La « Princesse » de Jardin Radieux.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !

Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.

Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.


Chapitre 12 : Le pouvoir au creux des mains.

En ce vendredi, Riku était assis aux côtés de Sora et il l'écoutait parler de ses cours de gymnastique et plus précisément du match de Football qu'il avait disputé contre l'équipe de Wakka et Tidus.

Si ça ne l'intéressait pas, il l'écoutait en silence. Ça faisait plaisir au brun de pouvoir lui en parler alors il subissait avec, même, un petit sourire.

Il releva la tête en remarquant une ombre près de lui. Il put alors voir Kairi, tout sourire. Celle-ci salua Sora avant de se concentrer à nouveau sur l'argenté. Elle sortit l'affreux journal de son sac et elle le brandit face à ses deux amis, le regard toujours braqué sur le plus âgé.

- Devinez ce que j'ai fini ?!

- Kairi… tu sais… Commença le brun.

- On pourrait partir en vaisseau Gummi tous les trois ! Se faire un week-end ! Ou plus !

- Kairi… tu te rends comptes qu'il y a école ?

- Mais… Gémit l'auburn.

- Je n'ai qu'a envoyer un message à Axel… enfin Lea. Proposa Sora en souriant.

- Et combien de temps ça va prendre ? Soupira la seule fille du groupe.

- Le temps qu'il faudra. Répondit Riku.

L'adolescente se tourna vers lui et le fixa avant de secouer la tête, agacée. L'argenté se leva et il se saisit d'elle par les épaules.

- On doit penser à nos études avant tout !

- Ne me crie pas dessus. Répondit l'auburn.

Elle entendit la cloche et elle se dégagea presque violemment avant de s'éloigner vivement pour rejoindre sa classe. L'argenté grogna et il serra furtivement la main de Sora dans la sienne avant de partir vers sa propre classe. Si Kairi continuait comme ça, il allait avoir beaucoup de mal à ne pas craquer.

À ne pas lui faire du mal.

Sora, de son côté, était pris entre deux feux. D'un certain côté, il sentait que son partenaire était en train de craquer, et il pouvait comprendre, mais de l'autre, il tenait fortement à Kairi.

Il n'avait pas envie de voir ses amis se séparer et, surtout, qu'il soit obligé de choisir un des deux. De laisser l'auburn de côté. Au vu des choses qui lui arrivaient maintenant, il n'était pas sûr que c'était une bonne chose de la laisser seule.

Elle semblait plus qu'instable émotionnellement en ce moment.

Le brun regarda Riku partir et quand il eut disparu au coin d'un couloir, il courut pour rejoindre Kairi dans leur classe de langue maternelle. Il vint lui prendre la main et il lui sourit doucement souhaitant la rassurer. L'auburn lui sourit et elle se blottit dans ses bras.

- Riku a changé…

- Riku ? Oui… c'est vrai. Mais en mieux. Il est plus ouvert aux autres. Il est un petit peu moins prétentieux. Ajouta-t-il en rigolant doucement.

Il entra avec la demoiselle et ils s'installèrent à leur table habituelle. L'auburn sortit le livre qu'ils devaient lire pour l'école. Si Sora l'avait fait, elle pas. Elle avait eu plus important à faire.

- Il me traite très mal.

- Tu es restée ici tout ce temps… Tu n'as pas vécu la même chose. Riku a tant traversé… tes ordres de priorités lui semblent un peu futile…

- Ce n'est pas parce qu'il le pense que ça l'est ! Siffla Kairi.

- Mais…

- Et j'ai été mise de côté à cause de toi !

- C'est mieux ainsi… Je ne sais pas trop comment, mais Riku était le seul à réellement se souvenir de moi. Il s'est échiné à tout remettre dans l'ordre avec personne pour le soutenir. Il n'avait que ce but à l'esprit… pendant presqu'un an, il n'a plus vécu pour lui-même. Assura le brun.

- Moi, je t'ai oublié et j'ai souffert. Rappela férocement l'adolescente avant de lui faire signe de se taire parce qu'elle écoutait le cours.

Le porteur de Keyblade la regarda sans savoir que dire. Il y avait un peu plus d'un an, Kairi lui avait soufflé que Riku n'était plus le même et il lui avait dit que c'était elle qui avait changé, surpris de cette affirmation.

Il n'avait pas su voir et ressentir les ténèbres qui naissaient en son meilleur ami qu'il aimait déjà à l'époque. Il avait plus pris à la rigolade le fait que Kairi dise cela de leur ami commun.

Mais aujourd'hui, en la regardant, il serra sa main sur son crayon.

- C'est toi qui a changé. Murmura-t-il.

L'auburn ne l'entendit certainement pas parce qu'elle ne réagit pas.

µµµ

Kairi sortit de la salle de bain, s'essuyant les cheveux. Elle portait une nuisette horriblement courte, rappelant vaguement la tenue de Namine en plus fin et un brin plus échancrée.

Elle s'avança vers le téléphone qu'il y avait dans sa chambre et songea a appeler Sora pour l'inviter à venir la rejoindre. Elle posa sa main sur le combiné avant de secouer la tête et de s'empresser de retourner dans le lit. Elle s'allongea au-dessus des couvertures. Il y avait une brise fraîche qui passait par la fenêtre ouverte sur le battant.

Elle roula sur le ventre, sa petite poitrine lui évitant quelconque douleurs inutiles, et elle observa le journal poser sa table de chevet. Elle avait lu chaque passage avec grand soin. À chaque fois que son père mentionnait Braig, elle avait au prime abord un sourire, aimant son humour mais bien vite il l'exaspérait de par ses manières et la façon dont il traitait son père. De plus, elle savait qu'elle ne supporterait pas s'il s'en prenait à sa personne.

Kairi roula une nouvelle fois mais cette fois sur le dos. Elle mit ses mains sur son ventre avant de lever les yeux pour fixer l'horrible crépi blanc morcelé de plâtres irrégulier.

Elle ferma les yeux et se mit à rêver de Sora, portant un beau costume blanc qui brandissait sa Keyblade pour la protéger des sans-cœurs. Un Sora qui descendait de son vaisseau Gummi, peint en blanc aussi pour l'occasion, et qui venait la prendre dans ses bras avant de l'embrasser amoureusement.

Elle sourit.

L'auburn pouvait bien rêver de ça. Si elle n'avait pas la couronne, elle restait une princesse et elle avait ainsi le droit d'avoir un magnifique chevalier servant rien que pour elle.

Il comprendrait bientôt. Il se rangerait de son côté. Elle le savait. Depuis toujours, Sora la préférait à Riku.

Elle continuait d'aimer l'argenté, bien sûr, mais elle se demandait si elle n'allait pas avoir besoin de mettre un peu de distance entre eux deux.

µµµ

Le lundi, Kairi arriva juste sur la sonnerie des débuts de cours. Mais ça l'arrangeait dans le fond. Elle en voulait à Riku. Il avait passé tout son week-end avec Sora alors qu'il aurait pu lui permettre, de loin, d'avoir un nouveau cahier.

Par instant, elle se disait que Riku ne comprenait vraiment pas le sens des priorités. De ses priorités. Puis, comme le brun l'avait souligné, ils l'avaient abandonnée un an et demi, ils devaient bien lui rendre la pareille, non ?

Elle poussa un des battants avant d'entrer dans la pièce, s'excusant rapidement pour son retard avant de venir s'asseoir à côté de Sora. Ce dernier lui sourit doucement et lui informa, rapidement, qu'ils allaient faire la correction du devoir.

Kairi sortit son travail avant de regarder le brun. Celui-ci remarqua directement qu'elle n'avait pas fait son devoir. Il eut un léger rire. C'était lui qui avait le plus dur, mais elle, elle ne travaillait plus. Elle l'aidait toujours, cependant.

Ainsi, il savait très bien qu'elle était encore capable de travailler mais elle préférait autre chose.

Son journal.

Kairi recopia rapidement ce qu'il avait noté. Juste à temps pour pouvoir aller répondre à une question au tableau. Elle réussit l'exercice sans problème, ce qui fit sourire Sora, puis elle revint s'installer.

- Tu as passé une bonne nuit ? Demanda Sora quand elle s'installa.

- Oui et toi ?

- Plutôt bien.

Sora lui sourit et il se concentra sur les explications au tableau, espérant quand même ne pas être interrogé. Il était toujours la risée de la classe dans ces cas-là.

La moitié du cours était passé et Kairi dessinait, sans doute un résidu des capacités de Namine, sans faire attention à quoi que ce soit. Le brun essayait de l'intéresser au cours, important à son sens, mais pas moyen.

Un des battants s'ouvrit alors.

- Encore un retardataire ? S'étonna le professeur.

Mais la personne qui entra ne semblait pas être un de ses élèves. L'individu en question était un homme, de vingt-cinq ou vingt-six ans, l'air détaché.

- Monsieur ? Fit l'enseignant en s'avançant.

La personne s'approcha de la table de Sora. Il laissa tomber un journal devant les yeux de la demoiselle avant de se pencher pour plonger ses yeux dans ceux du brun.

- Sa-lut.

- Lea ! Tu ne devrais pas venir comme ça. Essaya de gronder le porteur de Keyblade, ce qui semblait peu convaincant à cause de son sourire.

- Je fais que passer. Comment ça va ?

- Bien ! Et toi ?

- Ça va, je me balade, par-ci par-là. Je m'occupe du sale travail, comme d'hab. Dit-il en s'étirant.

- Monsieur ! Fit le professeur en s'avançant.

- C'est tout ? Demanda l'auburn en fronçant les sourcils.

- Oui. Dit le roux avant de regarder Sora. Aucun soucis ?

- Non. Roxas et moi allons magnifiquement bien, ne t'inquiète pas.

- Dacodac.

- Monsieur, sortez d'ici de suite.

- Tu pourrais me donner un peu plus de considération ! Grogna Kairi. Je suis sûre que ma sœur m'en donnerait plus.

Cette phrase fut suivie de plusieurs « wouw tu as un soeuuuuuur ? » alors que Lea se tourna vers la demoiselle et souriait froidement.

- Ça j'en doute.

- Et pourquoi Monsieur ?

Le professeur mit sa main sur le bras du roux qui laissa faire, l'ignorant totalement. Lea se saisit du menton de l'adolescente et il sourit froidement.

- Parce qu'elle est morte !

- Monsieur !

- C'est bon, c'est retenu, je sors.

Le roux se dégagea, ébouriffa les cheveux de Sora puis quitta la pièce. Kairi se leva d'un bond et s'empressa de sortir de la classe mais il n'y avait déjà plus rien alors que le brun essayait d'arranger sa coupe.

Sous ordre de son professeur, l'adolescente vint se rasseoir. Elle fronça les sourcils. Sa sœur était morte, son père aussi et peut-être même sa mère. Elle ne savait pas ce qu'elle allait bien pouvoir faire.

Mais elle se rendait compte aussi d'une autre chose… elle allait avoir tout le royaume de son père entre les mains.

Il faudrait qu'elle s'en occupe.