Chapitre 10 : Noir de crasse

disclaimer: Les personnages et l'univers appartiennent à JKR. Une partie de mon inspiration du bonus à la toute fin (après mon blabla de fin de chapitre) vient de "Beautiful Baking for the perfect indulgence", Marks&Spencer.


-OOOooo Lulu oooOOO-

Lucius poussa un imperceptible soupir. La situation était inconfortable, très inconfortable : ce matin-là, les Carrow avaient débarqué dans son manoir, accompagnés de quelques autres anciens compagnons mangemorts – tels que Crabbes, Goyle, Parkinson…–, et lui avaient proposé – ordonné ? – de se joindre à eux pour semer le chaos au sein du monde moldu, et de retrouver le kidnappeur du petit Potter afin de l'aider à débarrasser le monde de ce qu'ils considéraient comme une nuisance.

Assis dans son somptueux fauteuil en bois de chêne et pièces de velours, le maître de maison angoissait – bien que nul ne puisse le voir – à propos de celui qui se faisait passer pour son cousin et, surtout, de la possibilité que celui-ci soit découvert par leurs envahi… leurs invités. Après tout, il serait de très mauvais effet que les mangemorts installés dans son salon se rendent compte qu'ils étaient en train de siroter leur thé en compagnie d'un supposé cadavre, d'autant qu'il était supposé être celui qui l'avait fait passer de vie à trépas, à l'aide de feu le troisième Carrow – quel était son nom, déjà ? –, malheureusement – ou pas – décédé lors de l'opération.

Siégeant à sa droite, le concerné ne semblait pas plus que cela perturbé par le fait qu'il était en train de discuter avec des gens qui souhaitaient le voir mort. Toutefois, Lucius pouvait voir qu'il était légèrement plus tendu que la normale, ce qui ne l'empêchait pas d'expliquer ses liens familiaux – parfaitement fictifs – avec Lucius, allant jusqu'à s'appuyer sur l'arbre généalogique accroché à l'un des murs. On ne pouvait le nier, Regulus Black était un bon conteur.

Mais cette situation sentait mauvais, et il leur faudrait trouver un moyen de s'en extirper rapidement. Lucius devait impérativement mettre sa famille à l'abri, de même que Regulus, qu'il avait entraîné dans toute cette histoire de Seigneur des Ténèbres, et de domination du monde. Son précieux manoir ne serait plus sécurisé très longtemps avant, maintenant qu'Alecto, briseuse-de-sorts confirmée, s'y sentait à l'aise – elle n'était pas la meilleure [et la seule] amie de Bellatrix pour rien –. Et, au grand regret de Lucius, le seul moyen de se mettre à l'abri de ces cinglés serait de se mettre en contact avec le vieux croulant qui servait de directeur à Poudlard. Fort heureusement, cela signifiait aussi se mettre en contact avec Séverus, une personne en qui Lucius et Regulus avaient confiance – autant que faire se peut pour des serpentards –, et dont il savait qu'il ne rejoindrait pas les Carrow, , quel que soit l'excuse qu'il aurait à inventer.

-OOOooo Ryry oooOOO-

Harry était heureux. Vraiment très heureux. Sa maison était belle, il avait une chambre – SA chambre – qui n'était PAS un placard, il avait des jouets, il avait – parfois – des sucreries et, surtout, il avait un papa – ce qui était, de loin, le plus important –. Sa vie était donc belle, très belle, et cela se ressentait dans sa façon de gambader gaiment dans les rues de Pré-au-Lard avec son lapin en peluche. Sa vie était tellement belle que, depuis que Salazar et lui avaient emménagés dans la maison, il ne faisait plus le cauchemar avec la lumière verte à la place, il rêvai d'une jolie dame rousse, d'un monsieur avec les mêmes cheveux que lui, de 'Nard – le même qu'il avait vu à Poudlard il y avait de cela quelques semaines –, d'un petit monsieur un peu enveloppé, et d'un gros chien noir qui, il en était sûr, s'appelait 'Mol.

Et, pour ajouter à son bonheur tout récent, ce jour était un jour spécial : c'était le 31 juillet. Et le 31 juillet, c'était son ANNIVERSAIRE. Il avait donc 6 ans, désormais. Bien sûr, il ne l'avait pas dit à Salazar il n'avait pas osé. Mais cela n'empêchait en rien le fait que ce jour fut un jour spécial, et qu'Harry était heureux. Raison pour laquelle il gambadait joyeusement dans les rues de Pré-au-Lard, son père tendrement serré dans ses petits bras, en direction de Honeyduck, avec la ferme intention de dévaliser leur stock de chocogrenouilles : Harry adorait le chocolat.

Ce fut donc sur le chemin de la confiserie du village sorcier qu'il le vit : un énorme chien noir. Celui qui habitait ses rêves. 'Mol.

-OOOooo Siri oooOOO-

Cela avait été difficile, mais il y était parvenu : il avait atteint Pré-au-Lard. Il ne lui restait plus qu'à entrer discrètement dans Poudlard, et d'atteindre le bureau du directeur. Il devait donc se décider pour un des nombreux passages secrets menant à l'école. Après quelques minutes de réflexion, il décida de tenter Honeyduck celui de la cabane hurlante était tentant, mais la sortie en était trop éloignée du bureau de Dumbledore, et Sirius n'avait pas oublié qu'il était un fugitif.

Tout en se dirigeant vers la confiserie, Sirius réfléchissait à comment se glisser derrière le comptoir de la boutique sans se faire remarquer. Sa forme animagus n'était, après tout, pas vraiment un exemple de discrétion. Quant à sa forme humaine, la question ne se posait même pas : il était évident que si le "dangereux criminel" Sirius Black apparaissait soudainement dans la petite confiserie, la panique s'emparerait de la population.

Le gros chien noir s'arrêta soudain en plein milieu du chemin. Son flair avait repéré une odeur qui l'intriguait. Elle n'était pas très forte, portée par le vent, et il n'arrivait pas à l'identifier, mais il la connaissait. Oui, il était sûr et certain qu'il connaissait la personne, et son instinct lui disait que c'était quelqu'un qu'il aimait énormément. Oui, mais qui ? Ce n'était pas l'odeur de Lunard. Ce n'était pas non plus celle de James… ça ne pourrait plus jamais l'être. De même pour Lily. Ce n'était certainement pas l'odeur de cette sale vermine de Peter – de toute façon, ce rat méprisable n'appartenait plus à la catégorie "personne aimée" de Sirius –. Alors qui cela pouvait bien être ? Il allait bientôt le savoir, de toute façon : l'odeur se rapprochait.

L'animagus chien s'assit sur le chemin de terre battue, et attendit sagement que cette intrigante personne apparaisse. Quand elle fut face à lui, Sirius fronça les sourcils – bien que cela ne fut pas visible sous sa forme de chien – : il ne pouvait pas la voir. Par contre, il pouvait parfaitement sentir le sort de Ne-Me-Remarque-Pas qui l'entourait. Ceci expliquait cela.

Sirius continuait à fixer la personne qu'il ne pouvait pas voir, quand, soudain, il sentit la personne se mettre à courir droit sur lui. Il se remit immédiatement sur ses quatre pattes. Que devait-il faire ? Fuir – sûrement pas ! – Attaquer ? Attendre ? Avant qu'il n'ait pu prendre une décision, la personne était sur lui, et le prenait dans ses bras. Attendre avait donc été la bonne solution. Le fugitif sentit la magie glisser sur lui, et son corps être inclus dans le sort de discrétion il put alors entendre ce qui n'avait, quelques secondes auparavant, été que le bruissement d'une conversation lointaine. Il put aussi voir qui le serrait si fort.

Un petit garçon aux cheveux noirs en bataille et aux yeux vert émeraude le serrait très fort, comme si sa vie en dépendait, en criant « 'Mol ! 'Mol ! C'est 'Mol ! ». Harry. C'était Harry ! Son adorable et adoré filleule était là, et il l'avait reconnu ! Harry n'était pas perdu ! Maugrey avait-il fait une nouvelle crise de paranoïa, entrainant sa toute jeune coéquipière dans son délire ? Peu importait : Sirius avait retrouvé son chiot, et c'était tout ce qui comptait.

Après cette fort agréable effusion de joie, le petit garçon, ses mains toujours enfouies dans la fourrure du grand chien, se tourna vers un lapin en peluche vert et argenté – beurk ! Cette horreur avait les couleurs de Serpentard même les arabesques argentées, brodées sur le tissu, formaient des serpents ! – assis sur le sol un peu plus loin – quand était-il arrivé là ? –.

« Sally, on peut le garder ? S'il e plaît ! » Dit l'enfant, s'adressant manifestement au lapinou. Son filleule ne s'attendait tout de même pas à ce que la peluche lui réponde… si ?! Apparemment non : au bout d'une ou deux minutes, il finit par sourire, visiblement satisfait de la réponse inexistante de son compagnon en tissu, et dit : « Merci ! Tu viens 'Mol ? On va acheter des bonbons, et après on rentre à la maison ! »

Sirius suivit le fils de son meilleur ami, tout heureux que l'enfant se porte à merveille, et qu'il se souvienne de lui. Même si, dans un coin de son esprit, une question cruciale s'était imposée : « où était donc l'adulte responsable de Harry ? »

-OOOooo Sally oooOOO-

Cela faisait à peu près trois semaines qu'Harry et Salazar s'étaient enfuis de Poudlard. Quand les deux sorciers étaient apparus devant eux, le fondateur vert et argent, en bon maître légilimens, avait vu qu'ils voulaient récupérer l'enfant, récupérer SON fils. Et ça, il en était hors de question. Il avait donc ouvert un de ces passages qu'il avait mis en place pour que Silver puisse se déplacer en toute discrétion dans l'école. Par là, ils avaient rejoint le bureau de Rowena – les passages pour les familiers rejoignaient les quatre bureaux des fondateurs afin que ceux-ci puissent se délivrer des messages urgents sans déclencher les vagues de rumeurs dont leurs élèves se régalaient sans vergogne – pour ensuite s'échapper vers la maison de vacance de la Fondatrice, à Pré-aux-Lards. Ladite maison était désormais un vaste terrain vague à l'abandon.

Après quelques sorts de nettoyages et de réparation, la maison était comme neuve. Le petit Harry avait sauté de joie en voyant sa vaste chambre, ce que Salazar pouvait comprendre, en considérant ce qui avait servi de chambre à son fils auparavant… il valait mieux ne pas y penser, ou Salazar regretterait de ne pas avoir été plus sévère avec ces abrutis que l'on nommait Dursley. Quoi qu'il en fût, ils étaient tous deux forts biens installés.

Ce matin du 31 juillet, Salazar trouva que son fils était particulièrement guilleret. Et, bien qu'il se refusa à utiliser la légilimencie sur l'enfant, il sentit que ce jour était un jour spécial pour Harry. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Mais il voulait entretenir la bonne humeur de son fiston, alors il lui proposa d'aller acheter quelques confiseries – cela lui permettrait, dans le même temps, de se faire une idée du Pré-aux-Lards moderne, puisqu'ils n'étaient pas allés plus loin que leur jardin après leur mésaventure à Poudlard. Heureusement que toute la propriété était sous de puissants sorts de protection, qui rendaient ses habitants invisibles aux yeux des autres, car le maître des serpents n'aurait pas supporté de rester cloitré à l'intérieur –. Au vu des nombreuses étoiles qui brillèrent dans les yeux du petit Harry, c'était une très bonne idée.

Toutefois, Salazar ne s'était absolument pas attendu à ce que son fils s'entiche de l'énorme chien noir qu'ils croisèrent sur le chemin. D'autant plus que, comme le lapin le vit tout de suite, ce canidé n'en était pas vraiment un : Salazar reconnu immédiatement qu'il s'agissait d'un animagus. Mais, avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, l'enfant se jeta sur la bête pour la couvrir de câlins, serrant la peluche contre le pelage du pseudo-animal. Crasseux, le pelage. Et puant. Quelle horreur ! Salazar dû se contorsionner dans tous les sens pour se sortir de l'étreinte, et il partit s'assoir un peu plus loin, non sans avoir inclus la fausse bestiole dans leur sort de discrétion. Pourvu que l'odeur n'ait pas imprégné ses tissus !

Soudain, Harry se tourna vers lui pour lui réclamer l'adoption du chien. Il en était hors de question ! Mais l'enfant, en bon héritier qu'il était, se montra assez retors pour lui trouver quelques arguments bien pensés pour un enfant si jeune – pour garder la maison, pour qu'Harry puisse jouer pendant que Salazar faisait ses recherches… –. Et, plus encore, Salazar était très fier que l'enfant ait pu tenir une conversation via la légilimencie. Salazar avait commencé à apprendre à son fils l'art délicat de l'esprit, et il était vite devenu évident que, si les capacités d'occlumencie d'Harry étaient assez déplorables – rien qui ne puisse s'arranger avec un peu de travail –, le petit brun était, en revanche, un légilimens né. Un peu comme Godric… peut-être que ces deux-là avaient des liens de parenté ?

Ce qui acheva Salazar dans sa décision fut l'argument suivant : « S'il te plaît Salazar, c'est mon anniversaire aujourd'hui ! ». Voilà qui expliquait pourquoi ce jour était spécial pour l'enfant : il venait d'avoir six ans. Pourquoi ne le-lui avait-il pas dit ? Ne faisait-il pas assez confiance à son nouveau père ? Cette pensée chagrina beaucoup Salazar. Bien. Ils adopteraient le… chien… pour l'instant.

-OOOooo Siri oooOOO-

Ce lapin en peluche était assez… effrayant. Sirius avait l'impression que, depuis qu'il suivait Harry, les boutons en améthyste qui servaient d'yeux à l'objet ne le quittaient jamais, quelle que soit sa position par rapport à l'enfant. Et, surtout, il se sentait en danger son instinct lui criait que ce lapin était un dangereux prédateur. Mais enfin, c'était une peluche ! Sirius n'avait tout de même pas survécu aux détraqueurs pour être terrorisé par une peluche !

Faisant fi de l'angoisse perturbante que faisait monter en lui cet horrible lapinou vert – nul doute que celui qui l'avait donné à Harry était un serpentard… Harry avait-il été confié à un serpent ? Quelle horreur ! Mais qui pouvait donc avoir eu une idée aussi épouvantable ?! –, Sirius continua à suivre son adorable et adoré filleul. Celui-ci venait d'acheter une belle quantité de chocogrenouilles, qu'il avait payé avec de l'argent provenant une petite bourse en velours mauve accrochée autour de son cou. Ils remontaient désormais le chemin de terre battue.

Ils s'arrêtèrent finalement à la frontière du village, presque à la lisière de la forêt interdite. Et à cet endroit, il n'y avait rien. Rien sinon un vieil arbre mort. Sirius se demanda pourquoi ils s'étaient arrêtés là. A moins que… oui, en se concentrant un peu, on pouvait, très légèrement, sentir quelques traces de magie. S'il s'agissait de sorts pour protéger une maison, alors le sorcier qui les avait posé devait être très puissant pour réussir à les dissimuler aussi bien – si Sirius n'avait pas été dans sa forme plus sensible de chien, il n'aurait sûrement rien sentit –.

« Tu viens, 'Mol ? » L'interpella Harry.

Ne sachant pas trop à quoi s'attendre, l'énorme Sinistros se rapprocha de l'enfant – et de son effroyable peluche, qu'il tenait fermement dans ses bras –, et son filleul s'empressa de refermer sa petite main sur sa fourrure. Comme pour le sort de discrétion, Sirius sentit la magie glisser sur lui et, soudainement, elle apparue. C'était une maison de type moyenâgeux, et de taille moyenne, dans le style de Pré-aux-Lards, bien qu'elle soit relativement éloignée des autres. Le vieil arbre mort se trouvait en fait dans un coin du joli jardin fleuri qui entourait la maison il faisait office de support pour une balançoire – qui semblait relativement neuve par rapport au reste –.

« Bienvenu à la maison ! » S'écria Harry. « Viens 'Mol, je te fais voir ! »

Et l'enfant lui fit effectivement visiter la maison – plus grande qu'il n'y paraissait –, du vaste salon aux huit chambres – surtout la sienne, dont il semblait être très fier –, en passant par le bureau et le laboratoire de son papa – Harry avait laissé entendre qu'il avait été adopté –. La majorité des meubles étaient en ébène, où l'on pouvait voir des gravures de serpents, parfois accompagnés d'un griffon, d'un aigle et/ou d'un blaireau. Le même genre de scènes pouvait être admiré sur des tapisseries sur les murs. Bien qu'un brin austère, l'ensemble restait indubitablement accueillant, et Sirius ne douta pas un seul instant qu'il y fasse bon vivre.

Quand il eut finit de lui montrer chaque recoins de son chez lui, Harry reconduisit Sirius dans le salon. L'enfant déposât sa peluche sur le fauteuil le plus majestueux de la pièce – on eut presque dit un trône –, au milieu de nombreux parchemins et grimoires, puis il alla s'assoir sur le tapis, au pied du dit fauteuil. C'est avec un grand sourire qu'il regarda Sirius, avant de lui demander s'il voulait jouer avec lui. Le chien aboya une fois pour lui répondre – une réponse positive, bien évidemment –.

« On va jouer au potionniste » déclara l'enfant, à la grande horreur du maraudeur – par Merlin, Harry avait-il été adopté par Snivellus ?! -. « On va dire que moi, je sera le Maître des Potions, et toi, 'Mol, et ben que t'es mon assistant ! ».

Harry sortit un petit chaudron, et ce qui semblait être de faux ingrédients de bois et de tissus, ainsi qu'un – vrai – grimoire de potion. Tout cela avait été rangé dans une petite table, à côté de ce que Sirius désignait comme le trône.

Après une dizaine de minutes, Sirius décida d'explorer la maison, ayant remarqué qu'Harry avait oublié certaines pièces – peut-être n'avait-il pas le droit d'y entrer ? –. Il laissa donc l'enfant au salon, complètement absorbé dans son jeu – Sirius avait été surpris de voir un petit nuage violet s'élever de temps à autre du chaudron. Quand le mélange était supposé créer une explosion de chaudron, avait-il finalement compris. Un moyen ingénieux d'enseigner cette matière –, et se dirigea vers le bureau.

Une fois hors du salon, il reprit sa forme humaine, et entreprit d'explorer la maison, découvrant ou redécouvrant les pièces. Mais il eut beau fouiller, il ne trouva pas ce qu'il cherchait : il n'y avait pas un adulte à proximité. Harry ne vivait tout de même pas tout seul !?

-OOOooo Sally oooOOO-

Depuis qu'ils avaient emménagés dans la maison de vacances de Salazar, le fondateur e son fils avaient pris l'habitude de s'installer, tous les après-midis, dans le salon du rez-de-chaussée, celui avec la grande tapisserie de l'arbre généalogique de Salazar – le "jeune" père avait été déçu que le nom d'Harry n'y soit pas apparu, même s'il fallait s'y attendre. Un rituel d'adoption en bonne et due forme s'imposait –. Ces après-midis se déroulaient généralement de la façon suivante : Harry jouait sur le tapis, devant le fauteuil favori de Salazar, pendant que l'adulte, siégeant dans le dit fauteuil, mettait en forme ses recherches il travaillait sur le rituel qui lui permettrait de retrouver son corps et, si possible, il tentait de le coupler au rituel d'adoption.

Ce jour-là, cependant, Salazar eu le déplaisir de voir un gros chien noir et crasseux s'installer face à l'enfant, sur son beau tapis. Pour quelles raisons avait-il laissé un animagus à l'identité et aux intensions inconnues entrer dans sa maison ? Ah, oui : pour son petit bonhomme d'Harry… cet enfant était sérieusement en train de le ramollir. Mais Salazar s'assurerait que cet intrus ne deviendrait pas un danger – s'il l'avait été au moment d'entrer dans la maison, les barrières qui entouraient celle-ci lui en aurait interdit l'accès –. Il allait aussi faire en sorte que cette boule de crasse prenne un bain !

Après quelques temps, le chien noir se remit sur ses pattes et quitta le salon. Cela ne sembla pas déranger le petit Harry, si prit dans son rôle de "meilleur maître des potions du monde entier" qu'il n'avait pas vu que son assistant s'était éclipsé. Salazar entendit un petit « POP », assourdit par la distance – leur invité semblait avoir atteint l'étage –. Le fondateur ricana il était presque certain que l'autre était à la recherche du père d'Harry. Si c'était vraiment le cas, il chercherait longtemps : quelle personne sensée penserait à la peluche ?

Comme à son habitude, Harry commença à bailler après seulement une heure de jeu et deux chocogrenouilles. 14h30 était généralement l'heure où le petiot ressentait le besoin de faire une sieste.

-Il est pas là 'Mol ? Demanda l'enfant d'une voix fatiguée.

-Je crois qu'il est partit découvrir la maison. Lui répondit son père. J'espère qu'il trouvera la salle de bain.

-C'est vrai qu'il sent pas bon. Gloussa l'enfant, avant de bailler à nouveau.

Le petit garçon aux cheveux en bataille partit s'installer sur un gros coussin vert foncé, sous le fauteuil de Salazar. Le fondateur n'avait pas compris pourquoi l'enfant avait décidé de s'installer là pour sa sieste – une décision que le petit avait pris le premier jour qu'ils avaient passé dans la maison – « ça fait fuir les cauchemars » s'était-il un jour justifié. Eh bien, s'il se sentait plus en sécurité là, ce n'était pas Salazar qui l'en délogerait. Et puis, Salazar préférait le garder à l'œil. En particulier quand un inconnu rodait dans la maison.

-Sally ?

-Oui ?

-Tu sais, je crois que 'Mol, je le connaissais avant. Comme 'Nard.

-Avant ?

-Voui. Avant Tante Pétunia et [bâillement] Oncle Vern…on…

Ainsi donc, ces 'Mol et 'Nard étaient des personnes qui connaissaient Harry avant que celui-ci n'arrive chez ces immondes moldus du nom de Dursley ? Salazar sentit son cœur manquer un battement et si l'enfant souhaitait retourner avec eux ? Non, ça n'arriverait pas. Comme Harry avait tout fait pour empêcher Salazar de le quitter – même de l'emprisonner dans une peluche –, le fondateur se démènerait pour garder le petit garçon à ses côtés. C'était SON fils, après tout.

Et puis, finalement, ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose qu'il ait laissé l'animagus chien venir avec eux il pourrait l'interroger sur le passé d'Harry, sur les raisons pour lesquelles il s'était retrouvé chez sa "famille". Des informations sur ce 'Nard, et l'autre homme qui l'accompagnait, seraient aussi les biens venues. Et peut-être que leur invité saurait des choses su ce Tom Jedusor…

-OOOooo Siri oooOOO-

Vraiment, rien ne pouvait égaler un bon bain en termes de pouvoir relaxant. Sirius n'avait toutefois pas osé toucher aux potions présentent dans la salle de bain, ne sachant pas ce qu'elles contenaient, et il s'était contenté de la petite savonnette grise avec des cristaux translucides jaunes – étrangement, elle dégageait une légère odeur de forêt –. C'était déjà beaucoup, considérant le fait qu'il n'avait pas demandé l'autorisation d'utiliser la salle de bain. Même si Sirius pensait que le propriétaire de la maison lui pardonnerait, puisqu'il lui épargnerait d'avoir à supporter l'odeur nauséabonde qui avait accompagné le fugitif dès les quelques premières semaines d'incarcération.

L'homme était vêtu d'une robe de sorcier pourpre, de bonne facture et semblant vraiment ancienne, qu'il avait… emprunté dans la "chambre de Sally" – comment cela se faisait-il qu'une peluche avait sa propre chambre ? –. Il avait été horrifié de voir que presque toutes avaient des teintes vertes et argentées et/ou portaient des motifs de serpents. Le père adoptif d'Harry était définitivement un serpentard. Cela ne plaisait vraiment pas à Sirius, mais si Dumbledore avait laissé faire, alors l'homme ne devait pas être un mangemort. De plus, son filleul semblait heureux et, au fond, c'était le plus important. Sirius ferait donc des concessions.

En attendant, la maison était vide d'adulte – mais qu'avait donc ce serpent dans le cerveau pour laisser seul un enfant de cinq… non, six ans ? Sirius lui-même était plus responsable que cela ! –, Sirius pouvait donc se permettre de se promener dans la maison sous sa forme humaine, e discuter avec le fils de son meilleur ami. Fort de cette décision – et oubliant que si le propriétaire de la maison était absent, il pouvait tout de même rentrer à tout moment –, l'homme retourna dans le salon. S'arrêtant sur le pas de la porte car intrigué que l'enfant ne soit plus à jouer sur le tapis, le maraudeur sourit en voyant Harry dormir paisiblement sous le "trône", un sourire aux lèvres. Avec assurance, Sirius entra dans la pièce.

« Je vois que vous avez finalement décidé de vous montrer sous votre vrai jour. » Dit une voix grave, d'un ton neutre.

Sirius s'arrêta sur le champ, cherchant à qui pouvait appartenir la voix. Mais il n'y avait personne. Méfiant, l'ex-prisonnier continua à s'avancer dans le salon, à pas bien plus lents. Il regrettait de ne pas avoir de baguette avec lui. Il s'apprêta à interpeller la voix, mais celle-ci le devança :

-C'est une bonne chose que vous ayez trouvé la salle de bain. L'odeur que vous dégagiez était vraiment insoutenable.

-Qui êtes-Vous ? interrogea Sirius.

-Ce serait plutôt à moi de vous poser cette question. Répliqua la voix. Vous êtes, ici, chez moi, après tout, et j'aime savoir qui sont mes invités.

Ah, la personne qui s'occupait d'Harry était bien dans la maison, finalement. Et Sirius s'était fait prendre sous sa forme humaine… il avait encore agit de façon irréfléchie. Quoi que, d'après ce que l'on pouvait comprendre, l'homme – si l'on se fiait à son timbre de voix – l'avait grillé dès le début. Sirius fronça les sourcils. Pourquoi l'autre lui avait-il demandé de se présenter ? Toute la communauté sorcière devait le connaître, ne serait-ce que parce que son avis de recherche était placardé sur tous les murs de Pré-aux-Lards et du Chemin de Traverse ! Et la voix avait cet étrange accent, qu'il n'arrivait pas à identifier, mais qui ne lui semblait pas si étranger que cela…

« Prenez donc un siège, monsieur… 'Mol, c'est bien cela ? » Reprit la voix, le tirant de ses réflexions.

Sirius alla alors s'assoir dans le fauteuil situé face au "trône", afin de garder Harry dans son champ de vision voir son filleul lui permettait de rester calme, et de ne pas paniquer, tout comme penser à lui lui avait permis son intégrité mentale – du moins en grande partie – durant son séjour à Azkaban. Une fois installé, il chercha où se trouvait le gardien de l'enfant. Mais il n'y avait toujours personne dans le salon.

-Où êtes-vous ? Se résolut-il finalement à demander.

-Oh, mais je siège juste en face de vous. Lui répondit la voix, clairement amusée.

Sirius fixa son regard face à lui. Mais à part Harry, il n'y avait personne… sauf le lapin en peluche, qui était toujours assis dans son fauteuil de maître. Mais le lapinou n'était qu'une peluche, et rien d'autre qu'une peluche. A moins que… peut-être cette peluche était-elle un vecteur qui permettait à l'autre de surveiller sa charge lorsqu'il était absent. Mais comment expliquer qu'il ait su pour l'odeur ? Harry le lui avait peut-être dit avant d'aller dormir.

-Vous vous servez de la peluche pour surveiller Harry quand vous êtes absent ? Demanda Sirius, afin d'avoir confirmation de ses soupçons.

-Non. Mais vous n'êtes pas très loin de la vérité : je SUIS la peluche. Lui répondit la voix… ou, plutôt, le lapin.

La peluche ? La peluche était le père adoptif d'Harry ? Comment cela pouvait-il être possible ? C'était une PELUCHE ! C'était… c'était…

« Pour répondre à vos possibles blocages concernant la possibilité qu'une peluche puisse élever un enfant, sachez que ce n'est pas mon état initial. » Reprit la peluche.

Le choc de Sirius devait être clairement visible sur son visage. En même temps, il était en train de discuter avec une PELUCHE… Azkaban devait avoir eu un peu plus d'influence sur sa santé mentale qu'il ne l'avait cru.

« Il fut un temps où je fus humain. » Reprit son interlocuteur. « Suite à une erreur dans un rituel, je me suis retrouvé dans un état d'ectoplasme. Et dernièrement, j'ai rencontré Harry qui, suite à une crise de magie accidentelle, m'a enfermé dans cette peluche. »

Sirius regarda la peluche. Dit comme cela, ça paraissait possible. A peu près. Et, maintenant qu'il y faisait vraiment attention, il pouvait sentir la magie présente dans la peluche. Beaucoup de magie. Après un instant de silence, la peluche planta ses deux boutons d'améthyste dans les yeux du fugitif.

« J'aurais quelques questions auxquelles je voudrais que vous m'apportiez des réponses, monsieur 'Mol. J'ai été absent de Grande-Bretagne pendant un très longtemps moment, voyez-vous, et par conséquent, je manque cruellement d'informations. J'espère donc que vous pourrez m'éclairer sur quelques points. »

-OOOooo Lulu oooOOO-

Ils étaient partis. Enfin ! Mais pour combien de temps ? De plus, si aucun de ces cinglés n'avez découvert le pot aux roses, cela ne signifiait pas qu'ils survivraient à une seconde visite surprise des Carrow. C'est pourquoi, dès que les toutous fous du Lord Disparut avaient quitté son manoir, Lucius avait ordonné à ses elfes de maison de préparer leurs valises pour un long séjour, et avait expliqué à sa petite famille – ce qui incluait Regulus puisque, sans prendre en compte le fait que celui-ci soit le cousin germain de Narcissa, Lucius considérait le jeune homme comme son petit frère. Il éprouvait le même genre de sentiments pour Séverus – qu'ils se rendraient à Poudlard demander de l'aide pour échapper à ses anciens camarades.

Narcissa et Regulus avaient obtempéré sans broncher, ne voyant rien à redire à cette décision puisqu'ils ne voyaient pas non plus d'autres solutions pour se sortir de ce traquenard.

Prenant son adorable Draco, qui avait bien sagement suivi les demandes des adultes même s'il ne comprenait pas pourquoi ils étaient si pressés, Lucius s'avança dans les flammes de la grande cheminée de l'entrée après y avoir lancé une poignée de poudre de cheminette.

« Les trois balais. »


Et voilà pour le chapitre 10, merci de votre patience! Je suis désolée pour cela, mais mon ordi à claqué, emportant avec lui tous les documents qu'il y avait dessus (cours, photos, fanfics...), de même que les programmes qui y étaient installés... J'espère que le chapitre vous a plu, et je remercie tous ceux qui m'ont laissé des reviews, de même que ceux qui se sont contenté de lire ma fic jusque là.

Prochain chapitre: Plantes vertes et lumière dorée


-OOOooo Bonus : Ryry fait son gâteau d'anniversaire oooOOO-

Harry jouait à un jeu de rôle dans lequel il était un chasseur de trésors, et il explorait le salon, s'imaginant dans une jungle pleine de dangers. Il s'apprêtait à franchir le périlleux obstacle de la mare aux crocos – un beau tapis aux discrets motifs forestiers, celui où il s'installait pour jouer l'après-midi –, quand un grand homme très maigre, qui était, jusque-là, resté assis dans un des fauteuils à discuter avec Salazar, s'adressa à lui.

« Dis donc, gamin, il y a quelque chose que je voudrais absolument faire, mais je ne connais pas du tout la maison. Est-ce que tu m'aiderais ? »

L'enfant dévisagea son interlocuteur. Il était vraiment très maigre, et il faisait un peu peur, avec son visage émacié, ses yeux creux, et ses cheveux noirs de jais qui lui tombaient sur les épaules. Le petit garçon avait d'abord été surpris de voir cet inconnu dans sa maison, mais en écoutant la conversation – à laquelle il ne comprenait, finalement, pas grand-chose – que l'adulte avait avec son père, il avait compris qu'il s'agissait en fait de son ami 'Mol il semblait que le gros chien pouvait se transformer en homme – ou bien était-ce l'inverse ? –.

-Je dois faire quoi ? Demanda Harry, faisant sourire le grand.

-Eh bien, comme c'est ton anniversaire, je me suis dit qu'on pourrait te faire un gâteau. Je connais une excellente recette que m'a apprise Lily, ta maman.

Les yeux d'Harry se mirent à briller : il aurait un gâteau pour son anniversaire ! Un GÂTEAU, un vrai de vrai, pour SA fête à lui ! C'était génial ! Mieux : c'était un gâteau comme ceux de sa maman enfin, quelqu'un lui parlait d'elle. Harry se dépêcha d'attraper les mains de 'Mol, et de le tirer jusqu'à la cuisine. Là, il regarda l'adulte, attendant les instructions.

« Bon. D'abord, nous allons réunir tous les ingrédients, pour être sûrs de ne rien oublier. Commençons par ceux de la base du gâteau. »

Dans différents récipients, ils rassemblèrent 115g de beurre doux, 115g de farine, 115g de chocolat, 200g de sucre, 2 œufs qui avaient été battus, 50mL de lait, et de l'huile de tournesol.

« Bien. Dit l'adulte. Maintenant, il nous faut les ingrédients pour la partie du dessus. »

Ils rassemblèrent donc une nouvelle liste d'ingrédients, qu'ils mirent un peu à part des autres. Dans ces nouveaux ingrédients, il y avait 500g de fromage frais – type Philadelphia ou St Moret –, 125g de sucre roux en poudre, 3 autres œufs battus, 1 cuillère à café d'arôme vanille, et 155g de yaourt nature.

En regardant la table, Harry trouva qu'il fallait vraiment beaucoup de choses pour faire le gâteau. En plus, toute sa réserve de chocogrenouilles allait y passer ! Mais bon, c'était pour SON gâteau d'ANNIVERSAIRE – son premier gâteau d'anniversaire, d'aussi loin qu'il puisse s'en souvenir -, alors ce n'était pas si grave que cela.

Enfin ils purent commencer à préparer le gâteau. La première chose qu'ils firent fut de préchauffer le four à 180°C – thermostat 4 –, et de graisser et fariner un moule à gâteau carré de 23cm de côté.

Ils mélangèrent ensuite le beurre et le chocolat dans une petite casserole, à feu doux. Pour cela, Harry était perché sur une chaise, et 'Mol, placé derrière l'enfant, l'aidait à remuer le contenu en veillant à ce qu'il ne touche pas les flammes ils continuèrent à remuer la préparation jusqu'à ce qu'elle mousse. Puis, ils la retirèrent du feu et y ajoutèrent le sucre.

Ils ajoutèrent ensuite les œufs et le lait, et 'Mol s'occupa de battre le mélange sous les yeux émerveillés d'Harry. Le petit garçon fut aidé de l'adulte pour ajouter la farine et mélanger le tout. L'animagus versa ensuite la préparation dans le moule, et il étala la pâte au couteau pour que la surface soit bien lisse.

Harry passa ensuite les 25 minutes suivantes accroupi devant le four, à en fixer la porte : il avait tellement hâte que ce soit prêt ! Enfin, 'Mol retira leur gâteau du four, avant de réduire la température de celui-ci à 160°C – thermostat 3 –. Harry huma l'air avec délice cela sentait tellement bon !

« Aller, gamin, il y a la deuxième partie à préparer maintenant. » Lui dit 'Mol en souriant.

Harry sourit et se rapprocha de pour l'aider à mélanger le fromage, les œufs et l'arôme de vanille. Finalement, 'Mol reprit le plat pour battre le tout jusqu'à obtenir un mélange homogène. Tous deux y ajoutèrent ensuite le yaourt, et mélangèrent le tout – Harry aimait bien touiller avec les mains de l'adulte par-dessus les siennes c'était très amusant ! – avant de recouvrir leur base brownie avec leur préparation.

Ils remirent leur plat au four, et Harry passa de nouveau le temps de cuisson accroupi devant le four au bout des 45-55 minutes nécessaires pour cela, ses jambes commençaient à lui faire mal. 'Mol sortit le gâteau du four quand la lame du couteau qu'il avait plongé dedans en sortie sans pâte collée dessus.

Harry regarda le grand homme détacher du moule les bords du gâteau à l'aide d'un couteau. Puis, quand le gâteau eu refroidi, ils le démoulèrent et le mirent sur un grand plat, avant de le laisser dans le réfrigérateur.

« Bon, normalement, il faudrait le laisser au moins 4 heures dans le frigo, mais, vu que c'est ton gâteau d'anniversaire, nous le mangerons quand même ce soir. »

Ce soir-là, Harry fini toute son assiette, et attendit impatiemment le dessert. Quand, finalement, Salazar se rendit dans la cuisine, son petit cœur se mit à battre la chamade : son premier gâteau d'anniversaire allait faire son entrée ! Et ses avec des yeux scintillants de bonheur qu'il regarda son père revenir avec le plat flottant au-dessus de ses oreilles en tissu.

Depuis la dernière fois que le petit garçon l'avait vu, le gâteau avait été décoré avec du chocolat et des fraises trempées dans du chocolat. Et, en plus de ces ornements, six belles bougies étaient plantées dedans.

« Fais un vœux, Harry. » Dit 'Mol. « Et, si tu arrives à souffler toutes tes bougies d'un souffle, il y aura de fortes chances pour que celui-ci se réalise. »

Le petit garçon aux cheveux en bataille ferma ses grands yeux verts, et pensa très fort à un souhait qui lui tenait à cœur. Puis, ouvrant ses émeraudes scintillantes, il souffla ses bougies. Elles s'éteignirent en une seule fois. Si 'Mol disait vrai, alors son vœu se réaliserait. Harry l'espérait très fort. Il voulait vraiment avoir une maman.