Note : Merci à toundra95, brigitte26, un guest, Rosaliepanda et LuluHawaiiMalefoy pour vos reviews ! Merci aussi aux ajouts en fav/follow ! Pour répondre à la review qu'a posté un "guest" : la raison pour laquelle le temps de publication entre les chapitres a été rallongé est expliquée dans la note de début du dernier chapitre. J'ai une vie en dehors de fanfictions et elle a (et aura toujours) la priorité.
Voilà, profitez bien de ce chapitre, et je vous dis rendez-vous au prochain !
Chapitre 12 : Nimbus dans la tourmente
Une semaine plus tard
"Vous croyez qu'il est mort ? demande Padma avec une pointe d'angoisse, le regard rivé sur le corps allongé sur le sol.
- Non, ce genre de nuisibles, ça résiste à tout, déclare Dolores avec le plus grand calme, faisant couiner Daphné, la secrétaire.
Je lui jette un regard excédé. Ce n'est vraiment pas le moment de faire des blagues de mauvais goût.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ? je questionne Daphné.
- Il… Je venais de lui apporter son courrier, explique t-elle après avoir déglutit péniblement. Il a ouvert cette lettre (elle montre du menton le papier tombé par terre à côté du corps), a poussé un cri et s'est effondré. Je ne sais pas ce qu'il y avait écrit dessus, mais apparemment ça ne lui a pas plu du tout.
Dean me lance un regard entendu. Nous pouvons tous les deux aisément deviner le contenu de cette lettre. Il ne peut s'agir que d'une convocation au tribunal de la part de l'administration fiscale. Potter a donc finalement décidé de nous dénoncer.
Dire que Dean comptait annoncer sa gaffe à l'équipe aujourd'hui… Il semblerait qu'il soit trop tard pour prendre les devants.
Padma se penche, attrape la lettre et commence à la lire à voix haute.
- … Vous êtes accusés d'abus de bien social… Mais, je croyais que le contrôle fiscal était terminé ? s'étonne t-elle.
Dean, feignant de ne pas être au courant, hausse les épaules.
- Moi aussi… Pourquoi est-ce qu'ils nous envoient ça ? demande t-il, essayant de prendre l'air innocent.
Il me jette un long regard, comme pour me supplier secrètement de ne pas vendre la mèche. Je hoche la tête. Je sais que j'ai promis de ne plus mentir, mais Dean est mon ami. Je ne peux pas le trahir.
Padma poursuit la lecture.
- Quoi ? s'écrie t-elle soudain, faisant sursauter tout le monde. Comment ils ont su pour le Ritz ? Et… Et en plus on est convoqués au tribunal !
- Il savent pour le Ritz ? répète Tonks, abasourdie.
- Le tribunal ? s'écrie Dolores. Tu m'étonnes que Zach se soit évanoui ! On est totalement fichus !
Un long silence suit cette déclaration. Il est vrai que Nimbus a de fortes chances de mettre la clé sous la porte, avec un procès aussi coûteux.
- Nimbus va fermer ? Vous croyez qu'il faut que je commence à chercher un autre travail ? s'inquiète Daphné.
Elle commence à s'agiter et à tourner en rond dans la salle. Ses talons de quatorze centimètres claquent sur le sol dans un bruit infernal.
- On en n'est pas encore là ! je m'exclame en levant les yeux au ciel. Arrêtez tous paniquer. Pour le moment, il faut réveiller Zach !
J'avoue que je me donne l'air plus confiant que je ne le suis réellement. Cette histoire de procès sent très mauvais pour la boîte et pour mon boulot de publicitaire scandaleusement bien payé.
Je me penche pour examiner notre patron encore inconscient. Il a l'air si paisible qu'il pourrait aussi bien être mort.
- Zach ? je tente en lui tapotant doucement l'épaule. Zach, réveille-toi !
J'insiste un peu en le secouant plus fort.
- Zaaaach !
Il finit par ouvrir les yeux.
- Hein ? Quoi ? fait-il, l'air perdu.
Il se frotte les yeux pour revenir à la réalité.
- Tu t'étais évanoui, je lui explique. Tu vas mieux ?
- Tu te sens comment ? ajoute Padma.
Il se gratte la tête, comme essayant de rassembler ses souvenirs.
- Le tribunal… murmure t-il soudain en se redressant. On est convoqués au tribunal.
Son visage trahit toute son inquiétude.
- On sait, déclare Dolores. Ils ont compris pour l'histoire du Ritz…
- Ou quelqu'un leur a dit, ajoute Zach.
Il plisse les yeux et nous observe tous un à un.
- Si c'est l'un de vous… commence t-il sur un ton menaçant.
J'entends Dean pousser un gémissement étouffé. Je lui donne un coup de coude dans les côtes pour qu'il se ressaisisse. Il a décidé de mentir, autant aller jusqu'au bout. Même si j'aurais préféré ne pas avoir à le faire.
- Voyons, Zach, quel intérêt aurions-nous à faire ça ? Nos jobs sont en danger, avec ce procès ! j'interviens. Tu pourrais nous faire un peu plus confiance, quand même !
Et encore un mensonge… C'est vraiment parce que c'est Dean…
- C'est vrai, c'est vrai… avoue Zach, en se grattant l'arrière du crâne. Désolé… C'est juste que… J'ai peur pour Nimbus.
Un silence suit cette déclaration. Nous nous regardons tous, interloqués. Si même Zach baisse les bras, que va t-il advenir de nous ?
- La boîte n'a pas les moyens financiers pour un tel procès… Surtout pas après les frasques de Cormac… ajoute t-il d'un ton plaintif. Et dire que j'avais mis toute ma vie et tout mon fric dans ce projet…
Je pose une main sur son épaule. Je ne sais pas quoi lui dire pour le réconforter. Je ne l'ai jamais vu aussi défait.
- Ressaisis-toi, Zach ! s'écrie soudain Dolores. La boîte a besoin d'un homme fort ! Le Zacharias Smith que je connais ne se laisse jamais démonter. C'est un requin des affaires qui finit toujours par trouver le moyen de rouler ses adversaires ! Allez, un peu de nerfs !
Elle ponctue son propos en lui donnant une grande tape dans le dos. Zach d'abord surpris quelques instants, finit par se redresser, comme électrocuté. Les traits de son visage sont devenus plus durs. Son expression apathique a laissée place à un visage où on peut lire toute sa détermination. Il semblerait qu'il ait repris du poil de la bête après l'intervention de Dolores.
- Je vais leur faire mordre la poussière au tribunal… déclare t-il avec un air féroce. Ils ne savent pas ce qui les attend !
- Dark Zach est de retour… marmonne Padma.
- C'est toujours mieux que Zach déprimé, je remarque.
Dolores, toujours aussi imperturbable, interroge notre patron :
- Tu sais qui tu vas appeler, comme avocat ?
- Evidemment, rétorque Zach. Je vais appeler le meilleur de tous… L'avocat d'affaires le plus réputé de tout Paris…
- Qui ? je demande.
- Sirius Black, bien sûr !
Le soir même
Nott s'est installé à la fenêtre pour griller sa clope. Il me fixe de ses yeux perçants, sa cigarette placée entre son index et son majeur. Il a l'air tellement typiquement parisien, avec sa chemise parfaitement repassée, son jean remonté au niveau des chevilles et ses cheveux bruns parfaitement coiffés. Les gens ont en général du mal à croire qu'il n'est pas français. Seul son léger accent trahit ses origines britanniques.
"Tu devrais arrêter cette merde, remarque t-il en désignant du menton la coke posée sur la table du salon. Tu vas avoir un infarctus à trente ans. On va te retrouver mort, seul, entouré de tes bergers allemands.
Je fronce les sourcils.
- C'est quoi ce conseil ? C'est toi qui vient de me vendre "cette merde" il y a juste une minute.
Il ne répond pas, comme trop absorbé par la vue par la fenêtre. Je sais qu'il n'en est rien, et qu'il m'a très bien entendu. Je sais aussi que Nott a toujours des velléités à vendre de la drogues à ses amis, même s'il ne l'admettra jamais à voix haute.
Au bout de quelques minutes de silence, Nott finit par jeter son mégot et se retourne vers moi.
- Au fait, tu sors ce soir, annonce t-il avec le plus grand des calmes.
- Q-quoi ? je bredouille. Non, écoute, je ne suis pas sûr que sortir soit une bonne idée… Je suis très fatigué, il faut que je dorme un peu pour récupérer…
- Tu vois, c'est là que je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec toi, me coupe t-il. Notre Drago Malefoy habituel ne refuse pas une soirée pour "récupérer". Ce Potter te fait du mal. Alors, ce soir, on sort au Zabini's et tu vas l'oublier une bonne fois pour toute !
Le Zabini's est l'une des boîtes de nuit gay les plus en vue et les plus chères de la capitale. Blaise m'y a invité une fois. J'avoue que la perspective d'y retourner n'est pas si déplaisante. Si seulement je n'étais pas aussi déprimé…
- Nott… Je n'ai vraiment pas envie… je gémis.
- J'ai déjà appelé le taxi, rétorque t-il sur un ton qui ne souffre aucune contestation. En plus, Blaise m'a filé des places gratos. Ca ne se refuse pas !
Après quelques protestations pour la forme, je finis par accepter à contrecoeur. Je sais que de toute façon il arrivera à ses fins. Autant ne pas perdre de temps à se disputer. Et puis… Malgré ma fatigue et ma déprime, je n'en reste pas moins un fêtard invétéré.
Un quart d'heure plus tard, nous sommes devant l'entrée du club. Nott nous fait doubler toute la queue et je reconnais parmi les fêtards tout le gratin gay parisien.
- J'espère vraiment qu'on croisera pas ce débile de McLaggen, je marmonne. J'ai l'impression de le croiser à chaque fois que je sors en boîte.
- C'est vrai que ce mec passe son temps en club, répond Nott. Je n'ai toujours pas réussi à déterminer s'il venait pour se trouver des coups d'un soir ou s'il cherchait désespérément une relation sérieuse.
- Dans ce cas, il cherche mal, je remarque sur un ton grinçant.
- Je sais, c'est un gros lourd, approuve Nott.
- Qui est un gros lourd ? fait une voix joyeuse dans notre dos.
Oh non… Quand on parle du loup…
- McLaggen ! s'exclame Nott avec un sourire totalement hypocrite imprimé sur le visage.
Ce qu'il faut savoir sur McLaggen, c'est que ce type s'intéresse à tout ce qui a moins de trente ans, un pénis et un physique correct. Néanmoins, malgré ses critères peu exigeants, il lui arrive tout de même d'avoir des chouchous. Entendez par là des types qui lui plaisent plus que les autres. Inutile de vous dire que j'en fais (à mon grand damne !) parti.
Malheureusement, Nott aussi. Je crois même qu'il préfère Nott, parce qu'il est plus ou moins en couple avec Blaise, ce qui rajoute du défi.
Ça, et l'irrésistible accent anglais.
Enfin bref, tout ça pour dire qu'il ne risque pas de nous lâcher de la soirée, maintenant qu'il nous a trouvé.
- Hum, mais si ce ne sont pas mes petits parisiens préférés, commence t-il en passant ses bras autour de nos épaules (Nott d'un côté, moi de l'autre). Le brun et le blond… Le jour et la nuit… La lune et le soleil…
C'est bon, on a compris que tu rêves d'un plan à trois…
- Est-ce que Zabini est du genre jaloux ? ajoute t-il avec un sourire malicieux en direction de Nott.
Nott lève un sourcil.
- Blaise ? Que vient-il faire là ?
- Oh voyons Théo… (Nott grimace, il déteste qu'on l'appelle Théo) Tout le monde sait qu'il se passe quelque chose entre vous… N'est-ce pas Drago ? Oh mon dieu j'adore le pantalon que tu as mis ce soir, il te fait un de ses culs…
Je sais qu'il est totalement bourré, mais j'ai vraiment très envie de lui envoyer mon poing dans la figure. D'ailleurs, peut-être que je devrais le faire. Après cette journée pourrie, ça pourrait me remonter le moral…
- Hum… intervient Nott avant que la situation ne dégénère. En fait, je viens de me rendre compte qu'on doit rejoindre un pote dans le carré VIP. C'était cool de te rencontrer ici, Cormac ! A la prochaine, peut-être ?
Il ponctue son propos d'un sourire hypocrite avant de m'attraper l'épaule et de m'emmener vers le carré VIP.
- On va vraiment y aller ? je demande.
- On peut, répond Nott en haussant les épaules. C'est la boîte de Blaise de toute façon, on fait ce qu'on veut... Mais je voulais surtout nous débarrasser de McLaggen avant que tu ne l'agresse.
- Je sais parfaitement me maîtriser, je rétorque avec toute la mauvaise foi du monde. Il ne m'énervait pas du tout…
Nott me jette un regard exaspéré avant de me guider sur la piste de danse.
Harry
"Tu devrais sortir plus souvent avec nous ! s'exclame Seamus en levant son verre dans ma direction. En souvenir du bon vieux temps, les conneries entre potes… Les soirées passées autour d'un feu de camps…
- Le coming out commun aussi… ajoute Neville d'un air blasé. Un des pires moments de ma vie.
- Mais non, c'était le plus marrant ! contredit Seamus en nous attrapant par l'épaule pour nous guider vers l'intérieur de la boîte.
Seamus et Neville, ce sont mes deux meilleurs potes gays. Les seuls que j'ai, d'ailleurs. Je n'ai jamais été dans le délire de la communauté gay. C'est plus le genre des types comme Malefoy…
Et je devrais arrêter de penser à Malefoy ! Oublie-le maintenant !
- Je ne me rappelle même plus la dernière fois que je suis venu au Zabini's… soupire Seamus avec délice en observant avec émerveillement le décor style art déco de l'intérieur de la boîte de nuit.
Il a l'air plus heureux qu'un enfant à Disneyland ma parole…
- On prend des cocktails ? demande Neville en désignant le bar.
Je soupçonne qu'il ne s'agisse que d'une technique pour éviter d'aller danser. Seamus fait la moue. En fait, Neville déteste danser alors que c'est sans doute l'activité préférée de Seamus. Et pourtant… Je n'ai jamais vu deux personnes aussi bien s'entendre. Allez comprendre.
- Pourquoi pas, Seamus finit par céder en haussant les épaules.
Alors que nous nous dirigeons vers le bar, je tourne la tête dans la direction de la piste de danse. Et là, au milieu de la foule qui se déhanche sur le dernier tube de Beyoncé, mes yeux croisent les siens.
Il est devant moi, aussi beau que la dernière fois, les cheveux un peu collés sur son visage d'avoir trop dansé. Ses yeux gris restent fixés sur moi quelques instants avant qu'il ne détourne la tête.
Drago Malefoy.
