Titre : Pour toi
Résumé : Ron croyait connaître tout ce que l'on pouvait éprouver en amour. Après tout il sortait avec la femme de ses rêves. Alors pourquoi avait-il accepté la proposition de Blaise ?
Couple : Ronald Weasley /Blaise Zabini, Harry Potter/Drago Malefoy et compagnie…
Disclaimer : Bon, on le sait tous et je ne vais pas m'attarder dessus : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling. (Les autres sont à moi ! ) Mais je me suis permis de leur donner une autre destiné pour le bien de cette fic. Et je précise que je ne gagne pas d'argent sur mes écrits, et mon seul objectif est de vous faire plaisir !
Rating : M !
Avertissement : À moins d'être maso, les homophobes n'ont rien à faire ici. De plus cette fiction est un Os. Un très long Os. Tellement long que je l'ai coupé en trois partie !
Note de l'auteur : Pour cette partie, vous devez savoir que je n'ai pas tenue compte de tous les éléments de l'œuvre de JK Rowling. En effet, pour le bien de cette histoire, Ron n'a pas laissé tomber les potions en sixième année, étant donné qu'il faisait tout comme Harry. De plus, Severus Rogue et Albus Dumbledore sont vivants. Oui, je sais, tout le tome 7 n'est plus crédible, mais j'avais besoin que Severus et Minerva gardent leurs fonctions de « professeurs ». De plus, je vous rappelle que la famille Weasley est toujours entière après la guerre.
Je tenais à vous remercier pour vos mise en alerte et en favoris ainsi que vos commentaires! Je suis contente que cet histoire vous plaise.
RAR:
sarah, nesshrya, Mitub, Aki et Guest: Je vous remercie pour vos reviews! J'espère que la suite vous plaira!
Partie 2 : Le commencement
Ron ouvrit les yeux. Lorsqu'il remarqua le corps nu d'Hermione, il sourit. Enfin, il était en couple avec celle qui faisait battre le cœur depuis ses onze ans ! Ils avaient franchi le cap la nuit dernière et il était l'homme le plus heureux de la planète ! Oui bon, ils étaient en couple depuis maintenant quelques mois, mais là ce n'était pas pareil : ils avaient fait l'amour sans peur du lendemain, sans précipitation... Car la guerre était finie.
Harry, Hermione et lui pouvaient redevenir des adolescents comme les autres et, pour lui, faire l'amour à Hermione en prenant son temps et l'amener au mont des plaisirs était une tâche très importante. Il voulait lui faire oublier les horreurs de la guerre qui revenaient dans ses cauchemars. Il voulait que, dans ses bras, elle oublie tout et puisse se reposer sans rien craindre.
Il regarda le réveil qui se trouvait sur la table de chevet. Il n'était pas huit heures.
-Bonjour... Fit son amante d'une voix endormie.
-Bonjour, beauté. Je t'ai réveillé ?
-Tu me regardais encore dormir...
-Ce n'est pas ma faute si tu es belle.
Il se pencha pour l'embrasser. Il en profita pour lui effectuer quelques caresses qui la rendirent frémissante et très demandeuse.
OoooOoooO
C'était décidé, ils allaient refaire leur dernière année à Poudlard. Lui, cela ne l'arrangeait pas trop étant donné que le ministère de la magie lui avait donné beaucoup d'argent en guise de remerciement pour ses actions durant la guerre et qu'il pouvait maintenant se permettre de ne pas travailler, mais Harry et Hermione avaient besoin des ASPICS pour rentrer dans leurs écoles respectives. Harry voulait être auror et Mione voulait devenir médicomage. Quant à lui ? Il ne savait pas ce qu'il voulait faire. Comme ça ne l'enchantait pas de se retrouver seul, il allait sûrement suivre Harry chez les aurors... Dans tout les cas, ils retournaient à Poudlard. De plus, il avait appris que la plupart des élèves de leur promotion avaient fait ce choix. Ils ne seraient les seuls !
Ron soupira et regarda sa montre. Il était en retard.
Il avait rendez-vous avec Harry, Dean, Seamus et Neville devant la boutique de Fred et Georges, sur le Chemin de Traverse afin de fêter comme il se devait la définition du mot « liberté ». En fait, il n'y avait rien à fêter mais, pour eux, se retrouver tous ensemble, en-dehors de Poudlard, sans la menace de Voldemort au-dessus de leur tête, était un bonheur qu'ils voulaient profiter à chaque occasion.
Il transplana au lieu de rendez-vous et retrouva ses amis qui lui reprochèrent son retard. Suite à de grandes discussions, ils décidèrent de se rendre dans le Londres moldu. Après tout, comme le disait Seamus, ils ne savaient pas s'amuser à la moldue !
L'Irlandais les emmena manger au « Burger King », dans un bowling et, enfin, dans une boite de nuit. Là-bas, ils étaient des inconnus et pouvaient se fondre dans la masse. Ils en avaient profité. Ils découvrirent aussi les merveilleux cocktails alcoolisés des moldus. Ron les trouva si bon qu'il en avait consommé au point qu'il devint vite saoul.
Sur les coups de deux heures du matin, le petit groupe se sépara pour que chacun rentre chez soi. Harry voulut transplaner avec Ron au Terrier, mais celui-ci lui fit savoir qu'il avait prévu de dormir chez les jumeaux. Le voyant apte à transplaner sans problème, le brun le laissa et rentra chez lui.
En vérité, Ron ne voulait pas rentrer de suite. Il avait encore soif. Après tout, Seamus leur avait dit de s'amuser toute la nuit, non ? Il alla donc dans un pub qui se trouvait sur son chemin et demanda un des cocktails qu'il avait découvert dans la boîte.
Vraiment, les Moldus faisaient de très bons cocktails.
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Ce fut la brûlure du soleil sur sa peau qui le réveilla, ce matin-là. Lorsqu'il voulut se lever, un mal de tête et un mal de reins le força à se recoucher. Il gémit de douleur et maudit tout les mages qu'il connaissait. Mais pourquoi avait-il mal à ce point ?
Il se retourna pour attraper sa baguette qu'il rangeait d'habitude sous son oreiller, mais stoppa son geste quand il vit une personne dormant à ses côtés. Et cette personne n'était pas Hermione car elle avait la peau noire. Et cette personne ne semblait pas être une fille car elle avait un torse aussi plat que le sien. C'est alors qu'il constata une chose importante : ils étaient tous les deux aussi nus que des vers !
Lorsqu'il prit conscience de cet état de fait, il hurla et réveilla l'endormi qui cria en se prenant la tête :
-Putain, Weasley ! Tu ne peux pas réveiller les gens avec douceur ?!
-Za... Zab... Zabini ? Demanda Ron en reconnaissant le Serpentard.
-Bravo, la Belette, t'es pas si bête, finalement ! Ricana le noir en s'asseyant.
-Va te faire foutre ! Hurla Ron en colère.
-Non mon chéri, c'est toi qui t'aie fait foutre. Je suis toujours au-dessus...
-Tu... Comment... Tu... Quoi ?
-Nous avons couchés ensemble, Weasley. Même si je ne me souviens plus de ce qui s'est passé, il ne faut pas être Granger pour le deviner.
-Tu dis n'importe quoi ! Je ne suis pas gay : je sors avec Hermione !
-Et ben, tu viens de la tromper...
Énervé, Ron voulut quitter le lit mais ses reins lui firent mal. Il se rassit et il grimaça.
-Tu as mal au cul ? Je suis désolé, j'ai dû aller fort.
En entendant ces mots, plusieurs sensations envahirent le rouquin. Il était en colère contre ce garçon qui avait osé le toucher de la sorte, il se sentait sali à jamais, et il était triste car il avait trompé Hermione. Ce fut lorsqu'il constata ce fait qu'il laissa les larmes couler sur ses joues.
Faisant fi de sa nudité et de la douleur qu'il éprouvait dans tout son corps, il alla ramasser ses vêtements et déclara avant de transplaner :
-Cette nuit n'a jamais eut lieu, Zabini. Tu l'oublies et je ferai de même. Et si jamais tu en parles, je te montrerai tout ce que la guerre m'a appris.
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Il avait transplané chez ses frères. Merci Merlin, ceux-ci n'étaient pas chez eux. Il put donc aller se doucher et se rendre présentable avant de se rendre au Terrier où l'attendait Hermione. Il ne voulait pas penser à ce qu'il avait fait la nuit précédente. Cette nuit n'avait jamais existé ! De toutes façons, il n'était pas gay. Non, il était en couple avec la fille de ses rêves !
C'est pour ça que la nuit suivante et toutes les nuits qu'il partagea avec sa petite-amie, il l'amenait au septième ciel en permanence. Il la comblait tant que la jeune fille en redemandait régulièrement ! Et chaque instant qu'il passait ensemble, que ce soit en intimité ou en compagnie de leurs amis, il la chouchoutait.
Il n'y avait que son bonheur qui comptait.
Puis septembre vint et, avec lui, le retour à Poudlard. Le château avait été réparé durant l'été et rien ne semblait avoir changé, hormis une stèle dans le parc avec le nom de toutes les personnes mortes aux combats.
En plus des Gryffondors de son année, il avait aussi retrouvé les Serdaigles, les Poufsouffles et les Serpentards. Drago Malefoy et ses amis avaient servit d'espions durant la guerre et n'avaient pas subit de représailles. D'après ce que Ron avait compris, ce fut grâce à eux que Harry avait atteint la phase finale de la guerre. Mais cela ne l'intéressait pas.
Non, ce qui l'intéressait, en-dehors du bien-être d'Hermione, c'était de savoir s'il allait occuper le poste de gardien dans l'équipe de Quidditch des Gryffondors, ou encore, c'était de savoir si les sorties à Pré-au-Lard étaient maintenues, ou même d'organiser des batailles de pistolet à encre avec Seamus.
Il vivait le jour au jour. Au milieu de ses amis, il rayonnait.
Malheureusement pour lui, certains n'appréciaient pas qu'il soit en permanence sur son nuage et n'hésitaient pas à le faire redescendre sur terre. Ce fut le cas du professeur Rogue qui lui donna une retenue, deux semaines après la rentrée.
La retenue consistait à nettoyer le sol des cachots à l'aide d'une brosse à dents et d'eau savonneuse. Rien de bien méchant, direz-vous, mais essayez de rester à quatre pattes dans le froid en frottant le sol pendant plus de deux heures, sans utiliser la magie !
Il fut bien content lorsque Rogue vînt le libérer pour qu'il puisse aller dormir ! Dans le couloir, il avançait en se frottant le coude et ne regarda pas devant lui, finissant par rentrer dans quelqu'un.
-Pardon, je suis désolé ! S'excusant-il doucement, ne voulant pas réveiller tout le château.
-Putain... Weasley ? Mais que fais-tu ici, à cette heure ?
-Zabini ? Fit le rouquin, surpris, en se relevant. Je peux te poser la même question.
-J'ai fini ma ronde et je me rends à mon dortoir, répondit Zabini en se mettant debout à son tour. Et toi que fais-tu là ? Tu sais que tu es loin de ton dortoir ?
-Je viens de finir ma retenue avec Rogue... Tu es préfet ?
-Non, mais j'aide à effectuer les rondes des préfets.
-Ah bon ? Qu'est-ce que cela t'apporte de faire ça ?
-Je n'arrive pas à dormir donc, en faisant ça, j'évite de me retourner dans mon lit sans arrêt.
-Je vois... Et t'as essayé les potions de sommeil sans rêve ?
-On en devient vite dépendant, Weasley.
-Ah oui, c'est vrai... Mais se promener tout seul dans la nuit, c'est pas pareil que d'être dans son lit à se retourner sans arrêt ? Je veux dire, dans les deux cas, tu es seul avec tes pensées... Tu ne te changes pas les idées !
Zabini le regarda un instant avant de lui répondre d'une voix enjôleuse :
-C'est vrai que c'est mieux d'être en galante compagnie...
-C'est ce que je te dis. Rien ne vaut une bonne discussion entre... Zabini, qu'est-ce que tu fais ?
Le Serpentard l'avait poussé jusqu'au mur qui se trouvait à côté. Il lui sourit et expliqua :
-Je ne fais qu'appliquer ce que tu m'as conseillé... Je me change les idées... Avec toi.
Il l'embrassa dans le cou, lui défaisant les boutons de sa robe.
-Arrêtes, Zabini !
Ron aurait pu se dégager. Il aurait pu si il avait eut les idées claires et la tête sur ce qui se passait. Mais ce n'était pas le cas car le Serpentard embrassait et soufflait sur toutes les zones sensibles de son cou et de ses oreilles, lui provoquant des frissons qui, petit à petit, envoyaient sa raison au placard. Un frisson le fit gémir et il crut entendre une réponse car les lèvres de son tortionnaire s'écrasèrent sur les siennes, une langue étrangère caressa le contour de la bouche tandis qu'une main qui ne lui appartenait pas caressait un téton. Ce toucher lui provoqua un frisson plus fort et il ouvrit la bouche pour gémir, la langue étrangère en profitant pour entrer dans sa bouche.
Ron, pris dans son plaisir, avait passé les mains dans la chevelure du Serpentard afin de se coller encore plus à lui et répondait au baiser. Il laissait son corps prendre les commandes. Lorsqu'il sentit une main sur son entre-jambe, il s'y frotta sans pudeur. Lorsque cette même main réussit à se faufiler dans son boxer qui semblait avoir disparut comme son pantalon et le caressa, il rejeta sa tête en arrière et laissa la bouche du noir aller jouer avec un de ses boutons de chair à travers sa chemise puis poursuivre sa route vers le bas.
Lorsque la bouche remplaça la main, il crut devenir fou. Par Merlin, cette bouche était l'endroit parfait où il voulait élire domicile. Et cette langue qui découvrait chaque nervure, ces dents qui le caressaient avec douceur... Jamais Hermione ne lui avait fait ça ! Il plaça ses mains à l'arrière de la tête de Blaise afin d'imposer son rythme. Perdu dans ces sensations de plaisir, il ne sentit pas un doigt entrer en lui. Quand il sentit le deuxième, il ne put rien dire car la langue fit quelque chose qui lui provoqua un frisson.
Pendant plusieurs secondes, la langue effectua le même geste et il crut sentir un mouvement de ciseaux en lui. Au début, ce fut douloureux mais cela fut remplacé par une sensation qu'il ne pouvait décrire. Il avait l'impression de flotter... Puis la bouche laissa son sexe et les doigts sortirent de son antre. Ron gémit de frustration mais les lèvres revinrent sur les siennes et il sentit qu'on le soulevait. Ayant peur de tomber, il s'appuya sur le mur et enlaça la taille du Serpentard de ses jambes. Il l'entendit -plus qu'il ne le comprit- prononcer un sort avant de sentir quelque chose de gros essayer de rentrer en lui.
Dire que cela ne lui faisait rien serait un mensonge. Mais avec une bouche qui jouait avec ses zones érogènes de son cou, une main caressant son sexe qui avait entre-temps perdu un peu de vigueur, l'introduction du membre étranger en lui se fut avec douceur. Lorsque son amant commença à se mouvoir, il lui fallut un temps pour apprécier l'acte en lui-même. Mais quand le plaisir se fit ressentir, il bougea de lui-même. Soudain, il ne sut dire ni quand ni pourquoi, la sensation de flotter se fit plus forte et son corps fut parcourut par des milliers de frissons.
-Encore... Soupira-t-il
À partir de ce moment, la douceur était partit pour laisser place à la brutalité. Et à tout ces milliers de frissons qui traversaient son corps en permanence... C'était trop bon... Et lorsque l'orgasme vint, il fut sans défense, se laissant sombrer dans un état post-coïtal. Il se sentit embrassé et entendit :
-Je t'aime, Ron.
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Le lendemain matin, Ron se trouvait dans la douche et laissait l'eau couler sur lui sans rien faire. Il était dans ses pensées. Il avait couché avec Zabini en plein milieu d'un couloir près des cachots. Il n'imaginait même pas ce qui ce serait passé si Rogue les aurait surpris...
Un frisson de peur le parcourut.
Il avait embrassé Zabini hier soir. Zabini était un garçon qui avait mit son sexe en lui. Zabini n'avait pas de poitrine ferme. Zabini n'était pas Hermione. Alors pourquoi... Pourquoi ne s'était-il pas défendu? Pourquoi avait-il prit tant de plaisir à tout ça ? Pourquoi son sexe reprenait vie lorsqu'il se remémorait les images de la veille ?
Pourquoi le fait d'avoir trompé Hermione ne le dérangeait plus autant ? Pourtant c'était avec elle qu'il sortait, non ? Alors pourquoi n'arrivait-il pas à détester Zabini ?
Non, il ne devait pas penser à ça. Hermione était la femme de sa vie et il se devait de la rendre heureuse. Elle ne devait jamais savoir ce qui c'était passé la veille. Et si il croisait de nouveau le chemin de Zabini, il l'ignorerait. Il aimait Hermione et il le lui ferait savoir.
Fier de sa décision, il termina sa douche.
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Il passa les journées suivantes avec Hermione. La jeune fille avait décrété qu'il était temps de se préparer pour les ASPICS. Même s'il s'en était plaint, il travaillait avec elle. Elle lui avait montré une méthode de travail qui, selon elle, porterait ses fruits lorsqu'ils seront noyés dans les multiples devoirs qu'ils devront rendre.
Sans compter leur travail scolaire, le couple se portait bien. Ayant été des amis, ils se connaissaient bien et semblaient être en harmonie. Bon, il reconnaissait qu'il ne passait plus de temps avec Harry mais celui-ci était en couple avec Ginny et était donc occupé de son côté. C'est seulement le soir dans le dortoir que les deux amis se retrouvaient vraiment.
Ce fut au cours de potion qu'il revit Zabini. Du moins, il ne put l'ignorer comme il avait l'habitude de le faire car Rogue les plaça en binôme ensemble. Cela ne dérangeait plus les élèves de se mélanger et la rivalité Gryffondor/Serpentard n'existait plus depuis la fin de la guerre. Harry et Malefoy s'échangeaient des mots cordialement. Bon, ils n'étaient pas prêt d'aller à la pêche aux calamars ensemble, mais ils ne s'insultaient plus.
Le cours s'était passé sans incident notable et lorsque la fin du cours fut annoncée, Zabini réussit à le retenir. Le Serpentard semblait être en colère.
-Que veux-tu, Zabini ?
-Je veux savoir ce que tu fais encore avec Granger.
-Cela ne te regarde pas. Et pour ta gouverne, c'est ma petite-amie donc...
-Et qu'est-ce que je deviens moi ?
-Mais tu n'es rien pour moi, Zabini. Ce qui c'est passé l'autre soir était un accident, rien de plus.
-Un acci... Weasley, ne joue pas avec moi !
-Je ne joue pas ! C'était une erreur, OK ? Je te l'ai dit, je suis en couple avec... Mmhff...
Il ne put terminer sa phrase, le Serpentard l'embrassait. Et lui, par réflexe, il répondit au baiser avec la même passion que le noir. Par Merlin, pourquoi ses baisers étaient-ils si bons ? Puis, comme cela avait commencé, Blaise s'écarta de lui, un sourire mesquin aux lèvres.
-Tu es en couple avec moi, Weasley. Rompt avec Granger ou je le ferai pour toi.
Puis il quitta la salle vide sans se retourner, le laissant derrière, tout chamboulé.
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Ron était énervé. Comment ce sale pervers avait-il osé le menacer ? Il voulait le menacer ? Bien, il allait lui montrer qui était plus fort ! Il se disait être en couple avec lui ? Alors il allait lui montrer ce qu'avoir le cœur brisé voulait dire ! Personne ne choisissait pour lui !
Le soir-même, en pleine Grande Salle, il fit venir par hibou postal, un magnifique collier d'argent serti d'un saphir qu'il avait commandé l'après-midi même en livraison express. Il l'offrit à Hermione. Lorsqu'elle le remercia d'un baiser passionné, il en profita pour ancrer son regard dans celui de Zabini. Voir son visage déformé par la colère lui fit plaisir.
Zabini avait comprit sa réponse. Après tout, le saphir signifiait bien l'exclusivité amoureuse, non ?
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La plupart des garçons du château lui reprocha ce geste. Car depuis, chaque fille qui était en couple attendait de recevoir quelque chose d'aussi « beau et profond » à un moment inattendu, comme Hermione. Celle-ci, qui portait fièrement et en permanence le bijou tant convoité, était sur un nuage. Depuis cette soirée, ils formaient le couple le plus populaire du château.
Ron était sollicité pour des conseils en couple alors qu'il n'en n'était pas un expert. Il dût néanmoins donner l'adresse du magasin où il avait acheté le collier et quelques jours plus tard, la plupart des filles abordait un collier similaire à celui de Hermione. La lionne arrêta de mettre son collier en journée, mais n'hésitait pas à le porter dans leur intimité.
Un samedi après-midi, le rouquin courrait dans un des couloir du château. Harry était avec Ginny et Hermione avait décidé de passer du temps avec Lavande et les jumelles. Il avait donc du temps pour lui et il voulait aller voler. Il se dépêchait car il connaissait sa petite-amie. Il savait qu'elle ne tiendrait pas toute l'après-midi avec les filles et qu'au bout de deux heures, elle chercherait sa compagnie.
Il courrait donc pour atteindre les vestiaire de Quidditch, mais jamais il ne les atteignit car il fut entraîné de force dans une salle vide. Lorsqu'il reconnut son kidnappeur, il s'exclama :
-Zabini !
-C'est le seul moyen que j'ai eu pour te parler tranquillement.
-Tu n'as pas pensé que je ne voulais pas te parler ? Mon message n'a pas été assez clair ?!
-Putain, Ron ! Mais qu'est ce que tu lui trouves à cette Miss-Je-sais-Tout !
-Je l'aime, Zabini ! Rentre ça dans ta tête, c'est elle que j'ai choisit !
Il voulut sortir de la pièce, mais le Serpentard le retint et déclara :
-Je t'aime, Ron.
À ces mots, le cœur du rouquin rata un battement. Il regarda son vis-à-vis et dit :
-Qu'est-ce que tu racontes ? Tu ne peux pas m'aimer... Tu ne me connais pas...
-Et pourtant c'est le cas. Depuis cet été, je...
-Cet été ? Je t'avais dit d'oublier ça ! Je t'avais dit que cela n'avait jamais eut lieu !
-Justement ! Parce que tu me l'as ordonné, j'ai mis mes souvenirs dans une pensine que j'ai visionné. Et Ron... Ce que j'ai vu...
-Je ne veux pas savoir ce que t'as vu, espèce de sale pervers !
-Pourquoi nies-tu l'évidence Ron ? Ce qui c'est passé la dernière fois a bien démontré que tu me veux comme moi je te veux...
-Je te le répète, je ne vais pas rompre avec Hermione. C'est elle que j'aime !
Zabini soupira et dit en passant la main dans ses cheveux :
-J'ai eu beaucoup d'amants et aucun ne m'a marqué comme toi, Ron. J'ai visionné plusieurs fois ce souvenir, et c'est sûrement pour ça que je suis tombé amoureux de toi. Je t'ai dit la dernière fois que je n'arrivais pas à dormir, et c'est de ta faute. À chaque fois que je ferme les yeux c'est toi que je vois. Ton visage lorsque tu te laisses aller, tes gémissements que tu émets quand tu rends les armes...
-Arrêtes...
-Je t'aime Ron, et si tu savais combien j'ai mal à chaque fois que tu la prends dans tes bras, que tu l'embrasses...
-Je ne romprai pas avec Hermione, Zabini.
-Je le sais. J'ai fini par le comprendre à la manière dont tu la regardes. Même si cela me rend malade, je m'en suis fait une raison... Mais je ne peux renoncer à toi.
-Zabini...
-Je t'aime, Ron. S'il faut que je te partage avec elle pour que tu sois heureux, alors soit, je le ferai.
-Quoi ?!
-Je peux fermer les yeux sur ce que tu fais avec elle, si tu me rends chaque baiser, chaque caresse que tu as échangé avec elle.
-Tu entends ce que tu dis ?
-Oh oui, je m'entends ! S'exclama le Serpentard, les larmes aux yeux. Je te veux Ron, et comme tu ne vas pas la quitter, c'est la seule solution que j'ai trouvé.
Ron ancra son regard dans celui du noir qui avait les larmes aux yeux. Le voir dans cet état lui serrait le cœur.
-Pourquoi ? Demanda t-il.
-Parce que je t'aime. Et que je t'ai déjà goûté deux fois, je ne peux plus m'en passer... Je t'en prie Ron, j'ai beau réfléchir, c'est la seule solution que j'ai trouvé pour tous nous satisfaire !
Ron était chamboulé. Il ne savait que dire ni que faire. Jamais il n'avait pensé à être dans une situation de ce genre ! Quand il le vit s'approcher, il ne fit aucun geste. Lorsqu'il l'embrassa, il répondit au baiser. Ce n'était pas un baiser brutal comme ils avaient l'habitude d'échanger. Non, celui-ci était doux. Lorsque leurs langues se rencontrèrent, Ron eut l'impression que des papillons prirent leur envol au sein même de son estomac. Cela lui procura d'agréables frissons qui le firent gémir.
Lorsque l'air commença à manquer, ils se séparèrent mais laissèrent leurs fronts collés l'un à l'autre. Leurs souffles se mélangèrent et ils se regardèrent. Ron n'avait jamais remarqué que Zabini avait de si beaux yeux.
-Ron...
-Personne ne doit le savoir. C'est seulement entre nous deux, et uniquement nous deux.
Blaise sourit et l'embrassa de nouveau.
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Les Serpentards et les Gryffondors se retrouvèrent en cours de métamorphose. Le professeur McGonagall leur avait demandé de laisser leur imagination travailler et de transformer une simple feuille blanche en quelque chose d'original. Ron, qui se tenait à côté de Neville, regardait la feuille sans la voir. Il repensait au moment qu'il avait passé auprès de son Serpentard puis avec sa Gryffondor la veille au soir. Avec Blaise, cela avait été certes brutal mais l'orgasme n'en avait été que meilleur. Avec Hermione, la douceur était au rendez-vous et les sensations plus intenses.
Depuis combien de temps partageait-il son temps entre ses deux amants ? Halloween était passé et Noël se profilait à l'horizon. Si, au début, il donnait tout son amour à Hermione et offrait uniquement son corps à Blaise, ce n'était plus le cas aujourd'hui. Il était sincèrement amoureux de... ces deux personnes ! Si avant il passait chaque instant qu'il partageait avec le Serpentard à s'envoyer en l'air, ils pouvaient maintenant passer plusieurs rendez vous d'affilé sans se toucher mais parler de tout et de rien afin d'apprendre à se connaître.
Sincèrement, il était comblé. Et ne lui demandez pas de choisir, il ne pouvait pas la faire. Comment voulez-vous choisir entre deux choses qui vous apportaient que du bonheur ? Les sentiments qu'il éprouvait lui faisaient penser à un diamant brut. Ce bijou était d'une beauté spectaculaire et semblait fragile mais pourtant, il ne se cassait pas au premier choc. Ou alors à une rose. Cette fleur que des hommes avaient décrété qu'elle symbolisait l'amour, était belle et attirait tout les regards. Mais lorsque l'on approchait de trop près, elle se défendait avec ses piquants. Oui, voilà à quoi ressembleraient ses sentiments s'il devait les représenter.
Mais pour l'amour du ciel, ne lui demander pas de choisir entre le diamant et la rose, ce serait de lui demander de s'arracher le cœur !
-Par Merlin, monsieur Weasley !
Ron sorti de sa rêverie et regarda le professeur, ne comprenant pas ce qui se passait. Il entendit Neville pousser une exclamation de surprise.
-Ce que vous avez créé est tout simplement... Magnifique !
Il regarda son bureau. À la place de le feuille blanche se tenait posée sur la table une merveilleuse rose en diamant brut. Le professeur prit le bijou et le montra à tout le monde. Lorsqu'elle le leva en l'air les différentes facettes du diamant projetèrent dans la salle de petites lumières de toutes les couleurs. Ron le reconnaissait lui même : c'était magnifique.
-J'accorde vingt points pour Gryffondor pour la réalisation de cette création. Félicitations monsieur Weasley. C'est la première fois que je vois un bijou aussi réussit sortir de ce cours, de toute ma carrière d'enseignante !
-C'est pas juste ! Fit une voix qui venait du fond de la salle. Hermione a trop de chance ! C'est toujours pour elle !
Cette phrase le fit rougir comme jamais il n'avait rougit. Comment ça « Hermione avait de la chance » ? Ce n'était pas pour elle qu'il avait fait cette rose de diamant !
-Mademoiselle Brown, je vous prierais de garder vos réflexions pour vous... Monsieur Weasley dois-je donner cette rose à Mademoiselle Granger ?
-Oui...
De toutes façons que devait-il dire d'autre ? N'était-ce pas Hermione, sa petite amie officielle ? Mais il se sentait mal. Et ce malaise s'accentua lorsque le professeur dit à la jeune fille concernée :
-Vous avez de la chance Mademoiselle Granger.
Alors, oui, il voulait devenir une souris pour aller se cacher jusqu'à la fin du jour. Et lorsque Hermione vint l'embrasser à la fin du cour, il n'avait pas d'autre choix que de lui répondre.
Franchement, pourquoi cela lui arrivait-il ?
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L'histoire de la rose de diamant avait fait le tour du château, telle une traînée de poudre. Hermione faisait des envieuses et Ron devait non seulement subir des assauts des filles qui lui demandait de quitter Hermione pour elles, mais en plus, il devait faire face à la jalousie de plusieurs garçons. Car les filles ne recherchaient plus des muscles ni encore de l'intelligence. Non, elles voulaient du romantisme et Ronald Weasley avait été élu la personne la plus romantique de Poudlard !
Mais celui-ci avait peur. Car il devait se rendre à un rendez vous avec Blaise et il ne savait pas comment celui-ci allait réagir. Il ne pouvait pas aller le voir sans rien alors qu'il avait offert une rose en diamant à Hermione devant lui.
Mais pourquoi tout cela lui arrivait-il, à la fin !
Ne voulant pas subir les regards envieux de ses camarade de dortoirs, il partit vers le vestiaire de Quidditch. Peut être que voler lui ferait du bien. Arrivé sur place, il vit Harry qui jouait avec un vif d'or. Lorsque le brun l'aperçut, il lui sourit.
-Hey, Ron, comment ça va ?
-Ça peut aller... On fait une partie ?
-J'aurais aimé, mais je dois rejoindre Ginny... Tu n'as pas l'air d'aller, bien vieux. Tu veux en parler ?
-Je ne sais pas ce qui se passe... Dis, pourquoi j'ai créé cette rose de diamant ? Les filles de cette école me veulent dans leurs lits et les garçons veulent ma mort !
-Tu l'as fait parce que tu aimes Hermione du plus profond de toi. En la lui offrant devant tout le monde, tu as prouvé à tous qu'elle n'est pas seulement un rat de bibliothèque comme l'ont surnommé certains. Avec cette rose, tu lui dis que tu l'aimes et que tu la protèges en même temps.
-Ah bon ?
-Je te connais Ron.
Ron le regarda un instant jouer avec son vif d'or.
-Et si je lui avais offert un vif d'or en diamant ? Demanda-t-il.
-Ron, Hermione déteste le Quidditch ! S'exclama son meilleur ami. Tu n'aurais pas passé le même message... Quoique, toi, tu adores ce sport. Le vif d'or à lui tout seul représente le Quidditch. J'ai su que mon père avait offert un vif d'or qu'il avait attrapé à ma mère dans l'espoir de la séduire... Et le fait qu'il serait en diamant pourra renforcer ce sentiment d'amour... Je ne sais pas, finalement. Mais de toutes façons, oublie ça, tu as choisit la rose et tu as fait le bon choix.
Le brun se leva pour ranger le vif d'or dans la mallette et déclara en regardant le rouquin :
-Il ne faut pas te prendre la tête pour les autres... Dans quelques heures, tout le monde aura oublié cette histoire.
-J'espère que tu as raison. Allez, va rejoindre Ginny. Et sois sage avec elle !
-Allons, Ron ! Jamais je ne me permettrais de lui faire des choses que tu ne fais pas à Hermione !
-Faux frère, va !
Ron le regarda quitter le vestiaire. Il soupira et alla enfourcher son balais. Il fallait qu'il se détende !
Quelques heures plus tard, il entra dans la salle où l'attendait Blaise. Celui-ci se tenait au fond de la salle, sur le bureau du professeur. Lorsqu'il le vit, Blaise lui lança un regard noir.
-Tu es en retard.
-Blaise...
-Je te propose de nous avancer sur notre devoir de potion, aujourd'hui, qu'est-ce que tu en penses ? À moins que tu préfères travailler uniquement avec mademoiselle Granger ?
-Non, je veux que tu m'écoutes...
-Ron, je n'ai pas envie de me disputer ce soir, alors pose ton cul sur ce siège et viens travailler !
-Ce n'est pas à elle que je pensais lorsque j'ai créé cette rose en diamant, Blaise !
-Ron, tu aggraves ton cas...
-Je pensais à mes sentiments pour vous deux ! S'écria le rouquin en se rapprochant. Je me disais que si je devais choisir entre vous deux, je ne saurais pas qui choisir...
-Pourtant, au début, tu disais la choisir, elle.
-Parce que je ne te connaissais pas, Blaise... Mais maintenant... Lorsque je pense à toi, je visualise un diamant brut. Magnifique, incassable et très convoité. Et quand je pense à elle, c'est une rose qui me vient à l'esprit. Tout aussi magnifique que ton diamant, mais pourtant fragile et qui sait se défendre... Puis ma magie a fait des siennes, et cela a donné ce résultat. Blaise, crois-moi... Si cela ne dépendait que de moi, j'aurais gardé cette fleur de diamant pour moi car cela vous représente !
-Bien, on peut passer au...
-Je n'ai pas finit... Je sais que c'est injuste pour toi. Alors puisqu'elle a eut quelque chose de cet envergure de ma part, il est tout à fait normal que tu en ais aussi.
Ron lui prit la main et y déposa un petit objet. Il le vit regarder sa main pour apercevoir...
-Un vif d'or en diamant ? Demanda-t-il, surpris.
-Le diamant c'est toi, pour les mêmes raisons que j'ai énoncé tout à l'heure, expliqua Ron. Le vif d'or... C'est moi. J'aime penser que c'est quelque chose qui puisse me représenter. Bon, il est vrai que je ne suis pas attrapeur, mais simple gardien... Mais j'adore ce sport. Il faut que je vole au moins une fois par semaine sinon je ne me sens pas moi... En unissant ces deux objets , je voulais te montrer à quel point tu comptes pour moi... Voilà... Tu as dans tes mains ce que je ressens réellement à chaque fois que je te regarde... Je...
-Tais-toi.
-... Cela ne te plaît pas ? Demanda le rouquin avec tristesse.
Blaise, qui n'avait pas quitté le vif d'or des yeux, ancra son regard dans celui du roux. Celui-ci vit avec surprise qu'il pleurait.
-Blaise ? Il ne te plaît vraiment pas ? Tu sais je peux en faire un autre si tu veux... Je peux...
-Ronald Weasley, je t'ai demandé de te taire !
Le rouquin obéit sans poser de questions.
-Tu sais quoi ? Fit le noir en se levant et en contournant le bureau. Tu es la seule personne qui arrive à me faire perdre mes moyens. Tu me donnes froid et chaud en même temps, tu me fais souffrir...
-Je suis désolé...
-Mais tu es le seul à me rendre vraiment heureux... Merci pour ce présent car maintenant que j'ai entendu tes explications, il va être mon bien le plus précieux. Je veux être ton diamant brut.
-Tu l'es...
-Je veux le rester pour toujours
-Tu le seras.
-On aura beau dire que Hermione est chanceuse, mais c'est faux. C'est moi le plus chanceux. Non seulement je connais le vrai sens de ces présents, mais en plus, le mien nous représente nous deux et uniquement nous... Alors que le sien c'est elle et moi. Un petit rappel pour lui dire que tu ne lui appartiendras jamais...
-Blaise...
-Et puis, une rose, cela se fane non ?
Ron voulut répliquer, mais le Serpentard l'embrassa.
OoooOoooO
-Regarde, qu'est-ce que tu penses de lui ?
-Harry, tu veux la demander en mariage ?
-Ron tu ne m'aides pas !
Nos deux amis étaient dans une boutique de bijoux au Pré-au-Lard et le brun recherchait un cadeau de noël pour Ginny. Ron était fatigué et avait froid.
-Choisis, Harry !
-Tu peux parler, toi ! Qu'est-ce que tu vas offrir à Noël à Hermione ?
-Un livre.
-Ron ! Tu es sensé être le mec le plus romantique de Poudlard !
-Harry, Hermione aime les livres, je ne peux pas changer ça !
-Tu es désespérant, tu le sais ?
La porte du magasin s'ouvrit et deux de leurs connaissances firent leur apparition.
-Potter, Weasley. Qu'est-ce que vous faites là ?
-Oh, Malefoy, Zabini, salut ! On est là pour les cadeaux de noël, expliqua le brun, mais rien ne nous tente.
-Avez-vous pensé aux bijouteries du Chemin de Traverse ? Proposa Drago en regardant autour de lui. Non seulement vous pourrez y trouver des bijoux avec des sorts de protection mais en plus, ils sont très plaisants aux yeux.
-Et tu as une boutique en particulier ?
-Oui, viens avec moi, je vais te faire transplaner
Quelques secondes plus tard, il ne restait plus que Ron et Blaise dans la boutique.
-Heu, c'est normal qu'ils se soient volatilisés sans nous ? Demanda Ron en fronçant les sourcils.
-Aucune idée... Moi, ce que je constate, c'est que je t'ai pour moi seul en dehors de Poudlard...
-N'y pense même pas, espèce de sale pervers ! Tout le monde peut venir ici à tout moment !
-T'es pas drôle ! Bon, que fais-tu ici ? Et, par Merlin, ne me dis pas que tu vas acheter un cadeau à Granger, sinon je te tue ! Et puis il n'y a rien de bien dans cette boutique pour elle !
-En fait c'était pour toi, mais tu as raison, il n'y a rien de bien dans cette boutique, répondit calmement le rouquin en se dirigeant vers la sortie
-Ron !
Le susnommé voulut sortir mais son regard tomba sur une vitrine où trônait un bracelet pour homme en cuir noir, sertit d'une pierre précieuse jaune/marron. Son amant se rapprocha de lui et suivit son regard.
-Ron ?
-Ce bracelet me fait penser à toi. Le cuir représente ta peau et cette pierre précieuse, ton regard... Il est très beau.
-Je te l'offre. Mais je veux un cadeau qui sort de l'ordinaire !
-Pourquoi je ne suis pas surpris par cette demande ?
Blaise appela le vendeur et lui montra le bracelet qui avait séduit le rouquin.
-Oh, vous avez bon goût ! C'est pour vous même ? Demanda le vendeur en apercevant le bijou.
-Non, c'est pour la personne qui a volé mon cœur, répondit le noir tout en faisant rougir le rouquin.
-Cela tombe bien ! Dans cette pierre, il y a la même magie que l'on trouve dans plume à papote. Par contre, il n'est destiné qu'à une seule personne. Il suffit que lors de la première utilisation vous dites le nom de votre ami, ce bracelet lui enverra automatiquement le message que vous voulez lui transmettre. Il faut bien évidement qu'il ait un bracelet de ce genre qui lui sera destiné à vous.
-Vous voulez dire que l'on peut communiquer ensemble même lorsque l'on n'est pas à proximité ?
-En effet.
-Est ce qu'il y a une distance à respecter ?
-On a essayé sur deux bracelets qui se situaient au nord et au sud de l'Angleterre et cela fonctionnait parfaitement.
Blaise et Ron se regardèrent et le rouquin lui fit remarquer, un sourire aux lèvres :
-Le voilà ton cadeau qui sort de l'ordinaire...
-On va vous prendre celui-ci, et je voudrais un autre mais avec une pierre précieuse bleu océan... Vous pourrez me trouvez ça, par hasard ?
-Bien sûr, suivez-moi.
Le vendeur les emmena vers une autre vitrine et leur sortit plusieurs bracelets du même style avec différentes pierres bleues. Il les présenta :
-Celui-ci est composé d'un saphir. Comme vous le savez, le saphir désigne l'amour exclusif... Ici, c'est la topaze. Cette pierre désigne l'amour profond, stable... Là nous avons la calcédoine. Cette pierre désigne l'amour simple, un amour rassurant...
-Je prends la topaze. Cela correspond à ce que je ressens pour lui, choisit sérieusement Blaise.
-Bien monsieur.
-Excusez-moi, mais que veut dire la pierre jaune sur le bracelet que mon ami a choisi tout à l'heure ? Demanda Ron d'une petite voix
-Cette pierre est la citrine. Elle désigne un amour dynamique, optimiste.
-Nous allons prendre les deux que nous vous avons désigné, conclut Blaise avec un sourire.
OoooOoooO
Ron ferma les yeux. Il avait une boule au ventre. Et si il échouait ? Si tout ce qu'il avait fait ne portait pas ses fruit ?
-Eh, ça va aller...
Ils étaient à la fin de l'année et passaient leursASPICS. Ce jour-là, ils avaient une épreuve à l'oral et Ron et Blaise se retrouvaient seuls dans le couloir. Le Serpentard prit le rouge et or dans ses bras, essayant de le calmer
-Choucky...
-Arrête avec ce surnom ridicule, Blaise !
-Je l'aime bien moi... Écoute, tu as travaillé à mes côtés et auprès de Miss-Je-Sais-Tout, tu vas y arriver. Ne stress pas...
-Je ne sais pas, Blaise, je... Mmmf...
Le Serpentard l'embrassait avec douceur. Comme à chaque fois, les papillons s'envolèrent dans le ventre du rouquin. Il n'y pouvait rien. Il aimait les baisers de Blaise. Il était accroc à ce corps. Il ne changerait sa place pour rien au monde. Avec lui, il pouvait vraiment être lui-même sans rien cacher. Ils se connaissaient vraiment. Il ne comptait plus le nombre de nuits blanches où ils avaient passé leur temps à communiquer entre eux, via leurs bracelets.
Lorsque Hermione avait vu le bracelet à son poignet, peu avant noël, elle lui avait demandé qui le lui avait offert, Ron lui avait répondu qu'il l'avait vu en vitrine dans un magasin et qu'il avait simplement craqué dessus. Alors, pensant bien faire, elle lui offrit à noël un collier similaire au bracelet. Et quand Blaise vit ce collier, il promit qu'il allait remercier la jeune fille car, grâce à elle, Ron pensait plus à lui !
Pour la Saint Valentin, Ron avait prévenu ses deux amants : il ne leur offrirait rien ! À sa surprise, aussi bien qu'Hermione et que Blaise, ceux-ci approuvèrent. Le rouquin eut droit à une double séance de câlin au lit ce jour-là.
Le reste de l'année s'était passée à grande vitesse. Il avait l'impression qu'il était encore en octobre au moment où Hermione lui montrait comment réussir à gérer son temps afin qu'il ne soit pas noyé dans le travail. Et maintenant, il se tenait là, dans les bras de Blaise, à attendre son tour pour passer ce putain d'examen qui soi-disant lui ouvrirait les portes de l'école des Aurors !
-Merci, Blaise... Je vais gérer.
Le noir lui sourit et s'éloigna de lui. Au même moment, la porte s'ouvrit et on appela Ron. Celui-ci soupira et entra dans la salle qui allait sceller son avenir.
OoooOoooO
Enfin, Poudlard était finie ! Ils avaient trois mois de vacances avant de commencer leur scolarité supérieur. Alors, Ron eut une idée. Il annonça qu'il voulait voyager à travers le monde avant de commencer l'école qui lui prendrait trois ans. Trois ans de sa vie sans distraction ! C'était inhumain disait-il.
Comme il s'en était douté, Hermione ne voulut pas venir avec lui. Non, pas qu'elle ne le voulait pas, mais elle entrait à l'école de médicomagie et elle voulait commencer à être dans le bain. Et puis, elle voulait passer un peu de temps avec sa propre famille qu'elle venait de retrouver. Harry quand à lui, aurait aimé l'accompagner, mais il voulait passer du temps avec Remus et Teddy.
Les trois amis se donnèrent alors rendez-vous un mois avant leur rentrée.
Et Ron partit découvrir le monde durant deux mois... En compagnie de Blaise. Ce fut son meilleur été. Hormis les nouveaux paysages qu'il rencontrait et la cuisine locale qu'il découvrait, il était content d'être entièrement avec l'ancien Serpentard. Celui-ci lui faisait vivre un conte de fée. Il lui faisait l'amour comme jamais personne ne le lui avait fait et lui faisait oublier tout ce qui n'était pas Blaise Zabini.
Ces deux mois furent pour le rouquin deux mois de pur bonheur. Les deux dernières semaines, Son amant l'emmena dans une de ses nombreuses demeures qui se trouvaient en Afrique du Sud. Il lui présenta la gouvernante qui s'occupait de lui lorsqu'il allait en vacance là-bas, durant son enfance. Il lui fit découvrir son monde à lui. Et Ron en fut plus que touché.
Mais comme toute chose a une fin, ils durent rentrer en Angleterre pour préparer leur rentrée respectives.
OoooOoooO
-Putain, Blaise, arrête un peu, veux-tu ? Je ne peux pas prendre cet appart' avec toi !
-Et pourquoi donc ?! Qu'est ce qui t'empêche ? Ne me dis pas que tu va continuer à vivre chez tes parents !
Ils venaient de rentrer depuis une semaine et Ron et Harry recherchaient l'appartement de leurs rêves. Ce qui était aussi le cas de Blaise qui ne comprenait pas pourquoi il ne pourrait pas être en colocation avec le rouquin !
-Tu n'as pas intérêt à me dire que tu va habiter avec Granger, sinon...
-Mais arrête, bon sang ! Hurla Ron en colère. Je ne choisis ni toi ni Hermione, je vais vivre avec Harry ! On va avoir les mêmes cours et …
-Pourquoi je ne suis pas surpris ? Si ce n'est pas Granger, c'est Potter !
-Mais qu'est-ce qui t'arrive, Blaise ?
-Poudlard c'est fini, Ron ! Je ne veux plus passer après personne ! Alors, il est temps de choisir !
-Et je te l'ai déjà dit, je ne laisserai jamais Hermione. Poudlard est peut-être fini, mais rien a changé, Blaise. Nous venons de passer deux mois ensemble !
-Mais tu ne comprends pas ! Je veux poursuivre ces deux mois ! Là, on ne va plus se voir et on va s'éloigner et... Tu ne comprends pas que je t'aime et que je ne veux pas te perdre ? Tu vas passer tout ton temps libre avec cette pouf et tu vas m'oublier...
En entendant ça, Ron le prit dans ses bras et le força à le regarder avant de dire :
-Je ne peux pas t'oublier Blaise. Tu te souviens, tu es mon diamant. Alors enlève cette idée de ta tête. Si un jour on doit arrêter de se voir, c'est que ce sera toi qui l'auras décidé… Je suis désolé mais je vais partager mon appartement avec Harry. C'est une promesse que l'on s'était faite à Poudlard et je me dois de la tenir. Mais cela ne m'empêchera de squatter ton appart' de temps en temps.
-Tu me promets de ne pas m'oublier lorsque ta sœur et Miss-Je-Sais-Tout commenceront à laisser des affaires à elles pour s'incruster chez vous ?
-Idiot. Nous avons toujours nos bracelets pour discuter. Tu ne quittes jamais mon esprit Blaise.
-Je t'aime, Choucky.
Et Ron embrassa son amant.
OoooOoooO
Et Ron tînt parole. Il n'y avait pas un soir où il ne communiquait avec Blaise. Lorsque lui et Harry trouvèrent leur appartement, il se débrouilla pour inviter son amant parmi beaucoup de monde lors de leur crémaillère et lui laissa lui faire l'amour ce soir-là au nez et à la barbe de tous.
Par Merlin, il était foutu. Il ne pouvait plus se passer de ce corps couleur chocolat. Il avait beau avoir l'habitude, mais à chaque nouvelle étreinte, il avait l'impression que c'était la première fois. Même Hermione ne lui faisait pas ressentir ça. Au contraire, tandis que la passion semblait être au point le plus haut avec Blaise, la routine s'installait petit à petit entre lui et Hermione.
À écouter la jeune fille, l'école qu'elle intégrait était réputée pour être stricte et elle ne devait pas être distraite. Et pendant qu'elle se plongeait le nez dans ses bouquins de révisions, Ron était dans les bras de Blaise.
OoooOoooO
Mais quelques jours avant la rentrée, Ron fut malade. Il était seul chez lui car Harry était sorti avec Ginny. Il venait de se lever et ne se sentait pas très bien. Il avait la nausée et il partit vomir dans les toilettes. Plus tard, il voulut se faire un petit déjeuner mais l'odeur des œufs et le bacon le renvoya aux toilettes.
Ne voulant pas être malade pour l'après-midi car il avait rendez vous avec Hermione, il alla à la pharmacie pour éradiquer tout mal. Le pharmacien ne sut que lui vendre puisque lorsqu'il le regardait, il le trouvait bien portant. Il lui donna néanmoins une potion « Check up ». Cela consistait à ce que une fois bue, le malade se lançait un sort de lecture d'analyse et il pouvait voir ce qui n'allait pas chez lui.
Une fois de retour chez lui, Ron qui se sentait finalement mieux, oublia de prendre la potion et alla rejoindre Hermione. Ils allèrent au cinéma dans le Londres moldu voir un film puis allèrent flâner sur le Chemin de Traverse. Il lui proposa de venir dormir chez lui, mais la jeune fille refusa en disant que comme elle avait passé l'après-midi avec lui, il fallait qu'elle rentre réviser.
Il se séparèrent donc et le rouquin entra chez lui pour apprendre que Harry passait la nuit chez Ginny. Résigné, il contacta Blaise pour lui proposer une nuit de folie, mais son amant refusa car il devait régler un souci familial.
Frustré, Ron alla se coucher tôt ce soir-là. Mais il ne dormit pas tout de suite. Non. Il avait l'impression que le monde l'abandonnait. Il comprenait Hermione, il fallait qu'elle travaille. Il comprenait Harry, il aimait Ginny. Mais Blaise... Il ne comprenait pas. N'était-il pas la personne qu'il aimait ? Alors pourquoi n'était-il pas dans ses bras ?
Lorsque le sommeil vint, toutes ses pensées étaient envers son amant qu'il maudissait pour son absence.
Le lendemain, à son réveil, les nausées recommencèrent. Énervé de la sale nuit qu'il avait passé, il décida de prendre la potion qu'il avait acheté la veille. Suivant les conseils que lui avait prodigué le pharmacien, il se jeta le sort une fois la potion bue. Un parchemin apparut et il lut les résultats.
Alors Ron se mit à rire. La potion lui annonçait qu'il était enceint ! Mais où allait le monde ? Il était un garçon et il se retrouvait enceint ?!
Le fait de rire calma la colère qui était en lui. Il brûla le parchemin à l''aide d'un sort et alla se doucher. Il devrait aller voir le pharmacien pour lui faire savoir ce qu'il en pensait de sa potion « Check up » ! Lorsqu'il sortit de la douche, il fit surpris de trouver un aigle royal dans son salon qui lui tendait une lettre. Comme un automate, il la prit et regarda le bel oiseau s'envoler par la fenêtre ouverte. Reprenant ses esprit, il ouvrit la lettre.
Monsieur Weasley
Veuillez avoir l'obligeance de me rejoindre au « Fin Gourmet », sur le Chemin de Traverse pour midi, aujourd'hui même. Je dois m'entretenir avec vous sur un sujet de haute importance.
Cordialement, Helena Zabini
Que lui voulait la mère de Blaise ? Il regarda sa montre et pesta, il allait être en retard !
OoooOoooO
Lorsqu'il arriva au « Fin Gourmet », qui était le restaurant le plus chic du Chemin de Traverse, il ne se sentit pas à sa place. Autour de lui, tout le monde semblait être sur son trente et un. Lui avait simplement enfilé une robe de tout les jours. Gêné, il s'annonça à l'accueil et on lui conduisit devant la plus belle femme qu'il lui avait été donné de voir.
Helena Zabini se leva en lui souriant.
-Monsieur Weasley, je présume ?
Ron hocha la tête. La mère de son amant avait les cheveux courts à la garçonne, ce qui lui allait magnifiquement bien et faisait ressortir la couleur noisette des ses yeux amandes. Il ne fallait pas s'étonner que Blaise ait eu beaucoup de beau-pères !
-Je vous en prie, asseyez-vous, l'invita Helena.
Le rouquin s'installa en face d'elle et demanda timidement :
-En quoi puis-je me rendre utile, madame Zabini ?
-Je ne vais pas aller par quatre chemin. Arrêtez d' importunez mon fils.
-Pardon ? Fit Ron surpris.
Il ne s'attendait pas à cette déclaration.
-Je sais ce qui se passe entre vous et lui. Et je vous demande de cesser de le voir.
-Comment osez-vous... Commença le rouquin dont la colère commençait à monter
-J'ose pour la simple raison que je suis sa mère et Blaise est mon seul enfant ! Il va hériter d'une grosse fortune, et il est temps qu'il s'investisse dans les affaires familiales. Vous n'étiez qu'une simple distraction...
-Qu'en savez vous ?
-Allons voyons, monsieur Weasley, je vous en prie ! Blaise est l'héritier de la famille Zabini. Il doit être amené à avoir un enfant à son tour. Et je ne pense pas que vous soyez conditionné pour porter une vie, n'est-ce pas ?
Ces mots furent comme un coup de poignard qu'il recevait dans son ventre. Il avait mal entendu, n'est-ce pas ? Mais Blaise l'aimait !
-Vous ne pouvez pas nous empêchez de …
-Je vais être plus clair, monsieur Weasley. Ne vous approchez plus de mon fils. Même si c'est pour la bonne cause. Sinon je me débrouillerai pour que votre père perde son emploi au ministère, que vos deux frères ferment leur boutique sur le Chemin de Traverse, que votre amie Hermione ne puisse pas commencer ses études de médicomagie et que monsieur Potter refasse autant de fois qu'il le faudra sa première année de l'école des Aurors afin qu'il ne puisse jamais être diplômé.
-Vous ne pouvez pas...
-Je peux beaucoup de chose, monsieur Weasley. Il suffit que je transplane à certains endroits... Vous ne voulez pas être responsable de la déchéance de vos proches n'est-ce pas ?
-Vous...
-Bien sûr, poursuivit-elle avec un sourire sans tenir compte de ce qu'il voulait dire, je ne vous demanderai pas une telle chose sans vous donner une compensation. Voici une demande de virement. Vous n'avez qu'à allez à Gringotts avec ce bon et les gobelins feront le reste.
Ron baissa les yeux sur le bon que lui présenta madame Zabini et faillit faire une crise cardiaque.
-Vous... Vous...
-Allons monsieur Weasley, ce n'est que 100 000 galions, il n'y a pas de quoi en faire tout un plat !
Il en avait assez entendu. Ron inspira profondément et ancra ses yeux océans dans ceux de cette femme qu'il détestait, maintenant, de tout son être.
-Vous pouvez gardez votre argent, je n'en veux pas...
En entendant ces mots, le regard d'Helena se fit plus dur. Son sourire disparut et elle déclara d'une voix froide :
-Je ferai de votre vie un enfer, monsieur Weasley. Pour vous et votre...
-Vous laisserez ma famille tranquille. Je vais quitter votre fils...
-Non, monsieur Weasley. Je vous demande de ne plus le voir ni de rentrer en contact avec lui, et ce dès maintenant.
-... J'accepte.
Helena se remit à sourire et conclut d'une voix chaleureuse :
-Bien, nous avons donc un accord. De mon côté, je laisse vos proches vivre leur vie. Voulez-vous manger quelque chose ?
Ron la regarda, se leva et s'en alla sans se retourner.
OoooOoooO
Il était accroupi dans une des nombreuses ruelles du Chemin de Traverse et il pleurait. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne saurait le dire.
Comment avait-il pu oublié qui était Blaise Zabini ? Lui et Malefoy étaient les deux plus grosses fortunes du pays ! Même si Harry et lui n'avait pas à rougir de leurs fortunes personnelles, ils n'arrivaient pas aux chevilles des deux premiers car les familles de ceux-ci dirigeaient des entreprises qui leur rapportaient des millions de gallions par jour ! Comment avait-il put croire qu'ils pouvaient continuer comme ça ? Il était un homme, par Merlin ! Comment pouvait-il donner un héritier ? Il n'allait plus le revoir... Jamais plus il n'entendrait le son de sa voix, jamais plus il ne reverrait ces yeux noisettes qu'il adorait tant et jamais plus il ne lui ferait l'amour...
Merlin, ce n'était pas juste ! Il aurait aimé être une fille ! Il voulait Blaise ! Il ne voulait pas être séparé de lui ! C'était son diamant brut... C'était sa raison de vivre...C'était celui qu'il aimait de tout son être ! Comment voulez vous qu'il puisse se relever maintenant ?
Mais il ne pouvait pas flancher. Il n'en avait pas le droit. Car si il sombrait, ce serait tout ses proches qui se retrouveraient dans de sales situations. À cause de lui. Il fallait qu'il renonce à son amour pour que tout le monde aille bien ? Il le ferait. De toutes façons, il n'était pas seul. Hermione était là. Il l'épouserait et elle lui donnerait des bébés et...
Mais ces bébés n'auront pas la peau métisse qui représenterait le mélange parfait entre...
Il pleura de plus belle. Il voulait un enfant de Blaise !
C'est alors qu'il se souvint de la potion « Check up » de ce matin. Cette potion lui avait dit qu'il était enceint ! Il se leva en tremblant. Il savait qu'il était fou. Il était un homme, mais il voulait cet enfant. Ce serait comme... Un souvenir de Blaise...
Dans un état second, il se jeta un sort pour être présentable, puis entra dans la première pharmacie qu'il rencontra et acheta tout les différents types de test de grossesse qu'il put trouver ainsi que deux autres potions « Check up ». Il acheta les même produits dans deux autres pharmacies. Une fois fait, il transplana chez lui.
Par chance pour lui, Harry n'était toujours pas rentré. Et il effectua tout les tests de grossesses qu'il avait acheté et but chaque potion « Check up ». Tous indiquait le même résultat : il était enceint.
Il pleura de joie et remercia Merlin de lui accorder ce souhait et se débarrassa de tout les tests. Il se mit à réfléchir. Il ne pouvait pas contacter Blaise, il avait donné sa parole. Même si c'était pour ce genre de nouvelle, il savait que madame Zabini allait mettre sa menace à exécution. Il ne pouvait pas non plus rester près d'Hermione, car elle remarquerait sa grossesse et saurait la vérité...
Et puis, comment expliquer ce miracle ? Car oui, pour lui, c'était son Miracle.
Non il devait partir. De cette façon, il s'éloignerait définitivement de Blaise et jamais Hermione ne saura la vérité. Et puis, et c'était le plus important, il allait protéger son Miracle envers et contre tous.
Oui, il devait partir loin. Il devait quitter l'Angleterre.
OoooOoooO
