Bijouuur! C'est le weekend. Et voici donc pour une fois une assez longue suite parce que je pense avoir été suffisamment sadique comme ça tout le long de l'histoire :p.
Donc je pense que certains avaient déjà bien vu le coup venir, même plus de suspens à ce niveau haha. J'espère que ça vous fera plaisir :P (c'est un peu caliente)
Loïcia : une nouvelle fois je te remercie de tous tes compliments. C'est très gentil de me dire que je suis digne d'un auteur et c'est d'ailleurs ce à quoi je me destine de toute façon :p donc tant mieux si j'ai déjà certaines bases haha.
Et sinon qui es tu sur Twitter ? Parce que j'ai eu comme au moins une dizaine d'abonnés en plus cette semaine, dont trois français alors je ne sais pas du tout mdrr. Je pense que je t'ai trouvé et que du coup je t'ai envoyé un tweet, tu devrais vérifier :) et si c'est bien toi, je t'ai envoyé le lien qui emmène à la photo du chapitre précédent. Voili voilou :D
Les deux semaines passèrent très vite et ils surent que bientôt il serait temps de retourner sur Terre, avec les meurtres à élucider, mais en attendant, deux jours avant leur retour aux États-Unis, ils avaient d'autres choses plus importantes, notamment Henry qui avait prévu une soirée romantique à souhait au sommet de la tour Eiffel, et une nouvelle fois, la jeune femme ne le vit pas venir.
Son cher et tendre, l'avait simplement avisé de bien se mettre sur son 31, donc après avoir retourné toute la penderie, elle avait fini par trouver une robe bleue marine, qui avait une ceinture argenté et qui correspondait selon elle, un peu aux couleurs de la France, en tout cas pour la partie bleue.
Pendant qu'elle se maquillait, elle regardait les tonnes de sacs, posés dans un coin de la chambre. Elle pouffa. Que cela serait-il si ils partaient pour des mois ?
Henry tournait et retournait en rond dans le hall, ne cessant de vérifier si il était bien habillé et ayant usé le téléphone de la réception pour demander au restaurant, si tout était en place, qu'il ne manquait rien et tout ça, au moins en trois fois. Il avait fini par se prendre un vent et devait se contenter d'attendre. Quand il entendit un raclement de gorge derrière lui, il se retourna à même de se prendre un torticolis et resta complètement ébahit face à la beauté de sa partenaire. Elle avait roulé ses cheveux en un magnifique chignon bien serré et il n'arrivait pas à trouver les mots pour lui dire à quel point elle était belle. Il se rapprocha d'elle et déposa un doux baiser sur sa joue
- ce que tu es splendide Jo.. Je me sentirais presque gêné à côté de toi.
Elle lui donna une tape dans le torse
- ne dis pas de bêtises. Tu es vraiment élégant et tu me fais beaucoup d'effet donc crois moi que si on était pas au milieu du hall…
Elle lui chuchota quelque chose dans l'oreille et il rougit jusqu'à la pointe de ses orteils. Elle éclata de rire en voyant sa mine et accrocha son bras avec le sien
- alors, allons-y cher gentleman. J'ai hâte de voir ce que tu me réserves
- j'espère que tu ne seras pas déçue.
Et en effet, la jeune femme était bien loin d'être déçue. Henry avait vraiment tout de l'homme parfait malgré son grand âge ou peut être grâce à son grand âge. Il l'avait emmené au sommet de la tour Eiffel ou en tout cas dans l'un des restaurants avant le sommet, et elle n'en croyait tout bonnement pas ses yeux, la vue était époustouflante et le soleil couchant derrière la tour de fer, la faisait frissonner. Le serveur les conduit à leur table, et Jo se sentit toute timide et s'agrippa d'avantage à Henry, sentant une gousse d'émotion l'envahir. Cela sentait évidemment la soirée romantique à plein nez.
Le serveur les conduisit au fond de la salle, prés d'une grande baie vitrée, avec une table dont la nappe était d'une blancheur éclatante, deux petites bougies parfumées servaient d'éclairage. Le restaurant entier était plongé dans une ambiance tamisée. Jo regardait partout autour d'elle et Henry pouvait constater que ses yeux brillaient de mille feux.
Au moins elle semblait apprécier cette première partie et c'était le principal.
- Henry.. Je ne saurais quoi te dire de plus, vraiment tu as fait de ces deux semaines un véritable conte de fée et littéralement avec notre journée à Disney. Je te remercierais jamais assez de m'avoir emmenée ici et qu'on ait enfin pu se perdre tous les deux.
Un grand sourire s'étira le long de ses lèvres et il porta ses mains à sa bouche pour les baiser
- je suis vraiment heureux que tout ceci te plaise. J'espère que ça sera le cas pour le reste de la soirée et se perdre, je te devais bien ça quand même.
Elle pinça ses lèvres d'un petit air sous entendu et Henry devait reconnaitre qu'il avait bien du mal à résister lorsqu'elle faisait ce genre de mimiques. Ils regardèrent leur menu et Jo essaya de faire abstraction du prix qu'elle voyait, se disant que de toute façon avec un homme de plus de 200 ans, il n'avait pas l'air de s'inquiéter de ça.. De plus, il la rassura en caressant sa paume, lui faisant comprendre que c'était lui qui invitait et qu'elle ne devait pas se sentir gênée.
La soirée se passa tranquillement et dans une ambiance exquise. Jo était toute retournée par les intentions d'Henry et elle n'hésita pas à lui demander, tout en enlaçant ses doigts avec les siens
- dites moi Dr Morgan, était ce comme ça que vous faisiez la cour aux jeunes femmes dans vos jeunes années ?
Elle haussa un sourcil entendu. Il se lécha les lèvres et elle se sentit devenir faible. Il laissa ses mains glisser tout le long de ses poignets
- eh bien Détective, je ne procédais pas vraiment de cette façon. À l'époque on se devait de suivre un certain code.. Bien sûr je n'ai pas perdu mes habitudes mais sachez que vous me faites perdre la tête alors j'ai un peu de mal à rester ce gentleman.
- tant mieux parce que j'aime quand ton côté bestial prend le dessus.
Jo faisait vraiment tout pour qu'ils sortent de ce restaurant et passent leur nuit dans les draps, et au plus vite. Mais Henry se devait résister à l'appel du sexe car il avait d'autres plans de prévu et il avait besoin d'être un minimum fidèle à sa réputation pour ceci.
Après une dernière coupe de vin, le serveur leur apporta la note. Henry la régla sans aucun problème et il tendit sa main à Jo pour qu'ils sortent et montent au dernier étage de la tour Eiffel.
Jo sentit un frisson passer et Henry déposa sa veste sur ses épaules. Ils se sourirent et en passant une main derrière son dos, ils se dirigèrent vers la rembarre, du côté où il y avait vue sur tout Paris. Le soleil était couché depuis longtemps, la tour était éclairée, et Paris de nuit était vraiment époustouflant.
Il passa derrière elle, en laissant ses mains glisser sur ses hanches et posa sa tête dans son cou, sans rien dire et humer son parfum. Jo se colla complètement à lui et apprécia cette vue qu'elle voyait pour la dernière fois avant qu'ils ne retournent dans leur train-train quotidien. Henry lui souffla à l'oreille
- on reviendra quand tu veux. On a toute la vie pour ça.
- tu fais bien de le dire. Je n'ai pas l'intention de faire de ce séjour, le dernier.
Elle laissa une main glisser sur sa joue, sans pour autant changer de position et frôla sa petite barbe. Henry ne dit rien non plus, réfléchissant à toutes ces années qu'ils auraient ensemble. Un an auparavant, qui aurait cru qu'il en serait la aujourd'hui ? Aucun des deux n'auraient pu y penser bien évidemment et les voila réunis pour l'éternité. Un amour qui avait grandi au fil des mois et qui ne les rendaient que plus forts. Henry se détacha d'elle et se mit à ses côtés, prenant une grande respiration. Elle se mit de profil pour lui faire face et le questionna du regard
- Jo.. Je voulais que cette nuit la soit exceptionnelle. Je n'aurais jamais pensé être ici à cette heure ci.. Je n'aurais jamais pensé retomber amoureux un an auparavant et quand tu es arrivé dans ma vie, j'ai su que les choses allaient être différentes, tu es différente et désormais, je ne te perdrais plus jamais.
Jo commençait à devenir nerveuse et sentait son coeur battre à un rythme effréné. Henry lui prit les mains et dégagea son front de ses mèches de cheveux
- aujourd'hui, je t'aime comme jamais. Tu as tout changé en moi, la façon de penser, la façon de vivre et je t'en serais à jamais reconnaissant. Toi et moi, on a vécu tellement de choses en un an, on s'est tellement rapproché et l'inévitable devait arriver. Tu es toute ma vie désormais et sache que je vais te chérir tout le long de ce qui nous attend.
Il se mit alors à genoux et les yeux de Jo s'écarquillèrent en gros.. Elle l'avait sentit venir à la minute où il avait commencé le discours mais le fait que cela devenait réel, elle était en train de perdre l'air, et se pinça les lèvres pour ne pas exploser en larmes.
- je sais qu'il est peut-être un peu tôt dans notre relation mais je n'ai plus aucun doutes sur nous maintenant. Nous avons toute la vie pour profiter de construire une famille mais j'aimerais la commencer le plus tôt possible pour voir tout ceci s'épanouir. Tu es la femme la plus forte que je connaisse et je veux que cette femme devienne mienne. - il la regarda dans les yeux et ressortit une petite boite avant de l'ouvrir et un diamant d'un éclat surdimensionné éblouit Jo qui ne put retenir les larmes d'émotions qui coulaient cette fois ci. Elle porta sa main à sa bouche, presque incapable de résister et Henry posa alors la fameuse question
- Jo Martinez ! Veux tu m'épouser ?
Jo explosa en larmes. Il ne lui en fallait pas beaucoup mais elle était comme Henry, elle n'aurait jamais pensé qu'en un an, sa vie aurait pu changer ainsi. Elle tendit sa main gauche et hocha la tête tel un automate
- oui oui ! Mille fois oui Henry. Je veux t'épouser !
Il lâcha le soupir qu'il retenait et le grand sourire qui s'étirait le long de ses lèvres, en disait long sur ce qu'il ressentait. Il glissa la bague à l'annulaire gauche de la jeune femme et garda sa main dans la sienne en observant l'éclat. Avant de se lever et de serrer Jo contre lui. La jeune femme l'attrapa par le cou et l'embrassa et il la souleva, à ce moment la un feu d'artifice éclata derrière eux. Ils le regardèrent tout en restant enlacés et jamais ils n'avaient sembler si heureux. Jo fourra sa tête dans le cou d'Henry, et pleura silencieusement. Il y avait enfin de la lumière au bout du tunnel et cette nuit la, ils rêvaient déjà au futur mariage qui les attendaient et à toute cette longue vie maritale qu'ils auraient.
...
De retour à l'hôtel, ils profitèrent d'un petit temps sur la terrasse et burent une petite coupe de champagne, tout en observant la lueur de la tour, face à eux. Jo ne cessait de regarder sa bague, n'arrivant pas à croire qu'elle allait devenir madame Morgan dans quelques mois. Henry était également sur un petit nuage et ils trinquèrent à leur nouvelle vie et c'était le cas de le dire.
Jo, dit alors sur le ton de la plaisanterie
- Mike t'as dit de ne pas me ramener enceinte mais tu auras tout de même trouver le moyen de faire de moi ta future femme en deux semaines seulement.
Elle lui fit un clin d'oeil. Il sourit et prit les coupes de champagne pour les déposer sur la table basse. Il s'approcha d'elle et l'embrassa lentement, elle ferma les yeux et enroula ses bras autour de son cou.
- on ne va pas faire de bébé maintenant mais je pense qu'on peut profiter de notre toute première nuit en tant que fiancés - lui souffla t-il d'une voix rauque, tout en l'embrassant le long de son cou et remontant jusqu'à lobe de son oreille qu'il mordilla légèrement. Elle laissa échapper un soupir et le regarda droit dans les yeux.
- tu as raison, fêtons ça comme il se doit.
Elle lui prit la main et ils fermèrent la grande fenêtre, ainsi que les rideaux. Ils éteignirent les lumières et ne laissèrent que les lampes de chevet et ils avancèrent l'un vers l'autre dans un ralentit, comme ci cela était la première fois. Mais les choses n'étaient pas comme la première fois, il y avait désormais plus de passion, plus de feu entre eux et ils n'en étaient plus à leurs premiers essais, alors Jo poussa Henry contre le mur et l'embrassa furieusement et il passa sa main dans le creux de son dos pour la remonter et descendre la fermeture éclair. Quand il sentit sa peau contre ses doigts, il fit rapidement descendre la robe tout le long de ses jambes. Sans jamais relâcher ses lèvres, Jo fit de même et quand ses doigts effleurèrent la cicatrice, son corps brula d'avantage de désir et elle ne perdit pas de temps pour retirer le pantalon de son fiancé, qui lui non plus ne perdait plus une seconde pour lui retirer son soutien gorge d'un coup sec. Il la souleva et échangea les rôles en la collant contre le mur, et presque dans un ralentit, lui retira sa culotte. Elle ferma les yeux, sentant son ventre se contracter et leva les bras, comme ci elle s'accrochait à quelque chose d'invisible.
Henry ne perdit pas de temps et rentra directement en elle, elle resserra ses jambes autour de sa taille et ne put contenir le gémissement de plaisir qui sortit de sa bouche.
Faire l'amour avec Henry était toujours exquis mais en cette nuit la, les choses étaient différentes parce qu'elle venait d'accepter de l'épouser et qu'ils allaient passer leur vie ensemble, une vie éternelle et quelque chose comme ça, se fêtait pour sûr.
Tout en lui donnant des coups de reins, Henry la soutenu avec une main sous sa cuisse, l'autre sur sa hanche et ses doigts effleurèrent les cicatrices que sa première mort avait laissé, les marques du pugio qui resteraient à jamais gravé, tout comme lui avec la marque de la balle.
Il se retira un instant, se rendant compte qu'il n'avait pas spécialement prêté attention aux cicatrices, et les toucha.. Elles étaient un peu le long de son dos et sur ses hanches mais cela restait assez discret. Elle sentit un frisson la parcourir lorsqu'il la caressa lentement tout le long de ces marques qui l'avaient rendue elle, si spéciale à son tour.
Elle prit ses mains pour qu'il les dépose plus haut et elle caressa sa joue
- ce n'est qu'un détail. Le plus important, c'est nous maintenant. Fais moi l'amour.
Il n'eut pas besoin qu'elle lui répète ceci deux fois et reprit sa position précédente, mais cette fois il l'emmena pour la déposer sur le lit et entama des mouvements de vas et viens, parfois rapides et parfois plus lents.
Ce qu'il aimait lorsqu'il faisait l'amour avec Jo, c'étaient les bruits qu'elle faisait lorsque son corps se braquait contre le sien, lorsque ses lèvres trainaient tout le long de sa peau, ses doux gémissements lorsqu'elle criait son nom, accompagnée d'une vague de plaisir qui n'était jamais la même à chaque session. Jo allait également avoir beaucoup d'expérience sexuelle au fur et à mesure que les années passeraient mais avec Henry, elle avait déjà beaucoup appris.
La jeune femme pensait la même chose, lorsqu'elle était avec Henry et qu'ils partageaient des séances intenses d'amour, elle aimait entendre sa respiration saccadée pendant qu'il la pénétrait, ses gémissements où du bout de ses lèvres, il soufflait son nom et elle entendait et sentait tout ce qu'il ressentait pour elle à travers la simple prononciation de son prénom.
Et ce que tous les deux aimaient par dessus tout, c'était le moment où le plaisir prenait le dessus, qu'ils ne pouvaient plus rien contrôler et qu'ils gémissaient davantage. Henry savait lorsque Jo était proche, car ses hanches ne cessaient d'onduler, qu'elle s'agrippait fortement à ses épaules, et descendait plus bas, à même d'enfoncer ses ongles dans sa peau, et Jo savait également lorsqu'Henry était sur le point de lâcher la pression, car il s'appuyait fortement sur ses hanches et qu'il accélérait la cadence et elle sentait cette pression grandir entre ses cuisses, et quand Henry ressentait qu'elle resserrait ses jambes contre ses flancs, il savait que c'était le moment où ils allaient exploser ensemble et cette fois ne dérogea pas à la règle mais il semblait qu'en cette nuit, leur orgasme était bien plus puissant que n'importe quelle autre nuit.. Peut être car l'événement était vraiment spécial, mais cela ne changerait rien à la passion qui les unissaient.
Quand ce fut terminé, Henry déposa un baiser sur les lèvres de Jo et roula sur le côté, en la serrant contre lui et comme souvent, sa tête atterrit sur son torse et elle dessinait des cercles, autour de sa cicatrice, sa main fiancée, reposée sur le ventre d'Henry, tandis qu'il lui caressait doucement l'épaule.
- je suis vraiment heureuse Henry.. Comme jamais je ne l'ai été. Ces deux semaines m'ont permise d'être loin de ma routine, de m'évader et de découvrir autre chose que mon ennuyant pays. Et le top de tout ça, c'est que je reviens fiancée.
Il rigola et la resserra un peu plus contre lui
- et bien moi aussi je suis vraiment très heureux. Je n'avais plus jamais ressenti ça depuis des années. Merci d'avoir rendu ça possible et je ne pouvais juste plus attendre pour te demander ta main, même si nous avons largement le temps pour ça, mais bon, on sait vraiment que plus rien ne nous séparera désormais.
- tu as bien raison !
Elle bailla à s'en décrocher la mâchoire et ferma les yeux, rêvant déjà de son futur mariage et de la classe internationale dont Henry ferait preuve une nouvelle fois.
