Titre : Pour toi

Résumé : Ron croyait connaître tout ce que l'on pouvait éprouver en amour. Après tout, il sortait avec la femme de ses rêves. Alors, pourquoi avait-il accepté la proposition de Blaise ?

Couple : Ronald Weasley/Blaise Zabini, Harry Potter/Drago Malefoy et compagnie…

Disclaimer : Bon, on le sait tous et je ne vais pas m'attarder dessus : la plupart des personnages de cette histoire appartient à Joanne K. Rowling (Les autres sont à moi !). Mais je me suis permise de leur donner une autre destinée pour le bien de cette fic. Et je précise que je ne gagne pas d'argent sur mes écrits, mon seul objectif est de vous faire plaisir !

Rating : M !

Avertissement : À moins d'être maso, les homophobes n'ont rien à faire ici. De plus, cette fiction est un Os. Un très long Os. Tellement long que je l'ai coupé en trois parties !

Sincèrement, Merci! Vos commentaires, vos mises en alerte et en favoris, m'ont fait plaisir. Voici donc la dernière partie de ce long Os. J'espère qu'il vous plaira.

Néanmoins, avant de lire j'aimerai attirer votre attention sur deux points précis. Premièrement, je n'ai pas pas signalé dans les deux premières parties, mais cet Os est centrer principalement sur le point de vue de Ronald Weasley. Il nous arrive de découvrir quelques événements à travers les yeux du petit Alexander, mais cela est rare. Ne soyez donc pas surpris si les sentiment de Blaise ne sont pas détaillés.

Ensuite, on m'a fait remarquer que je n'avais pas décrite physiquement Jessica. C'est un total oublis de ma part. Et comme ce n'est pas un personnage trop apprécié, je vous laisse le soin l'imaginer vous même. Quelle soit grosse ou mince, belle ou moche, grande ou petite, gardez à l'esprit que c'est sa sincère amitié et son soutient qui font que Ron l'adore, et qu'elle ne va pas le quitter de sitôt!

Sur ce, Bonne lecture!


Partie 3 : Reprise des choses


Il devait être plus de trois heures du matin lorsque Ron termina son récit. À la fin de celui-ci, sa voix s'était faite plus douce, remplie de tristesse. Mais il ne pleurait pas.

-Ron...

-Ça a été dur, Harry. Comme vous avez dû le savoir, j'ai vidé une bonne partie de mon compte à Gringotts et j'ai modifié mon apparence afin de voyager incognito. Comme je voulais fuir, j'ai pris le premier avion moldu qui se présentait. Il a allait en en Australie en faisant un arrêt en Malaisie, mais je n'ai pas quitter l'aéroport. Arrivé en Australie, j'ai dû me débrouiller. Au début, je côtoyais les moldus car j'avais peur que vous me retrouviez. Je me suis pris un petit studio pas cher afin que mes économies ne fondent pas à grande vitesse.

Malgré tout, je ne voulais pas quitter le monde sorcier et j'avais peur pour mon bébé. Je me suis trouvé un boulot à l'hôpital sorcier d'Australie. Comme je l'ai dit tout à l'heure, je faisais le ménage et je me suis débrouillé pour être dans le secteur de la maternité. J'ai pu apprendre, en regardant et en écoutant, à faire le suivit de ma grossesse moi-même. Bien sûr, je n'ai pas fait tous les examens que l'on fait aux femmes enceintes mais je savais que le bébé grandissait en moi et c'est tout ce qui m'importait.

Puis vint l'accident au bloc opératoire. En fait, il s'agissait d'une jeune sorcière qui accouchait de son premier enfant. Manque de chance pour elle, l'accouchement était compliqué et, je n'ai pas bien compris, mais elle a eut un problème au cerveau. Et les médicomages présents dans la salle n'étaient pas aptes à effectuer une chirurgie de ce type. Le temps que le chirurgien arrive, la patiente était décédée. Le bébé, lui, a survécu.

Comme je l'ai dit, ce fut cet incident qui a influencé mon choix de métier. Je ne voulais plus que cela arrive. Je ne cessais de me dire que si cela m'arrivait, mon bébé se retrouverait seul au monde... Alors je me suis documenté et j'ai pris soin de moi. Si ce n'était pour le travail et faire les courses, je ne sortais pas. Je m'imposais repos et calme.

Pour l'accouchement, je me suis jeté un sort de métamorphose que j'avais appris et je me suis présenté à l'hôpital en tant que femme. Là-bas, j'ai demandé à avoir une césarienne. Une petite chirurgie qui consiste à t'ouvrir le ventre pour faire sortir le bébé. Heureusement pour moi, tout s'est bien passé. Alexander se portait bien et j'ai pu quitter l'hôpital dès que j'ai récupéré mes forces.

À partir de là, je me suis inscrit à l'école de médicomagie. Ma vie se résumait à Alexander et mes études. J'ai trouvé une nounou moldue qui s'occupait de mon fils quand j'étais en cours. Ça n'a pas été facile, mais je me suis accroché grâce aux méthodes de travail qu'Hermione et Blaise m'avaient appris lors de notre dernière année à Poudlard.

Ce fut en deuxième année que j'ai rencontré Jessica. Elle a été une vrai bouffée d'air pour moi. Au début, elle avait le béguin pour moi, mais je lui ai dis que je préférais les hommes. Elle n'a pas fuit pour autant. Lorsque je lui ai présenté Alexander, elle ne m'a pas posé de question sur la mère ou sur le pourquoi du comment et elle nous a accepté mon fils et moi sans rien nous demander en retour. Nous avons fait les mêmes études. Moi, par conviction, et elle pour me soutenir dans mon choix. Enfin, nous avons obtenu notre diplôme et nous avons été engagé dans le même hôpital qui m'avait donné mon premier boulot et nous avons réussit à nous faire une place là-bas.

J'aimerais te dire que je suis heureux, Harry. J'aimerais te dire que je suis comblé, mais ce n'est pas vrai. Je suis partis loin car j'y étais forcé. J'ai choisis une profession qui me permettait non seulement de faire ce que je voulais faire mais en plus de pouvoir subvenir aux besoins d'Alexander sans qu'il n'ait à manquer de quoique ce soit. J'ai trouvé en Jessica une amie que beaucoup de monde rêverait d'avoir à ses côtés.

Et j'ai Alexander... Mon bébé... Mon Miracle. Il est ma raison de vivre, Harry. Ma fierté. À chaque fois que je le regarde, je me dis que, sans lui, j'aurais coulé depuis longtemps. Il est ma bouée de sauvetage. Car il n'y a que lui maintenant. Je n'ai pas le droit à l'erreur dans mon travail car cela aurait des conséquence sur lui. Je n'ai pas le droit de baisser les bras ou de pleurer car il me regarde.

Et c'est ça le plus dur. Car, même si j'ai tout ça, il y a une chose que je veux au plus profond de moi. »

-Blaise, devina Harry d'une voix rauque.

-Il me manque tant, Harry ! Pleura Ron. Il n'y a pas eut une journée durant ces six années où je n'ai cessé de penser à lui. Il n'a pas quitté mon esprit une seule fois. Il y a eut des jours où je devenais fou de chagrin. Combien de fois j'ai sortis le bracelet qu'on utilisait pour communiquer pour lui envoyer un message ? Mais les paroles de sa mère me revenait à l'esprit et je repensais à vous... Et je me reprenais. Je me disais que je n'avais pas le droit de bousiller vos vies pour mon bonheur personnel. Alors je respirais un bon coup et j'allais voir Alexander.

-Ron... C'est fini... Fit Harry en le prenant dans les bras. Tu es de retour, maintenant. Et je vais m'occuper personnellement de madame Zabini...

-Non ! Je sais que tout est à cause d'elle, mais c'est la mère de Blaise... Si il lui arrivait quelques chose, il...

-Blaise ne parle plus à sa mère depuis que tu es parti, Ron. Non pas à cause de toi, crois-moi que s'il l'avait su, il t'aurait empêché de partir et t'aurait épousé sur le champ rien que pour voir Helena s'en mordre les doigts !

-Alors pourquoi...

-Helena lui a organisé des fiançailles dans son dos. Comme il te cherchait, il ne l'a pas sut tout de suite. C'est lorsque la fiancée s'est présentée à son appartement qu'il a appris la nouvelle. Alors, non seulement Blaise lui a claqué la porte au nez, mais en plus il a rompu les fiançailles. Et, depuis, il n'adresse plus la parole à sa mère.

-Mais c'est mauvais pour lui ! C'est elle qui contrôle l'entreprise familiale ! Elle risque de le déshériter, et...

-L'entreprise familiale des Zabini et des Malefoy sont passées aux mains de Blaise et de Drago bien avant la guerre, Ron. Helena et Lucius se sont concertés et ont fait ce choix pour contrer Voldemort afin qu'il n'ait pas la mainmise sur leurs fortunes. Je pense qu'ils savaient que leurs enfant étaient des espions pour l'Ordre. Toujours est-il que Helena n'a pas son mot à dire en ce qui concerne et l'entreprise familiale et la vie que mène Blaise.

-... Comment va-t-il, Harry ? Est ce qu'il est...

-Non, Ron. Personne n'a prit ta place dans son cœur.

-Merci Merlin ! Soupira le rouquin de soulagement.

-Mais il t'en veut beaucoup, Ron.

-J'imagine...

-Écoute, Blaise est à l'étranger en ce moment, et j'ai parlé de ton retour ainsi que d'Alexander à Drago. Il y a de forte chance qu'il soit au courant...

-Je ne sais pas, Harry... Il faut que j'en parle à Alexander...

-Mais Ron, il s'agit de son père !

-Va expliquer à un gamin de cinq ans qu'il a deux pères au lieu d'avoir une mère et un père !

-Ouch, je n'avais pas pensé à ça... Mais Blaise voudra prendre la place qu'il lui revient de droit près de lui, Ron... Il pourra pardonner ton départ lorsqu'il saura ce qu'a fait sa mère, mais si tu lui prives de son fils plus longtemps, il va t'en vouloir !

-Je sais... Je... J'aimerais lui parler... Avant de parler à Alexandre. J'aimerais... le voir...

-C'est normal, Ron... Je vais lui confirmer ton retour et je pense que tu auras de ses nouvelles très vite !

-Merci, vieux... Je ne t'ai même pas demandé comment tu allais toi...

-Mon meilleur ami est revenu à mes côtés, alors je vais très bien.

-Tu m'as manqué, Harry.

-Nous sommes ensemble, maintenant, et personne ne nous séparera plus.

-Dis... Pourquoi, t'es pas revenu me voir à l'hôpital depuis la dernière fois ?

-Mais je t'ai vu tous les jours depuis ! Répliqua le brun en lui souriant.

-Quoi ?!

-Je suis Auror, Ron. Je peux masquer mon aura pour suivre des gens sans que ceux-ci ne s'en rendent compte.

-Tu... Tu m'as suivi ? Mais, pourquoi tu ne t'es pas manifesté ?!

-Premièrement, je voulais que ce soit toi qui reviennes vers moi. Tu es partis depuis maintenant six ans, tu aurais pu refaire ta vie, avoir de nouveaux amis, et je ne voulais pas te forcer la main !

-Harry, tu es comme mon frère ! Seulement, travailler à l'hôpital et élever un enfant ne laissent pas de temps pour soi...

-C'est ce que j'ai vu... Et deuxièmement, je sécurisais le périmètre autour d'Alexander.

Ron le regarda, surpris. Le brun sourit et expliqua :

-Ton retour va faire du bruit, Ron, pour plusieurs raison. Un : ton absence a été beaucoup remarquée car nous avons mis des Aurors à ta recherche. Deux : tu es celui que tout le monde surnomme « le chirurgien aux mains de génies ». Et de trois : lorsque la vérité sur ton départ éclatera, ni toi ni Alexander ne serez tranquille. Donc j'ai pris les devants : ton appartement est soumis au sort de Fidelitas dont je suis le gardien du secret, deux Aurors suivent Alexander du matin au soir tant que toi, tu n'es pas près de lui, et je lui ai jeté un sort qui permet de flouter son visage si jamais les journalistes réussissent à le prendre en photo. Et, pour finir, aujourd'hui j'ai sécurisé ta cheminée contre les mauvaises intrusions. Il faudra juste que tu notes sur un parchemin toutes les personnes que tu acceptes chez toi et que tu la mettes quelque part à l'abri des regards, près de la cheminée... J'ai aussi installé des alarmes pour protéger ton appartement et installer un sort anti-transplanage.

-Harry... Comment te remercier ?

-Ne part plus Ron. Et si tu dois absolument le faire peu importe la raison, viens m'en parler avant, OK ?

-Je te le promets.

OoooOoooO

-Maman, je t'assure que tout va bien !

-Je ne vois pas pourquoi elle continue de le garder ! Elle n'a pas déjà des enfants ?

Ron et Alexander se trouvaient au Terrier le samedi suivant. Ses frères et sa sœur avaient ramené leur maris et femmes respectifs, ainsi leurs enfants, et Ron avait l'impression que sa famille s'était multipliée ! Comme dans son souvenir, le Terrier retentissait de joie. La table avait été mise dans le jardin et les enfants se faisaient une joie de jouer à cache cache dans hautes herbes, tandis que les parents se prélassaient à table. Beaucoup furent surpris de revoir Ron, Et certains n'hésitèrent pas à lui poser des questions mais, fidèle à lui-même, Ron ne répondait que le strict nécessaire.

Là, Ron se trouvait dans la cuisine en compagnie de sa mère et semblait embêté. Il venait de recevoir un Patronus de Jessica qui l'appelait d'urgence à l'hôpital et il voulait ramener son fils chez Judith, ce que sa mère refusait.

-Maman, elle en a l'habitude, et...

-Et tu crois que je n'ai pas l'habitude des enfants, peut-être ?! Dois-je te rappeler qui t'a élevé, jeune homme ?

-Là n'est pas la question, maman !

-C'est mon petit-fils, Ron ! Sa place est ici à chaque fois que tu t'absentes. Je ne comprends même pas pourquoi j'ai cette discussion avec toi !

-Maman, Alex n'est pas habitué à être ici ! Je ne sais pas à quelle heure je vais revenir et s'il ne retrouve pas ses repères, il ne dormira pas !

-Alors je veillerai avec lui, jusqu'à ton retour ! Maintenant, va, je crois que ta présence est très attendue à l'hôpital. Alexander reste ici Ron, et gare à toi si tu l'emmènes !

Ron soupira. Il savait que lorsque sa mère parlait comme ça, il n'avait pas intérêt à désobéir. Il alla alors rejoindre son fils en compagnie de Molly, qui parlait avec un l'un des enfants de Bill, et lui expliqua qu'il devait aller travailler et qu'il le laissait ici. Devant le regard paniqué de l'enfant, Molly le prit dans ses bras et le rassura :

-Je ne resterai pas très loin, mon ange. Et même si tu joues avec tes cousins, je te regarderai toujours.

-Mais ze n'ai pas de lit pour dormir ici...

-Comment ça tu n'as pas de lit ? S'exclama Molly, faussement énervée.

-Ben ze n'ai zamais dormi ici, donc ze n'ai pas de lit !

-Et ça te dirait de dormir dans l'ancienne chambre de ton père quand il était petit ?

Alexander la regarda avec surprise pendant un instant puis un grand sourire orna son visage. Il lança un regard suppliant à son père :

-Oh, s'il-te plaît, Papa ! Dis, ze peux y dormir ?

- Seulement, soit bien sage, d'accord ? Et si tu as un moindre problème, va voir mamie.

-Promis !

Puis Alexander voulut voir la fameuse chambre, Ron en profita alors pour transplaner à l'hôpital.

OoooOoooO

Ron sortit du bloc opératoire où il venait de passer deux heures. Depuis qu'il était arrivé, suite au Patronus de Jessica, les deux amis avaient enchaînés des opérations chirurgicales. Il était fatigué et ne voulait que rentrer retrouver Alexander.

-Ron ?

Il se retourna et vit avec surprise Hermione qui était, elle aussi, en blouse.

-Bonsoir, Hermione. Je ne savais pas que tu serais encore ici.

-Un cas de neurochirurgie de type 5 est arrivé et il t'attends au bloc 6...

-De type 5 ?!

-Oui et autant te dire tout de suite, c'est moi qui t'assiste.

-Non, je t'ai déjà dis que je ne travaille qu' avec Jessica.

-Ce genre d'intervention est très rare et très passionnante, il est hors de question que je n'y assiste pas !

-Alors demande à un autre médicomage d'effectuer l'opération avec toi.

-La direction veut que ce soit toi qui opères !

-Alors tu connais mes conditions. C'est Jessica qui m'assiste.

-Monsieur Weasley ?

Les deux anciens amants se retournèrent pour voir le directeur de Sainte Mangouste qui les regardaient.

-Monsieur Doys...

-Je sais que cette opération est soudaine, elle était prévue depuis longtemps, pour la semaine prochaine. Mais la santé du patient s'est détériorée et a nécessité cette intervention chirurgicale dans l'heure. Vous êtes le meilleur pour l'effectuer et c'est la raison pour laquelle on vous a choisis. Quand à mademoiselle Granger, elle suit le patient depuis le début, il est normal que ce soit elle qui vous assiste. Mais si cela vous dérange, monsieur Weasley, je prendrai ça comme un refus d'effectuer votre travail et par conséquent, ce sera considéré comme une faute professionnelle.

-J'ai accepté ce poste à condition de travailler avec…

-Et vous travaillerez avec mademoiselle Harper. Mais pas pour cette opération. Maintenant, allez faire ce pourquoi je vous paye, monsieur Weasley.

Puis le directeur partit sans un mot. Ron, en colère, donna un coup de poing au mur, ce qui fit sursauter Hermione.

-Ron...

-T'es contente, hein ? Tu as eu ce que tu voulais ?

-Je mérite...

-Et tu crois que Jessica ne mérite pas de faire cette opération ? Bien sûr que non ! Il faut que mademoiselle Granger soit la meilleure d'entre nous tous et fasse tout ce qu'elle veut !

-Je suis aussi médicomage, Ron !

-Alors pourquoi vouloir à tout prix m'assister ?! Si tu es aussi exceptionnelle que tu le crois, pourquoi vouloir à ce point remplacer Jessica ?!

-Et toi pourquoi ne travailler uniquement qu'avec elle ? À croire que sans elle, tu ne sais rien faire !

-Donc c'est ça ton problème! Ce n'est pas Jessica qui te dérange ! Tu ne supportes pas que ce soit moi qui dirige ces opérations ! Tu ne supportes pas que j'ai réussi à te dépasser !

-Pense ce que tu veux, Ronald, mais je n'ai pas de temps à t'écouter te plaindre de l'absence de ta protégée, on m'attend au bloc 6 !

Et elle s'en alla le laissant seul. Ron s'accroupit sur le mur et prit sa tête entre ses mains lorsqu'il sentit des bras l'entourer. Il regarda la personne qui essayait de le soulager.

-Jessica... Reconnut-il.

-J'ai tout entendu, sourit-elle. En fait, je crois que tout le personnel de ce couloir a tout entendu.

-C'est une opération de type 5, Jessica ! Le défi de chaque chirurgien digne de ce nom !

-Je le sais.

-Et si elle le pouvait, elle le ferait toute seule !

-Je sais.

-Ce n'est pas qu'elle ne t'aime pas. C'est tout simplement qu'elle est jalouse de moi...

-Comme beaucoup de médicomages chirurgiens attitrés.

-Ce n'est pas ma faute si je suis meilleur qu'elle !

-Ça, toi et moi, on le sait. Alors va le lui prouver. Tu as déjà effectué des opérations sans moi, ce qu'elle ne sait pas. Va lui montrer qui est réellement mon Edward Billius ! Elle veut jouer les médicomages assistantes ? Laisse-la assister !

-Oh oui, elle va assister... Mais de très loin !

-Edward... Va au bloc et fait ton travail. Comme tu l'as dit, ce type d'intervention chirurgicale est le rêve de chacun d'entre nous car elle prouve au monde sorcier entier quel chirurgien on est. Et lorsque l'on réussit, on est parmi les plus grands médicomages de tous les temps. Va prendre ta couronne afin que personne ne puisse plus jamais te contredire. Même si on s'appelle Granger et qu'on est arrivée première de sa promo !

-Jessica...

-Je vais te regarder du poste d'observation, OK ?

Le rouquin lui sourit en guise de remerciement et laissa la jeune femme se lever et s'en aller. Il soupira et se dirigea à son tour vers le bloc 6.

OoooOoooO

-Comment a-tu osé ? Cria Hermione de rage.

L'intervention avait durée cinq heures. Et ils venaient de quitter le bloc opératoire. Ron était épuisé et n'avait qu'une envie : embrasser son fils et aller se coucher. La blouse du rouquin était pleine de sang, tandis que celle de la jeune fille était d'une propreté impeccable.

-De quoi tu parles, Hermione ?

-Tu as fait cet opération tout seul...

-Tu voulais assister, non ? Tu l'as fais ! Tu étais aux premières loges...

-Ron, je suis médicomage, je ne suis pas Harper ! J'avais le droit de participer manuellement à cette opération !

-Je viens de te prouver que je travaillais très bien seul. Et ce durant cinq ou dix heures d'affilées ! Tu n'as servi à rien aujourd'hui dans ce bloc. Tu aurais été dans le poste d'observation que cela n'aurait rien changé. Peut-être que, maintenant, tu écouteras lorsque je te dis que je travaille uniquement qu'avec Jessica. Et n'essaye pas de te venger sur elle, Hermione, parce que je risque de ne pas être gentil. Oui, je t'ai trompé. Oui, je t'ai laissé sans me retourner. Oui, je t'ai fait souffrir. Et tu as tous les droits au monde de vouloir te venger. Mais ne soit pas jalouse si je suis meilleur que toi, professionnellement parlant. Cela n'a rien à voir. Et si tu ne sais pas séparer ta vie privée de ta vie professionnelle, alors ne viens pas travailler Hermione !

L'ancienne rouge et or lui lança un regard assassin et s'en alla. Ron soupira et entendit des applaudissements derrière lui. Il se retourna et se figea. Devant lui se tenait Blaise Zabini. Il était vêtu d'un costume moldu blanc crème et portait une robe de sorcier de la même couleur à son bras. Ses cheveux bouclés semblaient avoir poussés, ses yeux avaient toujours cette couleur qu'il aimait tant. Il abordait un sourire discret que Ron adorait voir tous les jours, car Alexander avait le même.

-Blaise... Souffla-t-il doucement, le cœur battant à une grande vitesse.

-Granger considérait que Sainte Mangouste lui appartenait. C'est bien que quelqu'un lui ait remis les idées en place.

-...

-Et d'après ce que j'ai compris, tu lui as parlé de nous. Y a t-il une raison à cela ? Cette Jessica en serait-elle la cause ? Si j'écoute les rumeurs qui circulent, c'est ta nouvelle meilleure amie... Enfin si tu traites toutes tes meilleures amies comme tu viens de traiter Granger, je crois qu'elle devra s'inquiéter, tu ne crois pas ?

-Blaise... Jessica n'est pas et n'a jamais été mon amante.

-Et en quoi c'est sensé me rassurer ? On dit que si tu es ici c'est uniquement parce que Sainte Mangouste t'a proposé un poste. Tu n'as même pas pris la peine de me prévenir de ton arrivée... Mais pourquoi l'aurais-tu fait, puisque tu ne m'as même pas prévenu de ton départ !

-Je vois que Harry ne t'a pas parlé..

-Je n'ai pas vu Potter depuis mon arrivée et même s'il avait quelque chose à me dire, je ne l'écouterais pas.

-Tu as raison, c'est à moi de te dire que...

-Edward !

Ron eut juste le temps de réceptionner dans ses bras une Jessica heureuse qui le regardait avec admiration.

-Oh, je suis fière de toi ! Tu as réussit ! Et tu as fais ça tout seul ! Est-ce que tu sais ce que ça veut dire ?

-Jessica... Dit Ron, embarrassé.

-Qu'est-ce qui ce passe ? Demanda la noire inquiète.

-Pas une amante, hein ? Fit Blaise d'une voix froide en leur lançant un regard glaciale.

-Blaise... Supplia Ron en se dégageant de l'éteinte de Jessica, mais le susnommé transplana.

-C'était qui ? Demanda le jeune femme.

-Le deuxième père d'Alexander.

Jessica le regarda surpris et répéta :

-Le deuxième père ?

-Oui, et maintenant il est persuadé que tu es la mère de mon fils et que je l'ai quitté pour toi !

-Oh, toi, tu as une grande histoire à me raconter !

-Jess...

-Si tu veux que je t'aide, il va falloir tout me dire, tu ne crois pas ? Et je suis dégoûtée, la règle se confirme encore une fois !

-Quelle règle ?

-Que « les plus beaux hommes sont tous homos ! »

Et malgré la catastrophe qui lui tombait dessus, Ron rigola.

OoooOoooO

-Pourquoi la vie est si injuste ?!

-Jessica...

Ils se trouvaient dans le salon du rouquin. Celui-ci avait décidé de laisser son fil chez Molly et avait raconté toute l'histoire à son amie.

-Je t'en veux, Edward, ou Ron, peu importe comment tu t'appelles, mais je suis en colère contre toi !

-Je sais que j'aurais dû tout te raconter...

-Edward, tu as côtoyé Harry Potter ! Tu es même son meilleur ami, et tu ne me l'as jamais rien dit ?!

-C'est tout ce que tu as retenu de mon histoire ?

-Après, ton histoire ! Tu sais bien que je l'adore ce mec ! Pourquoi tu m'as fais ça à moi ?

-Ok, Jess, redescend de ton nuage. Harry est gay et il est en couple avec Malefoy, le meilleur ami de Blaise.

-Et, laisse-moi, deviner... Il est beau comme un dieu ? Soupira la noire.

-Si on aime les blonds peroxydés...

-C'est la fin de mon monde...

-Parce que c'est à Mattews que tu appartiens, Jess. Alors arrêtes de fantasmer sur les mecs déjà pris !

-Tu parles, Mattews ne m'a pas contacté depuis que l'on est ici ! Et il ne m'a jamais envoyé de signal !

-Normal, tu as une aura imposante, Jessica. La preuve, si tu ne m'avais pas abordé à ce cours de biologie avancée, je ne serais jamais venu te voir... De plus, pourquoi tu ne le contacterais pas toi-même ? Et on ne parle pas de toi là, mais de moi !

-Oui, toi et tes cachotteries ! Mais qu'est-ce qui t'as pris de tromper Hermione pour Blaise ? Quoique, je te comprends, Blaise est plus... sex !

-Jessica !

-Ose me dire que ce n'est pas vrai ?

-Je refuse de te parler de ma vie sexuelle !

-Mais bien sûr ! Sérieux, pourquoi tu n'a pas rompu avec Hermione. ?

-Je les aimais tous les deux et je n'arrivais pas choisir. Et puis, pour moi, étant donné que c'est Blaise qui avait commencé cette relation, c'était à lui de la finir...

-Tu as vu comment tu as réagis quand on t'a forcé à le quitter ? Crois-moi, si c'était lui qui l'avait fait, tu n'aurais pas supporté la douleur. Qu'Alexander soit présent ou pas.

-Je suis un salaud ?

-Tu es le plus grand salaud que j'ai rencontré. Mets-toi à leur place, Ed ! Tu as trompé Hermione pour un mec, tu l'as laissé en plan sans rien lui dire, tu reviens six ans plus tard avec, non seulement, un gosse mais en plus tu es toujours collé à une nana sortie d'on ne sait où et, pour couronner le tout, tu lui voles la vedette dans son travail où elle n'a jamais eut de concurrent !

-Vu comme ça...

-Blaise, lui, a dû te partager avec une fille tout le temps qu'a duré votre relation ! Il devait vous voir vous embrasser sans rien dire car, pour tout le monde, il n'existait qu'elle ! Il a toujours été dans l'ombre. Et quand il perçoit un peu d'amour de ta part, tu le plantes sans rien dire et disparaît de la circulation pour te surprendre six ans plus tard dans le bras d'une fille qu'il n'a jamais vu...

-Jess...

-Si je ne t'adorais pas, je t'aurais tué Edward.

-Que dois-je faire ? Tu sais pourquoi j'ai fait ça !

-Moi, je sais pourquoi tu es partis, mais pas eux ! Écoute... Avant toutes choses, qu'est-ce que tu veux, toi ?

-Blaise. Je veux pouvoir vivre avec lui et former la famille que l'on devrait formé avec Alexander... Je l'aime Jess et...

-Alors, on va commencer par lui. Tu dois aller voir sa mère.

-Quoi ? Non ! Je refuse ! C'est à cause de cette femme si toute cette histoire est arrivée !

-Non, Edward, c'est de ta faute. Si tu avais été honnête avec Hermione et Blaise, tu n'en serais pas là. Tu aurais rompu avec Hermione, qui t'en aurait, certes, voulu, mais avec le temps, elle t'aurait pardonné. Puis, tu aurais officialisé ta relation avec Blaise devant tout le monde et sa mère n'aurait jamais put t'atteindre de cette manière. Madame Zabini n'a fait qu'appuyer sur le bouton que tu lui offrais.

-Par Merlin ! Je n'ai jamais vu l'histoire sous cet angle-là...

-Normal, tu es un homme et vous avez tendance à réfléchir avec votre deuxième cerveau !

-Jessica ! Quoiqu'il en soit, je ne peux aller voir Helena Zabini... Je vais la tuer sinon.

-Heu, oui, en effet, on va éviter ça si tu veux récupérer son fils... Dis, qui d'autre est au courant de la vérité ?

-Harry...

-C'est vrai ?! Alors tu vas me le présenter, afin que l'on voit ensemble comment on pourra t'aider, et...

-Jessica, il est en couple !

-Et si mon charme opère ?

-Oublie. Harry est fidèle et il semble être accro de son blond !

-Au moins j'aurais essayé... Tu dis qu'il est Auror ? Il ne pourrait pas trouver un moyen pour que la mère de ton chéri lui avoue ce qu'elle t'a fait ? Je ne vois que cette solution pour que tu le récupères.

-Et si j'allais tout simplement parler à Blaise et lui expliquer ce qui c'est vraiment passé ?

-Il ne t'écoutera pas, Ed. Il faut que tu prennes conscience que malgré ton chagrin, tu es le bourreau. Et Hermione et Blaise sont tes victimes. Et si tu racontes cette histoire, ce sont eux qu'on voudra consoler. Pas toi.

Ron soupira et baissa les yeux. Jessica avait raison.

OoooOoooO

Combien de temps Ron resta sur son canapé de son salon après le départ de son amie ? Il ne le savait pas. Il était fatigué et cela faisait bien vingt-quatre heures qu'il n'avait pas fermé les yeux et plus de douze heures qu'il n'avait pas vu son fils. Celui-ci lui manquait atrocement.

Alors, pris d'une envie soudaine, il se leva et courut dans son bureau. Il alla vers son armoire à potions et sortit une fiole vide qu'il observa un long moment. Puis, résigné, il mit sa baguette à sa tempe et, à l'aide d'un sort, en fit sortir un fil argenté qu'il dirigea vers la fiole qu'il avait en main. Quand il eut finit, elle renfermait un liquide épais argenté. Il la regarda longuement avant de s'installer derrière son bureau. Il prit ensuite un parchemin et réfléchit avant d'écrire ces quelques mots :

« Un jour, tu m'as dit que c'est en nous regardant faire l'amour dans un pensine que tu es tombé amoureux de moi.

Voici d'autres souvenirs que tu pourras regarder autant de fois que tu le voudras afin que tu comprennes à quel point je suis désolé et que j'ai été le roi des abrutis,

Que tu te rendes compte à quel point je bénis les cocktails moldus,

Que chaque chemin que j'ai emprunté ont toujours eut le but de m'amener vers toi

Et que chaque nuit, au moment de me coucher ma dernière pensée n'a toujours été que

Pour toi. »

Sans se relire, il roula le parchemin, y accrocha le fiole et alla attacher le tout à la patte d'un magnifique aigle royal. Il alla vers la fenêtre qu'il ouvrit, prit le rapace dans ses bras et lui murmura tout bas :

-Apporte-lui cette lettre, s'il-te plaît, Choucky. Et assure-toi qu'il l'ait en main propre.

L'oiseau lui mordilla doucement la main et prit son envol devant le regard azur remplis de tristesse de son maître.

OoooOoooO

Ron se trouvait à l'hôpital et se dirigeait vers un bloc opératoire. Lorsqu'il entra, il alla directement dans un vestiaire où il trouva la personne qu'il recherchait.

-Hermione, appela-t-il doucement.

La jeune fille, qui étudiait une radio des poumons, sursauta lorsqu'elle entendit son prénom. En voyant le rouquin, elle répondit d'une voix froide :

-Que voulez-vous, monsieur Weasley ? À moins que vous ne voulez continuer à vous rire de moi ?

Ron grimaça et répondit :

-Je l'ai mérité... En fait je suis venu pour m'excuser.

-Et de quoi, au juste ? D'être devenu un crétin arrogant ?

-D'être parti sans te prévenir et de t'avoir fait souffrir entre autre. Mais si je me tiens devant toi aujourd'hui, c'est surtout pour te demander pardon de t'avoir trompé.

La jeune femme, qui ne s'attendait pas à ces mots, le regarda, troublée.

-La vérité, continua le rouquin avec douceur, c'est que pour moi tu as été la femme de ma vie. Je ne me voyais vieillir auprès d'aucune autre. Et quand je suis parti, mon cœur se serrait à chaque fois que je pensais à toi, mais je préférais te savoir dans l'ignorance que de te voir en larmes à cause de moi. Aujourd'hui, je suis médicomage chirurgien mais je te dois ma réussite. C'est toi qui m' a appris à travailler sans flancher. Alors oui, c'est vrai, Jessica m'a beaucoup soutenue, mais je ne serais pas arrivé là sans tes méthodes de travail que tu me montrais lorsque nous étions à Poudlard. Et, même si tu penses le contraire, tu es une très bonne médicomage. La meilleure à mes yeux car toi, tu crois en ce que tu fais. Tu y crois et tu adores ton métier. Tu n'as pas à rougir face à moi, pas alors que quand je baissais les bras lorsque nous étions à Poudlard, tu avais toujours les mots pour me montrer que je pouvais me relever.

-Ron...

-Je sais que tu es maintenant en couple avec Charlie. Et j'en suis très heureux pour toi. Mais Hermione, il n'est pas moi. Moi j'ai été le salaud qui t'a trompé et qui t'a laissé sans se retourner, qui t'a fais pleuré durant des soirées, et c'est vers moi que tu dois diriger ta colère et ta haine. Charlie est celui qui est resté à tes côtés et t'a soutenu quand tu flanchais et c'est lui qui a su te redonner confiance en toi. Alors aime-le Hermione, car lui il tient à toi.

-... Toi aussi... Toi aussi tu m'aimais. Toi aussi, tu me donnais confiance en moi.

-Il n'est pas moi, Hermione. Tu ne souffriras pas auprès de lui. Il faut voir comment il te regarde ! Il saura te combler.

-Tu me regardais toujours comme si j'étais la huitième merveille du monde...

-Tu es toujours la huitième merveille du monde à mes yeux, Hermione. Ne vois-tu pas à quelle point tu es magnifique ?

-Alors pourquoi es-tu parti ?!

-Mon cœur était divisé en deux, Hermione. Et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas pu rompre avec toi à ce moment-là. Mais quelque chose a fait pencher la balance...

-Alexander.

-Tu n'avais pas à payer pour mes bêtises Hermione. Ni toi, ni Harry et ni ma famille. Je devais partir.

-C'est qui ?

-Hermione...

-Tu me dois bien ça Ron ! Qui est cette personne qui a réussit à te détourner de moi, toi qui me voyais comme la huitième merveille du monde ? Qu'est-ce qu'elle avait que je n'avais pas ?! Qui est-ce, Ron ?! JE VEUX SAVOIR SON NOM !

Devant le visage en larme de la jeune femme, Ron avoua calmement :

-Blaise Zabini.

-... Quoi ? Fit Hermione, choquée.

-Au début, c'était un accident suite à une soirée trop arrosée. Mais on a recommencé... Plusieurs fois... À ton insu...

-Zabini ? Tu m'as trompé avec... un garçon ?

-Hermione, je te demande pardon ! Tu peux me frapper si tu le souhaites, tu peux...

-Zabini est resté en Angleterre durant ces six ans. Il n'est pas parti avec toi alors pourquoi as-tu dis que... Par Merlin, c'est toi qui étais enceint !

-...

-Il t' a repoussé lorsqu'il a appris pour Alexander ?

-Non... Il ne l'a jamais su. Tout comme toi, je suis parti sans rien lui dire ni le prévenir de quoi que ce soit.

-...

-Je suis juste venu te présenter mes excuses. Et tu as le droit de ne pas les accepter. Mais saches que tu as été et tu es la seule femme de ma vie, Hermione. Je te laisse, tu as une opération qui t'attends. Bye.

Et Ron sortit sans demander son reste.

OoooOoooO

-Tu peux me raconter une histoire ?

Ron se trouvait dans la chambre de son fils et s'appétait à le border. L'enfant tenait son inséparable Tinou dans ses bras et mordillait encore le bout de son chapeau pointu. Il le regardait avec les yeux remplis d'espoir.

-Non, Alex, soupira Ron. Je ne veux pas te raconter une histoire, mais je vais te parler.

-C'est grave ? Tu n'as pas réussi à sauver une vie auzodhui ?

-« Aujourd'hui », Alex, on dit « aujourd'hui ». Et, si, j'ai réussi à sauver une vie.

-Alors c'est quoi qui te rend si triste ?

-Je ne t'ai jamais parlé de ta maman, Alexander... Tu veux savoir pourquoi ?

Alexander le regarda, surpris, durant un instant. Il finit par répondre d'une petite voix :

-Parce qu'elle est montée au ciel ?

-Qui t'as dit ça ?

-Ze sais que tu pleures la nuit. Tinou dit que c'est parce qu'elle te manque beaucoup et que pour que tu ne sois plus triste, il faut que ze souris tout le temps.

-... C'est Tinou qui t'a dis ça ?

Et devant le hochement de tête de son fils, il poursuivit :

-Mais pourquoi tu n'en m'as jamais parlé ? On n'avait pas dit qu'il ne devait pas y avoir de secret entre nous ?

-C'est Tinou. Il m'a dit que si ze t'en parlais, tu seras encore plus triste.

-Oh, Alexander...

Ron s'assit sur le lit et prit son fils dans ses bras.

-Tu sais, mon grand, tu n'es plus un bébé...

-Non, z'ai cinq ans !

-Oui, et tu es assez grand pour comprendre ton plus grand secret.

-Mon plus grand secret ? Mais papa, z'ai pas de secret !

-Moi, j'ai un secret... Et j'ai attendu que tu sois grand pour te le dire. Et ce secret sera aussi ton secret.

-C'est quoi ?!

-Tu es un enfant magique, Alexander.

-Oh, arrête de faire ton bête, papa ! Ze suis un sorcier, c'est normal que ze sois mazique !

-Tu as raison, mais tu n'es pas comme tout les petits sorciers.

-Pourquoi ?

-Parce que tous les enfants de la Terre, petits sorciers comme petits moldus, on tous eut besoin d'un papa et d'une maman pour venir au monde. Ils ont été d'abord dans le ventre de la maman pour avoir toutes les vitamines qu'il faut et puis, quand ils sont nés, ils sont allés dans les bras de leur papa... Mais pas toi. Toi, Alexander, pour que tu puisses être parmi nous, il t'a fallu deux papas.

-Deux papas ? Mais ze ne suis pas venu dans le ventre de quelqu'un ?

-Si... Tu as été dans mon ventre.

-Dans ton ventre !

-Oui.

-Papa, tu es trop fort ! Est-ce que moi aussi ze peux avoir un bébé dans mon ventre quand ze serai grand ?

-Je ne sais pas, mais si jamais cela t'arrive, je serai à tes côtés, je te le promets.

-Super ! Mais si z'ai été dans ton ventre, c'est dans les bras de qui ze suis parti quand ze suis né ?

-Ton deuxième papa n'a pas pu être là lorsque tu es né. En fait, il ne savait pas que tu existais parce que je ne le lui ai pas dit.

-Pourquoi ? Il était méchant ?

-Non, ton deuxième papa est l'homme le plus gentil de la Terre ! Et tu le lui ressembles beaucoup. Non, si je ne lui ai pas parlé de toi, c'est que l'on m'a jeté un sort qui m'interdisait de le faire, sinon Papy, Mamie, tous tes tontons et tes tantines, ton parrain et Hermione... Eux tous, seront toujours triste et ne cesseront de pleurer.

-... À cause de moi ?

-Non, pas à cause de toi, mon grand. À cause d'une sorcière qui ne voulait pas que je sois marié avec ton deuxième papa. Et, pour ça, je n'avais plus le droit de lui parler. C'est la raison pour laquelle il n'a jamais été là à tes côtés. Et Tinou a raison, si je pleure le soir c'est parce qu'il me manque énormément et que je suis triste car il serait très content de te voir. Et tu sais pourquoi ?

-Pourquoi ?

-Car c'est lui qui a voulut que tu t'appelles Alexander. Il disait que grâce à ce prénom tu deviendras un grand sorcier !

-C'est vrai ?!

-Aussi vrai, que Iron Man ne peut pas se passer de Jarvis.

L'enfant rigola aux paroles de son père. Lorsqu'il se calma, il demanda :

-Et lui, comment il s'appelle ?

-Blaise. Il s'appelle Blaise Zabini.

OoooOoooO

Ron courrait dans les couloir de l'hôpital. Il avait reçut un Patronus de Jessica pour une intervention chirurgicale cardiovasculaire de type 3 et il était en retard. Il se remémorait ce que lui avait dit son amie, lorsque il rentra dans une personne.

-Pardon, je suis désolé...

-On m'avait dit que tu étais revenu mais on ne m'avait pas dit que tu étais toujours aussi brusque, Weasley !

En entendant ces mots, Ron regarda la personne qu'il venait de bousculer. C'était un homme de grande taille qui avait des cheveux blonds voir blancs, et des yeux mercures qui lui lançaient des éclairs. Il se massait le poignet tout en grimaçant.

-Malefoy ? Demanda-t-il, surpris.

-Au moins tu n'a pas perdu les deux derniers neurones qu'il te restait.

-Écoute, je suis désolé de t'avoir bousculé, mais on m'attends pour une opération... Donc, je te dis au revoir ?

-Très drôle, Weasley. Il faut que l'on parle, toi et moi.

-Oui, il faut que tu m'expliques comment se fait-il que Harry soit en couple avec toi...

-Moi au moins, j'assume mes choix et je reste à ses côtés. Je ne le plante pas un beau matin pour revenir six ans plus tard avec une nana pendue à mon cou !

-Malefoy...

-Si c'est pour te moquer de lui, retournes d'où tu viens, Weasley ! Blaise n'a pas besoin de toi. Il a mit du temps, mais il a finit par tourner la page, et toi, tu reviens comme une fleur ?

-Alors je le séduirai de nouveau.

-Tu as eut ta chance, Weasley et tu l'as laissé passer.

-On m'y a forcé ! Si je ne le quittais pas, ma famille, Hermione et même Harry, allaient souffrir ! Qu'est-ce que tu aurais fait à ma place ?

-Cela prouve que tu le plaçais après toutes ces personnes ! Tu as préféré leurs bonheurs au sien !

-Non ! Je le faisais souffrir en continuant de fréquenter Hermione alors que j'étais avec lui. Tu ne crois pas que j'ai regardé son bonheur avant de partir ?!

-Non, car si tu l'avait fait, tu aurais quitté Granger et l'aurais emmené avec toi !

-Malefoy... Je sais que je suis en tord, OK. J'ai même complètement merdé. Mais je l'aime. Et je veux le récupérer. Et même si tu n'es pas d'accord, je m'en fous. Seul lui pourra me faire tenir à distance et personne d'autre ! Maintenant, excuse-moi, je dois aller bosser !

Et il se retourna pour courir jusqu'à une pièce où il entra à toute vitesse. Il ne vit pas un brun aux yeux émeraudes sortir de sa cachette et s'approcher du blond.

-Alors, t'es convaincu ?

-Ce ne sont que des mots Harry... Soupira le blond.

-S'il voulait, il t'aurait parlé du chantage que lui a fait Helena ou même d'Alexander pour te convaincre, Drago. Mais il ne l'a pas fait. S'il doit se justifier, c'est devant Blaise et uniquement devant lui.

-Il vous a tous fait souffrir.

-Mais c'est grâce à son départ que nous sommes ensemble, tu en as conscience ?

-Et c'est à cause de son départ que mon meilleur ami s'est transformé en loque !

-Et il s'en veut beaucoup pour ça ! Dray, tu ne crois pas que tous les deux ont assez soufferts ? Oui, Ron a fait passer notre bonheur avant le sien et, par conséquent, avant Blaise... Mais t'es-tu mis à sa place ? Qu'aurais-tu fait devant Helena Zabini en personne ? Et puis, et c'est le plus important, il y a Alexander. C'est l'Héritier de la famille Zabini.

Drago soupira.

-Tu as gagné, Harry, nous allons parler à Blaise de ton meilleur copain et ferons en sorte qu'ils reforment un couple... Mais cela ne voudra pas dire que, moi, je lui pardonnerai !

-Évidement, sinon tu ne serais plus Drago Malefoy. Mais je t'interdis de te venger.

-Évidement, sinon tu ne serais plus Harry Potter.

Le brun sourit et l'embrassa.

OoooOoooO

Ron inspira et expira. Il fallait qu'il se calme. Son cœur battait à grande vitesse et ses mains tremblaient. Par Merlin, pourquoi était-ce si difficile ? Il avait accouché d'un petit garçon alors qu'il était un garçon lui-même, alors en quoi frapper à une porte se révélait si compliqué ?

Sa rencontre avec Malefoy lui avait fait réfléchir. S'il ne faisait rien, Blaise sera persuadé qu'il se jouait de lui. Après son intervention chirurgicale, il avait directement transplané devant l'appartement de Blaise. C'était toujours le même appartement qu'il avait avant qu'il s'en aille. L'appartement que Blaise voulait partager avec lui... Il ferma les yeux et soupira.

Il frappa.

Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit et Blaise apparut, un sourire aux lèvres qui disparut à l'instant où il reconnut son visiteur. Le rouquin, qui le remarqua, déclara précipitamment en rougissant tout en se passant une main dans les cheveux :

-Je suis désolé de passer à l'improviste, mais en ce moment, il y a beaucoup de boulot à l'hôpital... Je risque de ne pas être libre avant un bon bout de temps.

-J'ai l'habitude avec toi. Avant, je passais après Granger et Potter, et maintenant c'est après ton boulot. Dis-moi ce que tu veux, Weasley, je suis occupé moi aussi.

-Ce n'est pas ça... Écoute... Choucky n'est pas venu te voir ?

-Choucky ?! S'exclama le noir, surpris.

-Heu...

Ron était devenu rouge écrevisse.

Devant le regard noisette insistant, il bégaya :

-C'est mon aigle... Je... L'ai baptisé comme ça... En souvenir de toi...

-... Il est à toi ?

Ron hocha la tête.

-Et depuis quand tu possède un aigle royal ?

-Depuis que j'ai vu celui de ta mère... Il m'a vraiment impressionné... J'en ai donc acheté un...

-Ma mère t'a envoyé Balister ? Fit Blaise en fronçant les sourcils. Que voulait-elle ?

-Elle voulait juste que l'on mange ensemble...

-Tu as mangé avec ma mère ? Et je peux savoir pourquoi je ne l'ai pas su ? C'était quand ? C'est elle qui t'a demandé de venir me voir ? Non, ne répond pas... Si tu es en contact avec elle, prend garde à toi, ce n'est pas pour rien que l'on appelle la Veuve Noire. Sur ce, je vous souhaite une bonne collaboration à vous deux !

Il commença à fermer la porte, mais le rouquin l'en empêcha.

-Non, Blaise, attends ! J'ai vu ta mère une seule fois, c'était il y a six ans et je ne suis pas pressé de la revoir !

-Il y a six ans ?

-Sérieusement, tu n'as pas vu Choucky ?

-Tu es venu pour que l'on parle de ton volatile ?! Oui je l'ai vu, et j'ai pris ce qu'il m'a donné mais je ne l'ai pas ouvert !

-Alors... Je ne peux rien te dire... S'il te plaît... Ouvre le paquet et regarde. Je t'attendrai... Je ne suis pas à une journée près.

Puis sans un mot en plus, le rouquin transplana en laissant le noir ébahît sur le pas de porte.

OoooOoooO

-Et pis après, nous avons fait une grande descente !

-Et tu n'as pas eu peur ?

Ron écouta son fils tout en regardant Harry qui souriait. Celui-ci avait passé l'après-midi avec Alexander. Il l'avait fait voler sur son balai et l'enfant racontait leurs exploits. Le rouquin avait invité son meilleur ami à dîner chez lui. Deux semaines étaient passées depuis son entrevue avec Blaise, mais il n'avait pas eu de nouvelle de lui. Finalement c'était Molly qui s'occupait d'Alexander quand Ron était à l'hôpital. Et lorsque celui-ci voyait le sourire de son fils, il ne regrettait pas son choix.

Ce soir là, il avait fait des pâtes à la bolognaise, ce dont il était très fier car le plat semblait plaire.

-Non ! Parrain était derrière moi, donc il ne peut rien m'arriver !

-Tu as raison. Si Harry est avec toi...

-La prochaine fois, déclara Harry en regardant Alexander, on fera un match contre ton papa ! Il faudra lui marquer des buts.

-Ze ne pense pas que ce soit une bonne idée, parrain. Papa peut sauver des vie et il sait voler, mais... Il ne pourra zamais arrêter un souaffle !

Tandis que le brun éclata de rire, le rouquin s'écria :

-Mais si ! J'aurai tout entendu ! Alexander, ton parrain et moi, nous faisions partit de l'équipe de Quidditch de Gryffondor ! Si lui était attrapeur, moi j'étais le gardien !

-C'est vrai parrain ?

-Oui, dit Harry qui se calmait. Et je t'assure, il était très bon... Mais comme ça fait longtemps qu'il n'a pas pratiqué, nous allons pouvoir le battre facilement !

-Harry !

Tandis qu'Alexander riait aux éclats, La sonnerie de la porte d'entrée retentit. Ron se leva, faussement énervé, en s'exclamant :

-Merci Merlin, une personne qui va me défendre face à mon fils et son parrain diabolique !

Puis il quitta la cuisine, accompagné du rire de son fils et alla ouvrir la porte, le sourire aux lèvres. Sourire qui s'accentua en voyant la personne derrière la porte.

-Salut, dit-il doucement.

-Salut... J'ai... J'ai regardé ce que tu m'as envoyé...

Les yeux du rouquin s'illuminèrent et il ouvrit la porte en grand.

-J'espère que tu n'as pas mangé, Blaise. Nous étions à table.

Pour confirmer ses dires, les rires d'Alexander et de Harry retentirent de la cuisine. Devant le regard étonné du noir, Ron expliqua :

-Harry est avec Alexander et ils me défient tous deux dans un match de Quidditch, soi-disant que comme je passe mon temps à l'hôpital, je n'aurais aucune chance face à mon fils !

-Je ne veux pas te vexer, mais ils ont raison... Surtout s'il est entraîné par Harry, vu les match qu'il effectue tous les week-end avec Drago et moi !

-Vous jouez tous les week-end ?

-Tu n'auras qu'as venir avec nous le week-end prochain... À moins que tu n'aies prévu autre chose...

-Prions alors pour que l'hôpital m'oublie ce jour-là !

Devant le sourire du noir, Ron le regarda et demanda calmement :

-Tu es venu voir Alexander ?

-À vrai dire... Oui, j'aimerais le voir, mais... J'aurais aimé que l'on parle un peu...

Ron ancra ses yeux dans les siens, lui prit la main droite et lui baisa la paume.

-Je ne vais nulle part, Blaise, Je te le promets. Nous avons toute notre vie pour parler. Lui ne t'a jamais vu et je crois que je vais lui laisser la priorité.

-Il me connaît ? Tu lui as parlé de moi ?

-Bien sûr...

-Papa ! Parrain a dit que tu dois lui...

Alexander, accompagné de son fidèle Tinou, accourrait rejoindre son père, mais arrêta sa course en voyant celui-ci en compagnie d'une personne qu'il n'avait jamais vue. Il était grand. Plus grand que son papa. Il était noir de peau comme Jessica et il avait de très beaux yeux. Il était beau.

Harry, qui l'avait suivit, resta à la porte de la cuisine en reconnaissant Blaise. Il savait qu'il ne devait pas être là mais il ne voulait pas être loin si cette rencontre se passait mal. Il décida donc de ne pas parler et d'observer la scène de là où il était.

-Alexander, viens ici, s'il-te plaît.

L'enfant serra Tinou contre lui et s'approcha de son père. Le nouveau monsieur l'observait attentivement. Il s'accroupit à sa hauteur et lui sourit. Un sourire chaleureux, comme celui de son papa ou encore de son parrain et Jessica.

-Bonjour, tu es Alexander ? Demanda-t-il doucement.

Sa voix était comme un berceuse. L'enfant voudrait bien qu'il lui raconte une histoire avant de dormir. Il hocha la tête et lui montra sa peluche et dit :

-Lui c'est Tinou. Il est le plus fort de tous.

-Ah bon ? Il est plus fort que ton papa ?

-Mhm... Ils sont pareils... Mon papa sauve des vies et Tinou me protèze quand il n'est pas là.

-C'est bien alors qu'il y ait quelqu'un qui te protège. C'est très important.

-Dis, comment tu t'appelles ?

-Pardon, je suis impoli, moi je suis Blaise... Je suis un...

-Tu es mon deuxième papa ?

Alexander avait ancré ses yeux à ceux du noir. C'est le nom que lui avait dit son papa, non ? Il fallait que ce soit lui ! Il était beau et grand ! Il pourrait protéger son papa ! Et puis, grâce à lui, il n'entendra plus son papa pleurer la nuit lorsque Tinou le réveillera !

Lorsqu'il vit le sourire sur le visage de Blaise, il fut rassuré. Blaise lui répondit, ému :

-Il y a de fortes chances que je le sois.

-Pourquoi tu dis ça? Parce que tu me connais pas?

-Pour tout te dire... Ton père m'a fait un beau cadeau. Il m'a montré chaque instant de ta vie. De ta naissance jusqu'à aujourd'hui. Comme ça, même si je n'étais pas à tes côtés, j'ai pu y assister et cela m'a permis de tout savoir sur toi. Et je ne te cache pas que je l'ai regarder plusieurs fois.

-Et c'est un beau cadeau ?

-Oui. Car le plus beau cadeau qu'il m'ait offert, c'est toi.

L'enfant sembla réfléchir à cette phrase et demanda :

-Il ne t'avais zamais fait de cadeau avant ? Pourtant moi, il m'en fait tous le temps !

-Oh, il m'en a fait plein ! Mais tu es le plus beau et le plus précieux de tous.

-Ze suis un cadeau... Parce que ze porte le prénom que tu voulais ?

-Non. Parce que tu es un mélange de nous deux... Exactement comme je le voulais au fond de moi.

-Mais... Et la sorcière qui ne voulait pas que papa te parle... Si elle zette encore un sort à parrain ?

-Elle ne t'embêtera plus. Et puis ton parrain est très fort. Il brisera le sort, si on le lui en jette un.

-Donc tu protézeras papa contre cette sorcière ? Sourit l'enfant.

-Oui, je le protégerai contre toute les personnes qui lui voudraient du mal.

Alexander regarda son papa et sourit. Tinou avait encore raison. Il était heureux. Blaise rendait son papa heureux.

-Alexander ? Appela Blaise... J'ai quelque chose pour toi.

-C'est vrai ? S'exclama-t-il, joyeux. Z'adore les cadeaux ! C'est quoi ?

-C'était mon cadeau le plus beau et le plus précieux que j'avais. Mais comme maintenant , tu occupes cette place, je te le donne. Mais promets-moi que tu en prendras bien soin.

-Promis ! Tinou m'aidera à le faire !

Blaise sourit et fouilla dans sa robe pour ressortir le plus beau objet que l'enfant ait vu.

-C'est un vif d'or ?

-Oui. C'est un vif d'or en diamant... S'il m'est précieux, c'est parce que c'est ton père qui me l'a offert il y a longtemps, en me disant que le diamant c'était moi et que le vif d'or, c'était lui. Et que s'il les avait mélangé ensemble cela formait le plus bel amour. Aujourd'hui, je veux que tu le gardes avec toi pour que tu aies en permanence la présence de ton père et moi à tes côtés. Et que tu saches que c'est grâce à ce vif d'or en diamant que tu es ici avec nous.

Alexander prit le bijou, émerveillé.

-Ze vais le garder pour touzours. Merci... Papa Blaise.

Et, en serrant le bijou contre lui, il se jeta dans les bras du noir devant les yeux larmoyants de Ron. Celui-ci qui était près d'eux, avait eut le souffle coupé lorsqu'il avait vu le vif d'or en diamant. Il n'en revenait pas que Blaise l'ait gardé ! Cela voulait tant dire pour eux...

En voyant Alexander dans ses bras, il pensa que tout était rentré en ordre. Oui, il faudra qu'il ait plus qu'une discussion avec Blaise, et il faudra du temps pour que celui-ci lui pardonne totalement, mais il savait qu'à la fin le noir viendrait s'installer ici avec leur fils. Il faudrait relier sa vie passée et présente, mais il avait confiance. Jessica était une perle. Sa famille et Harry allaient l'adorer. Il devrait aussi se confronter au monde des sorciers lorsque l'on saura qu'il pouvait donner la vie, mais il savait que son ancien amant sera à ses côtés. N'avait-il pas promis qu'il le protégerait contre tous ?

Oui, ils avaient encore beaucoup de chemin à faire, mais il était confiant. Bientôt, il serait avec sa famille et personne ne pourra les séparer.

Fin.


Et voilà, c'est finit! J'espère que cette fin vous a plu. J'attends vos commentaires pour savoir ce que vous en pensez!

Je remercie Voracity666 pour son travail et ses conseils et bien sûr, je vous remercie de m'avoir lu et commenter.

Je vous dit à bientôt pour d'autre aventures!

Bye, donnaqueenly.