disclamer: Tout, absoluement tout appartient à JKR... hormis le déroulement de l'histoire.
Chapitre 3 : colère noire, vert de rage
-OOOooo Sally oooOOO-
Quand il s'aperçu que l'enfant avait cessé de pleurer, se contentant de renifler doucement, et le regardait avec ses grands yeux vert écarquillés, les explications de Salazar sur le pourquoi il devait partir se firent vaguement hésitantes et confuses. Par son grand maître Merlin, mais pourquoi donc le petit le regardait-il avec ces yeux ronds ? L'explication lui vint au constat du petit Harry :
« Salazar ? T'es devenu ma peluche lapin ! »
Et après de nombreuse vérifications, l'homme dû se rendre à l'évidence : oui, lui, Salazar Serpentard, quatrième fondateur de l'école de sorcellerie Poudlard, grand sorcier de son temps, ectoplasme depuis près de mille ans, était désormais un lapin en peluche.
Salazar expira un grand coup pour reprendre contenance jamais il n'avait autant perdu son sang froid que dans les dernières heures. Aussi, il décida que, pour une fois, il allait écouter les conseils que lui avait un jour – il y a fort longtemps – donné Helga pour voir la vie du bon côté : énumérer tous les points positifs de sa piètre situation. Alors… d'une, il avait enfin un corps. En tissu, certes, mais un corps quand même – les peluches vieillissaient-elles, ou était-il toujours immortel ? –. De deux, les couleurs de la peluche étaient devenues plutôt jolies – même s'il avait un peu de mal avec le fait d'être un LAPIN… ne pouvait-il pas être un serpent ? Ou, mieux : un être humain ?–. Et puis, sa magie était au même niveau que sous sa forme d'ectoplasme. Conclusion : tout allait bien –relativement parlant –. L'homme – la peluche – sortit de ses pensées en entendant Harry se mettre à pleurer à nouveau.
-Qu'est ce qu'il y a, bonhomme ? L'interrogea-t-il.
-Padon Salazar. Couina l'enfant. C'est ma faute. C'est paque je suis anormal !
-Mais non, ce n'est pas de ta faute. Démentit la peluche, d'un ton rassurant.
-Si ! J'a senti moi ! Ça a fait comme à chaque fois que j'a fait un truc bizarre !
-Ah… bah… ce n'est pas si grave : tu peux me voir, comme ça !
Salazar fut rassuré quand l'enfant hocha la tête. Ainsi donc, cette étrange péripétie était due la magie accidentelle du petit Harry – ce marmot devait détenir une sacrée puissance pour avoir pu réaliser un tour pareil ! Après tout, Salazar lui-même n'y était pas parvenu… enfin, même si le résultat présent n'était pas vraiment ce que recherchait Salazar –. Tenait-il donc tant à garder Salazar près de lui ? Et pourquoi pas, finalement ? Après tout, Harry était un gentil petit garçon qui ne méritait pas de vivre enfermé, seul, dans un placard ! Et rester prêt du petiot lui permettrait à la fois de veiller sur lui, et d'étudier la chose qui l'avait contaminé. Alors le fondateur vert et argent décida de rester aux côtés de l'enfant. Cela ne l'empêcherait pas de continuer ses recherches. Du moins, il l'espérait.
-OOOooo Duddy oooOOO-
Il avait peur. Très peur. Quand Tomas s'était soudainement mit à voler, il avait tout de suite pensé qu'un monstre allait le manger. Et qui disait monstre, disait forcément Harry. Parce qu'Harry était un monstre c'était ce que disaient toujours son papa et sa maman. Et un monstre, c'est méchant. En plus, tout le monde disait qu'Harry était un méchant garçon qui avait de la chance que les Dursley aient accepté de s'occuper de lui. C'est pourquoi, dans la tête ronde et joufflue de Dudley, Harry était le responsable de ce qui était arrivé à Tomas, et que son méchant cousin avait eu l'intension de faire beaucoup de mal à l'autre garçonnet. Alors, quand Dudley c'était remis de sa surprise – en entendant les cris de Tomas –, il avait couru, et couru, aussi vite qu'il le pouvait, faisant fi de son côté douloureux et de ses poumons en feu qui protestaient contre le manque d'oxygène.
Arrivé dans le salon du 4 Privet Drive, l'enfant se permit enfin de s'arrêter, ces jambes cédant et le laissant à quatre pattes sur le tapis. Haletant et hoquetant bruyamment, à la recherche de son souffle perdu qui lui permettrait de soulager ses poumons meurtris. Sa tête lui tournait terriblement, et l'enfant ne put retenir les remontées de son petit déjeuner qui vinrent tâcher le tapis neuf et – autrefois – impeccable de sa mère. D'ailleurs, les cris aigus et hystériques de celle-ci ne tardèrent pas, de même que les câlins, les mots rassurants et les « mon duddlynouchet d'amour ». Il fallut une demi-heure à Dudley pour raconter à se mère, entre trois reniflements et quatre coulées de morves essuyées sur la manche, comment Harry, le méchant monstre, était soudainement arrivé pour gâcher leur jeu, et avait fait voler Tomas pour lui faire mal et le manger. Son père fut aussitôt mit au courant et était venu le plus vite possible – il était le chef, après tout – pour guetter l'arrivée de l'anormal dans l'entrée.
Rasséréné par l'idée que son horrible cousin allait-être sévèrement puni, Dudley se calma finalement, et laissa son corps se détendre grâce à l'hypnose qu'exerçait la télé sur son esprit. Et plus aucune anormalité ne vint perturber son quotidien, jusqu'à ce que son maigrichon de cousin ne sorte de son placard quand sa punition fut finie, trois jours plus tard.
Quand son méprisable monstre de cousin reparut dans son champ de vision, pour préparer le petit déjeuner, ils étaient tous les deux seuls dans la pièce le papa de Dudley était encore dans la salle de bain avec sa femme qui lui nouait sa cravate. Alors Dudley était seul dans la cuisine avec Harry, et il fixait l'objet insolite que son cousin tenait dans ses bras maigrelets : un joli petit lapin en peluche vert et argent. Vraiment, ce lapin était très joli, et Dudley avait bien envie de récupérer le jouet et de le garder pour lui tout seul. C'est pourquoi il se dressa face à son cousin, le toisant d'un air mauvais.
-Donne-moi cette peluche. Ordonna-t-il.
-non.
-j'a dis : DONNE MOI CETTE PELUCHE ! exigea-t-il à nouveau, plus fort.
-NON.
Le sale petit brun le fixait avec ses yeux verts luisants de détermination. Alors Dudley compris : l'autre ne céderait pas. Le gros garçon s'apprêta donc à récupérer ce qu'il considérait comme son dû par la force, serrant ses petits poings grassouillets, avant de se souvenir de l'évènement qui c'était produit trois jours auparavant il n'avait pas envie de subir le même sort que Tomas – était-il toujours vivant, d'ailleurs, ou Harry le monstre l'avait-il dévoré avant de rentrer ? –. Déglutissant difficilement, il décida d'utiliser une autre méthode, moins directe, mais bien plus efficace et moins dangereuse : le coup du je-me-roule-parterre-et-je fais-une-crise-de-larme qui lui permettais d'obtenir tout ce qu'il voulait et qui déclencherait la colère de ses parents contre son cousin. Eux savaient comment se faire obéir par le monstre sans risquer de se faire un quelconque bobo. Mettant donc son plan à exécution, il se mit à se rouler sur le carrelage de la cuisine, pleurnichant et geignant à grands cris. Une voix grave et tranchante intervint alors :
« Mais quel enfant bruyant et geignard. Déjà qu'il ressemble plus à un porcelet à perruque qu'à un enfant, voilà qui ne va pas arranger ses affaires ! »
Un gloussement discret, provenant probablement de Harry, répondit alors à ces mots. Dudley, les yeux ronds, s'assit sur son postérieur, déjà très volumineux pour son âge, s'étouffant à moitié dans ses larmes de crocodile, et regarda fixement le petit brun qui souriait, amusé, debout face à lui.
-Je suis pas un cochon ! Et j'a pas de perruques ! Répliqua le blondinet rondouillard.
-Saches, mon garçon, que cela ne se voit pas du premier coup d'œil, loin de là ! reprit la voix grâve, provenant… du lapin ?!
Dudley en resta bouche bée. La peluche de Harry parlait !
-Ne nous regarde pas avec ces yeux de Merlan frit ! Et garde ta bouche fermée : ce qu'i l'intérieur ne nous intéresse pas. Renchérit la peluche, sous les gloussements de son porteur.
-Que… que… OUIN !
Dudley de mit à pleurer, pour de vrai cette fois-ci. Cette peluche parlante était certes jolie, mais elle était surtout méchante ! En plus, à bien y regarder, les petits motifs argentés brodés sur le tissu étaient des serpents, et ils bougeaient ! Finalement, Dudley ne voulait pas de ce doudou : il était bien trop effrayant !
Suite à tous ces cris, les parents de Dudley arrivèrent.
« QU'AS-TU ENCORE FAIS, ESPECE DE SALE PETIT MONSTRE ! » cria le papa de Dudley à Harry, pendant que sa maman le réconfortait. Alors Dudley leur parla du méchant lapin en peluche trop bavard. Sans attendre, le papa du blond insulta le petit brun, et l'accusa de tous les mots de la Terre. Il lui ordonna ensuite de préparer le petit déjeuner, et le renvoya dans son placard sans manger, et avec la promesse qu'il n'aurait pas de repas pour les deux prochains jours – et ce, même si l'étrange peluche avait mystérieusement disparue, et qu'aucun des deux parents Dursley ne l'avait vu –. La famille Dursley s'installa alors à table, face aux assiettes préparées par « leur monstre ». Mais, au moment où leurs fourchettes se plantaient dans la nourriture, celle-ci disparue sans laisser la moindre miette. Et malgré tous leurs efforts, le frigo resta désespérément clos pendant les deux jours qui suivirent, de même que la porte du placard sous l'escalier –qui ne fermait pourtant que de l'extérieur – que le papa de Dudley tenta d'ouvrir pour apprendre au petit monstre anormal ce que l'on récoltait à faire des bizarreries chez lui.
Et, du haut de ses cinq ans, Dudley Dursley prit une grande résolution : quoi qu'il puisse se passer, jamais plus il ne s'approcherait de Harry. Et encore moins de cette abominable peluche !
-OOOooo Petty oooOOO-
Nom de Dieu, elle allait finir par étouffer, avec cet abominable monstre dans les parages ! Pourtant, la première fois qu'elle l'avait vu, elle avait eu un coup de cœur : cette petite bouille ronde, cette adorable risette qui faisait apparaître une petite fossette sur la joue droite, et ses yeux : deux magnifiques émeraudes quand elle les avait vu, elle avait tout de suite pensé : LILY ! Et elle ne s'était pas trompée. Cela l'avait presque refroidie. Presque ce petit ange était bien trop mignon pour qu'elle lui en veuille d'être le fils de ce monstre de Lily ! Mais, tout aussi mignon qu'il puisse-t-être, elle ne pouvait pas lui pardonner d'être anormal. Alors ils avaient tout fait pour éteindre cette magie, qui contaminait l'enfant ils avaient décidé, le jour où ils avaient recueilli leur neveu, que lorsqu'il serait redevenu normal, ils le chériraient – presque – autant que Duddy. En attendant, ils l'avaient puni à chaque fois qu'il avait provoqué une bizarrerie – ce qui n'avait pas tardé, puisque le bambin avait fait léviter son biberon dès le troisième jour qu'il avait passé avec eux ! –, ce qui se traduisait par un enfermement de quelques heures dans le placard sous l'escalier. Seulement quelques heures, au début, puis c'était passé à quelques jours. Au bout d'un an, ils avaient abandonné tout espoir, et l'enfant avait définitivement emménagé dans le placard, ses jouets avaient fini à la poubelle, et les petites gâteries qui survenaient de temps à autres, tant qu'aucun évènement anormal ne se produisait, disparurent totalement. Et, le temps passant, la haine s'installa, apportant avec elle la violence et les insultes. Au fil des jours, l'enfant, auparavant joyeux, pétillant et étonnement réfléchit, s'était éteint et fermé. Et Pétunia s'en voulait beaucoup pour ça. Oh oui, elle s'en voulait énormément ! Mais cela ne l'arrêterait pas pour autant, parce qu'elle savait qu'elle avait raison si elle laissait l'anormalité du garçon se développer, il serait appelé par l'école des cinglés, et il remplirait la maison de bizarreries à chaque vacances, et alors, les voisins risquaient de s'apercevoir qu'il y avait quelque chose d'étrange avec leur famille. Pire : Duddlinouchet risquait d'en souffrir ! Et ça, elle ne le laisserait pas arriver, quelque en soit le prix. Elle était prête à tout pour que le fruit de ses entrailles soit heureux, même si cela signifiait écraser et briser l'adorable fils de sa sœur honnie par simple jalousie – oui, Pétunia avait parfaitement conscience que sa haine envers Lily n'était motivée que par la jalousie, mais elle ne l'avouerait jamais à qui que ce soit –.
Pétunia soupira en regardant son neveu jouer dans le jardin avec des… cubes ?! Mais d'où sortaient-ils ? Il jouait avec des GRAVIERS à peine une minute auparavant ! La grande blonde se frotta les yeux et regarda à nouveau : les cubes étaient toujours là. Foutu monstre indiscipliné il avait – encore – fait un de ses tours d'anormal ! Comme si le coup de la disparition de la nourriture d'il y avait deux jours n'avait pas suffit ! Et Vernon qui n'était pas là pour le punir ! Devait-elle s'en charger elle-même ? Pétunia frissonna. Elle n'aimait pas être celle qui infligeait la punition : voir le gamin trembler lui faisait se demander si, au fond, ce n'était pas elle, le monstre. La femme soupira à nouveau. Puisqu'il le fallait, elle s'occuperait de la discipline aujourd'hui. Finalement, le petit pouvait s'estimer heureux : elle était toujours moins sévère que Vernon. Pétunia chercha des yeux le journal, qu'elle roula quand elle le trouva enfin une bonne fessée et quelques corvées devraient suffire.
Quand elle fut sur le pas de la porte du jardin, ses sourcils se froncèrent davantage. Mais d'où pouvait bien sortir cette peluche ? Elle ne se souvenait pas d'avoir acheté de lapin en peluche vert et argenté à Dudley – bon, il était vrai qu'elle ne se souvenait pas de tous les cadeaux qu'elle faisait à son Duddy d'amour : il y en avait tellement ! –, et ce n'était certainement pas à Harry qu'elle aurait acheté quelque chose ! L'avait-il volé ? Quoi qu'à bien y réfléchir, Duddy avait évoqué une peluche verte qu'avait eu le petit brun… une peluche qui PARLAIT – et qui était restée introuvable –. Ah ! Donc c'était de cette peluche dont parlait son petit ange ? Encore une abomination de cet horrible petit monstre qu'était son neveu. Très bien. Deux fessées et le double de corvées, alors. Pétunia prit une grande inspiration et s'élança dans le jardin.
« HARRY POTTER ! ESPECE DE SALE… »
L'insulte se bloqua dans sa gorge, et ses jambes refusèrent de l'amener plus loin. Le petit lapin venait de TOURNER sa tête vers elle, et les deux boutons violets-améthystes qui lui servaient d'yeux semblaient la fixer, scintillant d'une lueur menaçante. La blonde frissonna. Elle n'était, certes, pas une sorcière, mais elle pouvait sentir tout son être lui crier que, si elle avait la très mauvaise idée de franchir les deux mètres qui la séparait de l'enfant aux yeux verts, elle en subirait les conséquences. Des conséquences douloureuses.
-Oui, Tante Pétunia ? dit l'enfant, la fixant d'un air impassible.
-Euh… où as-tu trouvé ces cubes ?
-C'est Sally qui me les a donnés ! Lui répondit le petit garçon, un grand sourire et des yeux pétillants éclairant soudain son visage.
Pétunia souffla de soulagement si quelqu'un lui avait offert ces jouets, c'était qu'il ne les avait pas fait apparaître par un moyen anormal. Ce qui signifiait qu'elle n'avait pas à le punir pour cela. Restait le problème de la peluche – qui la terrorisait vraiment, sans qu'elle ne puisse s'expliquer pourquoi –. Pour gagner un peu de temps avant l'exécution de sa corvée, Pétunia décida de continuer la conversation – d'autant plus qu'elle ne pouvait s'empêcher de trouver l'enfant mignon. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas sourit ! –, alors elle posa la question fatidique : « et qui est Sally ? ». Grand mal lui en prit.
Le sourire de l'enfant s'agrandit – que cette fossette sur la joue droite le rendait encore plus adorable ! –, et il lui désigna… le lapin ? Pétunia resta pantoise quelques secondes avant que les connexions ne se fassent. Dudley avait dit que la peluche parlait, et maintenant, Harry lui disait qu'elle lui avait offert les cubes en pierre. Cela ne pouvait signifier qu'une chose : cette peluche était ANORMALE ! Et soudain, Pétunia ne trouvait plus que le petit garçon brun aux yeux verts qui se trouvait devant elle fut si mignon que cela. Nom de Dieu, ce n'était rien d'autre qu'un petit monstre hideux qui lui gâchait la vie en faisant des bizarreries. Dans son jardin, en plus : à la vue de tous les voisins ! Et elle n'allait certainement pas laisser passer cette infamie ! Alors la grande blonde se redressa de toute se hauteur, la tête bien haute sur son long cou, et lança un regard meurtrier au responsable de ses tourments. Elle resserra les tours des feuilles de journal, rendant le tube de papier encore plus dur, brandie son arme au dessus de sa tête, et fendit l'air pour l'abattre sur le haut du crâne du petit bout d'homme assis sur le sol face à elle. Mais le coup n'atteignit jamais sa cible. Et, tandis que deux boutons en améthyste luisaient, fixés sur elle, Pétunia regretta de toute son âme d'avoir pris la décision de punir son neveu cet après-midi là.
-OOOooo Verny oooOOO-
Cela faisait cinq nuits qu'il dormait mal. Vraiment très mal. Pourtant, ses nuits commençaient plutôt bien comme à son habitude, il allait dire bonne nuit à Dudley avant que Pétunia n'aille lui lire son histoire du soir au petit bonhomme. Il allait ensuite se préparer pour dormir, s'installait dans son lit, et y lisait la biographie d'un économiste ou d'un homme politique, en attendant que son épouse ne le rejoigne. C'était une fois qu'ils étaient tous les deux endormis que les problèmes survenaient : Vernon se réveillait au milieu de la nuit en entendant quelque chose être traîné sur le parquet du couloir – et, évidemment, Petty n'entendait rien, elle, puisqu'elle s'endormait toujours à l'aide d'un somnifère –, et le bruit s'arrêtait au niveau de sa porte. La première nuit, Vernon avait cru que c'était son fils qui venait se glisser dans son lit parce qu'il avait fait un cauchemar – même si, dans ces cas là, l'enfant avait plutôt tendance à faire une crise de larmes jusqu'à ce qu'un de ses parents ne vienne le consoler – il ne pouvait pas être plus loin du compte, et avait vite déchanté, se demandant tous les jours si c'était lui qui était fou, ou si quelque chose d'anormal se produisait chez lui.
*flash back de la première nuit*
Les bruits du couloir c'étaient arrêtés au niveau de la porte de la chambre. Plus rien ne semblait bouger. Pensant que son fils n'osait pas entrer – pauvre Duddy, qui avait peur d'embêter ses parents –, Vernon eu l'intension de le se lever pour aller lui ouvrir. Mais, avant qu'il n'ait pu sortir un pied de sous ses draps, la porte s'ouvrit, lentement, dans un grincement sinistre qui fit se lever sa chair de poule. Vernon se releva sur ses coudes et regarda vers la porte, s'attendant à apercevoir Dudley dans la faible lumière diffusée par le réveil digital. Mais il n'y avait rien. Rien d'autre que les ténèbres s'engouffrant dans la chambre par le couloir. « Duddy ? » lâcha le gros homme dans un souffle, son cœur battant la chamade pour une raison qu'il ne s'expliquait pas. Seul le bruit d'un objet lourd que l'on traînait sur le sol – le même bruit qui l'avait réveillé – lui répondit. Soudain, deux lueurs violettes apparurent dans l'encadrement de la porte. Vernon cru que son cœur allait sortir de sa poitrine. La sueur perlait sur sa peau grasse, et une goutte coula dans son cou, puis tout le long de son dos, provoquant un frisson glacé chez l'homme. Mais qu'étaient donc ces deux perles violettes qui le fixaient si froidement ? L'homme retint son souffle jusqu'à ce qu'apparaisse… un lapin en peluche ?! Vernon cligna des yeux était-il cinglé, ou une peluche de lapinou le fixait depuis l'entrée de la chambre ? Toutefois, il ne put empêcher la peur de s'infiltrer en lui lorsque la peluche lui sourit. Un sourire cruel, dont l'effet terrifiant était accentué par les fils qui se croisaient en reliant les deux « lèvres » de la peluche. Et, lentement, le lapin s'approcha de lui, contournant le lit. Elle traînait derrière elle la lourde hache piquée de rouille qu'il gardait habituellement dans la relise du jardin, fermée à double tours. Vernon s'était raplatit sur son lit, fixant le plafond, et il n'osait plus bouger, suivant la progression de l'intrus en écoutant le son du fer sur la moquette de la chambre. BAM ! La lame de la hache s'abattit sur la table de chevet, où elle se planta. Et, du coin de l'œil, Vernon aperçut la peluche escalader le manche de l'arme pour se retrouver sur le petit meuble, au niveau de sa tête. L'homme tremblait à présent, de peur, et de froid dans se draps trempés de sueur. De sinistres craquements retentirent dans la pièce quand le lapin tenta de retirer sa hache du bois où elle était plantée. Quant il y fut parvenu, il tourna lentement sa tête vers le gros homme allongé à côté de lui, et son sourire machiavélique s'agrandit, d'autant plus terrifiant qu'il était en partie dissimulé par les ombres, la lumière provenant du réveil digital étant grandement obstruée par le corps de la peluche. L'être de coton et de tissus brandie alors son arme au dessus de ses longues oreilles. Vernon sentit un liquide chaud détremper son pyjama et ses draps au niveau de son abdomen. Après quelques longues secondes qui parurent des heures à Vernon, la peluche abattit finalement son arme vers le cou inexistant du gros bonhomme avec la ferme intension de séparer sa tête ronde de son corps massif. Alors, Vernon sombra dans l'inconscience.
*fin du flash back*
Le lendemain matin, Vernon s'était réveillé, toujours vivant, et la tête bien accrochée à son corps. Mais ses draps étaient humides et empestaient l'urine. Au vu de la grimace de dégoût que tirait Pétunia, Vernon s'était sentit obligé de lui expliquer sa nuit. Le visage de son épouse s'était quelque peu adoucit, et elle s'était dépêchée de mettre les draps à la machine. Et c'était avec la honte lui nouant le ventre – il avait mouillé ses draps, à son âge ! – qu'il était allé au travail ce jour là. La nuit suivante s'était déroulée de la même façon, bien que le lapin ait été armé d'un couteau de cuisine. Pour la troisième nuit, Vernon avait accepté de prendre un des somnifères de Pétunia. Mais, à l'heure de la « visite » de la peluche, Vernon avait soudainement été réveillé par une sorte de décharge électrique, et n'avait pas échappé à son tourment. Il avait ensuite passé la quatrième nuit dans la chambre qu'ils gardaient pour Marge, mais le lapin l'y avait retrouvé sans la moindre difficulté. Finalement, pour la cinquième nuit, il s'était installé sur le canapé du salon. Grand mal lui en avait pris, puisqu'il avait été réveillé par le lapin s'attaquant à un poisson dans la cuisine – il avait arrosé de sang tout le plan de travail – avant que la peluche ne se décide à lui jouer sa comédie habituelle.
Bref, cela faisait cinq nuits que Vernon Dursley dormait très mal, et qu'il se demandait s'il n'était pas devenu fou. Pour remédier à ce problème d'insomnie, le gros homme prit rendez-vous avec un psychiatre. Sa fierté en prenait un sacré coup, mais sûrement pas autant que lorsqu'il se réveillait en ayant mouillé ses draps ! Malheureusement, le médecin ne compris pas vraiment ce qui arrivait à son patient, et ne put conclure qu'à un surmenage. Il proposa donc à Vernon de prendre quelques jours de congés pour se détendre et jouer de tout son soûl avec le petit Dudley – peut-être le lapin en peluche représentait-il l'enfant ? Auquel cas l'attaque de la part de celui-ci pouvait être comprise de la culpabilité de la part de Vernon à ne pas assez s'occuper de son fils à son goût –.
Vernon était épuisé, aussi bien physiquement et psychologiquement. Alors, quand, une fois rentré chez lui après sa séance avec le psychiatre, il trouva Pétunia enfermée dans le placard sous l'escalier, recouverte de bleus et pleurant toutes les larmes de son corps en s'excusant encore et encore auprès de Lily pour ne pas avoir pris soin de son fils. L'homme fut pris d'une colère noire. Colère qu'il dirigea immédiatement vers le neveu de sa femme. Après tout, ce sale petit monstre de Harry était le seul être, non, la seule CHOSE anormale de cette maison il n'y avait donc que lui qui pouvait être la source de toutes ces abominations ! Fort de ses conclusions, Vernon, traversa lourdement le salon, faisant vibrer les meubles et les bibelots qui y reposaient, et s'arrêta lorsqu'il aperçut l'enfant honnie par la fenêtre celui-ci jouait tranquillement dans le jardin, tandis que le souk régnait dans le quotidien habituellement si normal des Dursley ! Vernon saisit le premier objet dur et volumineux qu'il avait sous la main au grand damne du petit Dudley, cela s'avéra être la télévision, que l'adulte arracha des prises et porta difficilement jusque dans le jardin. Là, il la balança de toutes ses forces sur le petit garçon brun qui était assis sur le sol et qui avait relevé la tête en l'entendant arriver.
-OOOooo Sally oooOOO-
Cet homme, non, ce MORSE était fou à lié ! Balancer cette télévison – enfin, la grosse boîte à histoires – sur un enfant ! C'était clairement une tentative de meurtre même un adulte aurait peu de chances d'y survivre ! Salazar était vert de rage son petit protégé avait failli y passer heureusement qu'il avait dévié l'objet ! Ce Vernon Dursley, ou quelque soit son nom, avait définitivement besoin d'une bonne leçon.
Comme pour Pétunia, quelques heures auparavant, Salazar envoya une pluie de graviers sur la furie en face de lui. Mais, contrairement à ce qu'il avait fait pour la femme, il ne se contenta pas de ces quelques coups additionnés à son avis sur leur manière d'élever un enfant – la blonde avait eu droit à une engueulade en bonne et due forme, dont tout le voisinage avait pu profiter Salazar était certain que le quartier ne manquerait pas de jaser sur ses paroles – : quand l'homme qui subissait sont courroux remarqua sa présence – le fondateur ne put empêcher un rictus de se former sur le coin de ses lèvres en tissu quand la pitoyable ébauche d'être humain l'eu repéré et, surtout, reconnu –, il lui envoya une attaque par légilimencie. Désormais, chaque fois que Vernon Dursley avait nui, ou aurait l'intension de nuire à quelqu'un, il passerait douze heures enfermé dans son propre esprit, à voir toutes les façons possibles dont sa vie pourrait se terminer. La seule chose que regretta le roi des serpents – des lapins ? – quant à cette punition fut que sa forme actuelle – ectoplasme s'entend, puisqu'être coincé dans la peluche n'avait eu aucune répercussion sur sa magie – ne lui permettait pas de la faire durer plus de dix mois.
Sa tâche accomplie, la peluche se tourna vers l'enfant qui se trouvait près de lui et qui était en pleur, ayant été effrayé en voyant la télévison se diriger sur lui. Salazar entreprit de calmer sa charge, et, quand l'enfant se fut enfin calmer, il lui dit simplement :
« Harry, nous ne pouvons rester dans cette maison malsaine. Nous partons. »
Et voilà pour le chapitre 3. Il y a un petit retour en arrière avec le point de vu de Duddy sur le chapitre précédent... j'espère que ça restait quand même assez clair.
Je voudrais remercier toute les personnes qui m'ont laissé des reviews.
et enfin, le titre du prochain chapitre: "vie en rose".
