Voila le chapitre 15. OMG merci encore pour toutes vos reviews, ça me fait vraiment chaud au coeur, je ne pensais pas que cette histoire allait autant plaire. Pourvu que ça continue. Bonne lecture :D (PS: je ne me suis vraiment pas fatiguée pour cette première enquête, je voulais ne pas trop m'attarder par rapport à la prochaine ;)
Le lendemain quand ils se réveillèrent, ils rejoignirent Abe pour un petit déjeuner délicieux et se préparèrent à partir pour le travail quand soudainement quelque chose arrêta Henry.
Jo le questionna du regard
- qu'est ce qu'il y a ?
Henry tourna la tête et regarda vers le sous sol.
- ça sent le gaz… Je crois que notre meurtrière est la. Abraham, tu remontes s'il te plait. Jo, viens avec moi.
Abe ne discuta pas et Jo suivit Henry, la main sur son arme. Ils descendirent lentement les escaliers qui menaient au sous sol. Il était plongé dans le noir et l'odeur de gaz se faisait de plus en plus forte.
Arrivés en bas, Henry se prit les pieds dans le câble et il sentit le courant électrique le parcourir. Il hurla de douleur. Jo déboula à son secours mais l'arrêta avant qu'elle n'arrive à ses côtés
- Jo remonte! Si tu descends, tu vas te faire électrocuter..
Il se sentait devenir faible, il savait que plus la dose serait forte et plus il allait mourir rapidement. Il valait mieux, au moins comme ça, il retournerait aussi vite.
Une lumière aveuglante les éclaira et Amy se trouvait devant eux, la rage dans les yeux.
Henry était par terre, le câble sur lui, Jo une marche plus haut, la main sur son arme.
- pour.. Pourquoi faites vous ça Amy ? - demanda Jo d'une voix qu'elle tentait être calme.
Amy s'avança vers Henry et lui enroula le câble électrique autour de la gorge. Le peu d'éclairage, suffisait à Jo pour voir ce qui se passait et elle crut qu'elle allait étouffer la jeune femme. Elle n'était vraiment pas prête à voir Henry mourir devant elle. Sa respiration était déjà saccadée
- vous deux, vous êtes différents des autres couples. Vous êtes posés, vous ne vous vantiez pas mais quand j'ai vu cette bague, j'ai compris que vous étiez aussi pourris gâtés que tous les autres. Je haie tout ce bonheur, tous ces gens qui croient au grand amour et aux bienfaits… C'est tellement dégoutant et faux. Le bonheur ne dure pas, encore moins le mariage.
Henry sembla comprendra et tenta d'articuler
- ce n'est pas parce que vous avez été blessée que vous devez vous en prendre à des couples heureux… Tout le monde n'a pas la même définition du bonheur et personne n'est pareil.
Amy avait également une arme avec elle. Voila encore autre chose - pensa Jo, qui devait se faire violence pour ne pas lui envoyer elle même une balle dans le front.
- peut être bien mais quand vous avez été mariée trois fois et que les trois fois, vos maris se sont tirés avec des femmes plus jeunes ou mieux foutues, ça m'a carrément dégoutée.. Ah et puis, évidemment je ne m'en prends qu'aux couples qui ont de l'argent parce que c'était le cas de mes maris et tout le temps ils me quittaient pour des femmes qui avaient encore plus de moyens. J'en ai eu assez de cette société de bourgeois et de tous ces couples qui ne pensent qu'à dépenser pour une seule journée de leur vie.
Jo essaya de calmer les battements nerveux de ses sourcils, en voyant Henry lutter pour sa vie
- Amy… Vous n'êtes pas obligée de faire tout ça. On peut comprendre à quel point vous avez été blessée mais vous détruisez des familles entières…
Amy secoua la tête
- non. Je ne peux pas oublier. Au début en créant cette boutique, j'étais heureuse, mais maintenant mon seul but n'est que de voir les couples les plus intéressants pour pouvoir épargner le monde de leurs sottises. Je rends service… Vous m'avez intéressée avec votre bague qui doit valoir des milliards et quand je vois toutes les choses dans cette boutique. Vous avez de quoi partir dix fois en lune de miel. Dommage, vous n'aurez pas le temps de connaitre la première.
Elle tendit son arme vers Jo, et appuya sur le bouton pour électrocuter Henry qui sentit des spasmes tout le long, la douleur était intense et il connaissait parfaitement bien le sentiment, qui l'emmenait au bout de sa vie.
Cette fois ci Jo ne put se contrôler, elle sortit sa propre arme et tira une fois sur la main gauche d'Amy qui appuyait sur le bouton pour électrocuter Henry, la balle frôlant sa paume, elle relâcha brutalement la télécommande. Amy fut surprise de voir que Jo possédait une arme qui elle hurla
- NYPD ! Maintenant vous allez déposer cette arme et mettre vos mains derrière votre dos.
Amy paniqua alors
- vous êtes de la police ?
- oui ! Surprise. Déposez l'arme.
Amy passa son regard de Henry à Jo et sa main droite tremblait…
- je ne peux pas faire ça.. je le vois bien que vous êtes heureux tous les deux. Je suis désolée, il faut que je le fasse.
Henry qui était encore un peu conscient, retira violemment le câble qui était sur lui et comme il était encore chargé en électricité, l'envoyant sur Amy, qui hurla de douleur, relâchant l'arme dans un bruit assourdissant.
Elle retomba complément assommée, tandis que Jo prévenait ses amis flics, qui débarquèrent rapidement dans la cave. Elle se posa aux côtés d'Henry, ramenant sa tête sur ses genoux
- emmenez la et enfermez la. Où étiez vous d'abord ?
Un des officiers de patrouille s'excusa
- Détective Martinez, on peut vous assurer que personne n'a trainé autour de la boutique toute la nuit.
Jo regarda de travers Amy qui était encore secouée. Elle avait été plus maligne que tout le monde et avait trouvé un moyen de rentrer sans se faire repérer. Un autre officier approcha Jo, voyant Henry à l'agonie dans ses bras
- il faut que j'appelle une ambulance détective.
Jo secoua la tête.
- ça va aller. Ce n'est rien, il est juste secoué. Je m'occupe de lui, allez-y.
L'officier n'insista pas mais voyait bien que Henry était mal en point. Jo le regarda d'un air entendu et il sortit sans demander son reste. Aussi rapidement qu'ils partirent, Abe déboula les escaliers
- qu'est ce qui s'est passé ?
La jeune femme tentait de ne pas paniquer
- il a été électrocuté. Notre suspect était bien cachée ici, on ne sait pas depuis quand mais elle nous a surprise.. Et Henry.
Elle ne s'attendait pas à le voir mourir de si tôt et vu comment son corps tremblait, elle savait qu'il n'en avait pas pour longtemps. Elle appuya sur son torse, caressant son visage
- ce n'est pas le moment de mourir devant moi s'il te plait… Résiste.
- Jo.. Tu sais très bien que c'est trop tard.. Ne t'en fais pas, je te retrouve dans quelques minutes avec Abe.
Il passa son pouce pour essuyer les larmes qui coulaient toutes seules le long de ses joues. Il expira, créant un effet de panique en Jo et son corps disparut dans la seconde.
Elle resta quelques minutes par terre, le temps d'essayer de reprendre ses esprits. Abe vint prés d'elle et enroula ses bras autour de ses épaules
- allez viens, on doit aller à la rivière. Même si l'eau n'est pas très froide à cette période de l'année, il vaudrait mieux le récupérer avant qu'il ne fasse arrêter encore.
Jo était encore toute tremblante. Elle n'imaginait pas que cela l'affecterait autant de voir Henry mourir, même si elle allait le revoir. Abe la tenu par le bras jusqu'à ce qu'ils prennent la voiture et se rendent jusqu'au East River.
- Abe.. Comment est ce que tu fais pour rester si calme ? - demanda Jo quand ils furent garés devant la rivière
Abe haussa les épaules
- on s'y habitue à force.. Ça fait quand même 60 ans que je le vois mourir dans n'importe quelle condition donc, c'es banal pour moi.
Jo renifla, et Abe posa une main rassurante sur son genou
- c'est normal que ça te touche. Tu ne serais pas humaine si tel était pas le cas. La première fois est toujours la plus dure. Il est vrai qu'on ne s'y fait pas totalement mais on vit avec. On sait qu'il revient. Allez ça va aller. Le voila qui arrive.
Jo sortit en trombe de la voiture avec la serviette et les vêtements. Abe n'eut même pas le temps de la rattraper. Henry sortit tout en regardant autour de lui, mais heureusement à cette heure matinale, il n'y avait personne aux alentours de la rivière. Quand il atteignit la rive, il vit une trainée de cheveux bruns courir vers lui avant de sentir Jo, littéralement sauter dans ses bras, à même de retomber avec lui dans les galets.
Il essaya de ne pas prendre en compte le fait qu'il était nu. Il la redéposa et elle posa ses deux mains sur ses joues
- ça va aller. Tu sais bien que je reviens à chaque fois
Elle soupira
- je crois que j'aurais du mal à m'y faire à tout ça. Mais je suis vraiment contente de te voir.
Elle lui tendit la serviette en détournant le regard , réalisant qu'il était nu comme un vers. Elle lui donna également ses vêtements, et ne le regarda pas jusqu'à ce qu'il soit habillé.
Il lui demanda alors pour Amy
- les officiers l'ont emmenée au poste. Elle va être interrogée et nous on ferait mieux d'y aller.
- très bien. Et excuse moi de t'avoir fait une peur bleue comme ça mais tu t'y feras.
Elle lui donna un coup de coude.
- n'en fais pas non plus une habitude.
Il sourit et lui donna une bise sur la joue. Toute retournée, elle en oubliait presque que Abe les attendaient et qu'ils devaient se rendre au poste.
