Hellooo! C'est enfin le weekend(dixit celle qui n'a que trois, bientôt quatre, cours dans la semaine lol) mais ça va bosser dur donc on me juge pas. Donc voici une suite où Lucas a le droit aux explications. J'avais pas l'intention de le mettre dans la confidence mais je me suis dit que le pauvre méritait pas d'avoir un autre bobard alors qu'il est venu veiller avec eux, qu'il est super dévoué à ses amis et je pense qu'après Jo, il pourrait très bien être celui qui pourrait le savoir(dans la série, oui parce qu'un jour on aura notre saison 2) Donc voila, j'espère que ça va vous plaire, évidemment j'ai pas répété toute la révélation, on s'en sortira jamais sinon xD. Donc suite du weekend, la prochaine ne sera pas avant lundi comme vous vous en doutez :p.


- allez repose toi un peu, tu en as besoin après les émotions que tu viens de vivre et moi je dois expliquer la situation à Lucas. Pour les infirmiers, comme tu l'as dit, c'est une guérison miracle.

Jo s'enfonça dans les oreillers et Henry sortit rejoindre Abe qui était aux côtés de Lucas, qui était plus blanc qu'un linge. Henry se permit de faire de l'humour.

- Lucas, c'est Jo qui vient de frôler la mort et c'est qui toi qui ressemble à un cadavre.

Mais le jeune homme ne releva pas la remarque de son boss et le regarda simplement d'un air confus

- Henry… J'aimerais vraiment comprendre… Comment c'est possible ? Vous saviez parfaitement que Jo n'avait aucune chance de s'en sortir… Comment c'est arrivé ?

Henry échangea un regard avec Abe qui acquiesça. L'immortel soupira

- je t'assure qu'il y a une très bonne explication mais avant que je t'en fasse part, j'ai besoin d'être sûr que tu ne vas pas m'interrompre et que tu ne poseras des questions qu'à la fin de mon récit ?

Le jeune homme sembla considérer la chose et hocha la tête lentement

- parfait ! - répondit Henry - je vais tout te dire et après toi seul décidera de ce que tu vas faire.

Abe tout comme Henry n'avait pas spécialement de doutes que Lucas pourrait supporter le secret mais il fallait y aller mollo avec lui et ne manquer aucun détail. Avant de commencer, Henry aperçut une infirmière et il se dirigea vers elle.

- excusez moi ! Ma petite amie, la patiente Jo Martinez, je pense que vous devriez aller la voir.

L'infirmière fronça des sourcils

- la détective ? Vous avez remarqué un changement docteur ?

Il fit un grand sourire qu'il pensait pourtant avoir retenu

- même mieux que ça !

L'infirmière parut curieuse et appela donc ses collègues. Henry décida de les suivre pendant que Abe essayait de préparer Lucas à la bombe qui allait être jetée sur lui.

Quand les médecins arrivèrent dans la chambre de Jo, ce fut des exclamations de surprise qui retentirent et chacun vérifia le pouls de la jeune femme, testèrent ses réflexes et ne purent que constater son rétablissement.

Le docteur en charge de ses soins, fut complètement soufflé, à tel point qu'il dût vérifier deux ou trois fois si il ne n'était pas trompé lors de son diagnostic.

Henry se tenait sur le pas de la porte, en faisant un petit sourire, échangeant un regard sous entendu avec Jo

- de toute ma vie de docteur, je n'ai jamais vu ça… Mademoiselle Martinez, vous étiez au bord de votre mort… Paralysée… Je vous laisse une nuit et vous n'avez plus rien. Comment est ce possible ?

Jo haussa les épaules

- je ne peux pas vous répondre… C'est vous le médecin, mais j'ai déjà entendu que les miracles se produisent, donc peut être que je fais partie de ces cas.

Elle dit ces derniers mots tout en regardant Henry. Le docteur passa son regard de l'un à l'autre. Il tapota l'épaule de Jo

- ou bien l'amour entre le Dr Morgan et vous est si fort qu'il a réussi à vous sauver la vie

Henry sentit un léger courant froid lui parcourir les veines.. Il aurait aimé que ce soit le simple miracle de l'amour mais bien sûr il n'en était pas ainsi.. Cependant la théorie semblait convaincre son collègue, donc il ne s'y opposa pas.

Jo pouffa

- je pense que oui.. Notre amour est vraiment exceptionnel

Le médecin préféra laisser la jeune femme se reposer, et lui annonça qu'elle pourrait sortir plus tard en fin de matinée.

Henry repassa rapidement pour donner un baiser sur les lèvres de Jo et lui promit d'être la à son réveil pour la ramener… Ils avaient beaucoup de monde à prévenir de sa guérison mais avant ceci, Lucas devait être mis au courant de toute la situation, c'était le moins qu'Henry pouvait faire pour le remercier d'avoir veillé.

Henry et Abe avaient prit Lucas à part, dans une pièce isolée et ce malgré l'heure très tardive ou très matinale, cela dépendait de la façon dont on voyait les choses.

Tout le monde était HS et le manque de sommeil se faisait grandement ressentir, ce pourquoi Henry avisa Abe d'aller se reposer plutôt que de rester pendant qu'il racontait son histoire mais son fils ne l'entendait pas de cette oreiller et préférait assister à "l'entrevue" pour épauler son père, et surtout confirmer.

- bon alors, avant de te parler de ce qui est arrivé à Jo, il faut que je commence par le commencement parce que cette histoire me concerne également.

- okay boss ! Je suis toute ouïe et promis, j'évite les commentaires foireux.

Henry sourit

- je t'en serais reconnaissant ! Il est important que tu ne m'interrompes pas - il prit une profonde inspiration, c'était la deuxième fois qu'il allait raconter son histoire de son plein gré… Maintenant il espérait que le jeune homme allait aussi bien supporter que Jo et qu'il allait savoir se taire.

- très bien ! Alors, pour débuter, je suis né le 19 septembre 1779…

Il parla au total pendant environ trois heures et demi et quand il eut terminé, il enchaina directement sur Jo, n'ayant omis aucun détail, concernant Adam, ses menaces, ce qu'il avait fait à Abigail et sans oublier de préciser qu'Abe était son fils.. Ce qui avait fait grandement écarquiller les yeux de Lucas, tout comme le reste de l'histoire de toute façon.

- …. Alors c'est la raison pour laquelle Jo est en pleine forme… J'étais si désespéré à l'idée de la perdre que je me suis dit que l'arme condamnée était la solution pour la sauver, même si cela fait qu'elle a désormais la même malédiction que moi et que je n'ai jamais voulu une telle chose pour elle mais je n'aurais jamais pu vivre sans elle… Donc c'était égoïste de ma part mais je suis content que cela ait fonctionné.

Lucas essaya de garder son calme tel qu'il lui avait été recommandé mais son visage le trahissait quelque peu. Henry l'observait sans dire un mot, n'aimant pas trop le silence inhabituel de son assistant, lui qui ne s'arrêtait jamais de parler… Il déglutit et finit par dire quelque chose

- alors si je comprends bien… Vous vivez depuis plus de 200 ans à chercher un remède à votre immortalité.. Jo est devenue immortelle à son tour… Vous avez un ennemi en commun et en gros vous allez littéralement être ensemble jusqu'à la fin des temps ?

Henry acquiesça

- en gros c'est ça. Tu as tout compris Lucas !

Il porta ses mains à sa tête et tourna son regard vers Abraham

- et vous êtes donc son fils de 70 ans ?

- c'est exact.. Je sais, je ne fais pas mon âge !

Henry pouffa. Un peu d'humour ne tuait jamais dans ce genre de situation. Lucas resta muet pendant de très longues minutes, chose qui ne lui ressemblait pas… Abe et Henry se demandaient ce que cela voulait dire, si il était sous le choc et qu'il allait raconter son histoire à tout le monde ou bien si il pensait à une blague ou si il allait finalement le prendre au sérieux, connaissant son gout pour le bizarre et le surnaturel.

Puis finalement, il eut une rection que ni l'un ni l'autre n'avait prévu

- dément ! - dit-il d'un air tout excité

Henry fronça des sourcils, n'étant pas sûr de bien comprendre

- je te demande pardon ?

- c'est génial que vous soyez immortel. Enfin peut être pas pour vous, cela va de soit.. Je veux dire, vous avez passé votre vie à perdre vos proches mais au moins, cette fois, vous allez vraiment passer l'éternité avec la femme que vous aimez et ça, c'est géant.

Henry échangea un regard avec son fils qui lui haussa des épaules en faisant un petit sourire

- ça veut dire que tu me crois ?

- franchement doc, ça serait dur de penser le contraire… Je veux dire, Abe est là pour confirmer tous vos dires et connait chaque détail de votre vie, et que je doute que vous soyez deux dans la même folie… En plus si c'était une blague, je ne sais pas si Henry aurait été aussi sérieux, je ne le connais que trop bien. Jo confirme également les derniers événements. N'importe qui n'aurait jamais pu ressortir aussi en forme sans être paralysé à vie…

Henry lâcha un soupir de soulagement, qu'il ignorait qu'il avait retenu. Il se leva et tapota l'épaule de son assistant.

- merci beaucoup Lucas. Je suis vraiment content que tu comprennes et si'l te plait…

- Ne vous en faites pas, mes lèvres sont scellées - coupa t-il toujours aussi excité, surtout pour quelqu'un qui n'avait presque pas dormi

Henry lui fit simplement un signe de tête. Le jeune homme avait beau répété qu'il était terrible à garder les secrets, l'immortel lui faisait confiance la dessus et il savait qu'il ne dirait rien.

Lucas se releva en se craquant le dos

- bon et bien après autant d'émotions, si tôt dés le matin, si cela ne dérange personne, je crois que je vais rentrer me reposer

- tu as raison. Tout le monde a besoin de repos

- surtout vous boss ! Ne le prenez pas mal mais vraiment vous avez une sale tête donc oui, reposez vous.

Il sortit de la salle presque ébloui car les rayons du soleil venaient de transpercer le hall de l'hôpital et il ne put que constater l'heure

- bon sang ! Il est déjà 8h. Bon eh bien je m'en vais, personne ne m'en voudra si je reste dans mon lit jusqu'à 15h. Boss, merci encore de votre confiance et appelez moi si le lieutenant a besoin de nous.

Henry rigola et lui fit un signe de la main

- file Lucas ! Elle n'aura pas besoin de nous, on va rentrer aussi.

Henry demanda à Abraham de rentrer et que lui resterait se reposer à l'hôpital mais son fils ne l'entendait pas de cette oreille et l'obligea à rentrer avec lui pour qu'au moins il récupère deux ou trois de sommeil. Et puis de toute façon, même Jo était complètement K.O, dans sa chambre d'hôpital.