disclamer: les personnages appartiennent à JKR. l'univers aussi, soit dit en passant... de même que le décore.


Chapitre 2 : Petit lapin blanc, petit lapin vert

-OOOooo Sally oooOOO-

Il ne s'y était pas attendu. Non, il n'avait vraiment pas pensé que l'enfant éclaterait en sanglots, comme ça, aussi soudainement. Pourtant, il aurait pu l'anticiper ! Les larmes, qui brouillaient les deux grandes émeraudes qui servaient d'yeux au petit, se voyaient à des miles ! Mais non, il ne s'y était pas attendu. Et il se retrouvait face à un enfant en pleine crise de larmes, sans vraiment savoir quoi faire. Les enfants de onze ans et plus, il pouvait les gérer sans problèmes, mais des petits comme celui-là… – après tout, il n'avait jamais eu d'enfant, lui ! –. D'ailleurs, quel âge pouvait bien avoir le petiot ? Il ne semblait pas avoir plus de trois ans… comment arrêtait-on les pleurs d'un si jeune enfant ?

Hésitant, il s'approcha du petit garçon et le saisit dans ses bras. Ignorant le redoublement de pleurs que son geste avait engendré, il se mit à bercer doucement l'enfant, lui murmurant, aussi gentiment qu'il le pouvait, des paroles sans queue ni tête visant à calmer et à rassurer sa charge.

« Chut, enfant, chut. Tout va bien, tu es en sécurité. Là, là, calmes toi. »

Doucement, les pleurs de l'enfant s'arrêtèrent, ne laissant que quelques hoquets s'échapper. Quand le petit fut silencieux, il cessa sa litanie tout en continuant à bercer le petit bonhomme.

-Qui ? Demanda finalement l'enfant, d'une voix enrouée et hésitante.

-Salazar Serpentard. Lui répondit le fondateur, même s'il ne pouvait être entendu.

-Sayazar ?

Salazar s'immobilisa, surpris. L'enfant avait-il entendu sa réponse ? Un faible gémissement lui indiqua que l'arrêt de ses bercements n'était pas apprécié. Aussi reprit-il ses mouvements, sentant sa charge se blottir un peu plus contre lui.

-SaLAzar. Corrigea-t-il finalement.

-Salazar. Répéta l'enfant, lui prouvant que, oui, il l'entendait bien. Pouquoi t'es transparent ?

-Je me suis trompé en lançant un sort.

-Un sort ? C'est quoi ?

-Ahum… c'est quand… euh… c'est quand on fait de la magie. Et toi, comment t'appelles tu ?

-M'appelle Harry. Eh ben , tu sais, ben Oncle Vernon, ben y dit que la magie, ça existe même pas !

Salazar reposa le petit bout d'homme au sol, malgré les protestations de celui-ci. L'enfant n'était vraiment pas bien lourd, mais le fondateur avait dans l'idée de le raccompagner chez lui. Après avoir appris où habitait le petit – chez le fameux Oncle Vernon, à trois maisons de là –, il se dirigea vers l'endroit, tenant le petit Harry par la main. En chemin, celui-ci babilla sur la vie quotidienne de la famille Dursley – étrangement, l'enfant n'apparaissait dans aucune des anecdotes qu'il racontait –, et l'adulte s'intéressa véritablement au flot de paroles, ajoutant ses commentaires et ses anecdotes ici et là après tout, c'était sa première conversation depuis mille ans d'isolement !

-OOOooo Ryry oooOOO-

Pour ce qui lui sembla être la première fois de sa courte vie, Harry était aux anges : Salazar – quoi qu'il puisse-t-être – s'intéressait à lui ! Et ce n'était pas pour lui faire du mal peut-être même qu'il avait fait voler Tomas pour le sauver ? En tout cas, cela semblait être le cas ! Et le petit brun trouvait cela rassurant de tenir la main – ? – de son nouvel ami. Parce que Salazar était bien son ami, maintenant, non ? Harry n'osait pas le lui demander, ayant trop peur d'être rejeter comme il l'était toujours. A la place, il lui raconta la vie parfaite des Dursley, de la grosse moustache de l'Oncle Vernon au dernier caprice exhaussé de Dudley, en passant par la maniaquerie de Tante Pétunia. Mais l'enfant ne s'évoqua jamais lui-même de toute la conversation si Salazar apprenait qu'il était un horrible petit monstre qui gênait tout le monde et qui n'aurais jamais dû naître, il partirait sûrement en le laissant tout seul. Et ça, Harry ne le voulait pas. Oh que non, il ne laisserait pas son nouvel ami l'abandonner c'était son tout premier ami ! Et c'était aussi la seule personne à être gentille avec lui – mise à part Mrs Figgs, mais Harry n'aimait pas trop Mrs Figgs : elle lui faisait un peu peur, avec tous ses chats et ses choux ! – alors, quoi qu'il arrive, Harry ferait tout pour le retenir.

Alors qu'il pensait à tout cela, ils arrivèrent devant le 4 Privet Drive, et Harry regretta que le chemin fût si court. L'enfant se tut, et respira un grand coup pour se donner du courage. Il serait en colère. Oncle Vernon serait très en colère quand Harry passerait la porte, l'enfant le savait Dudley aurait raconté ce qui s'était passé, et l'Oncle Vernon en déduirait que c'était de sa faute. Et donc, Harry se ferait punir. En vérité, c'était de la faute de Salazard, mais Harry ne le dirait pas. Et il n'en voulait pas à Salazard de se faire punir à cause de lui après tout, Salazar l'avait sauvé de Dudley et de ses amis. Et puis, Salazar était SON AMI ! Prenant son courage à deux mains, le petit bout d'homme de cinq ans avança à travers l'allée du Privet Drive, serrant fort la main – ? – de Salazar, et entreprit de passer la porte de la maison.

-OOOooo Verny oooOOO-

Oh le sale petit monstre ! Comment avait-il osé?! Cette abomination ! S'en prendre à Dudley ! La saloperie de déchet encombrant et inutile qu'était le neveu de Pétunia ne perdait rien pour attendre ! Il allait lui apprendre à prendre Dudley de haut ! Et, PIRE, à faire de la ma… de la ma… des BIZARRERIES ! Cela faisait pourtant déjà quatre ans que sa femme et lui s'évertuaient à effacer cette tare de chez l'encombrant moufflet de la sœur de Petty. Mais il n'y avait rien à faire : il était toujours aussi anormal. Et ingrat, en plus ! Personne, absolument PERSONNE ne s'en prenait à son Duddy chéri ! Et certainement pas cette horreur aux cheveux indomptables !

Vernon Dursley était hors de lui. Quand Dudley, la chair de sa chair, la prunelle de ses yeux, était rentré, pleurant et morvant, en lui disant que le monstre s'en était prit à lui en faisait un truc bizarre – une histoire d'enfant qui vole, il n'avait pas tout compris son Duddy, encore traumatisé, avait eu un peu de mal à expliquer –, il avait vu rouge. Et là, il attendait dans l'entrée que l'erreur de la nature montre le bout de son foutu nez, comme ça, il pourrait lui montrer sa façon de penser.

Alors, quand la poignée de la porte d'entrée tourna et que le petit brun chétif passa le seuil d'entrée, Vernon fondit sur lui et lui administra une gifle qui raisonna dans la pièce et qui envoya valser l'enfant contre le petit meuble où reposer habituellement les clés et autres babioles.

-COMMENT OSES-TU ? Beugla l'homme. COMMENT OSES-TU TOUCHER A MON DUDDY CHERI ! ET EN FAISANT DES ANORMALITES EN PLUS ! SALE PETIT MONSTRE !

-Padon, Oncle Vernon. Murmura l'enfant chétif, blotti contre le mur, à côté du meuble renversé. Je ferais pu, promis !

- TAIS-TOI ! TAIS-TOI, SALE PETIT MONSTRE ! LES ANORMAUX COMME TOI DEVRAIENT MOURIR A LA NAISSANCE ! LES HORRIBLES MONSTRES DANS TON GENRE N'ONT PAS LE DROIT DE VIVRE ! ET, MALGRE MA GENEROSITE, MOI QUI TE LAISSE VIVRE SOUS MON TOIT, TU T'EN PRENDS A DUDLEY, MON FILS ! ESPECE DE PETIT MONSTRE INGRAT, TU NE PERDS RIEN POUR ATTENDRE !

Ignorant les larmes de l'enfant, et « padon, padon Oncle Vernon, padon… » que celui-ci répéta en boucle, Vernon attrapa le petit brun par le col et le jeta brutalement dans le placard qui était sous l'escalier.

« TU RESTERAS ENFERME ICI PENDANT LES CINQ PROCHAINS JOURS, SANS MANGER ! CELA TE FERA PEUT ÊTRE PASSER L'ENVI DE T'EN PRENDRE A DUDDY ET A FAIRE DES ANORMALITES ! ET CESSES DE PLEURNICHER : LES LARMES N'ONT JAMAIS RIEN CHANGE DANS LE MONDE ! »

Sur ce, il repartit s'installer dans le canapé pour regarder la télé avec Dudley, qui s'était, semble-t-il, remis de son récent traumatisme.

-OOOooo Sally oooOOO-

Il était horrifié. C'était avec curiosité qu'il avait observé le petit Harry entrer dans la maison moldue, gardant le silence – lui qui avait eu un débit de paroles assez impressionnant quelques minutes au paravent – et serrant très – trop – fortement sa main avec sa petite menotte. Mais jamais, JAMAIS il n'aurait cru qu'un morse géant s'en prendrait au pauvre enfant, qui avait volé contre le petit meuble de l'entrée. Et pour la première fois depuis le début de son adolescence – ce qui remontait à très très loin –, le visage de Salazar avait affiché une expression faciale, et celle-ci avait été l'horreur.

Tétanisé par tant de violence soudaine envers un si petit, si gentil garçonnet comme Harry, il lui fallut quelques temps pour se reprendre – l'effet de surprise était vraiment ce qui pouvait tout changer dans une attaque comme celle-ci ! –. Quand, enfin, il fut remis de sa stupeur, l'horrible bonhomme était parti se vautrer dans un canapé de la pièce d'à côté, face à un étrange objet moldu. Le fondateur se dirigea vers le placard, s'en voulant terriblement de n'avoir pas pu réagir pour aider l'enfant chétif qui s'était fait malmener – le terme était bien léger… – juste sous ses yeux.

Après avoir déverrouiller le placard et soigné un Harry qui retenait – en vain – ses larmes, Salazar entrepris d'améliorer le confort de l'enfant, qui semblait vivre dans ce taudis à longueur de temps – chose que l'ectoplasme trouvait inadmissible, soit dit en passant – il nettoya l'endroit, l'agrandit par magie, et répara chaque objet, du matelas défoncé au petit lapin en peluche blanc qui semblait-être le seul jouet du petit Harry – et qui avait appartenu à ce Dudley, d'après les explications que lui fournissait l'enfant pendant qu'il s'attelait à ses tâches –. Quand il eu enfin fini, il décida qu'il était temps pour lui de s'en aller : il devait encore trouver le rituel qui lui permettrait de retrouver son corps. Pourtant, Salazar n'avait aucune envi de laisser l'enfant dans un endroit aussi sordide, mais que pouvait-il y faire ? Il n'était après tout, rien d'autre qu'un ectoplasme que personne ne pouvait voir, et que seul l'enfant pouvait entendre ! Alors il ne pouvait rien faire d'autre que partir, trouver un moyen de retrouver son corps ainsi, il pourrait revenir convaincre – forcer – ces moldus répugnant qui servaient de famille à l'enfant de lui laisser sa garde.

Fort de ses résolutions – comprenant, entre autres, de très souvent rendre visite à Harry –, le fondateur vert et argent entreprit d'expliquer à l'enfant qu'il devait partir. Cela provoqua une nouvelle crise de larmes, et une sensation étrange l'envahit, le réchauffant de l'intérieur et lui donnant l'impression d'être quelque peu restreint dans ses mouvements.

-OOOooo Ryry oooOOO -

Il voulait partir. Salazar voulait partir et le laisser tout seul. N'était-il pas amis ? Mais peut-être que Salazar ne voulait plus être son ami, maintenant qu'il savait qu'Harry était un sale petit monstre anormal ! Et peut-être même qu'il n'avait jamais voulu être son ami ! Et maintenant, il voulait partir et le laisser tout seul chez les Dursley. Mais Harry ne voulait pas ! Et l'enfant se mit à pleurer, ne sachant que faire, que dire, pour retenir auprès de lui l'être auquel il s'était attaché.

Harry pleurait sans crier – Oncle Vernon était déjà très en colère, il n'allait quand même pas le fâcher davantage en faisant du bruit ! –, mais ses larmes coulaient à flot, ponctuées de hoquets silencieux, et il n'écoutait plus les explications désespérées de Salazar. Alors qu'il s'empêtrait dans son désespoir, Harry sentit l'étrange sensation habituelle l'envahir, et ses pleurs se calmèrent pendant qu'il observait avec des yeux ronds son petit lapin en peluche, qui était, à l'origine, blanc, se colorer petit à petit en vert émeraude, avec de jolies arabesques argentées dont les formes rappelaient des serpents qui s'entrecroisaient. Mais le plus étrange, c'était que la bouche de la peluche s'était mise à bouger, et que la voix qui en sortait était celle de Salazar.

« Salazar ? T'es devenu ma peluche lapin ! » Fit-il finalement remarquer, quand la chose fut évidente.


hum... j'ai pensé que ça vous intéresserait de connaître mon rythme de publication... je me laisse une semaine pour tout bien rédiger, mais si le chapitre est prêt avant, alors il sera posté avant. voili, voilou.

oh! et, si ça intéresse quelqu'un, le prochain chapitre (le 3, donc) s'intitule: "colère noire, vert de rage".