disclamer: univers, personnage... tout est à JKR.
Chapitre 5 : blancs d'inquiétude
-OOOooo Dumby oooOOO-
L'alarme sonnait à travers tout le château, faisant vibrer les murs tant elle était puissante et assourdissante. Ayant prit tout l'établissement par surprise, elle avait créé le chaos et la panique au sein des quelques professeurs qui étaient restés sur place. Ils ne comprenaient pas d'où sortait cette sirène, qui leur vrillait les tympans.
D'un coup de baguette bien placé, Albus Dumbledore, Président-Sorcier du Magenmagot, Manitou Suprême de la CIMS – Confédération Internationale des Mages et Sorciers –, et actuel directeur de l'école de sorcellerie Poudlard, stoppa le vacarme qui avait interrompu cette paisible et monotone journée de début juillet. Mais cela n'arrêta pas les battements de son cœur, et la couleur ne revint pas sur son visage devenu blanc d'inquiétude. Il avait reconnu la tonalité de l'alarme – il y en avait plusieurs, selon la situation – qui signifiait que le petit Harry Potter, qu'il avait laissé à l'abri – enfin, plus ou moins à l'abri, Arabella Figgs ne semblant pas être en accord avec à ce sujet – chez sa tante, n'était plus ni dans la maison des Dursley, ni aux côté de sa tante. Et ça, ça ne faisait pas partie de son plan. Or tout ce qui ne faisait pas partie de ses plans était anormal, et devait être remis dans le droit chemin illico-presto.
Maudissant l'impossibilité de transplaner dans l'enceinte de Poudlard, qui le ralentissait dans son action, il se dirigea en courant vers le portail de l'école. Il devait passer ce portail pour sortir de la zone anti-transplanage. La grille passée, il souffla fortement tout cela n'était plus de son âge, d'autant plus qu'il s'était un petit peu enrobé – conséquence inévitable d'un abus de pastilles au citron – ces quatre dernières années, profitant du fait que Voldemort ne risquait pas de réapparaître avant quelques années – même s'il était certain qu'il réapparaîtrait. Et là, Albus devrait avoir perdu le poids qu'il avait récemment gagné –. C'était inévitable, avec toutes ces horcruxes dans la nature – combien y en avait-il, d'ailleurs ? –. Enfin, il transplana pour se rendre au 4 Privet Drive, le refuge du Survivant.
Quand il entra dans la maison des Dursley, il trouva la sœur de Lily, Pétunia –ou quelque chose comme cela –, affalée dans l'entrée, pleurant toutes les larmes de son corps décharné. Elle était couverte de bleus et de coupures, et elle marmonnait dans sa barbe inexistante à n'en pas douter, elle avait été torturée. Et vu la quantité des restes de magie qui flottait dans l'air, ce n'était pas l'œuvre de son moldu de mari. Albus serra les dents cela s'annonçait mal. Très mal. Le vieux sorcier se dirigea vers le salon. Le petit garçon des Dursley, un gros gamin blond de cinq ans, était assis sur le canapé et hurlait aussi fort que le lui permettaient ses cordes vocales. Son visage – énormément – joufflu était rougi par les larmes qui l'inondaient. Il ne semblait pas avoir subit de torture physique, son corps ne montrant aucune marque de quelconques coups, mais Albus savait que de nombreux sorts de magie noire pouvaient ne laisser aucunes traces autres que les miasmes qui flottaient dans l'air, comme c'était le cas ici – le sorcier ne saurait jamais que la seule torture subit pas l'enfant était le décès de sa chère et tendre télévision –. Mais ce qui scandalisa le plus le directeur de la plus grande école de sorcellerie d'Europe – du monde ? – fut de trouver Vernon Dursley, en chien de fusil, à l'entrée de son jardin, en proie à un puissant sortilège de magie noire qui semblait le faire souffrir le martyr il tenait sa grosse tête ronde entre ses mains patibulaires en poussant des gémissements déchirants.
Toute cette horreur ne pouvait être l'œuvre que d'une certaine catégorie de sorciers : ces satanés mangements ! Et s'ils avaient capturés Harry, alors c'était vraiment mauvais non seulement Voldemort risquait de revenir plus tôt que prévu, mais en plus, si l'enfant mourrait, alors la prophétie ne serrait jamais accomplie – enfin, dans l'interprétation que voulait lui donner le directeur – ! Et ça, Albus ne pouvait pas se le permettre ! Il fallait rapidement qu'il récupère l'enfant, et qu'il le mette dans une famille moldue qui ne lui parlerait pas du monde sorcier. Mieux, une qui le brimerait suffisamment pour que l'enfant obéisse au moindre de ses désirs.
-M. le Directeur ! L'interpella une vois légèrement chevrotante, dans son dos.
-Oh ! Arabella ! Vous tombez à pic, nous devons…
-M. le Directeur, le petit Harry a disparut ! Il n'est plus dans la maison ou dans le quartier : j'ai cherché partout ! Lui apprit la vieille cracmolle, paniquée.
-Mince. C'est sûrement l'œuvre de mangemorts qui n'ont pas été arrêtés il y a quatre ans. Répondit Albus, se mordant légèrement la lèvre inférieur cette histoire était vraiment une épine dans son pied.
-Des mangemorts ?! s'écria Arabella d'une vois aiguë et paniquée. Mais c'est atroce ! Le pauvre enfant ! Il ne mérite pas une telle chose il est si adorable !
-Oui. Et voyez ce que ces monstres ont fait à la famille du garçon, cela laisse présager du p…
-Oh, ce n'est pas très grave, pour les Dursley. Le coupa la petite vieille, une grimace méprisante sur le visage. Ces gens ignobles mériteraient bien pire, de toute façon.
-Voyons, Arabella ! S'exclama le Manitou Suprême, choqué.
-M. le Directeur, il faut absolument retrouver Harry, avant que quelque chose de fâcheux ne lui arrive ! Reprit l'autre, sans faire attention à la grimace de son interlocuteur.
Toujours surpris par les paroles cruelles de la cracmolle qu'il avait assigné à la surveillance du fils Potter, Albus se contenta d'acquiescer. Il rentra à Poudlard, et décida de convoquer l'Ordre du Phénix si les mangemorts s'étaient décidés à entrer en action, alors il fallait réagir rapidement, et sortir l'artillerie lourde dès le début. Il ne fallut pas une seconde de réflexion au vieil homme pour décider de ne pas avertir le ministre de la magie ce gros abruti de Fudge risquait d'enchaîner bourdes sur bourdes, et d'envenimer la situation plus qu'autre chose – d'ailleurs, Albus regrettait vraiment d'avoir avoué à ce troll où vivait l'enfant il lui avait fallut fournir beaucoup d'efforts de persuasion pour que l'autre ne se rende pas sur place pour voir le garçon-qui-a-survécu –. Merlin, la disparition d'Harry James Potter, le Survivant, était un véritable problème !
-OOOooo Sev oooOOO-
Ce matin là, Séverus s'était levé du pied gauche – du moins, il s'était levé d'une humeur pire que d'habitude –. Sa journée serait une catastrophe, il le sentait du plus profond de ses tripes – au sens purement figuré, cela allait de soi – et, évidemment, ce mauvais pressentiment ne risquait pas d'adoucir son caractère de cochon. Alors quand, au milieu de cet après-midi où l s'attelait à la création d'une potion qu'il tenait absolument à mettre au point – une potion qui permettrait de soigner la lycanthropie –, une sirène stridente et, surtout, au volume sonore exagérément élevé – par Salazar, jamais, Ô grand jamais il n'aurait sursauté si une de ces deux désagréables conditions n'avaient pas été réunies –, et que cela lui fit rater son expérience, il se mit à débiter une série de jurons tous aussi colorés les un que les autres, et il maudit jusqu'à la centième génération ce nigaud de directeur, qui ressentait le besoin viscéral de placer des alarmes pour tout et n'importe quoi.
Si l'arrêt de cette maudite sirène fut un soulagement, celui-ci fut de courte durée. Deux heures à peine après que le calme fut revenu entre les murs de Poudlard, Séverus reçut une convocation à une réunion expresse de l'Ordre du phénix. Merlin, sa journée était vraiment une catastrophe, et ça ne risquait pas de s'améliorer l'Ordre avait été dissout après la chute de l'autoproclamé Seigneur des Ténèbres, et si le vieux directeur le remettait sur pied, c'était que les mangemorts étaient sorties de leur léthargie. Merlin, ces idiots ne pouvaient donc pas se tenir tranquilles ? Après un soupir de résignation, le sombre sorcier partit, ses sombres robes noires virevoltant derrière lui.
Quand le directeur annonça à l'assemblée que le rejeton Potter était porté disparut, et que sa famille avait été torturée – bien qu'aucun membre ne fut tué – par des mangemorts, Séverus estima que le stade catastrophe avait largement été dépassé. Toutefois, un petit coin de son cerveau ne put s'empêcher de poser un veto sur les dires de son patron : les moldus étaient tous VIVANTS ? Après le passage de MANGEMORTS ? Et personne n'avait trouvé cela étrange ? Rangeant ses doutes dans un coin de son esprit, Séverus se reconcentra sur la réunion. Le vieux schnock… hum, le vieux sorcier avait décidé que l'Ordre se diviserait en binômes, qui feraient leurs propres recherches il y aurait une réunion tous les vendredis pour informer les autres groupes de leur avancé.
Séverus soupira pour la énième fois de la journée. Il détestait travailler en groupe son partenaire se révélait généralement être une véritable entrave à sa progression dans la mission. La journée avait vraiment atteint son apogée dans l'escalade vers les problèmes. Au moins ça ne pourrait pas être pire.
« Séverus, Rémus, vous formerez le dernier binôme. » Annonça Dumbledore, pour clore cette foutue réunion.
Malgré toute son expertise dans le domaine de l'occlumentie, Séverus ne put empêcher une grimace, mélange de stupeur, d'horreur, de dégoût et de colère, d'apparaître sur ses traits d'ordinaire strictement impassibles. Il retirait ce qu'il avait dit : la journée POUVAIT être pire. Non mais qu'est-ce qui n'allait pas, dans le crâne sénile d'Albus Dumbledore ?! Le mettre en équipe avec un maraudeur, pire : avec un LOUP-GAROU ! L'acidité des pastilles au citron avait-elle eu raison du cerveau du plus grand mage de lumière de leur époque ? Si tel était le cas, les dégâts étaient-ils réversible ? Parce que sinon, le côté de la lumière aurait du souci se faire. Par Merlin, le vieux le savait, pourtant, que Séverus haïssait les loups-garous ! Et que, plus encore que les loups-garous en général, il EXÉCRAIT celui portant le nom de REMUS LUPIN ! Nom d'un dragon en string rose, Albus ne pouvait pas être sérieux, si ? Non, il ne le pouvait pas ! Il ne pouvait pas lui faire un coup aussi foireux… du moins pas avant longtemps, parce que le jour où Séverus pourrait faire équipe avec le maraudeur aux yeux d'ambres, eh bien, euh… Salazar Serpentard serait un adorable lapin en peluche ! Et cela n'était donc pas près d'arriver !
-OOOooo Mumus oooOOO-
C'était un coup bas de la part du directeur. Un coup très bas. Franchement, le mettre avec ce mangemort de Rogue ! Rémus poussa un soupir. Non, ce n'était pas bien de dire de telles choses le maître des potions n'était pas un mangemort, mais un espion. Le désigner de la sorte ne mènerait Rémus nulle part, hormis, peut-être, à commettre les mêmes erreurs que pendant son adolescence, quand il était avec James, Sirius et Peter. Les yeux du loup-garou se remplir de larmes. Par Merlin, que c'était dur ! James et Peter qui étaient morts ! Et Sirius : un TRAÎTRE ! Celui-ci avait tué les deux premiers, et Lily avec. Désormais, il ne restait plus rien des maraudeurs. Plus rien sinon un monstre esseulé… et un adorable petit garçon perdu.
Rémus essuya ses yeux, et se redressa sur son siège. Une détermination farouche brillait au fond de ses yeux ambres. Ni Dumbledore, ni le ministère ne l'avait laissé s'approcher du fils de James et Lily, mais cela ne changeait rien à la donne : Harry James Potter était un membre de sa – très petite – meute, et il le protégerait coûte que coûte.
L'homme aux yeux plus que cernés – la pleine lune était passée de seulement trois jours – se leva pour aller voir son co-équipier, qui tirait toujours une tête de trois kilomètres de long, et dont on pouvait lire au fond du regard, même sans usage de la légilimencie, qu'il maudissait sur plusieurs générations toutes les personnes présentes dans la pièce – et très certainement Rémus encore plus que les autres –. Plus vite ils se mettaient à la recherche de l'enfant, et plus vite les chances de le trouver et, surtout, de le trouver VIVANT, seraient grandes. Alors ils devaient mettre de côté leur inimitié mutuelle, et se mettre au travail. Rémus savait que Rogue ne ferait pas la tête longtemps. Ou, du moins, qu'il accepterait de faire une courte trêve – bien que cela ne signifierait certainement pas de cesser les insultes. Mais ça, Rémus pouvait supporter – : après tout, cela leur permettrait de travailler plus vite. Or, plus vite la mission serait effectuée, plus vite l'ex-mangemort serait débarrassé de sa Némésis !
Le pacte de non-agression – enfin, de tentative de non-agression – scellé, Rémus et son compagnon de fortune décidèrent de se rendre au domicile du petit disparut peut-être y aurait-il quelques indices que n'aurait pas vu Dumbledore ? Après avoir transplané au 4 Privet Drive, le loup-garou châtain clair regarda partout autour de lui bien qu'il ai récemment décidé de s'installer dans le monde moldu, il n'avait pas encore franchit le pas, et n'y connaissait rien en matière de moldu – à part, peut-être, ce que lui en avait dit Lily –. C'est pourquoi tout lui paraissait exotique et, surtout, eh bien… vraiment moche et monotone. Les moldus n'avaient-ils donc aucune originalité, pour tous vivre dans des maisons parfaitement identiques ? Enfin, peu importait. Ils devaient se concentrer sur la recherche d'Harry.
Rémus regarda son compagnon sonner, et tous les deux attendirent une réponse. Ce fut une femme grande et sèche qui leur ouvrit. La sœur de Lily, certainement. Elle ne lui ressemblait pas pour un sou – la tante de Harry semblait être aussi sèche et aigrie que Lily était pétillante de vie –. Les yeux de la blonde étaient rouges elle avait dû pleurer.
« Bonjour, Mme Dursley. Nous venons enquêter sur la disparition de votre neveu, Harry. Nous sommes… »
Mais Rémus n'eut pas le temps de terminer son interlocutrice, qui l'avait fixé d'un air suspicieux, poussa un petit cri de surprise aigu, les mains devant la bouche, quand elle scruta Rogue.
-TOI ! Dit-elle à l'attention du sorcier aux cheveux gras, que fais-tu ici !
-Si tu avais écouté Lupin, tu saurais que l'on recherche ton neveu. Grinça l'autre.
-Partez de chez moi, sales monstres ! Cria la femme. L'anormalité n'est pas ici : il est parti avec sa foutue peluche !
Rémus était surpris. Ainsi, Rogue et la sœur de Lily se connaissaient ? comment était-ce possible ? Le lycan savait que la jolie rousse et le sinistre maître des potions avaient été amis durant leurs cinq premières années à Poudlard, mais il ne savait pas que cela avait été jusqu'au point que Rogue ai fréquenté la famille de la jeune femme. Toutefois, l'homme aux yeux ambres décida de ne pas se focaliser sur la question : non seulement ce n'était pas ses affaires – en plus, jamais l'irascible Rogue ne daignerait satisfaire sa curiosité –, mais en plus, il y avait beaucoup plus important : Harry.
D'ailleurs, que venait de dire Mme Dursley à ce propos ? Qu'il était parti avec sa peluche ? PARTI ? Pas ENLEVÉ ? Fallait-il comprendre que l'enfant avait FUGUE, avec, pour seul bagage, sa peluche ? Si c'était le cas, c'était presque aussi inquiétant que l'alternative mangemort – presque seulement : les chances de retrouver le louveteau vivant étaient tout de même plus grandes… si retrouvailles il y avait ! – : que pouvait faire un petit bout de chou tout seul dans la nature ?
Un regard en coin à son coéquipier lui fit comprendre que Rogue avait interprété les paroles de la sœur de Lily de la même façon, et qu'il se posait les mêmes questions. Toutefois, ils ne pourraient pas avancer une telle hypothèse aux autres membres de l'Ordre sans un minimum de preuves. D'autant plus que Dumbledore avait dit que les Dursley avaient été torturés. Or, ce n'était pas un enfant de cinq ans qui pourrait faire une telle chose ! Sauf, peut-être, si c'était un acte de magie accidentelle ? Rémus fronça les sourcils. Si tel était le cas, alors les Dursley avaient dus faire quelque chose d''horrible à Harry – après tout, la magie accidentelle intervenait principalement pour protéger l'enfant, et, généralement, pas avant ses sept ou huit ans ! Il fallait vraiment que cela soit grave pour que cela survienne avant cet âge –. D'autant plus déterminé, Rémus entra dans la maison, faisant fi des cris de son occupante, et fut rapidement suivi par un Rogue impassible.
-OOOooo Sev oooOOO-
Bien que son visage ne laissait rien voir de ses émotions, Séverus grimaçait allègrement intérieurement. Pétunia n'avait, décidément, pas changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu – Lily et lui avait alors onze ans, et attendaient le Poudlard express – : en plus d'être toujours aussi décharnée et désagréable, la sœur de son ancienne meilleure amie était toujours aussi maniaque comme l'avait été sa chambre, la maison de la femme était rutilante de propreté. Pas un grain de poussière, pas une seule tâche à l'horizon. Ah ! En fait, si : une petit tâche sombre sur le mur, dissimulée par le petit meuble en bois où étaient posées les clés, dans l'entrée, avait échappée à l'attention de la ménagère. Petty avait rouillée, se moqua intérieurement Séverus, avant qu'il ne fronce les sourcils, intrigué par la ressemblance frappante entre cette tâche, et une tâche de sang séché.
S'étant approché et ayant déplacé le petit meuble, le sorcier ne put que confirmer qu'il ne s'était pas trompé : une grosse marque, dont on pouvait reconnaître la forme d'une petit main, était dissimulée derrière, ne laissant dépasser qu'un bout de l'auriculaire. Pourtant, ce sang semblait être sec depuis longtemps. Beaucoup plus longtemps que la torture de la torture des Dursley. D'un coup de baguette, Séverus liquéfia sa trouvaille, et la fit entrer dans une petite fiole qu'il gardait dans ses poches. Pétunia, à côté de lui, s'était tut, et avait considérablement pâlit. Au vu de la taille de la trace, il ne pouvait s'agir que d'une main d'enfant. Le petit Potter, ou le petit Dursley ? Séverus n'avait aucun mal à imaginer la réponse.
Pendant que le loup-garou fouillait l'étage, le maître des potions se dirigea vers le salon. Il grimaça en voyant l'état de Dursley père, qui était étendu sur son canapé, en proie à un puissant sortilège de magie noire… ou, plutôt, de magie grise, d'après ce que pouvait en voir Séverus. Un indice de plus dans leur recherche – la magie grise étant une combinaison complexe entre magie blanche et magie noire, peu de sorciers savaient l'exécuter. Cela réduisait de beaucoup les possibilités –, bien que cela amène de nouvelles contradictions avec l'hypothèse de la fugue du morveux, qu'avait laissé entendre Pétunia.
Une exclamation du maraudeur qui l'accompagnait le fit retourner dans l'entrée. Lorsqu'il vit l'intérieur du placard sous l'escalier – qui, soit dit en passant, suintait la magie sans modération –, en comparant avec l'apparente bedaine de la beuglante humaine – quoi que la 'beuglante porcine' serait plus appropriée –, Séverus ne douta plus de l'identité du propriétaire de la trace de main.
S'il avait bien comprit la situation, Potter junior se promenait dans la nature avec un sorcier puissant – l'enfant l'avait certainement suivi de son plein gré, pour échapper aux Dursley, qui semblait trouver normal de faire dormir un enfant dans un placard – qui n'avait pas peur de torturer des gens. C'était mauvais. Très mauvais. Finalement, c'était une bonne chose que Pétunia n'ai pas lavé cette trace de main le sang trouvé leur permettrait e retrouver le mioche. Il leur fallait donc retourner à Poudlard le plus vite possible.
Et voilà pour le chapitre 5.
Désolée pour ce nouveau retard. Cette fois, je n'ai pas d'excuse, sinon que je voulais finir un petit OS avant de finir ce chapitre. Je n'ai finalement pas réussit, et l'OS sortira ce soir ou demain. Il s'intitule "Mais où est Sally", et il s'agit d'une petite annexe au prologue de cette fic.
Voili, voilou. Merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews, et merci à tous ceux qui n'en ont pas laissé, mais qui suivent ma fic! :)
prochain chapitre: "Chien noir, serpent blanc"
