaincre Sam de me dire où était parti Steve, après avoir grillé les micros présents dans le périmètre des cellules. Et lui promis, ainsi qu'à Clint et Wanda, qu'ils ne resteraient pas longtemps prisonniers.

Je repris l'hélicoptère et le lançai en pilote automatique pour New York. Puis j'enfilai Mark LIII, me laissai tomber de la cabine, et me dirigeai vers la Sibérie.

Je devais retrouver mon mari.

Il avait beau s'être conduit comme un imbécile, c'était quand même l'homme de ma vie. Je ne pouvais pas rester sans rien faire alors qu'il allait probablement risquer sa vie aux côtés de l'assassin de mes parents. Il fallait que je le rejoigne et que je me batte avec lui contre les cinq fameux autres soldats de l'hiver.

La nuit allait être longue.

Enfin, pas plus que celle d'avant. Et j'avais l'habitude de dormir peu. Je demandai à Friday de me réveiller lorsque la base secrète d'HYDRA serait en vue, et fermai les yeux pour tenter de récupérer un peu avant la bataille.

Quelque chose me disait que j'aurais besoin de forces…


Lorsque Friday me réveilla, le jour se levait doucement sur la Sibérie. Partout où je regardais, je ne voyais que de la neige et de la glace, et quelques reliefs par ci, par là, mais rien de très escarpé.

Et puis, pour I.A. m'indiqua le Quinjet, à quelques kilomètres de l'endroit où j'étais, et je ralentis pour diminuer le bruit des réacteurs. Si les autres soldats de l'hiver étaient réveillés, je ne voulais pas les alerter sur ma présence…

-Boss, je viens d'analyser le Quinjet. Les données du dernier vol indiquent qu'il s'est posé il y a une vingtaine de minutes.

-Seulement ?

-Oui boss.

Je me posai non loin de l'appareil, et mon I.A. projeta sur l'intérieur de mon casque un scan de la structure. Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit sifflement admiratif. Ils savaient y faire, les Soviétiques !

Deux taches rouges m'indiquèrent que mon mari et son acolyte se trouvaient au douzième sous-sol, non loin de l'immense salle qui devait contenir les autres soldats de l'hiver. Ne détectant qu'une signature thermique dans la salle, je ressentis un bref moment d'inquiétude, avant de me rappeler que les autres assassins d'HYDRA devaient probablement être cryogénisés.

J'entrai dans le bâtiment et pris l'ascenseur pour descendre au niveau où se trouvaient les deux ancêtres.

Lorsque je forçai sur les deux portes de l'ascenseur pour les ouvrir, Steve et Barnes se trouvaient sur l'escalier en face des portes, mon mari se protégeant –et protégeant son ami– avec son bouclier et l'assassin de mes parents me pointant un fusil-mitrailleur dessus –bordel, encore ?!

-Tony ? appela Steve en se redressant lentement, malgré le sifflement désapprobateur de Barnes.

-Hé oui, c'est moi, répondis-je alors que mon casque se rangeait dans mon armure. Tu sembles sur tes gardes.

-J'ai eu une mauvaise journée, répliqua mon mari.

Il ne savait de toute évidence pas quelle attitude adopter avec moi. Bien.

-Détends-toi soldat, ce n'est pas toi que je cherche.

-Alors que fais-tu ici ?

Ah, le ton défensif était de retour. Mon crétin de mari protégeait encore et toujours son copain des années quarante.

-Il se pourrait que son histoire tienne la route. Il se pourrait. Oh, et Ross ne sait pas que je suis là c'est préférable.

Je sentis mon mari se détendre légèrement.

-Content que tu sois là, Tony.

-Ouais, bon, on va pas en faire tout un plat.

Mon mari me sourit doucement, mais je ne lui rendis pas son sourire –hors de question qu'il croie que je l'avais déjà pardonné. Je reportai mon attention sur l'autre ancêtre, qui avait toujours son AK-47 pointé sur moi.

-Bon le tireur embusqué là, ça va c'est bon, y'a une trêve, tu peux baisser ton…

Sur un signe de Steve, l'assassin d'HYDRA s'exécuta. Mon mari me fit un signe, et je pris la tête de notre petit groupe pour continuer notre chemin vers la salle centrale. Je n'étais pas plus rassuré que ça, mais Steve semblait faire confiance à son meilleur ami.

Et je faisais confiance à Steve.

-Signature thermique détectée, murmurai-je alors que nous entrions dans un immense espace vide.

-Combien ? me demanda Steve.

-Euh, une seule, répondis-je.

Nous continuâmes d'avancer prudemment, scrutant l'obscurité avec angoisse, mais la pièce s'éclaira brutalement, nous montrant les cinq cuves de cryogénisation. Un super soldat dans chacune d'elles.

Une balle dans la tête.

-Tu pensais vraiment que j'en voulais d'autres comme toi ?

-Bordel de merde, murmura Barnes.

C'était la première fois que je l'entendais parler.

-Cela dit, je leur suis reconnaissant d'une chose : ils ont servi d'appâts.

La voix venait du bout de la pièce, derrière une vitre blindée –enfin, que je supposais blindée. J'eus la confirmation de ce que je pensais lorsque Steve lança son bouclier et qu'il rebondit sans laisser de trace sur le verre.

Un rire nous parvint :

-Je vous en prie, Captain. Les Soviétiques ont construit ce bunker pour résister au lancement de missiles UR-100.

-Je pense que je peux faire mieux, répliquai-je.

-Oh, je n'en doute pas, M. Stark. Avec le temps. Mais alors vous ne saurez jamais pourquoi vous êtes venus.

Un temps de silence, puis Steve demanda, d'une voix tremblante de colère :

-Tous les innocents que vous avez tués à Vienne, c'était pour nous attirer ici ?!

Mon mari était maintenant tout près de la vitre derrière laquelle le colonel Helmut Zemo se tenait –c'était bien lui, Steve avait raison depuis le début. Le Sokovien lui répondit d'une voix sifflante :

-Je n'ai pensé à rien d'autre depuis plus d'un an. Je vous ai suivis, je vous ai étudiés. Et maintenant que vous êtes là devant moi, je viens de réaliser… Il y a un peu de vert dans le bleu de vos yeux. Quelle joie d'enfin trouver un défaut !

-Ce n'est pas un défaut ! m'exclamai-je, contre ma volonté.

Personne ne critiquait ou n'insultait mon mari. Ce privilège m'était entièrement réservé –et même si j'avais actuellement envie de l'envoyer valser contre un mur, je le défendrais contre ceux qui trouveraient une raison infime de le critiquer.

Steve poursuivit, sans un regard vers moi :

-Vous êtes sokovien. C'est à propos de ça ?

Le colonel fit non de la tête :

-La Sokovie était perdue bien avant que vous ne la réduisiez en poussière. Non… Je suis ici parce que j'ai fait une promesse.

-Vous avez perdu quelqu'un, tenta encore Steve.

Le faux psychiatre répondit d'une voix tremblante de colère :

-J'ai perdu tout le monde. Et maintenant, c'est à votre tour.

Un écran s'alluma non loin de moi, et Steve recula pour voir la vidéo qui commençait, alors que le sokovien continuait :

-Un empire détruit par ses ennemis peut se relever. Mais celui qui s'effondre de l'intérieur… Celui-là est anéanti. Pour toujours.

Il se tut sur ces paroles énigmatiques, et appuya de toute évidence sur un bouton à l'intérieur du bunker.

La vidéo commença.

-Je… Je connais cette route, murmurai-je, hypnotisé par l'écran.

J'y étais allé plusieurs fois, au début, en 1992. C'était le tronçon de route forestière menant à l'aéroport de New York. L'endroit précis où mes parents avaient eu leur accident –enfin, avaient été assassinés.

Mais pourquoi… ?

-Qu'est-ce que c'est ? criai-je en direction de Zemo.

Celui-ci disparut dans l'obscurité, sans me donner de réponse.

La vidéo continua.

Une voiture rentra dans un arbre, suivie par une moto qui s'arrêta non loin. Et mon père sortit du véhicule accidenté, avant que l'homme de la moto ne l'attrape par les cheveux.

-Sergent Barnes ? murmura mon géniteur.

Celui-ci sembla hésiter un instant avant d'envoyer son poing de métal dans le visage de mon père, le tuant sur le coup.

-Howard ? Howard !

La voix de ma mère me brisa le cœur, et je levai le regard vers l'assassin de mes parents, qui se tenait à quelques mètres de moi, se balançant d'avant en arrière, indécis, le regard fuyant. Comment osait-il me regarder ?!

Je regardai Barnes tuer le seul parent qui m'avait jamais témoigné de l'affection, avant qu'il ne se dirige vers la caméra pour la détruire.

La vidéo s'arrêta, me ramenant brusquement à la réalité. Je me tournai violemment vers Barnes, qui releva immédiatement son arme dans un pur réflexe défensif, et esquissai un mouvement pour le frapper, mais Steve me retint par le bras en s'exclamant :

-Tony, Tony !

Me retournant lentement, je levai un regard accusateur sur mon mari, qui me regardait, les yeux emplis de douleur et d'incertitude.


J'espère que ce chapitre vous aura plu !

Ne me tuez pas tout de suite, il reste encore deux chapitres et un épilogue, ce serait bête non ? :P

Hurlez donc votre rage au travers d'une review :3

Réponse aux reviews :

julie91 : Ouiiiii haha, il FALLAIT que j'en parle, c'est un peu comme une catharsis pour moi 8D
Y'a pas que pour son matricule que ça a chauffé haha, pour ses fesses aussi ! :P
Merciiiiiiiii :*

Lululili : Bonjour à toi aussi haha ;)
Il l'a senti passer le pauvre Capsicle haha, fallait pas mettre Tony-chou en colère !
Malheureusement elle va se terminer bientôt (snif) parce que j'arrive au bout de mon inspiration, mais je continuerai à écrire ! Et quand à la fin, je ne te dis rien (ça n'aurait aucun intérêt !)
Merci merci merciiii, bisous à toi aussi ! :*

Dardix : Hey ! Ca faisait longtemps toi :P
T'énerve pas trop contre le Capsicle, il en a bavé le pauvre chou haha :P Mais tu as raison, et Tony pense comme toi !
Des bisous :*