Chap 8 :p. Bonne lecture.


Henry avait rejoint Abe dans la cuisine. Il préparait des lasagnes façon Abigail et il était sûr et certain que Jo tomberait dedans. Pendant sa préparation, Henry s'appuya sur le comptoir et jugeait son fils

- bon qu'est ce qu'il y a encore Henry ?

- dis moi que tu as fait exprès d'appeler Jo toute à l'heure ?

Il releva la tête de sa préparation, un regard curieux

- et pourquoi est ce que j'aurais fait exprès ? Je voulais juste savoir si… OH.

Abe sembla alors réaliser qu'il avait encore interrompu un moment important. Il se gratta la tête en faisant son plus beau sourire

- Bon sang Henry. Je suis vraiment désolé. Je pouvais pas deviner non plus et puis tu n'avais qu'à me prévenir que tu revenais avec Jo, ça aurait évité ce genre de désagrément.

Henry soupira. Son fils n'était jamais prêt à admettre ses fautes.

- et donc ? Qu'est ce qui allait se passait ? Vous alliez faire une partie de saute mouton ou ?

- ABRAHAM!

Il se retint de ne pas exploser de rire. Il n'y avait rien de mieux que d'embêter son père qui retombait amoureux comme un jeune adolescent. Henry était exactement de la même couleur que l'écharpe qu'il portait plus tôt

- on allait pas… Faire ce que tu viens de sous entendre… Je..J'étais sur le point de l'embrasser et d'après ce que j'ai vu, elle n'avait pas l'air contre.

Abe manqua de lâcher sa cuillère dans sa casserole et ses yeux s'ouvrirent aussi ronds que des billes.

- quoi ? Oh mon Dieu… Mais je suis un véritable abruti… Pop's, je t'assure que je ne le fais pas exprès… AHHH. Je te promets, je vais prendre quelques jours de vacances et tu vas profiter d'être seul avec elle parce que sinon on ne va jamais s'en sortir.

Henry grimaça et tenta de rassurer son fils qui hyperventilait

- hey hey du calme Van Helen ! Tu n'as pas besoin de prendre des vacances, bien que j'ai suggéré à Jo que tu serais capable de faire exprès de ne pas être la le soir.

- oh bah mon petit père, t'as pas idée. C'est exactement ce que je vais faire jusqu'à ce que tu fourres ta langue au fond de sa gorge.

Henry se frappa le front avec sa main. Au moins Abe était honnête mais ce n'était pas une façon de parler d'une femme

- je sais que tu n'attends que ça que je l'embrasse mais pitié, ne prononce plus jamais ce genre d'expression.

- comme tu veux

Il fit une petite moue et reprit la préparation de ses lasagnes. Henry préféra le laisser ou il allait encore se faire crier dessus pour trainer dans ses pattes. Et en sortant, il manqua littéralement de se prendre les pieds dans le tapis en voyant Jo qui revenait de la salle de bain, la serviette dans les mains, en train d'essuyer ses cheveux mouillés.

Elle avait mis son short en jean ainsi que son débardeur, et elle était pieds nus. Il resta complètement soufflé. Il avait l'habitude de la voir dans ses tenues de flic et elle était vraiment différente. Après tout il était vrai qu'elle était une femme avant tout et il était normal qu'elle se mette à l'aise. Mais il n'avait peut être jamais réalisé à quel point elle était canon… Et combien même il avait dit qu'elle n'était pas son type au début, comme quoi, il n'y avait que les imbéciles pour ne pas changer d'avis.

Avec son teint mat et ses traits mexicains, sa partenaire était tout sauf désagréable à regarder et il sentit des picotements tout le long de son corps à force de la regarder de haut en bas.

Ses yeux se promenèrent sur la courbe de ses reins jusqu'à ses longues jambes qu'il trouva magnifiques et elle avait des chevilles tellement symétriques. Il avait toujours eu une faiblesse pour les chevilles des femmes et il donnerait n'importe quoi pour masser celles de Jo .

Il avança lentement dans le salon, et elle finit par se rendre compte de sa présence. Elle rougit fortement et se redressa, pliant la serviette pour la tenir entre ses bras.

- euh.. j'espère que tu ne m'en veux pas de m'être lavé les cheveux et d'avoir un peu dégouliné partout.. J'avais vraiment besoin d'une bonne douche.

Henry secoua la tête, sentant sa gorge devenir sèche

- non ! Ne t'en fais pas. Ce n'est rien et ça sèche de toute façon.

Jo le gratifia d'un sourire reconnaissant. Il s'avança vers elle et prit la serviette pour l'étendre sur le séchoir. Il la regarda de nouveau en souriant

- joli ensemble. Ça te va à ravir et ça fait plaisir de te voir décontracté.

- merci Henry. Ça me flatte beaucoup.

Ils sentirent de nouveau la tension qui s'était installée à la scène de crime et devant la cheminée plus tôt. Jo dansait nerveusement d'un pied à l'autre et Henry crut que sa poitrine allait finir par lui échapper, tellement il était subjugué par la beauté de sa collègue.

- en tout cas, ça sent drôlement bon - affirma Jo pour briser l'embarrassant silence qui s'installait entre eux.

Henry fut prit au dépourvu et acquiesça

- oui. C'est une recette d'Abraham, enfin qui était à Abigail. Elle lui a transmis et ce soir tu auras l'honneur de gouter les meilleures lasagnes.

- j'ai hâte. Mon estomac gargouille déjà rien que d'y penser.

Il lui fit signe de prendre place dans le canapé et il leur servit deux petits verres de whisky, une mise en bouche avant le repas. Les gouttelettes émanant des cheveux de Jo, retombèrent quelque peu sur lui et il dût se faire violence pour ne pas se jeter sur elle et faire des choses peu recommandables dans le canapé familial.

Ils trinquèrent et avalèrent leur verre cul sec.

- j'espère quand même qu'on aura le temps d'attraper le meurtrier avant qu'il ne s'en prenne à d'autres couples - dit Jo

Henry approuva

- je suis d'accord. Mais de toute façon, si tout va bien, nous serons les prochains sur sa liste donc on va lui faciliter la tâche.

Elle posa une main sur son genou et il tressaillit

- hey! Ce n'est pas parce que tu es immortel que tu vas jouer les héros. Je prendrais quand même les devants si la situation devient trop critique donc pas de folies, compris ?

- bien madame !

Elle sourit et retourna le verre de whisky entre ses doigts. Henry se rappela alors qu'il fallait qu'il montre la bague à Jo. Il se leva et fouilla dans une petite boite à bijou et revint vers sa collègue

- voila la bague.. Elle appartenait à ma soeur.

Il s'installa de nouveau très prés d'elle et leurs genoux se touchaient. Jo observa la bague et ouvrit grand la bouche.

- c'est.. Wow. C'est d'une beauté.. Il est vrai que j'aurais pu ressortir la mienne de bague de fiançailles mais, elle n'a pas autant de valeur que toutes celles par lesquelles le tueur est intéressé. En tout cas, c'est un véritable diamant… Son éclat est merveilleux..

Elle la retourna entre ses doigts et hésita à la mettre. Henry sourit et reprit la bague en prenant sa main gauche

- je suis sûre qu'elle va t'aller.

Il glissa lentement la bague sur son annulaire gauche et observa l'éclat… La bague collait parfaitement à ses doigts fins et épousait sa peau sans aucun problème.

Abe apparut dans l'embrasure de la porte et regarda en silence la scène. Ils étaient adorables et cela lui faisait tellement plaisir de voir son père heureux.

- elle… - Jo se rendit compte que Henry avait glissé la bague à son doigt et que sa main était toujours dans la sienne, elle releva des yeux brillants vers lui et caressa délicatement sa joue - merci.. C'est magnifique.. Je pense qu'on va gérer dans cette nouvelle affaire.

Henry acquiesça et lui fit une bise maladroite sur la joue, ce qui valut un roulement d'yeux d'Abe. Cette fois ci, comme Henry avait encore joué les moules, il ne voyait aucun mal à les interrompre

- les enfants ! À table, c'est prêt.

Ils se relevèrent simultanément et rejoignirent Abe, et pour se rendre dans la cuisine, Jo glissa sa main dans celle d'Henry, enlaçant leurs doigts et ce fut tout sourire qu'ils partagèrent un bon diner.

Après le repas, d'ailleurs Jo était calée et n'avait pas hésité à se resservir deux fois, tellement elle avait été enchantée par les lasagnes. Ils s'arrêtèrent tous les trois dans le hall qui menait aux chambres. Jo tapota son ventre

- bon sang ! Abe je te le redis encore mais c'était exquis. Je ne connaissais pas Abigail mais je pense qu'elle serait fière de voir à quel point tu maitrises une telle recette. Cela devait être un véritable bonheur que de manger lorsqu'elle préparait les plats.

Henry et Abe se lancèrent un regard complice et lui donnèrent raison. Henry avoua alors

- je pense qu'elle t'aurait adoré Jo - il répondit à sa question silencieuse en voyant le look confus sur son visage - Abigail, elle t'aurait adoré.

Jo se sentit rougir, voir presque gênée. Abe lui frotta le dos

- je seconde ça. Il a tout à fait raison et crois moi pour avoir vécu avec eux pendant prés de quarante ans. Bon allez les jeunes, il est temps pour moi d'aller au lit. Ne faites pas ce que je ne ferais pas.

Ils ne répondirent que d'un simple regard pour le toiser. Il fit un grand sourire, fit une bise sur la joue de Jo, Henry lui embrassa le front et il disparut dans la chambre, laissant les deux amoureux transits, plantés devant la chambre d'Henry.