Hello les gens !
Euuuuuuuuh, pardon ? ^^
Je suis désolée désolée désolée du retard, mais j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, et avec la reprise des cours après un mois de partiels, c'était pas évident de trouver du temps
Enfin bref, j'espère que l'attente aura valu le coup et que vous allez aimer ce chapitre !
Cela faisait désormais cinq semaines que Barnes vivait au Complexe, cinq semaines que Peter faisait la tête à Steve, et trois semaines que j'agissais en public comme si j'avais tout pardonné à mon mari.
Pour que Peter ne le déteste pas.
Peine perdue.
Mon fils avait la rancune tenace, et il refusait d'appeler Steve « papa » ou même de lui adresser la parole depuis notre retour de Sibérie. J'avais tenté plusieurs fois de lui parler, de le raisonner, mais il n'était encore qu'un petit garçon de dix ans après tout, et était aussi têtu que moi.
Ce que, pour une fois, je déplorais.
Ce jour-là devait être le jour du retour de Wanda et Clint au Complexe –l'archer avait emmené la sorcière rouge dans sa ferme pour qu'elle se remette des mauvais traitements infligés par les gardes du RAFT. Et j'avais passé –épaulé par Natasha, Rhodey et Bruce– un sacré savon au Secrétaire d'Etat ainsi qu'aux responsables de la prison pour avoir été assez stupides pour battre une enfant –quoi, elle n'avait pas vingt-cinq ans ! C'était une gamine !
-Boss, l'agent Barton vient de poser le Quinjet sur le tarmac.
-Wanda est avec lui ?
-Oui boss.
-Génial. Enregistre tout mon travail, je vais les accueillir. Préviens les autres, je veux tout le monde dans le salon dans trois minutes, j'ai quelque chose d'important à annoncer à l'équipe.
-Tout de suite, boss.
Les écrans holographiques disparurent les uns après les autres alors que je filais vers l'ascenseur pour descendre au rez-de-chaussée. J'arrivai sur le tarmac au moment où Wanda sortait de l'appareil.
Elle avait l'air en forme ! Les bleus sur son visage avaient disparu, de même que les marques rouges laissées sur son cou par le collier, elle se tenait droite, la tête haute, et son regard pétillait de nouveau.
-Salut vous deux ! les hélai-je d'un ton joyeux.
-Bonjour Tony ! me répondit la jeune femme avec un grand sourire. Ca fait du bien de revenir ici ! Comment vas-tu ?
-C'est plutôt à moi de te demander ça, Wanda, répliquai-je d'un ton incertain.
Un nuage voila ses prunelles pendant une poignée de secondes avant qu'elle ne me réponde avec un sourire forcé :
-Ca va.
Je l'enlaçai, et elle me rendit mon étreinte.
-Je suis désolé, murmurai-je. Tout ça est ma faute…
-Non ! s'exclama-t-elle en s'écartant légèrement de moi. Steve m'a appelée, j'ai pris mes responsabilités, tu n'es pour rien dans ce qui s'est passé. Je t'en prie, ne te culpabilise pas pour ça. S'il te plaît.
Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit rire :
-D'accord.
Elle me sourit de manière plus sincère, et je saluai l'archer qui venait de nous rejoindre :
-Hey Clint, comment ça va ?
-Je suis content d'être de retour, me répondit-il. Ta sale tête commençait à me manquer sérieusement !
-Toi par contre, tu ne m'avais pas manqué, répliquai-je en tirant la langue –oui, j'étais toujours aussi mature.
Il me donna une accolade chaleureuse, que je lui rendis avec bonheur. Malgré mes dires, son humour fin et sa présence réconfortante de papa chevronné m'avaient manqué !
Nous rentrâmes dans le Complexe, et je prévins les deux arrivants que j'avais ordonné à tout le monde de nous retrouver au salon. J'avais une annonce –et une demande– de la plus haute importance à faire.
Bien évidemment, le retour de Wanda et Clint fut salué par une tonne d'embrassades, de tapes dans le dos et de sourires sincères, et je pris part à la joie générale, ravi de retrouver mon équipe au complet –bon, avec la pièce rapportée qu'était Barnes, mais passons.
-S'il vous plaît, quelques minutes de silence, demandai-je au bout d'un petit moment. Je voudrais vous faire part d'une idée que j'ai eue, mais j'avais besoin que Wanda soit de retour avant de pouvoir envisager de la mettre en place. Est-ce que tout le monde peut s'asseoir ?
Chose rare, il n'y eut aucune protestation –ah oui, c'est vrai, lorsque Steve demandait la même chose j'étais le seul à protester– et tout le monde tourna un regard attentif vers moi.
Je m'éclaircis la gorge et commençai :
-Cela fait cinq semaines que Barnes est arrivé ici, et cinq semaines que je me creuse la tête pour trouver un moyen de le débarrasser une bonne fois pour toute de l'influence qu'HYDRA a sur lui –non Steve, tais-toi, je n'ai pas fini, ajoutai-je en levant la main pour stopper mon mari, qui avait ouvert la bouche pour parler.
Ce n'était pas le moment de m'interrompre.
-Et plus j'y pense, repris-je comme si de rien n'était, plus je me dis que la solution la plus simple serait de laisser Wanda essayer.
Je me tournai vers la jeune femme :
-Penses-tu que tu serais capable de…
-De retirer tout ce qu'HYDRA lui a mis dans la tête ? me répondit-elle. Je ne sais pas, mais je peux essayer.
Je captai le regard rempli de gratitude que mon mari posa sur Wanda, et me dis qu'il était peut-être temps que je songe à me rabibocher avec lui. Après tout, cela faisait aussi cinq semaines –et deux jours– depuis notre dernière partie de jambes en l'air, et ça commençait sérieusement à me manquer.
Au-delà de sa trahison, je l'aimais profondément, et mon cerveau me hurlait ce que mon cœur avait tant de mal à accepter : Barnes n'était pas responsable du double meurtre qui avait fait de moi un orphelin.
Tout comme Clint n'était pas responsables des morts qu'il avait pu causer sous le contrôle de Loki.
-Je t'en serais éternellement reconnaissant, murmura Barnes à l'attention de la sorcière rouge.
-Il me faut une pièce au calme, et que personne ne vienne nous déranger, répondit la jeune femme. Nous allons nous installer dans ta chambre, Bucky. Tony, ajouta-t-elle en se tournant vers moi, peux-tu demander à Friday de verrouiller les appartements de Bucky et de ne laisser entrer –ou sortir– personne tant que je ne lui aurai pas demandé ?
Je hochai la tête, et appelai mon I.A. :
-Friday ? Tu as entendu ?
-Oui boss.
Wanda me remercia d'un signe de tête et se leva. Suivie par Barnes, elle se dirigea vers l'ascenseur, sous le regard inquisiteur de tous les membres de l'équipe.
Elle était partie depuis à peine trois minutes lorsque mon I.A. se manifesta de nouveau :
-Boss, il est seize heures quinze.
-Merci Friday.
Je me levai et me dirigeai à mon tour vers l'ascenseur. C'était l'heure d'aller chercher Peter à l'école, et avec toutes les nouvelles mesures de sécurité adoptées par le directeur, il fallait que je sois très ponctuel si je voulais avoir une chance de récupérer mon fils.
-Tony ?
Je me retournai vers Steve, qui m'avait suivi :
-Oui ?
-Je voudrais t'accompagner, murmura-t-il avec un regard plein d'espoir.
J'hésitai une poignée de secondes, jetai un coup d'œil vers Natasha, toujours assise sur le canapé –et qui nous fixait, évidemment, comme si j'avais besoin de le préciser– avant de répondre à mon mari :
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Peter t'en veut toujours, je ne voudrais pas qu'il fasse une scène devant l'école –et que les parents commencent à répandre le bruit que le fils de Captain America refuse de voir son père. La confiance qu'ont les gens dans les Avengers pourrait se trouver fragilisée, et nous n'avons pas besoin d'un autre scandale médiatique pour le moment.
Steve soupira en baissant la tête :
-Oui, je suppose que tu as raison. Je vais préparer le goûter en vous attendant, dans ce cas.
Avant que je n'aie pu ajouter quoi que ce soit, mon mari tourna les talons et disparut dans la cuisine. Ce fut à mon tour de soupirer. Il fallait que je parle à Peter, parce que là, ça devenait vraiment invivable !
Dans la voiture, sur le chemin du retour, je trouvai le courage d'aborder le sujet avec mon fils :
-Pete ? Il faut que je te parle de quelque chose d'important.
Il planta son regard dans le mien via le rétroviseur, l'air attentif, et je poursuivis :
-Il faut que tu arrêtes de bouder ton père. Et avant que tu ne protestes, je vais t'expliquer pourquoi. Quand j'aurai fini, tu pourras parler. OK ?
-OK, céda Peter.
J'inspirai un grand coup et commençai le petit discours que j'avais préparé à l'aller –ben quoi, je voulais faire les choses bien !– :
-Ton père et moi t'avons expliqué ce qui s'était passé en Allemagne, puis en Sibérie –et toutes les choses qui ont eu lieu avant ça. Bucky, l'assassinat de mes parents, et les raisons derrière cela –le contrôle par HYDRA en particulier, et leur volonté de dominer le monde, comme avec les héliporteurs, papa t'en a parlé aussi. Aujourd'hui, Wanda est revenue et…
-Wanda est revenue ?! s'exclama mon fils avec enthousiasme.
Je ne pus m'empêcher de sourire, et lui répondis par l'affirmative :
-Oui, mais tu avais promis de ne pas m'interrompre.
-Pardon papa, s'excusa rapidement Peter. Vas-y, continue, je me tais !
Un petit rire m'échappa, avant que je ne reprenne :
-Je disais donc, Wanda est revenue, et je lui ai demandé d'utiliser sa magie pour enlever tout ce qu'HYDRA a mis dans le cerveau de Bucky –comme quand tu supprimes un virus de ton ordinateur.
Mon fils acquiesça. Il était déjà très doué en informatique, et j'adorais travailler avec lui sur les améliorations logicielles de mes armures ou du Complexe –il avait tout un tas d'idées nouvelles qui m'enthousiasmaient.
-Elle a commencé un peu avant que je parte te chercher, mais elle ne sait pas pour combien de temps elle en aura –il faut d'abord qu'elle localise le « virus », et je suis certain qu'il est fragmenté, puis qu'elle détruise tous les petits bouts. Et s'il en reste un seul…
-… le « virus » pourrait se reprogrammer. Oui, je comprends.
Je jetai un coup d'œil dans le rétroviseur, et pus voir mon fils en pleine réflexion, les sourcils froncés.
-Et donc, continuai-je, une fois que Wanda aura supprimé tous les bouts du « virus », il n'y aura plus de Soldat de l'Hiver, juste Bucky. C'est Bucky que ton père a voulu sauver en Allemagne, pas le Soldat de l'Hiver. C'est… c'est comme si tu jetais tout ton ordinateur à la poubelle à cause d'un fichier infecté qui force des logiciels à se lancer.
-Mais c'est bête ! Il suffit d'enlever le virus !
Je hochai la tête avec un léger sourire. J'avais amené mon fils là où je le voulais, et j'en étais très fier.
-Donc tu ne peux pas en vouloir à papa d'avoir voulu sauver l'ordinateur –enfin, Bucky. Tu comprends ?
-Mais…
Peter semblait perdu, aussi je poursuivis :
-C'est la même chose. Sauf que cela peut avoir des conséquences plus graves que tu ne le penses. La confiance des gens dans les Avengers est fragile depuis l'épisode de l'Allemagne, et nous devons nous montrer forts et unis le plus possible. Les autres parents commencent à se demander pourquoi papa ne te cherche plus à l'école avec moi, et ils ont peur qu'il se passe quelque chose de grave.
-Je crois que je comprends, murmura Peter. Il faut qu'on redevienne une vraie famille, comme avant.
-Oui. Tu peux faire ça pour nous ?
Il darda son regard dans le mien –toujours via le rétroviseur– et acquiesça d'une voix ferme :
-Je vais le faire.
-Merci, Pete. Tu es le meilleur fils au monde.
Il rit –« ouais, je sais »– avant de détacher sa ceinture, alors que je me garai sur le parking du Complexe. Nous sortîmes de la voiture et je pris le cartable de mon fils –quoi, il le portait toute la journée, je pouvais bien l'aider un peu !
Steve nous attendait dans la cuisine.
Peter se figea une poignée de secondes devant la porte, avant d'avancer timidement vers mon mari, qui n'avait pas bougé. Il se planta devant lui, leva ses yeux vers ceux de Steve et murmura :
-Je te pardonne, papa.
C'était la première fois qu'il l'appelait comme ça depuis notre retour de Sibérie, et je vis les yeux de mon mari se remplir de larmes. Il se baissa doucement et ouvrit les bras. Peter n'hésita qu'une demi-seconde avant de se jeter contre son père, et ce dernier le souleva de terre en le serrant contre lui.
Je m'autorisai un petit sourire satisfait, et vint enlacer les deux hommes de ma vie. Après tout, j'avais réussi à m'auto-convaincre de pardonner à Steve avec le speech que j'avais fait à Peter, et les câlins en famille me manquaient.
Il fallut quatre jours entiers pour que Wanda et Barnes sortent enfin de la chambre de ce dernier. Je leur avais apporté de la nourriture à intervalles réguliers pour ne pas qu'ils meurent de faim, et Friday avait veillé à ce que personne d'autre ne les dérange.
Nous étions dans le salon, le reste de l'équipe, Peter et moi, à jouer au Monopoly en équipes –Peter et moi, Natasha et Clint, Bruce avec Rhodey, Sam et Steve ensemble– lorsque la Sorcière Rouge et l'autre ancêtre se décidèrent enfin à montrer le bout de leur nez.
-Wanda ! s'exclama mon fils avant de courir pour se jeter dans les bras de la jeune femme.
-Peter, l'accueillit celle-ci avec un grand sourire en le serrant contre elle.
Ils étaient très proches tous les deux, et ça me réjouissait de voir ça. Wanda avait beaucoup manqué à Peter durant les cinq semaines qu'elle avait passées chez Clint.
Steve s'était levé, et fixait Barnes qui souriait timidement.
-Comment… commença mon mari. Comment vas-tu ? Et comment être sûrs qu'il ne reste rien ?
-J'ai conservé le carnet rouge.
Tout le monde se tourna vers moi, et le temps sembla se figer.
-Il suffit de faire un test, ajoutai-je. Steve ? Je te propose de faire ça dans la pièce spéciale Hulk.
-Mais qui va…
-Toi, répondis-je.
Mon mari acquiesça, et je descendis chercher le carnet –que je gardais dans un coffre-fort impénétrable, pas folle la guêpe– avant de retrouver Steve et Barnes dans la pièce de confinement de notre meilleur ami vert.
-D'après ce que j'ai cru comprendre, le Soldat de l'Hiver n'obéit qu'à celui qui lit les mots déclencheurs. Je me trompe ? ajoutai-je en me tournant vers Barnes.
-Non, tu as raison.
Je tendis le carnet à Steve et sortis de la pièce –ben quoi, je ne voulais pas risquer de finir en chair à pâté, même si j'avais toute confiance en Wanda, on ne sait jamais.
-Friday ?
-Oui boss ?
-Je veux la vidéo.
Un écran holographique se matérialisa devant moi, et je pus suivre mon mari déchiffrant les quelques mots qui transformaient Barnes en tueur sans merci.
Lorsqu'il eut terminé, l'autre ancêtre sembla hésiter un moment, il fronça les sourcils, regarda autour de lui et tomba à genoux, un soulagement indescriptible se peignant sur son visage. Steve le serra dans ses bras de toutes ses forces, et je demandai à Friday de prévenir les autres.
Wanda avait réussi.
La fête improvisée qui célébra le retour définitif de James Buchanan Barnes et les compétences exceptionnelles de Wanda Maximoff dura toute la nuit –nous étions vendredi, aussi Peter avait eu le droit de rester jusqu'au bout.
J'étais plus qu'heureux de cette réussite, puisqu'elle avait réussi à rassembler les Avengers –et ma famille, accessoirement.
Barnes pouvait rester indéfiniment au Complexe, rejoindre l'équipe de terrain des Avengers, et je songeais même à me mettre à l'appeler « Bucky », comme tout le monde ici.
Je lui avais -presque- pardonné.
Le lendemain, alors que Peter était à l'école et que Steve s'occupait de préparer le dîner, un visiteur inattendu vint me trouver dans mon atelier.
-Boss, Barnes demande à vous voir.
Je relevai immédiatement la tête de mon micro-missile –que j'avais presque terminé, enfin, Pepper allait pouvoir arrêter de me harceler incessamment sous peu, c'était pas trop tôt– et fronçai les sourcils. Qu'est-ce que Barnes pouvait bien me vouloir ?
-Scanne-le pour vérifier qu'il n'est pas armé et laisse-le entrer, répondis-je d'un ton prudent à Friday. Ah, et je veux deux armures en veille surveillance, au cas où. Je sais que Wanda l'a complètement « nettoyé », mais on ne sait jamais.
-Oui boss. Je mets Mark LII et LIV en veille active.
-Parfait.
Mon I.A. me confirma ensuite que l'autre ancêtre –le premier étant mon mari– n'avait aucune arme sur lui, puis elle ouvrit la porte pour lui permettre d'entrer.
Il pénétra dans la pièce d'un pas hésitant, et son visage marqua rapidement un émerveillement sans limite lorsqu'il parcourut la pièce du regard.
C'est vrai que je ne laissais pas n'importe qui entrer ici, encore moins un ancien assassin plus ou moins schizophrène, et c'était la première fois que l'ancien membre des Commandos Hurlants avait l'autorisation de me rejoindre dans mon antre.
-Euh… Je peux t'appeler Tony ?
Je tiquai mais hochai doucement la tête, incertain. Depuis quand est ce qu'il me tutoyait ? Non, depuis quand m'adressait-il la parole ? Il évitait toujours de me parler depuis qu'il était arrivé au Complexe. Et je faisais de même.
-Tu peux m'appeler Bucky, si tu veux. Ou Buck.
Je retins la réplique qui me brûlait les lèvres –« Et HYDR'Assassin, je peux ? »– et hochai à nouveau la tête. Je n'y comprenais plus rien.
Il hésita encore une seconde, puis prit une grande inspiration et se lança :
-Je sais que Steve ne t'a pas forcé à réfléchir à ma situation. Je sais qu'il n'a pas tenté de te convaincre de me laisser une chance. Et je sais aussi que tu ne me considères pas comme un ami. C'est pour ça que je ne comprends pas ce que tu as fait, pourquoi tu as cherché une solution à mon problème, et comment tu as pu passer au-dessus de ce que j'avais fait pour m'offrir un toit et ne pas m'égorger en Sibérie. Je ne comprends pas, mais je te remercie. Vraiment.
Ses yeux brillaient alors qu'il prononçait cette dernière phrase.
Complètement abasourdi, je pris le temps de réfléchir à ma réponse :
-Je ne l'ai pas fait pour toi, annonçai-je avec la plus parfaite sincérité.
Ses yeux hurlèrent « je sais », mais il ne dit rien, attendant probablement que je finisse pour ajouter quoi que ce soit.
-Je l'ai fait pour Steve, repris-je après quelques secondes de silence. Parce que je l'aime et que je ne voulais pas qu'il reparte à ta poursuite si jamais quelqu'un venait à te contrôler à nouveau. Je ne voulais pas prendre le risque que tu le blesses comme tu as blessé Nat' avant la chute du SHIELD. Ce que j'ai fait était purement égoïste.
A mon tour, je pris une grande inspiration, avant d'achever :
-Néanmoins, j'ai conscience que ce serait totalement injuste de continuer à te haïr pour ce que tu as fait. Je vais donc tout faire pour ne pas te détester.
Barnes eut un instant d'hésitation, puis me tendit la main, paume ouverte, avec un sourire timide :
-Amis ?
-Disons plutôt collègues pour le moment, répondis-je en lui serrant la main. On verra plus tard pour le reste.
Trois semaines plus tard, je me battais côte à côte avec Buck –oui, je m'étais décidé à franchir le pas du diminutif– alors que nous tentions de démanteler une base de l'AIM, située quelque part au milieu des Rocheuses.
Ma dernière expérience avec l'AIM me restant en travers de la gorge, j'avais insisté pour que nous nous répartissions dans des sous-équipes de trois combattants chacune, chacun surveillant les deux autres, histoire de ne pas avoir à nouveau des Avengers kidnappés.
Je m'étais donc retrouvé avec Buck et Clint. Steve combattait avec Wanda et Natasha, et Rhodey faisait équipe avec Vision et Sam.
C'était la première mission à laquelle nous intégrions Barnes à l'équipe, et je devais dire qu'il se débrouillait plutôt bien. Il se battait avec tactique et précision, n'hésitant pas à protéger Clint de son bras lorsque celui-ci devait prendre le temps de viser une cible lointaine.
Sans avoir tout pardonné à Buck –je ne pensais pas en être capable–, j'avais trouvé un équilibre qui me permettait de ne pas le détester et de rester dans la même pièce que lui sans avoir envie de le massacrer.
Un équilibre essentiel.
Puisqu'il me permettait de voir mon mari heureux.
Voilààààààà j'espère que ce chapitre vous aura plu !
Le prochain devrait arriver bien plus vite, il est déjà complètement écrit (à deux ou trois détails près).
Une petite review pour me donner votre avis ? :D
Réponse aux reviews :
julie91 : Oui haha, en même temps je ne voulais quand même pas refaire CACW en entier ^^
Ca c'est sûr, enfin il a surtout eu beaucoup de patience, il sait que ça ne sert à rien de courir après Tony, il faut le laisser revenir tout seul haha
N'est ce pas ? J'avais envie de changer, Capichou il me sort vaguement par les trous de nez des fois, et Tony peut être très responsable si on lui en laisse l'occasion ;)
Yue Stark-Rogers : Désolée pour le retard ! Je suis ravie que tu aimes toujours autant mon histoire :D
Lululili : Merciiiiiii :D
C'est dur d'en vouloir aux gens qu'on aime hein ? Même si ce ne sont que des personnages de fiction haha
Toutes les bonnes choses ont une fin, mais rassure-toi, je n'arrêterai pas d'écrire ;)
