disclamer: tout l'univers, ainsi que les personnages qui le compose, appartient à JKR.
Chapitre 4 : vie en rose
-OOOooo Ryry oooOOO-
Harry était heureux. Très heureux. En fait, il ne se souvenait pas d'avoir, un jour, été aussi heureux. « Harry, nous ne pouvons rester dans cette maison malsaine. Nous partons. » avait dit Salazar le petit garçon ne savait pas ce que signifiait 'malsaine', mais il avait tout de même compris ce que lui avait dit la peluche : ils partaient. Ils allaient s'en aller de cette maison, QUITTER les Dursley ! Il ne savait pas où ils allaient aller, mais peu lui importait ce n'était qu'un détail. La seule chose qui comptait, c'était qu'ils partaient : son rêve – que quelqu'un vienne le chercher pour l'emmener loin de chez son oncle et sa tante, et être sa famille – venait de se réaliser il ne manquait que la famille. Mais, au fond, Salazar pouvait être sa famille, non ? Tout en suivant le lapin vert et argenté jusqu'au placard sous l'escalier, pour faire ses bagages, Harry repensa à toutes les choses qui s'étaient passées ces cinq derniers jours, et qui faisaient de Salazar « sa » famille.
Ce sentiment avait débuté le premier jour que Salazar avait passé avec lui, après que celui-ci ait décidé de rester avec lui. Ce jour là, Salazar lui avait raconté beaucoup d'histoires de ce qu'il avait vécu durant sa longue vie et de ses voyages, ou simplement des histoires qu'un papa raconte à son enfant avant d'aller au lit. Un papa. Oui, c'était l'impression qu'avait eu Harry pendant qu'il écoutait le petit lapin vert lui conter maintes et maintes aventures, toutes plus fabuleuses les unes que les autres : l'impression d'être un petit garçon – ce qu'il était, soit dit en passant. Mais il avait tendance à l'oublier, trop habituer à être qualifier de monstre – qui écoutait son père. Et Harry s'était presque endormit avec ce sentiment de sécurité que prodiguait la présence d'un parent. Presque. Son estomac criant famine l'en avait empêché, et il avait lancé un regard désolé à la peluche, honteux d'avoir interrompu son merveilleux récit à cause de son ventre indiscipliné et, surtout, très affamé. Mais, au lieu de se fâcher, comme s'y était attendu l'enfant, Salazar avait rit de bon cœur, et avait simplement constaté « Tiens, on dirait que quelqu'un à faim ! ». Puis il était sortit du placard – Harry n'avait, de prime abord, pas comprit comment son ami avait fait il avait fallu que celui-ci lui explique qu'il avait utilisé la MAGIE, cette chose que son oncle et sa tante exécraient avec passion. – et, lorsqu'il était revenu, beaucoup de nourriture flottait derrière lui. Harry avait mangé jusqu'à ce que sa panse fût bien remplie. Il s'était ensuite endormit lors d'une dernière histoire à propos d'un dragon, qu'un homme aux cheveux noirs en bataille et vêtu de rouge et d'or avait eu la mauvaise idée de chatouiller. Un sentiment de quiétude l'avait bercé et, pour la première fois depuis longtemps, le petit bout d'homme n'avait pas fait ce cauchemar, qui hantait ses nuits, le réveillant aux cris et aux pleurs d'une femme et d'éclats de lumière verte. Non, cette nuit là, Harry avait dormit d'un sommeil profond et serein, comme tout enfant devrait avoir.
Et pendant les trois jours qui suivirent, ils étaient restés tous les deux et s'étaient occupés d'histoires et de jeux. Des jeux, Salazar en inventaient de nouveaux tous les jours. C'étaient des jeux un peu spéciaux, qui permettaient à Harry de stimuler un peu sa magie, sans pour autant le mettre en danger en forçant trop. Ces jeux pouvaient porter sur toutes sortes de sujets : la botanique, les potions, les runes, les langues anciennes –et Salazar en connaissait beaucoup ! –, l'astronomie, et même l'escrime ! – bien que ce fut un peu dur de jouer à l'épée dans le placard –. Et chaque fois qu'il était l'heure du repas, le petit lapin vert amenait de la nourriture dans leur placard, allant la chercher ou la faisant directement disparaitre. Quand la punition c'était terminée, trois jours plus tard, la Tante Pétunia était venue et avait, comme à son habitude, tambouriné à la porte du placard pour que l'enfant aille préparer le petit déjeuner pour le reste de la famille. C'était presque à contrecœur qu'Harry avait quitté son placard, maintenant douillet. Il avait pris Salazar avec lui, le serrant dans ses bras. Celui-ci n'avait cessé de râler à l'encontre de la tante du petit brun, qui faisait travailler un enfant de cinq ans dans une cuisine le lapin estimait qu'Harry était encore trop petit pour prendre seul la responsabilité d'une telle tâche. Lorsqu'ils avaient croisé le gros cousin Dudley dans la cuisine, et que celui-ci avait exigé d'Harry la jolie peluche verte, l'enfant aux yeux verts avait refusé net Salazar était SA famille à LUI Dudley en avait déjà une, il n'avait donc pas besoin de lui prendre la sienne ! Et quoi qu'aurait pu faire le gros blond, Harry n'aurait pas cédé. Pourtant, son cœur avait battu très fort dans sa poitrine, et il avait eu du mal à retenir ses tremblement de peur il n'était jamais bon de contrarier Dudley : non seulement celui-ci ne se gênait pas pour vous rouer de coups afin de récupérer par la force ce qu'il voulait, mais, en plus, cela contrariait aussi l'Oncle Vernon. Et ça, c'était mauvais. Très mauvais. Mais Harry avait tenu bon, et Salazar avait même rajouté son grain de sel. Quand l'Oncle Vernon l'avait renvoyé dans son placard – il ne l'avait pas taper, très certainement car il n'avait pas trouvé la peluche -, Harry ne s'était pas senti triste il n'était plus tout seul, désormais. En plus, son nouvel ami l'avait vengé en bloquant le frigo !
Puis, deux jours plus tard, quand ils avaient à nouveaux pu sortir du placard, ils s'étaient tous les deux installés dans le jardin de derrière. Harry avait commencé à jouer avec les graviers, comme il avait l'habitude de faire il n'avait pas d'autres jeux, de toute façon. Mais Salazar y avait, à nouveau, ajouté sa touche personnelle, et avait transformé les petits graviers de Harry en beaux cubes de pierre, avec d'étranges signes dessus. Le petit bout de cinq ans avait estimé que c'était un beau cadeau, comme en faisant l'Oncle Vernon à Dudley : comme en faisait un père à son fils. Harry avait-il le droit de considérer Salazar comme son père ? Il n'osait pas lui demander, comme il n'avait pas osé demander s'ils pouvaient être amis. Une profonde angoisse, venant de cette peur d'être encore et toujours rejeté, le prenait aux trippes à chaque fois qu'il s'apprêtait à poser une de ces questions, et il ne pouvait s'empêcher de repousser l'échéance, se disant « plus tard, plus tard », et laissant planer le doute sur son petit cœur d'enfant.
Quoi qu'il puisse-t-être, ces cubes, comme tous les jeux de Salazar, étaient un peu spéciaux : les symboles – runes, avait dit le lapin – qui étaient gravés dessus, et qui émettait une douce lumière blanche, avait une signification précise et que, s'il disait le bon nom – Salazar ayant déjà inventé es jeux avec des runes, Harry avaient quelques notions runiques – et qu'il la collait à une rune concordante, les deux cubes restaient collés jusqu'à ce qu'il dise à nouveau les noms des runes cela lui permettait de construire des structures toutes biscornues ! Et cela avait beaucoup amusé Harry. Jusqu'à ce que la Tante Pétunia montre le bout de son nez elle était arrivée en criant, mais le mot « monstre » n'était pas sorti, laissant place à une étrange expression sur le visage de la femme lorsqu'elle avait commencé à regarder la peluche assise à ses côtés – Harry ne l'avait jamais vu tirer une tête pareille ! –. Et elle s'était presque montrée gentille. Puis elle avait essayé de le taper, et cela avait fâché Salazar, qui l'avait puni en faisant pleuvoir des graviers sur la grande blonde. Harry avait regardé avec émerveillement les petits cailloux voler, et n'avait pu retenir sa remarque candide : « On dirait un feu d'artifice ! ». Le lapin l'avait regardé un instant avant de sourire… d'un sourire qu'Harry ne lui avait jamais vu – habituellement, la peluche lui offrait ce que l'on pouvait considérer comme un sourire tendre, avec ses commissures de ses lèvres en tissu légèrement relevées. Mais là, sa bouches était grande ouverte en un sourire qui fendait la moitié de sa face, et les fils qui reliaient ses deux lèvres s'entrecroisaient, rendant ce sourire d'autant lus cruel – et qui avait fait se lever la chair de poule de l'enfant. Toutefois, ce sourire terrifiant n'avait duré que quelques secondes : Salazar, semblant se rendre compte que son petit protégé avait commencé à trembler de peur, avait adoucit son sourire, avant de fixer de nouveau son regard sur la Tante Pétunia. « Un feu d'artifices, hein ? Ça te dirait d'en voir un vrai ? » avait alors demandé la peluche à l'enfant. Et, quand celui-ci lui avait répondu que, oui, ça lui plairait beaucoup car son oncle et sa tante n'avaient jamais voulu l'emmener voir un feu d'artifice avec eux, les graviers qui volaient à toute berzingue sur Tante Pétunia avaient commencé à exploser au contacte de la femme, formant des petits nuages de couleur qui prenaient la forme de touts sortes d'animaux petits ou grands, magiques ou non-magiques. Et ça avait été un petit Harry enchanté qui avait poussé des cris joyeux en frappant des mains devant ce spectacle magnifique, tant subjugué par la splendeur du spectacle qu'il en avait oublié qu'il s'agissait de la punition de sa tante pour avoir tenté de le frapper. D'autant que les hurlements de celle-ci étaient très fortement camouflés par le sermon de Salazar et le bruit des explosions colorées.
Finalement, la Tante Pétunia était partie se réfugier dans la maison, à l'abri des graviers, et Harry avait reprit son jeu de cubes, assis dans le gazon vert tendre, et un lare sourire encore imprimé sur le visage. Salazar et lui avaient repris leurs occupations, comme si la grande blonde ne les avait jamais interrompus. Deux heures avaient tranquillement passées, jusqu'au retour de l'Oncle Vernon. Harry l'avait entendu arriver de loin, l'homme beuglant et poussant des cris de cochon que l'on égorge. Quand le boucan s'était rapproché, le petit garçon avait relevé la tête afin de guetter son oncle. Mais la seule chose que l'enfant avait vu arriver était l'énorme télé noire qui trônait habituellement dans le salon. Et le petit bout de chou avait réalisé que l'énorme objet fondait sur lui, tel un boulet de canon – même si Harry ne savait pas à quelle vitesse allait un boulet de canon –, et qu'il n'y avait aucune chance qu'il puisse l'éviter. Heureusement, Salazar avait dévié le trajet de la télé, lui sauvant la vie avant de faire pleuvoir sa colère sur le gros homme dont le visage avait prit une teinte violacée tant il était en colère. Une fois la rage de la peluche apaisée, elle avait annoncée à l'enfant qu'ils déménageaient.
Et à présent, Harry finissait ses bagages. Oh, il n'y avait pas grand-chose à prendre juste les quelques jouets créés par Salazar, et les vieux vêtements de Dudley, à qui le lapin avait offert un renouveau plus que satisfaisant. Son petit sac à dos sur les épaules, le petit garçon suivit la peluche verte qui ouvrait la marche vers leur nouvelle vie.
-Sally, où c'est qu'on va ? demanda Harry, curieux.
-… C'est déjà la deuxième fois que tu m'appelles Sally… fit remarquer l'autre en guise de réponse.
-Bah oui, parce que c'est plus facile que Salazar.
-C'est surtout plus moche. Répliqua le lapin, n'aimant apparemment pas le surnom.
-Mais non ! C'est très joli, Sally.
-Si, c'est moche. Et c'est un surnom plutôt féminin, en plus.
-Félimin ?
-Féminin. Ça veut dire : pour les filles. Et, aux dernières nouvelles, je ne suis pas une fille.
-Ah bah non, t'es pas une fille : t'es un lapin !
-Oui, bon… quoi qu'il en soit, j'aimerais que tu ne m'appelle pas ainsi : je ne t'appelle pas Ryry, moi, à ce que je sache !
Gloussant joyeusement, l'enfant entonna une chansonnette sur un air connu de lui seul, et avec pour seules paroles le nouveau surnom de petit lapin en peluche vert. La peluche poussa un soupir résigné. Le petit brun aux yeux verts redevint silencieux, bien que sa figure exprimait clairement sa joie. Puis l'enfant prit à nouveau la parole :
-Et au fait, où c'est qu'on va, Sally ?
-J'ai une maison dans un village appelé Pré-aux-Lards, mais il faut d'abord aller chercher la clé dans mon laboratoire de potions expérimentales, à Poudlard.
-Poudlard… c'est l'école que t'as fait ! C'est loin ?
-Je ne l'ai pas fait tout seul. Gloussa le lapin. Oui, c'est plutôt loin. Mais ne t'inquiète pas, nous allons transplaner. Juste le temps de trouver un coin discret.
-Transplaner ? C'est quoi ?
-C'est disparaître pour réapparaître dans un autre endroit. Comme les ninjas du dessin-à-mimer du cochon qui te sert de cousin.
-Comme les ninjas ! Trop bien !
Harry sautilla d'excitation : Salazar aller les téléporter, et ils seraient comme des ninjas ! Et les ninjas, c'était cool ! Quand ils s'arrêtèrent derrière un mur qui les cachait de la vue des passants, et que la peluche tendit sa patte moelleuse pour que l'enfant s'en saisisse, Harry en était rendu à se balancer d'un pied à l'autre. Il attrapa rapidement le membre de tissu et de coton de son compagnon, et ils disparurent tous deux, quittant Privet Drive pour réapparaître à Pré-aux-Lards, comme des ninjas, pour la plus grande joie de Harry. D'ailleurs, ni lui, ni son compagnon n'entendirent l'alarme stridente qui sonna dans le majestueux château qui se dressait non loin d'eux.
et voili, voilou. Un petit chapitre de transition, où il ne se passe pas grand chose (remarquez quand même que je ne vous ai pas fait languir avec la destination de nos deux comprères!) Comme on ne l'a pas vu au chapitre précédent, celui-ci est entièrement de point de vu de notre petit Ryry
Et je vous prie de m'excuser pour le retard d'un jour et h pour la publication de ce chapitre: je viens d'emménager, je j'avais pas internet. J'ai tenté de passer par le wifi gratuit de mcdo, mais l'unique prise de celui de ma nouvelle ville ne fonctionne pas, donc la vieille brique qui me sert d'ordinateur, et qui ne peut pas fonctionner sans être branché n'a rien voulu entendre (bouh, 6€90 dépensés pour rien! T_T)
prochain chapitre: "Blanc d'inquiétudes"
