Note d'auteur : Ce chapitre est mon préféré, j'ai adoré l'écrire ! J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi ! Et encore un grand merci à Madelline dont les corrections ont su m'éviter quelques incohérences^^
Bonne lecture !
Chapitre 3
Les journées se suivaient, toutes identiques. Le temps oscillait entre nuages gris et chutes de neige. Fiona avait oublié à quel point ces dernières pouvaient être abondantes dans cette région de l'Écosse. Elle les appréciait lorsqu'elle était à Poudlard car elles permettaient de joyeuses batailles de boules de neige et offraient un paysage féérique. Mais ici, dans son arrière-boutique, le nez plongé dans les livres ou les différents bocaux d'ingrédients, elle appréciait beaucoup moins ces intempéries. La lumière n'entrait dans la pièce que par une petite fenêtre, dont les vitres sales en obstruaient la moitié. Elle n'aurait pas été contre un peu de soleil pour lui donner du courage.
Décembre avait commencé depuis deux jours. Si la mémoire de Fiona était bonne, la sortie des élèves de Poudlard à Pré-au-Lard ne devrait pas tarder. Elle avait hâte qu'elle ait lieu, cela lui permettrait de voir de nouvelles têtes. Elle commençait un peu à se lasser des clients réguliers qu'elle n'avait jamais le droit d'aller voir et qui demandaient toujours la même chose. Et puis, si cette journée était chargée, Angus aurait certainement besoin d'aide en boutique, elle ne serait donc pas obligée de rester terrée dans sa réserve à l'écouter prescrire des remèdes. Cette idée lui redonna le sourire.
Angus avait décidé depuis peu de l'interroger régulièrement sur ses connaissances, lorsqu'il n'avait pas de clients. Et force était de constater qu'elle avait toujours autant de mal à retenir les composants de divers remèdes, ou les noms de certaines plantes, ou l'usage spécifique de certains ingrédients. Lorsqu'elle se trompait, il se montrait intraitable, et attendait qu'elle trouve la bonne réponse sans lui donner le moindre indice. Elle avait parfois envie de tordre le cou du vieil homme, et il lui semblait que cette envie était réciproque. Elle enrageait de passer autant de temps à travailler, alors que cela ne semblait jamais donner aucun résultat.
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— Utilisation de l'achillée sternutatoire ? demanda Angus d'une voix morne comme s'il récitait un texte sans y croire.
Fiona réfléchit une fraction de secondes avant de répondre d'une voix assurée :
— Potions d'Embrouille et de Confusion !
Angus hocha mollement la tête avant de tourner quelques pages et de lui demander :
— Dans la composition de quelle potion entrent les chrysopes ?
Fiona ouvrit la bouche mais resta figée ainsi. Elle l'avait oublié… Ce n'était pourtant pas compliqué, il lui avait posé cette question la veille, et cette fois encore elle avait été incapable de donner une réponse valable alors qu'elle l'avait sur le bout de la langue. Elle jeta un œil à Angus qui tapotait sur le livre de ses longs doigts maigres.
— Je… je le sais, je n'arrive pas à trouver le mot… balbutia-t-elle.
— J'attends, répondit simplement Angus avec une certaine impatience.
Fiona se mordit la lèvre, furieuse contre elle-même, et furieuse contre le vieil homme qui ne daignait pas être indulgent et ne faisait que l'embrouiller davantage en se montrant aussi intolérant.
— La… La Goutte du Mort-Vivant ? risqua-t-elle d'une petite voix.
Angus se leva soudain, l'air furibond.
— Non ! Non, non et non ! hurla-t-il en jetant le livre sur le sol, provoquant un nuage de poussière qui fit éternuer Fiona. Mais combien de fois va-t-il falloir que je te le répète ? Tu n'as donc rien retenu de ton enseignement à Poudlard ? Et tes études de botaniques ? Tu dormais pendant les cours ?
— Je l'ai juste oublié… bredouilla Fiona en reculant et portant discrètement sa main à sa baguette au cas où le vieil apothicaire se laisserait emporter par sa colère.
— Mais tu oublies tout ! s'écria-t-il, la voix tremblante de rage. Ça rentre par une oreille, ça ressort par l'autre, j'ai l'impression de remplir le tonneau des Danaïdes !
Fiona fronça les sourcils mais renonça à lui demander ce qu'il voulait dire. C'était probablement une expression à lui. Quoiqu'il en fût, elle ne l'avait jamais vu aussi furieux, et se demanda s'il allait la renvoyer. Une partie d'elle souhaitait cela plus que tout au monde, elle savait que si elle restait quelques semaines de plus ici, elle deviendrait chèvre. Et une autre part d'elle-même désirait malgré tout faire ses preuves et montrer à ce vieux fou qu'il se trompait lourdement.
— J'ai su dès que tu es entrée dans cette boutique je ne pourrais rien tirer de toi ! gronda-t-il avec aigreur. De nos jours les étudiants en font le minimum, trouvent un travail et se reposent sur leurs lauriers.
Piquée au vif, Fiona s'exclama :
— Vous vous êtes fait votre opinion de moi sans même chercher à savoir si vous pouviez avoir tort ! Oui j'ai des lacunes, oui je peux me tromper, mais vous allez peut-être me faire croire qu'à vos débuts vous saviez faire ce que vous faites maintenant ? J'en ai plus qu'assez de votre méchanceté, toujours à me rabaisser ! Je fais ce que je peux ! Mais vous êtes tellement infect que je n'ai plus la moindre envie de faire des efforts ! On m'avait dit que vous aviez un bon fond, mais je demande encore à voir, vous êtes sans doute la personne la plus désagréable et la plus misanthrope que je connaisse…
Elle lui jeta un regard de défi avant de sortir de la pièce d'un pas vif et de monter dans sa chambre en courant, désireuse de mettre le plus de distance possible entre le vieil homme et elle. La nuit tombait déjà, aussi se mit-elle au lit avec un gros livre sur les propriétés du sang de dragon. Elle ne dîna pas, sa dispute avec Angus lui avait coupé l'appétit, et la colère l'empêchait de vraiment penser à autre chose. Elle commençait à se dire que Mrs Ketteridge était bien généreuse – ou avait perdu la tête – pour accorder tant de crédit à ce vieil apothicaire aussi avenant qu'un blaireau de mauvaise humeur.
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Comme elle l'avait deviné, la sortie à Pré-au-Lard des élèves de Poudlard ne tarda pas et se déroula le lendemain. Fiona s'était levée, avait déjeuné et était descendue à la réserve, comme à son habitude. Mais cette fois elle n'avait pas accordé un regard à Angus, toujours furieuse contre son mauvais caractère. Elle voulait qu'il s'excuse pour la façon dont il l'avait traitée, et ne lui adresserait pas la parole jusque là. Elle se plongea dans un gros recueil sur les plantes aquatiques, essayant de retenir à tout prix les propriétés de la Branchiflore. Elle n'en revenait pas d'être forcée d'apprendre par cœur quelque chose d'aussi élémentaire, n'importe quel élève sortant de Poudlard pouvait savoir cela, mais elle savait aussi qu'elle perdait tout ses moyens lorsque Angus l'interrogeait avec sa froideur habituelle, aussi préférait-elle assurer ses bases.
Vers dix heures, la porte de l'échoppe s'ouvrit et des cris retentirent. Elle devina les éclats de rire de jeunes élèves. Risquant un œil, elle aperçut un groupe de cinq ou six adolescents, d'environ quinze ans. Ils s'interpelaient d'un coin à l'autre de la boutique, riant des noms de plantes sur les bocaux, imaginant comment réagirait tel ou tel élève si l'on glissait dans son sac de cours des yeux de poisson fumeur… Fiona sourit franchement pour la première fois depuis pas mal de temps. Un peu d'animation changeait agréablement, et elle regretta de ne pas avoir le droit de sortir de la réserve…
Puis elle réfléchit. Angus s'était montré plus qu'incorrect la veille, et elle ne voyait pas pourquoi elle continuerait à être aussi conciliante qu'au début. D'autant plus qu'il n'était pas présent, il avait dû sortir faire quelques achats, ou bien était-il occupé à autre chose hors de la boutique. Quoiqu'il en fût, il ne pourrait pas s'en prendre à elle pour cette initiative. Elle se leva et sortit de l'arrière-boutique, prenant un air aussi assuré que possible. Les jeunes gens cessèrent leurs jeux en la voyant arriver et elle ne put s'empêcher de se sentir mal à l'aise sous leur regards perplexes.
— Il n'est pas là le vieux ? demanda un garçon débraillé.
Une de ses amies lui donna une tape sur la tête, et lui jeta un regard de reproche. Elle sourit timidement à Fiona avant de demander :
— On aurait besoin de plusieurs choses pour nos cours de potions…
— Bien sûr, répondit Fiona avec un grand sourire. Dites-moi ce qu'il vous faut, je vous donne ça.
Ils lui tendirent chacun une liste de taille respectable, et elle espéra qu'on ne l'avait pas vue pâlir. N'ayant jamais servi dans la boutique, elle ignorait où se trouvaient plusieurs de ces ingrédients. Elle se reprit, soucieuse de ne pas laisser transparaître son doute et se dirigea vers les étagères, les parcourant des yeux le plus rapidement possible. Finalement elle se rendit compte que les noms des ingrédients étaient écrits en gros sur les bocaux, sans doute pour Angus qui avait une mauvaise vue. Elle n'eut donc pas tant de mal que cela à tout trouver. Elle sentait leurs regards sur elle et espérait ne pas avoir l'air trop perdue.
Elle leur donna ce qu'ils avaient demandé, les fit payer, et les salua le plus amicalement possible. Lorsque la porte se fut fermée, elle s'autorisa un soupir de soulagement. Heureusement qu'aucun d'eux n'avait eu besoin d'un remède, elle n'aurait pas su quoi faire… Puis elle se souvint qu'à Poudlard, il y avait Mrs Pomfresh, une des meilleures infirmières qui soit. Aucun élève n'attendrait une sortie à Pré-au-Lard pour venir se faire soigner ici.
Des pas lents retentirent derrière elle, la faisant sursauter. Angus sortit de l'ombre, une expression indéchiffrable sur le visage. Fiona mit de côté sa rancœur pour lui demander :
— Vous étiez là ?
— J'étais là, répondit-il simplement.
— Je ne vous ai pas vu, et comme ils attendaient, je m'en suis occupée… risqua-t-elle.
Elle fut plus que surprise de voir un petit sourire fendre les lèvres du vieil homme. Elle se demanda même si ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait sourire.
— J'étais là, mais je voulais voir si tu étais capable de t'en sortir.
Fiona comprit alors qu'Angus tentait de se faire pardonner son emportement de la veille. Elle fut même étonnée de savoir si bien lire entre les paroles du vieil apothicaire. Ne souhaitant pas envenimer le conflit et n'étant pas rancunière, Fiona décida d'accepter ces semi-excuses.
— Et alors ? demanda-t-elle avec un petite sourire hésitant.
— Pour quelqu'un qui n'avait jamais appris où se trouvait chaque ingrédient dans la boutique, c'était correct. Je vais peut-être commencer à te faire travailler en boutique, ça te motivera à mieux apprendre, puisque je ne serai plus seul juge de tes lacunes. Mais uniquement lorsque je serai absent, en revanche.
Fiona sourit franchement, et inclina la tête en signe de remerciement. Elle continuait cependant d'être un peu vexée que le vieil apothicaire ne veuille pas être vu en sa compagnie dans l'échoppe. Et de ce qu'elle avait pu constater, il s'absentait très rarement. Mais c'était sans doute ce qu'elle pouvait espérer de mieux…
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Le reste de la journée passa à une vitesse folle. Angus lui laissa deux fois le contrôle de l'apothicairerie, et elle eut droit à plusieurs petits groupes d'élèves qui défilaient dans la boutique. Elle crut en reconnaitre quelques uns qui devaient déjà être à Poudlard lors de ses dernières années. Aucun ne sembla en revanche se souvenir d'elle, ou alors ne tenaient-ils pas à engager la conversation plus avant. Elle ne leur en voulait pas, sachant qu'elle aurait sans doute eu la même attitude à leur âge.
Vers six heures du soir, elle décida pour la première fois depuis qu'elle était arrivée d'aller rendre visite à Mrs Ketteridge dont elle regrettait le caractère pétillant et la maison pittoresque. Elle sortit donc de la boutique avec la permission d'Angus, protégea son visage des rafales de vent à l'aide du capuchon de sa cape, et se rendit chez la vieille dame. Arrivée devant la maison, elle se demanda où se trouvait la sonnette pour se faire annoncer. Elle avisa un cogne-porte et s'en saisit. Elle frappa un grand coup et une voix nasillarde s'exclama :
— Eh doucement ! Tu ne veux pas démolir la porte aussi, tant que tu y es ?
Fiona recula, un peu surprise, avant de voir un visage se dessiner sur le cogne-porte, semblable à une gargouille. Il roula des yeux, avant d'effectuer lui-même deux autres coups, moins violents et de lui jeter un regard noir. La porte s'ouvrit presque immédiatement sur Mrs Ketteridge qui accueillit Fiona avec beaucoup d'enthousiasme.
— Ma chère petite ! s'exclama-t-elle. Comment allez-vous ? Vous avez l'air si fatigué… Oh mais ne restez pas sur le pas de la porte, entrez donc ! Il fait si froid, en ce moment… Mes rhumatismes m'avaient annoncé ces chutes de neige, mais je ne les apprécie pas pour autant, c'est si difficile de se déplacer, parfois je regrette de ne plus pouvoir monter sur un balai…
Continuant son petit monologue, elle referma la porte derrière Fiona. Celle-ci se défit de sa cape, et s'inclina devant le porte-manteau qui fit de même avant de saisir sa cape et de la secouer vigoureusement comme la fois précédente. Fiona suivit son hôte dans le salon. Elle se demanda si elle allait encore avoir droit à son immonde infusion de sisymbre avant de sentir une douce odeur provenant de la cuisine qui ne ressemblait en rien à l'imbuvable breuvage.
Elle s'assit à la petite table alors que Mrs Ketteridge apportait le thé. Elle lui en servit une tasse et Fiona retint une grimace en voyant la couleur bleuâtre du liquide. Mais l'odeur qui s'en dégageait était réellement délicieuse aussi mit-elle ses doutes de côté. Mrs Ketteridge s'assit en face d'elle et la harcela de questions :
— Alors ? Tout se passe bien ? Angus n'est pas facile à vivre je le sais, mais fait-il des efforts ? Vous travaillez beaucoup ? Vous mangez bien ? Est-ce que vous dormez assez ? Les nuits sont glaciales, j'espère que votre chambre est chauffée…
Fiona se lança dans un petit récit de ce qu'elle vivait depuis qu'elle était arrivée. Elle ne se priva pas de s'agacer du caractère du vieil homme, de sa manie de ne pas vouloir être vu avec elle, de son exigence…
— Mais aujourd'hui il a enfin accepté que je travaille un peu dans la boutique, même si c'est uniquement en son absence. Je me demande vraiment ce que je lui ai fait pour lui faire honte à ce point…
— Honte ? s'exclama Mrs Ketteridge. Vous êtes bien loin de la vérité, Fiona. Ce n'est pas de vous qu'il a honte, c'est de lui. Il ne voudra jamais admettre auprès de ses clients qu'il n'est plus capable de tout faire tout seul. C'est pour cette raison qu'il ne veut pas que l'on vous voie avec lui. Il n'a pas à répondre aux questions de cette façon. Et…
Elle sembla hésiter, alors Fiona l'enjoignit à continuer avec un sourire.
— Ne trahissez pas son secret, s'il vous plaît. Vous et moi savons que vous êtes son assistante, et qu'il a besoin de vous, mais laissez penser aux clients que vous n'êtes là que pour apprendre, et qu'il pourrait se débrouiller sans vous.
Fiona accepta sans condition. Elle savait bien que malgré son caractère digne d'un vieil ours, Angus l'appréciait un peu, et elle ne pouvait que compatir à ce qu'il éprouvait. Elle ajouta d'une voix amusée :
— Tout de même, avec un si mauvais caractère, je me demande encore s'il aurait pu se marier un jour ! Ou s'il avait seulement des amis…
Le visage de Mrs Ketteridge s'assombrit soudain, à la grande surprise de Fiona. La vieille dame répondit d'une voix morne :
— Ne tirez pas de conclusions hâtives, le vieil Angus n'a pas toujours été comme ça. Il y a bien des années, il a été marié, à une Moldue. Vous remarquerez très vite qu'il ne prêche pas seulement la magie mais aussi les remèdes à base de simples et de plantes sans magie. Elle était herboriste, comme lui, il lui a fait découvrir le monde des sorciers et les facettes magiques de son métier. Je crois ne l'avoir jamais vu plus complice avec quiconque qu'avec elle… Et puis un hiver, elle a été prise d'une quinte de toux violente. La neige était aussi abondante que cette année, et il a été impossible de l'emmener à Ste-Mangouste ou dans un hôpital moldu par transplanage.
— Mais… Les Portoloins, le réseau de Cheminette ? souffla Fiona, cherchant à comprendre. Et puis il aurait pu envoyer un courrier à Ste Mangouste, informant de l'urgence de la situation… Et Mrs Pomfresh, à Poudlard…
— Les perturbations étaient bien trop importantes, elles ont brouillé le réseau de Cheminette, et utiliser un Portoloin par ces intempéries était extrêmement dangereux. Les hiboux ne pouvaient pas voyager non plus, hormis les plus résistants qui ont été d'office réquisitionnés par les services du Ministère ayant besoin d'envoyer des courriers très urgents.
— Ce n'était pas urgent peut-être, un malade abandonné ?
Mrs Ketteridge soupira avant de reprendre :
— Quant à Mrs Pomfresh, c'est l'époque où une épidémie de Dragoncelle a sévi à Poudlard, elle ne pouvait pas se déplacer. Elle a fait porter à Angus plusieurs remèdes mais rien n'y a fait. Croyez-moi, elle a été la première à se sentir affreusement coupable de ce qui s'était produit. Angus a soigné sa femme comme il a pu, mais le mal a empiré. Elle est morte quelques jours plus tard, et je crois qu'il ne s'en est jamais vraiment remis. Il s'est coupé du monde, et n'a plus juré que par son travail. Je pense qu'outre le fait qu'elle soit morte, c'est aussi le fait que malgré toutes ses connaissances, il n'ait pas pu la guérir. Les gens ont eu beau essayer de le réconforter en lui disant qu'une telle maladie n'aurait pu être traitée que dans un hôpital, il n'a jamais rien voulu entendre. Sa femme s'était parfaitement adaptée au monde sorcier, et était très appréciée. Mais personne ne la regrette plus que lui, soyez-en sûre.
Fiona avait écouté le récit, mortifiée. Elle qui n'avait cessé de penser du mal du vieil apothicaire, alors qu'il avait tant souffert. Elle s'en voulut terriblement. Puis elle commença à comprendre pourquoi il tenait tant à ce qu'elle maîtrise les moindres détails du métier d'apothicaire : afin qu'il ne lui arrive jamais ce qui lui était arrivé à lui.
Note de fin : Vous comprenez sans doute un peu mieux le sale caractère du vieil Angus maintenant ! Je vous l'avoue, c'est mon personnage préféré après Fiona, j'ai adoré créer son histoire et son caractère, c'est le genre de personnage bourru mais plein de vieux chagrins que j'adore dans les livres et les films, j'espère avoir réussi à lui donner cette dimension !
N'hésitez pas à commenter, et à jeudi pour la suite :) Merci d'avoir lu !
