Une petite suite qui va vous plaire ou vous frustrer c'est à voir O:). Bonne lecture niark niark.
À l'hôtel :
Ils avaient bien sûr eu l'autorisation de rester dans la chambre pour leurs recherches et ils tournaient tous les trois en rond, regardant la fenêtre, maintenant barrée par des barrières de signalisation de police, indiquant qu'il s'agissait d'une scène de crime.
- bon ! J'avais dans l'idée de me mettre à la place du couple et agir normalement, sans se soucier du fait qu'un assassin les observe.
Jo le rejoignit et regarda la fenêtre qui intriguait grandement Henry.
- tu es certain qu'il était en train de les observer ?
- je n'ai presque pas de doutes. C'est ainsi que le souffleur électrique faisait. Ça fait quelque peu pervers sur les bords, je le reconnais.
Jo sentit ses sangs se glacer.
- je n'aimerais pas que quelqu'un m'observe dans ma plus grande intimité, surtout dans un moment où les deux ont été tués.
Henry approuva. Il se tourna vers Lucas qui était surexcité à l'idée d'être enfin autre chose que la pauvre victime mais il suspectait que c'était parce que son boss, ne voulait certainement pas qu'il soit celui qui joue le faux petit ami de Jo, pour la reproduction de la scène.
- Lucas viens par ici !
Il obéit sans discuter.
- qu'est ce que je vais faire ? Me suspendre sur le bord de la fenêtre, me cacher et vous observez faire votre séance de kamustra et ensuite vous envoyer un câble dans la tête, n'est ce pas ?
Henry leva les yeux au ciel. Jo tenta de ne pas avoir l'air affecté par les dernières paroles mais son corps pensait le contraire et elle eut chaud d'un coup.
- je doute que le meurtrier était penché à la fenêtre. Il a effectué ses opérations de plus loin et puis comme je le disais, je ne suis pas sûr qu'il était vraiment seul, j'aurais l'analyse de sang dans la journée. Nous allons faire avec les moyens du bord. Ce n'est qu'une reproduction. Il a dû grimper sur l'échafaudage de l'immeuble d'en face et ensuite il devait disposer d'une télécommande ou quelque chose pour déclencher le courant. Il est rentré dans la chambre pour visiblement prendre la bague de fiançailles qui devait avoir de la valeur, il a tout laissé en place et il est parti. Tu vas te mettre la.
Il le tira prés de la fenêtre où les câbles avaient été soigneusement coupés après leur départ. Henry demanda à Jo de lui donner son téléphone. Elle s'exécuta sans demander son reste
- Comme je disais, nous ferons avec les moyens du bord et je pense qu'un portable se rapproche assez bien d'une télécommande, bien que je ne sois pas encore certain que ce soit la méthode utilisée pour déclencher le courant. Bref, tu vas prétendre faire tes opérations pendant que nous on sera occupés à reproduire le schéma.
Jo paniqua soudainement. Compte tenu de la position du couple, elle se doutait bien que c'était exactement ce qui l'attendait. Lucas jubilait d'avance du spectacle auquel il assisterait, tandis qu'Henry n'avait pas l'air de se rendre compte.
Il s'assit sur le bord du lit devant une Jo pétrifiée et la tira vers lui.
- bon ! Aston était assis sur le lit. Mary sur ses genoux.
Il prit les mains de Jo pour les mettre autour de son cou en la tirant d'avantage vers lui. Elle était donc désormais entre ses jambes, sa poitrine très à la hauteur du menton de son partenaire.
Elle n'arrivait plus à se concentrer sur rien si ce n'était que les battements de son coeur qui cognaient si fort, qu'elle était certaine qu'ils raisonnaient dans toute la chambre.
- et ensuite ? Ils étaient encore habillés quand on les a trouvé - suggéra Lucas
Henry regarda Jo et sembla réaliser leur position. Il se demanda alors pourquoi il avait eu cette idée. Il la regarda de haut en bas, essayant de pas trop observer sa poitrine.
Glissant inconsciemment ses mains sur ses hanches, il continua
- il y a forcément eu les préliminaires d'abord…
Jo fit un petit sourire. Il voulait jouer, alors elle n'allait pas se gêner. Elle se pencha vers lui et s'assit sur ses genoux. Il commença à se tortiller, n'imaginant même pas qu'elle rentrerait dans son jeu ainsi.
- et ensuite docteur Morgan ? Qu'ont-ils fait ?
Sa voix était bourrée de sous entendus… Lucas commençait sérieusement à se sentir en trop, et l'idée de sauter par la fenêtre ne lui paraissait pas désagréable à ce moment.
La gorge d'Henry était sèche. Il en oublia complètement qu'il était là pour une enquête, il regarda Jo profondément dans les yeux, ils étaient proches… Trop proches.
Ses lèvres luisaient et leurs souffles se mêlaient l'un à l'autre. Jo rapprocha d'avantage son visage du sien, leur front se touchant.
- à mon avis, ils ont commencé à se toucher et retirer leurs vêtements.
Ses mains glissèrent lentement vers la chemise d'Henry, commençant à défaire les boutons… Ils étaient en transe, ce n'était plus un rôle, c'était un désir auquel ils s'apprêtaient à s'abandonner.
Lucas écarquilla les yeux. Okay. Ce n'était définitivement plus un jeu. À l'origine ils étaient la pour le travail, mais Jo et Henry n'avaient plus l'air d'avoir une seule pensée cohérente et il ne pouvait pas non plus les laisser se sauter dessus, devant lui.
Les lèvres de Jo frôlèrent celles d'Henry et ce fut la voix de Lucas qui les ramena à les réalité
- wow ! Hola les gars ! Gardez votre pantalon s'il vous plait. Laissez ça au minimum PG.. Attendez au moins que je sois sorti de la chambre.
Ce fut tout ce dont ils avaient besoin d'entendre pour les frapper tel un éclair. Jo se releva brutalement, Henry de même et ils regardèrent Lucas d'un air confus, qui lui faisait semblant d'être choqué.
- eh ben ma foi…
Henry l'empêcha d'en dire plus
- si tu pouvais garder ce moment pour toi, on t'en serait reconnaissants.
Jo hocha la tête vivement, tentant de faire redescendre la température de son corps. Lucas acquiesça mais ne promit rien pour autant.
- est ce que ça t'as permit d'en savoir un peu plus sur les motivations du tueur ? - demanda Jo d'une voix plus aiguë que la normale.
- Oui - répondit Henry à bout de souffle - je peux confirmer, que ni l'un ni l'autre ne l'ont vu venir. Ils n'auraient pas pu même s'ils le voulaient. Je ne sais pas ce qu'il voulait exactement et la raison pour laquelle il s'en ai prit à eux, dans le temps il avait des raisons pour chaque couple, l'argent, la célébrité… Mais je ne sais pas si c'est réellement la même chose ici… Quoique peut être avec la bague. Nous allons devoir remonter, voir les cas similaires, il a peut être attaqué dans d'autres états.
Au même moment, Jo reçut un texto d'Hanson.
- tu as raison. Hanson vient de me dire, que d'autres de nos collègues des autres commissariats, ont reportés des cas similaires au notre. Toujours des couples. En les comparant, on verra certainement à quel genre de clientèle il s'en prend.
- tu lis dans mes pensées. Quand je te dis que tu ferais un très bon médecin.
Jo arbora un large sourire et lui donna une tape dans l'épaule. Ils décidèrent de repartir au labo, et Lucas n'arrivait toujours pas à se remettre de ce qui avait failli se passer entre le doc et le détective.
De retour au labo, Lucas était encore sous le choc et Hanson le remarqua bien quand il rejoignit ses amis pour leur parler de l'interrogatoire.
- tu as du nouveau ? - demanda Jo, dont le teint n'avait pas changé de couleur depuis son moment d'égarement avec Henry.
Il tendit un rapport
- On est pas plus avancé sur le meurtre des deux. Nous avons essayé d'interroger leurs amis pour le moment et à part le fait qu'ils étaient bouleversés parce que ils confirment que c'était bien le fiancé et qu'il avait fait sa demande il y a deux jours, aucun ne semble vraiment suspect.
Jo acquiesça. Henry était anormalement silencieux… Mais il se rappelait très bien de cette affaire qui avait eu lieue dans les années 50 et n'avait pas été très jolie à voir.
Il se rappelait que le meurtrier, n'avait jamais directement un lien avec la ou les victimes. Alors tous les suspects interrogés n'étaient pas coupables, sauf si bien sûr la méthode avait changée depuis mais cela l'étonnerait fortement. Jusqu'à présent, tout se rassemblait.
Il réagit alors.
- et concernant les autres victimes dans les autres états ?
Hanson fut un peu prit au dépourvu
- à peu prés pareil que nos victimes à nous. Toujours des couples et la plupart, d'après ce qu'on nous a rapporté, soit sur le point de se marier et jamais on ne retrouve le diamant. Soit des personnalités aisées…
Chacun se regarda , semblant réaliser que le serial killer ne s'en prenait qu'à des couples riches ou parés au bonheur. Jo se gratta alors fortement le menton, se mordillant machinalement la lèvre quant à l'idée qui venait de la traverser… C'était encore un bon moyen de faire parler d'elle et Henry mais ça serait peut être l'idéal pour attraper le suspect.
- dans les années 50, il y a eu une affaire similaire - reprit Henry, qui feuilletait le rapport - le souffleur électrique a fait plusieurs victimes et toujours des couples. À l'époque, il s'agissait surtout des couples bourgeois.. Un peu comme maintenant, sauf que cette fois, il improvise une nouvelle méthode qui consiste à voler les bagues de fiançailles et tuer les jeunes fiancés.. À l'époque il ne s'en prenait qu'aux couples déjà mariés et pour la plupart avec des enfants…
Tout le monde sentit un frisson passer rien qu'à l'idée d'assassiner les parents sous le même toit que leurs gosses qui avaient dû être traumatisés à vie.
Il regarda de plus prés le rapport et remarqua que chaque couple avait visité la même boutique de mariage… Cela ne pouvait pas vraiment être une coïncidence. Jo qui lisait le rapport par dessus son épaule, le remarqua également.
- quelle est votre théorie doc ?
- à mon humble avis, tous les suspects que vous avez interrogés n'ont rien à voir dans cette affaire. À l'époque, c'était un parfait inconnu.. Enfin un inconnu qui avait la haine envers le bonheur et les couples… Il n'y a presque aucun moyen de l'attraper. La police de l'époque a passé plus d'un an sur cette affaire et ils n'ont jamais réussi à mettre la main sur lui…Les rumeurs disent qu'il s'est exilé dans les pays d'Afrique et qu'il est mort là bas… Mais bon ce ne sont que des rumeurs… Entre temps, il a certainement eu le temps d'avoir un héritier qui a pu reprendre le flambeau.
Hanson haussa les épaules
- ou bien un fou passionné par les anciens crimes et qui reproduit pas à pas la même chose.. Comme avec Jack l'éventreur.
- c'est aussi probable ! - avoua Henry, bien qu'il n'y croyait pas beaucoup.
Il donna une tape à l'épaule à Lucas et se dirigea vers l'ascenseur
- Lucas ! Toi et moi on va continuer l'autopsie des deux corps quand même. On trouvera peut être des indices.
- très bien, je vous suis doc !
Henry fit un clin d'oeil à Jo qui sentit son corps répondre d'une drôle de façon. Elle regarda les deux garçons qui faisaient des sourires béats. Elle secoua la tête et rejoignit Henry pour lui parler du plan qu'elle avait en tête.
