La « Princesse » de Jardin Radieux.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !
Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.
Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.
Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.
Chapitre 6 : Le début d'un cycle.
Je viens d'avoir vingt et un an. On fête mon anniversaire avec tout le monde. Ma famille, mes amis, toute l'aristocratie, tout le monde est là pour moi, pour me congratuler et me parler du trône qui sera bientôt mien.
C'est alors qu'il est arrivé : le meilleur ami de mon père. Jules Hogward, il était accompagné d'une jeune femme de dix-huit ans. Elle avait de longs cheveux brun-roux qui bouclaient et ses yeux étaient d'un vert foncé profond.
- Voici ma fille Friederike. Dit Jules en la poussant vers moi.
Je me lève et lui fit un baisemain. Elle est magnifique, vraiment. Même le rouge sur ses joues lui va bien.
Aussi, je ne m'attends pas à entendre ça :
- Tu l'épouses dans soixante jours, précisément. C'est mon cadeau.
Je regarde la douce Friederike puis son père. On dirait qu'il parle d'une vulgaire marchandise, de bétail. Je regarde mon père et il hoche la tête en souriant. Visiblement, il est aussi d'accord que Jules.
C'était un cadeau du meilleur ami de mon père, du coup, je devais l'accepter avec un large sourire. Même s'il s'agissait de trafic humain. Je n'espérais plus qu'une chose : pouvoir bientôt avoir le royaume sous ma coupe.
Pouvoir faire de ce monde une merveille.
Je me levais alors et prenais la main de cette demoiselle avant de m'éloigner de quelques pas avec elle. Je nous trouvais alors un petit endroit tranquille pour que nous puissions discuter.
Elle et moi sommes dans la même situation. Nous allons être marié dans deux mois et nous ne connaissons à peine le nom l'un de l'autre. Pourtant, lorsque je termine un second baisemain, des sons, stupides, sortent involontairement de ma bouche.
- Je m'appelle Ansem.
- Et moi Friederike. Mais on m'appelle Fried ou Erike… ou Ike…
Je la trouve adorable. Sincèrement. Je ne sais pas qui elle est mais je sais que ça ne saurait tarder. Après tout, nous allons être mari et femme et si ce n'était pas maintenant, ce serait au court des longues années à devoir vivre ensemble.
- Quelles études faites-vous ?
- Aucune… J'ai suivi le cursus normal mais tout ce que mon père voulait c'est que je sois l'épouse parfaite.
- J'userais de l'argent de mon père pour vous payer des études.
- Merci. Et vous ?
- Science. En long, en large et en profondeur. C'est ma passion. J'analyse, je déduis et je touche le bon filon. Toujours.
- Puis-je avoir… un exemple ? Sourit-elle.
Elle s'éloigna d'un pas et se montra. Un sourire passe sur mes lèvres. Friederike était pétillante, intéressante, divertissante. J'hoche la tête avant d'entreprendre de l'analyser. Elle rit à chaque fois qu'une de mes analyses s'avère juste.
Deux mois sans t'écrire un mot. Ce n'est pas étonnant. Je n'ai vécu que d'amour et de plaisir. Friederike est tout ce que je désire. Chaque seconde à ses côtés me remplit de joie. Elle est le rêve humain, le rêve de chaque être de Jardin Radieux. Ou plutôt, du Jardin Radieux que moi, je vais avoir en charge bientôt.
Ce n'est plus qu'une question de temps. Mais prenons les événements un à la suite de l'autre.
Je suis réveillé tôt le matin et les habilleuses de père me préparent pendant des heures. Cheveux parfaitement peignés, ma barbe naissante taillée, mon corps lavé jusqu'à ce qu'il n'y ait plus la place « pour un seul microbe », pour reprendre leurs mots. Elles ignorent que le corps a besoin de microbes ? Que nous en avons toujours ?
Ils m'ont alors mit un costume qu'ils ont presque repassé sur le corps et, enfin, ils m'ont épinglé une fleur blanche. J'étais beau et séduisant.
On m'a emmené à l'église. Elle était déjà parée. Mon père et Jules avaient fait des miracles. J'avais une étrange impression. Tout ça pour moi ? On m'aimait tant que ça ?
Je m'installais devant l'autel et j'attendais en regardant tous les visages plus ou moins familier. Un ou deux ami à moi mais surtout la noblesse, les amis de nos parents respectifs et les familles au grand complet.
J'attendis une demi-heure avant qu'elle n'arrive. Je me croyais beau mais je n'étais rien comparé à la vision de rêve que j'avais face à moi. Friederike allait devenir princesse en m'épousant et elle serait la plus belle princesse de tous les temps.
La décrire détruirait la « magie » bien que je n'y crois pas. Ce pourquoi je te glisse une photo à la fin de ce journal. Il y en aura d'autres, tant d'autres. Je voudrais te raconter chaque seconde avec elle. Mais j'ai peur de la perdre, à force, si je continue ainsi. Alors tu ne profiteras pas si souvent.
Navré.
Elle venait à moi, semblant danser tant sa démarche est gracieuse.
Je ne saurais pas décrire ce qu'il s'est passé dans le détail. Je ne voyais plus qu'elle. J'ai bafouillé « je le veux ». Je ne savais même pas ce que je voulais. J'ai dit ce qu'on m'a demandé de faire. J'ai dit ce qu'on attendait de moi.
Je me souviens de son baiser. C'était tellement parfait…
Ses lèvres sont sucrées, douces, envoûtantes. Son haleine est fruitée. On dirait… de la pomme.
J'ai été si heureux de pouvoir enfin l'embrasser. C'était tellement merveilleux. Un simple baiser, mon premier baiser, et pourtant.
La suite de la soirée s'est déroulée comme un rêve. C'était magnifique, on riait, on dansait, on mangeait. Jusqu'à ce qu'il soit l'heure que la fête ne s'arrête. Et c'est là que mon père est venu me parler.
- C'est votre nuit de noces, je compte sur toi. Mets-la enceinte le plus tôt possible. Et n'oublie pas que ta chambre est à côté de la mienne. Je saurais si tu n'as pas fait ton travail
Travail.
Il avait gâché cette magie, cette douceur, cette tendresse…
Le pire étant… que j'ai fait ce qu'il m'a dit.
Elle vient de s'endormir. Et j'avais tellement honte que je suis venu te le dire. Pour me soulager de mes peines, de nos peines.
Nous n'étions pas prêts. Nous l'avons fait parce que c'était ce que lui désirait.
Lui ? Non. Eux. Nos pères.
J'espère qu'elle ne m'en voudra pas. Qu'ils ne gâcheront pas tout ce que nous aimons l'un dans l'autre. Ou, en tout cas, ce que moi je pense d'elle.
Je ne sais même pas si elle m'aime.
Je suis ignoble…
La seule façon que j'ai pour me racheter, c'est d'obtenir Jardin Radieux. De sauver ce monde de l'horreur que mon père en a fait. Et j'ai ma princesse pour m'assister aujourd'hui.
Me revoilà, mon cher journal. Déjà trois mois. J'ai une excellente nou…
µµµ
- Kairi ?
La jeune femme se redressa et elle regarda vers Sora, assis sur l'accoudoir du siège de Riku.
- Oui ?
- On va atterrir.
- Commence, toi, par t'asseoir et t'attacher. Rit Kairi.
Elle ferma le journal et elle la glissa dans son dos avant de s'attacher. Le brun rit à son tour et il retourna dans son siège avant de boucler sa ceinture.
L'auburn soupira doucement avant de regarder Sora. Alors son père avait connu le coup de foudre ? Un peu comme elle alors. Son cœur battait fort dans sa poitrine quand elle le regardait.
Peut-être qu'elle raconterait tout ça à ses enfants dans quelques années. Peut-être devait-elle s'y mettre dès demain ?
Oui, c'est ce qu'elle allait faire. Ils voudraient savoir, eux aussi.
