Note d'auteur : Voici le 5e chapitre, un de mes préférés :) Encore merci à Madelline pour ses corrections et conseils !
Bonne lecture !
Chapitre 5
Les deux jours suivants, Fiona travailla sans relâche à l'élaboration des remèdes. Elle se doutait qu'il y avait évidemment bien plus compliqué que la tisane d'achillée à préparer, cependant elle n'avait pas imaginé que cela lui donnerait tant de mal. A Poudlard, elle était une des meilleures du cours de Potions, et durant les études qu'elle avait suivies, elle n'avait jamais rencontré de difficulté majeure. Elle commençait à se dire que la formation qu'ils recevaient était loin d'être exemplaire, et ne les préparait que très peu au métier d'apothicaire. Son plus grand regret était de n'avoir aucun cours pour apprendre à garder son sang-froid ou à endurer les drames, car c'étaient sans doute les pires épreuves auxquelles elle serait confrontée en exerçant son métier.
Mais elle savait bien qu'un apothicaire n'était jamais chargé de cas graves, lesquels étaient envoyés à Ste Mangouste. Hormis la femme d'Angus, elle ne l'avait jamais entendu évoquer d'autres tragédies. Il fallait qu'elle se fasse à l'idée que ses compétences se résumeraient à la préparation d'onguents pour les cors aux pieds ou de tisanes pour la toux… Elle le regrettait un peu, bien que devant admettre qu'aussi rébarbatif que cela puisse paraître, la préparation de ces simples médications n'avait rien de simple.
Un jour que la boutique était déserte, que Fiona s'entraînait à la préparation d'un cataplasme contre les douleurs articulaires et qu'Angus réorganisait ses étagères, elle lui demanda :
— Vous étiez à Poudlard, vous aussi ?
Il la regarda puis hocha la tête.
— J'étais à Gryffondor, répondit-il d'une voix morne.
Fiona était sur le point de manifester son étonnement puis se ravisa. Évidemment, aujourd'hui il n'avait plus rien du Gryffondor qu'il avait pu être. A dire vrai, elle l'avait imaginé sortir de Serdaigle ou de Serpentard, pour sa froideur, son intelligence, et sa rigueur.
— Moi j'étais à Serdaigle, répliqua Fiona sur le ton de la conversation.
Angus ne réagit pas, et continua de vérifier le contenu de ses pots. Fiona haussa les épaules, elle avait espéré pouvoir discuter un peu au lieu de laisser planer ce silence de mort, mais aurait dû se douter que le vieil homme n'était pas plus enclin qu'au début à discuter avec elle. Elle avait bêtement pensé qu'après lui avoir dit que sa femme était décédée, après qu'elle eut accédé à sa requête, il serait un peu plus chaleureux, mais force était de constater qu'il n'avait pas de si tôt l'intention de changer.
La porte de la boutique s'ouvrit soudain, et Fiona fut ravie de reconnaître le visage jovial de Mrs Ketteridge. Elle s'empressa d'aller la saluer, et se fit recevoir comme toujours avec beaucoup de chaleur.
— Ah, vous avez meilleure mine ! s'exclama la vieille dame. Vous dormez assez ? J'ai des oreillers en trop chez moi, si vous en voulez un supplémentaire n'hésitez pas !
— Abigail, soupira Angus, ce n'est pas un hôtel luxueux, mais ce n'est pas non plus une auberge miteuse. Je ne la fais pas dormir à même le sol…
— Connaissant votre souci du confort de vos invités, Angus, j'en suis étonnée !
— C'est mon assistante, pas mon invitée, marmonna Angus. Et si elle n'est pas contente, elle va se payer une chambre à la Tête de Sanglier.
A choisir entre une chambre correcte ici, et le bouge enfumé que pouvait être la Tête de Sanglier – bien qu'elle ne remercierait jamais assez Abelforth Dumbledore d'avoir accueilli dans son auberge les élèves trop jeunes pour se battre le jour de la Bataille de Poudlard – elle préférait rester dans sa petite chambre au dessus de l'apothicairerie. Cependant, rien que pour voir les deux vieux amis s'envoyer des piques, elle aurait volontiers attisé le conflit.
— Vieil imbécile, rétorqua Mrs Ketteridge avec un petit sourire, avant d'ajouter sur un tout autre ton : Mes cors aux pieds ne vont pas mieux, il me faudrait un autre onguent.
Angus marmonna quelque chose que Fiona ne comprit pas. Elle avait fini par apprécier cette manie, qui donnait au vieil homme des airs de Leprechaun grincheux. Il lui fit un signe, et elle s'empressa d'aller chercher les ingrédients nécessaires à cet onguent, afin de le préparer elle-même.
— Alors ça y est, il s'est enfin décidé à ne plus vous séquestrer dans la réserve ? demanda Mrs Ketteridge avec malice.
— Elle m'a tellement cassé les pieds que j'ai dû céder, répondit Angus qui jeta un regard amusé à Fiona.
Elle lui adressa un petit sourire, contente de voir qu'il savait encore plaisanter, ce qu'elle n'avait pas vraiment eu l'occasion d'observer depuis son arrivée. Et elle sentait que la présence de Mrs Ketteridge n'était pas étrangère à ce regain de bonne humeur. Elle semblait être la seule amie du vieil homme au village, et la seule qui puisse se permettre de le taquiner sans risquer de se faire couper les oreilles !
Fiona s'attela à son travail, elle se remémora ce qu'elle avait vu Angus faire le premier jour. Elle chercha sur les étagères l'ail, les chenilles et l'huile d'olive. Elle écrasa l'ail dans un mortier puis coupa les chenilles en tout petits morceaux. Elle versa une cuillerée d'huile d'olive dans un petit bol d'argile, avant d'y ajouter l'ail et les chenilles, et de tout mélanger soigneusement à l'aide de sa baguette magique. Lorsque le mélange fut près, elle prit une grande feuille de rhubarbe dans laquelle elle l'emballa soigneusement. Puis elle tendit le tout à Mrs Ketteridge qui lui adressa un regard admiratif.
— Eh bien Angus, bientôt vous pourrez quitter la boutique sans crainte que tout parte à vau-l'eau !
— Un cataplasme pour les cors aux pieds est un jeu d'enfant, rétorqua froidement Angus. Si ses compétences devaient s'arrêter là, je ne donnerais pas cher de la santé des habitants de Pré-au-Lard en mon absence.
Fiona se tut, mais rumina silencieusement. Elle n'avait rien dit, elle ! Elle ne se considérait absolument pas prête à s'occuper de l'échoppe, et ne prétendait pas avoir tout appris, loin de là.
— Ça fera huit Mornilles, maugréa Angus en se dirigeant vers le comptoir de la boutique.
Mrs Ketteridge sortit une petite bourse de sous sa cape et donna à Angus ce qu'il demandait. Elle adressa un petit clin d'œil à Fiona et sortit de la boutique. Lorsqu'ils furent enfin seuls, Fiona demanda :
— Vous connaissez Mrs Ketteridge depuis longtemps ?
— Depuis que je suis arrivé ici, répondit Angus.
— C'est vraiment quelqu'un d'adorable.
— Et l'une des seules personnes assez intelligentes pour ne pas être venue me voir et me présenter ses condoléances l'œil larmoyant. La seule à avoir compris qu'ayant perdu ma femme, je n'avais pas en plus besoin de supporter les pleurnicheries des gens qui croyaient compatir à mon sort, mais qui ne faisaient que se rendre pathétiques.
Fiona l'observa mais ne vit cette fois aucune trace de tristesse sur son visage. Tout du moins pas plus que d'habitude lorsqu'il évoquait sa femme. Elle aimait mieux éviter un nouvel échange virulent et un Angus en larmes… Elle préférait le vieil homme acerbe et grincheux au mari éploré et désespéré, et de loin !
— Cesse donc tes bavardages et prépare-moi le cataplasme pour guérir les brûlures.
Fiona fut un peu déçue de ne pas pouvoir discuter davantage mais se dit que, décidément, il faudrait qu'elle s'habitue à la loquacité réduite du vieil homme. Cela faisait bientôt un mois qu'elle était ici, mais espérait toujours établir avec lui une relation plus amicale et réussir à vraiment entamer une discussion. Il devait avoir tant de choses à raconter, pourquoi semblait-il avoir fait ce vœu de silence ? Il n'était pas compliqué de comprendre, après la guerre elle avait vu ce phénomène plus d'une fois : ayant perdu un être cher et ne s'en étant toujours pas remis vingt ans plus tard, il devait redouter plus que tout de s'attacher à qui que ce soit, et de revivre une telle tragédie.
Ne souhaitant pas une nouvelle crise et de nouvelles larmes, Fiona ne broncha pas, et entreprit de préparer ce cataplasme. Il était bien plus difficile que celui des cors aux pieds. Elle chercha sur les étagères le pot contenant de la farine, l'attrapa et en préleva six cuillerées. Puis elle prit une tranche de citrouille, ôta les pépins, décolla la chair de la peau puis la mit dans un bol. Enfin, elle choisit un lys dont elle enleva les pétales, qu'elle fit tremper dans l'huile d'olive, déjà sortie précédemment. Elle réduit la chair de citrouille en purée, délaya la farine dans de l'eau, et mélangea le tout. On lui avait appris que le seul cataplasme de farine et de citrouille suffisait amplement, mais chez les sorciers, les brûlures étaient bien souvent de source peu ordinaire, et pour prévenir tout effet secondaire, l'huile de pétales de lys était nécessaire. Elle versa la solution obtenue sur le mélange de farine et de citrouille, et d'un coup de baguette magique élimina le surplus d'huile afin que le cataplasme soit transportable et ne s'écoule pas hors de son emballage.
— C'est bon, maugréa Angus, la faisant sourire de fierté. Mais si tu veux un conseil, fais tiédir l'huile avant de la mélanger à la farine et à la citrouille.
Fiona hocha la tête, contente de ne pas subir encore une cascade de reproches. Elle commençait enfin à espérer pouvoir se montrer un jour à la hauteur des exigences du vieil homme…
~o~O~o~
Quelques jours passèrent, Fiona s'améliorait de plus en plus, et n'avait eu à subir que l'équivalent d'un jour normal en reproche, en l'espace de quatre. Elle avait réussi à préparer correctement un philtre régénérateur à la Mandragore, et avait eu droit à un « Excellent ! » de la part d'Angus. C'était sans doute un des remèdes les plus difficiles à préparer, et il lui avait dit lui-même qu'elle n'aurait probablement jamais à en user, car la pétrification était extrêmement rare, et que les personnes en étant victime étaient immédiatement transférées à Ste Mangouste.
Fiona n'avait pas osé dire à haute voix que la femme d'Angus aurait techniquement dû être transférée dans un hôpital, mais qu'en raison des perturbations majeures, cela s'était révélé impossible. Il fallait qu'un apothicaire soit prêt à prodiguer les meilleurs soins, mêmes aux cas les plus graves. Évidemment qu'elle doutait un peu qu'un Basilic se promenât dans Pré-au-Lard, mais savoir préparer ce philtre régénérateur la rassurait un petit peu.
La porte de l'échoppe s'ouvrit dans la matinée sur une vieille dame se plaignant de « tintements » dans la tête. Elle leur expliqua qu'après avoir jeté un sort sur un carillon qui ne voulait plus fonctionner, cela avait ricoché et lui était arrivé en pleine tête. Désormais dès qu'elle bougeait la tête, une série de petits carillonnements se déclenchaient. Elle leur fit une démonstration, et Fiona eut beaucoup de mal à ne pas éclater de rire.
— Fiona, à ton avis, comment peut-on soigner ça ?
— Avec un autre sort ? Un Silencio, peut-être ?
— Un Silencio la rendrait entièrement muette, répliqua Angus. Une autre idée ?
Fiona secoua la tête. Angus ne répondit pas, partit dans la réserve, puis en revint avec une fiole, contenant un liquide d'un bleu vif. Il la donna à la vieille dame qui la but d'une traite. En reposant la fiole, elle bougea sa tête de droite à gauche, et son visage s'éclaira lorsqu'elle s'exclama :
— Je ne carillonne plus ! Combien est-ce que je vous dois, Mr Wenlock ?
— Ça fera un Gallion, répondit le vieil homme avec un petit sourire amusé.
— Tant que ça ? grimaça-t-elle. C'est-à-dire que… je n'ai pas les moyens…
— Vous me paierez plus tard, dans ce cas, rétorqua Angus.
La vieille sorcière le remercia chaleureusement et sortit de la boutique en dodelinant de la tête, se réjouissant sans doute de pouvoir le faire sans avoir l'impression de sonner les vêpres. Angus se tourna vers Fiona qui ne put s'empêcher de baisser les yeux, un peu honteuse de ne pas avoir cherché plus avant ce qui pouvait aider la vieille dame.
— Cette fiole contenait un élixir plutôt complexe. Il est fait à partir de plusieurs ingrédients magiques, si ça peut te certifier qu'il est efficace.
Fiona esquissa un sourire, consciente que le scepticisme dont elle avait fait preuve au début n'avait depuis longtemps plus lieu d'être. Angus poursuivit :
— C'est un mélange de cinq ingrédients : des plumes de Jobarbille, du pus de Bubobulb, de l'armoise, des scarabées en poudre et du jus d'orties. Sa préparation prend cinq jours, principalement pour la durée de macération. Il demande un certain niveau d'études, je ne t'en pense pas capable. L'avantage est qu'il peut guérir de tous ces petits maléfices dont on peut être victime. Pour les cas plus graves, les guérisseurs de Ste-Mangouste sont recommandés. Je me souviens d'une femme, il y a quelques années, qui avait presque réussi à transformer sa tête en théière, elle fumait et sifflait... J'ai dû l'envoyer d'urgence à Ste-Mangouste, je n'avais pas de quoi annuler le maléfice. Je me demande encore comment elle s'y est prise…
Fiona pouffa de rire, imaginant la scène et la tête d'Angus en voyant arriver ce phénomène. Elle glissa sur les doutes du vieil homme quant à ses compétences, elle commençait à s'y habituer. Sortant de ses pensées, elle s'aperçut qu'il était subitement redevenu silencieux, semblant intensément réfléchir. Elle n'osa pas l'interrompre et attendit sans mot dire.
— Suis-moi, marmonna-t-il soudain en se dirigeant vers l'escalier.
Il monta les marches et elle lui emboîta le pas, interloquée. Il ne s'arrêta pas à l'étage de sa chambre, mais ouvrit une petite trappe et en fit descendre une échelle d'un coup de baguette magique. Il marmonna un « Lumos » avant de grimper. Fiona hésita un peu mais prit sa suite d'un pas prudent, craignant que les barreaux de l'échelle ne cèdent sous son poids. Lorsqu'elle arriva en haut, Angus avait déjà éclairé la pièce d'une quantité de petites flammes bleues qui flottaient dans le vide.
— Reste là, maugréa-t-il, je reviens.
Fiona obéit et parcourut la pièce du regard. C'était un grenier, tout ce qu'il y avait de plus banal. L'endroit sentait l'humidité, le toit ne devait pas être parfaitement étanche. Elle remarqua un coin rempli de photos. Voyant qu'Angus était occupé à l'opposé de la pièce, elle se dirigea silencieusement vers elles. La première qu'elle prit représentait un chien, lequel aboyait silencieusement en sautant dans le cadre. Sur la seconde, il y avait une jeune femme, très belle. Ses longs cheveux bruns flottaient dans un vent que Fiona pouvait seulement imaginer, et elle riait aux éclats. Elle respirait l'insouciance, la joie de vivre…
— C'est ma femme, fit soudain Angus derrière elle, la faisant sursauter et lâcher le cadre.
Fiona se retourna et le vit se baisser pour ramasser la photo.
— Comment s'appelait-elle ? demanda Fiona.
— Eleanor.
Il reposa la photo, ne souhaitant visiblement pas s'étendre davantage sur le sujet, et Fiona ne lui en tint pas rigueur. Il se dirigea vers la trappe en lui faisant signe de le suivre. Ils redescendirent dans la boutique et Angus posa sur le comptoir trois gros livres poussiéreux. D'un coup de baguette magique il en enleva la poussière et Fiona put lire sur le premier : Guide du Guérisseur. Elle connaissait cet ouvrage, mais ne l'avait jamais lu, n'étant pas à un niveau d'étude suffisamment avancé pour que cela lui serve à quoique ce soit. Le second ne lui était également pas inconnu : Indispositions et affections magiques les plus communes. Elle l'avait déjà, mais au rythme auquel avançait son apprentissage, elle ne pensait pas s'en servir avant longtemps. Le dernier en revanche semblait bien plus ancien et plus utilisé. Elle en lut le titre : Infections malignes et urgences magiques.
— Ces trois livres te seront utiles dans les jours à venir, déclara Angus, la sortant de ses pensées.
Elle tourna vers lui un regard incrédule. Il ajouta :
— Je vais m'absenter. Il faut que je reconstitue mes réserves, nous allons bientôt manquer de certains ingrédients. Et je te confie la responsabilité de la boutique.
Fiona voulut répliquer mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Elle était stupéfiée.
— Je ne t'ai pas encore appris à diagnostiquer les maux, mais ces trois livres devraient pouvoir t'aider. J'ose espérer que tu n'auras pas besoin du dernier. J'en ai fait l'acquisition trop tard mais si tu devais faire face à un cas semblable, il te serait d'un grand secours.
— Je doute d'avoir ce problème, je contacterais Ste Mangouste dans le pire des cas…
Angus regarda par la fenêtre, l'air soudain très soucieux. La neige tombait dru, mais Fiona savait aussi qu'en vingt ans la magie avait évolué et que sur les multiples moyens de se déplacer, il y en aurait forcément un qui fonctionnerait. Angus semblait lire dans ses pensées car il esquissa un semblant de sourire.
— Je te fais confiance, je sais que tu t'en sortiras.
— Combien de temps partez-vous ?
— La plupart du temps, il me faut tout au plus dix jours pour tout reconstituer. Parfois moins, quand les élèves de Poudlard m'ont un peu moins dévalisé. La neige et le froid vont aussi ralentir mes recherches. D'ordinaire je ferme la boutique, et les malades vont directement à Ste Mangouste ou font venir un guérisseur. Cette année je n'aurai pas ce problème.
Il s'interrompit un instant avant de marmonner :
— Je pense que c'est la dernière fois que je vais moi-même reconstituer mes réserves. Toutes les bonnes choses ont une fin.
Fiona demeura muette, ne sachant que répondre. Ils savaient tous les deux que c'était justement en vue de ce genre de problème qu'elle était venue l'aider. Elle ne pensait pas qu'il entreprendrait encore une fois ce voyage.
— Vous êtes sûr que vous en serez capable ? Je veux dire… je pourrais y aller à votre place…
— Non, répliqua Angus d'une voix sèche. Tu ne sais pas où trouver tous ces ingrédients. Je te l'enseignerai, mais pas maintenant. Je pars demain, dans la matinée.
Fiona acquiesça. Sa décision était sans appel. Et la confiance du vieil homme lui donnait un peu de courage. Angus était si exigeant, si avare de compliments, que s'il décidait de lui laisser la boutique c'était qu'il l'en jugeait capable. Et Fiona avait bien l'intention de lui prouver qu'il avait eu raison de croire en elle. Elle espérait simplement qu'aucun incident fâcheux ne surviendrait en son absence.
Note de fin : Ca progresse n'est-ce pas ? Il lui fait enfin confiance, mais ça n'aura pas été sans mal !
J'espère que ça vous a plu, merci d'avoir lu et n'hésitez pas à laisser vos impressions, j'adore ça :) A vendredi pour la suite !
