Voila un long chapitre pour vous faire plaisir mais je suis encore un peu sadique sur la fin O:) mais ne vous en faites pas, vous allez m'aimer dans le début du prochain héhéhé. Merci encore pour les reviews :D
Quelques heures plus tard…
Henry était encore plus nerveux que Jo qui avait passé les dernières heures à chercher une tenue et comment se coiffer et se maquiller, sans en faire des tonnes mais en même temps, tout faire pour lui plaire.
Abe observait son père qui marchait de long en large tout le long de la boutique, avec une cravate à la main et deux costards sur le divan: un bleu marine et un noir. Le vieil homme finit par soupirer.
- bon sang Henry ! Tu vas te décider ? Tu vas finir par me donner une migraine
Henry lança la cravate et s'assit sur le bras du divan, en regardant les deux costards d'un oeil noir. Abe était plus blasé qu'autre chose
- bon quoi encore ?
- j'en sais rien… Et si ça lui plaisait pas ?
- UGH ! Henry ! Jo t'aime comme tu es ! Elle s'en fiche carrément.. Je crois que pour le coup, c'est surtout elle qui s'inquiète de savoir si elle va te plaire ou pas… Grouille toi, choisis avant que ce soit l'heure.
Henry jeta un oeil à la pendule et vit qu'il était déjà 19h. Il soupira et enfila la cravate autour de son cou et remonta pour s'habiller, il choisirait le premier en fermant les yeux, sinon il ne s'en sortirait pas.
À peine dix minutes plus tard, il déboula les escaliers avec le costard bleu et se rua vers la sortie
- je lui ai dit que je serais à l'heure et si ça continue comme ça, je vais mentir sur ma parole. Surtout si le taxi n'arrive pas de suite.
Abe s'approcha de son père et l'aida à fixer sa cravate
- calme toi. Le taxi est déjà en route, il devrait arriver dans quelques secondes et puis tu en as à peine pour 10 minutes pour aller chez elle donc respire. Tu es dans les temps.
- Abraham, tu es un ange !
Il bougonna, tout en arrangeant son père
- oui oui, je l'ai toujours su.
Henry lui fit un regard sarcastique et prit une longue inspiration quand il aperçut le taxi qui l'attendait.
- bon j'espère que tout va bien se passer… - dit-il anxieux
Abe le poussa vers la sortie
- mais oui ! Allez vas-y. Et si tu ne rentres pas, je saurais pourquoi.
Il lui fit un petit sourire sadique… Henry soupira. Décidément, son fils était incorrigible, il se demandait s'il l'avait vraiment élevé comme ça.
Quand Henry, sortit, Abe lui cria
- Henry ! Les fleurs !
- oh oui ! Mais quelle tête en l'air !
Abe lui tendit le magnifique bouquet de roses rouges qu'il avait acheté pour Jo en sortant du travail, espérant qu'elle n'y était pas allergique. Il embrassa rapidement son fils sur le front et se hâta de rentrer dans le taxi.
Jo était autant nerveuse qu'Henry… Depuis combien de temps n'était-elle pas sorti romantiquement avec un homme ? En dehors d'Isaac, mais ça avait duré quoi ? Deux jours tout au plus… Elle savait déjà ce qu'elle voulait à ce moment.
Elle se regarda dans le miroir. Elle même avait un peu de mal à se reconnaitre. Même pour Isaac, elle ne s'était pas habillée de façon aussi féminine mais pour le coup, son côté femme fatale prenait le dessus.
Elle avait revêtit une robe rouge s'arrêtant aux genoux, et plutôt assez décolleté devant… Les bretelles se croisaient dans son cou et une partie de son dos était exposé.
Elle avait passé un fer dans ses cheveux pour les mettre complètement droits. Elle avait mit des escarpins argentés, qu'elle n'avait que très rarement mis par le passé. Un ou deux bijoux et une légère couche de maquillage qui faisait cependant toute la différence.
Le rouge à lèvres était de la même couleur que la robe et ressortait parfaitement bien sur elle. Elle respira un bon coup
"courage Martinez ! Ça va bien se passer. Tu aimes cet homme, reste toi même et passe une bonne soirée".
Elle se surprit elle même à s'avouer qu'elle aimait vraiment Henry, mais après tout, c'était la pure vérité. Elle n'allait pas faire semblant encore longtemps, plus à ce niveau.
Quand la sonnerie retentit, elle se pinça les lèvres, arrangeant une dernière fois sa tignasse. Son coeur battait si vite qu'elle espérait ne pas avoir une crise cardiaque au cours de la soirée, ça serait ballot.
Henry était de dos, comme ci il répétait une scène dans sa tête, réfléchissant à tout ce qu'il ne fallait pas dire durant la soirée. Quand la porte s'ouvrit, il pivota lentement sur lui et s'apprêtait à dire quelque chose mais sa mâchoire se bloqua instantanément à la vue de Jo. Il la détailla de haut en bas, s'arrêta un peu sur la courbe de ses reins, et peut être un peu plus haut sans le vouloir, avant de monter les yeux et de la regarder… Elle était époustouflante… Il déglutit péniblement. Elle sourit tendrement
- bonsoir Henry !
- bonsoir… Jo… Tu.. Tu es magnifique… Pardon. Tu es splendide !
- je te remercie ! Toi aussi tu es vraiment très élégant et ravie de voir que tu as troqué ton écharpe contre une belle cravate même si je t'avoue tout à fait entre nous, adorer tes écharpes.
Elle fit un petit sourire sous entendu et dans la seconde, l'immortel semblait oublier son prénom. Il se rappela alors qu'il avait un bouquet dans les mains.
- tiens ! Je t'ai prit ça, j'espère que tu n'es pas allergique.
Elle prit le bouquet de roses rouges et le renifla de bonheur.
- merci beaucoup. Il est superbe mais je me doute que tu as bon gout en tout. Je vais le mettre dans un vase et j'arrive.
Elle prit une petite pochette assortit à sa robe et elle le rejoignit. Il lui offrit son bras qu'elle accepta avec plaisir et ils grimpèrent ensemble dans le taxi, Henry toujours en bon gentleman, lui tenant la porte.
Ils ne parlèrent pas tout le long du trajet et Henry n'avait toujours pas dit à Jo où ils allaient mais il voulait réellement lui faire une surprise. Il laissa innocemment sa main glisser jusqu'à la sienne et leurs doigts restèrent enlacés jusqu'à la fin du trajet.
Henry paya le taxi man et passa un bras dans le creux du dos de Jo, qui essaya de repérer où ils étaient. Elle posa sa tête sur son épaule et murmura au creux de son oreille
- où m'avez vous emmenée Dr Morgan ?
- je vous ai dit que c'était une surprise Détective. Viens.
Elle glissa son bras à son tour derrière son dos, et ils marchèrent bras dessus, bras dessous jusqu'au restaurant. Ils traversèrent un petit pont, il y avait quelques lumières tamisées tout autour. Le soleil était couchant et ils avaient vue sur la statue de la liberté. Henry l'entraina à l'intérieur et fut accueillir par un homme moustachu
- Mr Morgan - l'homme s'exprimait dans un accent Italien
- Rafaello ! Ravi de te voir. Tu as bien prit note de ma réservation ?
- tout à fait. Charmante demoiselle. Bonjour je suis Rafaello, le propriétaire du Gigino, cet air d'Italie en plein Manhattan.
Jo lui serra la main
- ravie de vous rencontrer. Jo Martinez !
- par ici je vous prie alors.
Jo était impressionnée. Elle ne connaissait ce restaurant que de nom et sa réputation était plutôt bonne. La vue l'était tout autant et l'odeur qui émanait était délicieuse.
Ils furent conduits en terrasse où une petite table avait été dressée rien que pour eux, juste pile face à la statue de la Liberté, avec la rivière Hudson qui bordait tout le long.
Deux bougies étaient placées sur la table et quelques lampadaires tout autour. Henry tira la chaise de Jo et ils s'installèrent. Rafaello leur tendit la carte des menus
- prenez votre temps, vous n'allez pas le regretter. Je vous ramène une bouteille de vin ?
Henry acquiesça
- merci ! Vous faites toujours un boulot exquis.
Le propriétaire s'éloigna et les deux jeunes gens s'occupèrent de leur menu. Jo n'était pas plus surprise que ça de savoir qu'Henry connaissait bien le restaurant
- dis moi Henry - dit-elle en relevant rapidement les yeux de sa carte
- oui ?
- tu venais ici souvent ou bien juste une vieille habitude ?
Henry regarda tout autour de lui et approcha un peu son visage, dans le cas où quelqu'un pourrait écouter leur conversation
- en fait, j'étais venue dans ce restaurant plusieurs fois avec Abigail lorsqu'il venait tout juste d'ouvrir. J'ai connu le père de Rafaello. Je suis revenu ensuite une ou deux fois avec Abe mais depuis, plus du tout. Cependant, ils me connaissent bien et savent que je suis bon client. J'espère que le choix te plait.
- absolument. En plus la vue est superbe. Tu vois vraiment les choses en grand mais j'aime ça, parce que je sens que je vais passer une très bonne soirée.
- tant mieux dans ce cas - répondit-il avec un petit sourire satisfait.
Rafaello revint rapidement en leur servant deux coupes de vin et il prit leur commande. Jo ne savait pas trop quoi choisir, tout semblait appétissant. Elle était si hésitante, jusqu'à ce qu'elle sente la main d'Henry sur la sienne
- choisis ce qui te plait. Ne t'en fais pas, n'oublie pas que c'est moi qui invite.
- Henry je..
- Jo. Ne proteste pas.
- okay !
Rafaello était très patient et parla quelques minutes en italien avec Henry, Jo aurait souhaité faire plusieurs langues vivantes dans sa vie. Quand son choix fut arrêter, leur commande fut notée et ils se retrouvèrent de nouveau seuls.
Leurs deux mains étaient enlacées et les reflets du soleil éclairaient leur deux silhouettes. Tout un panorama romantique. Jo le taquina alors
- j'ai entendu dire que tu parlais beaucoup du boulot pendant tes rendez-vous, tu as l'intention de le faire aussi ?
Elle avait un petit regard espiègle. Henry la dévora des yeux et resserra l'étreinte de leurs doigts
- hmm c'est vrai que j'ai cette fâcheuse tendance mais pour une fois, je veux absolument tout oublier du boulot. Je t'ai invité pour passer du bon temps donc on va passer dessus.
Elle fut satisfaite de la réponse
- tant mieux parce que je n'avais vraiment pas envie d'en parler. Dis moi alors.. Comment les hommes faisaient la cour aux femmes dans l'ancien temps ? C'est bien comme ça qu'on appelle ? Faire la cour ?
- tout à fait. Et je dirais qu'à cette époque, les femmes n'avaient pas le droit de nous draguer comme on dit vulgairement maintenant. Nous devions toujours nous montrer courtois en les complimentant sur leur beauté, leur façon de parler et crois moi, il ne fallait pas beaucoup pour que ça finisse en mariage arrangé la plupart du temps.
Jo l'écoutait attentivement et se demandait si tel avait été le cas pour sa première femme.. Mais elle n'osa pas aborder le sujet, sachant que c'était encore douloureux.
Mais Henry le devina
- tu veux savoir si c'était le cas pour Nora n'est ce pas ?
- Henry tu n'as pas à répondre… Je sais bien que ce souvenir t'es pénible.
Il caressa doucement sa paume avec son pouce
- ne t'en fais pas. Ça ne me dérange pas de t'en parler.. Et oui, c'était un peu un mariage arrangé mais on a fini par vraiment s'aimer.. Jusqu'à ce qu'elle me trahisse complètement.
Ce fut au tour de Jo de lui donner un caresse rassurante. Elle souffla d'une petite voix
- Henry.. Tu peux être certain que je protégerais toujours ton secret, peu importe ce qui doit se passer. Je serais toujours la pour couvrir tes arrières, tu pourras compter sur moi éternellement.
Henry sentit son coeur rater un battement… Il plongea ses yeux dans ceux de Jo et tout le monde avait raison… Ils brillaient… Brillaient d'un éclat qu'elle n'avait pas avec tout le monde, un éclat qu'il n'avait vu que chez Abigail et encore celui dans les yeux de Jo était d'autant plus fort. Jo ressentait la même chose en détaillant l'expression du visage d'Henry. Si d'autant au début, il avait eu du mal à réellement montrer de ce qu'il ressentait pour elle, il lui semblait assez clair qu'elle lui faisait son effet. Ils se sourirent tendrement, appréciant le moment, rien ne semblait pouvoir briser ce moment silencieux qu'ils ne partageaient qu'en un seul regard, ils se comprenaient, ils n'avaient pas besoin de mots.
Leurs plats arriva et détourna donc leur attention de leur moment. Rafaello leur souhaita un bon appétit en leur resservant du vin. Ils trinquèrent
- alors à notre premier rendez vous - dit Henry
- à notre premier rendez vous !
Ils burent lentement sans se lâcher des yeux et passèrent un moment très agréable en ce début de soirée d'été.
