La « Princesse » de Jardin Radieux.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !

Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.

Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.


Chapitre 15 : Éparpillé.

La porte du vaisseau Gummi s'ouvrit sur Kairi, tout sourire. Presqu'une semaine qu'elle n'avait plus parlé à Riku. Elle avait entretenu la discussion avec le brun et ce dernier lui avait fortement reproché la dispute, citant l'état.

Il avait préféré ne pas mentionner les degrés qui étaient progressivement montés jusqu'à ce qu'il arrive à calmer Riku. Ce qui n'avait pas empêché qu'ils avaient pris leur douche ensemble. Chose qu'il n'avait pas, non plus, mentionné.

À cause d'un congé le jeudi, ils avaient un long week-end de quatre jours. Ce pourquoi l'argenté, grâce à Sora, avait accepté de prendre ses congés pour les emmener à Jardin Radieux. Non seulement le brun en avait aussi envie mais ça lui ferait du bien. Même son patron pensait qu'une pause était mieux pour lui.

Peut-être que ça aidait aussi parce que le plus âgé des trois amis se laissait frapper par les courtisans de Kairi qui avaient eu vent de la dispute.

S'ils savaient ce qui avait failli arriver à la demoiselle.

L'auburn déposa alors ses affaires, sans se préoccuper du fait que, sans Sora, elle pourrait encore attendre pour les cahiers, et elle s'installa dans le siège qu'elle utilisait habituellement.

Elle tourna la tête en entendant le vaisseau se rouvrir mais elle se figea en voyant que Sora aidait Riku, le nez en sang à rentrer.

Elle prit son mouchoir, encore propre, et vint éponger le sang et cesser le saignement. Elle tourna alors la tête vers le brun.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Un de tes soupirants qui l'a frappé. Expliqua Sora, inquiet.

- Désolé. Murmura Kairi.

- Ça va… c'est pas de ta faute… ce sont ces abrutis qui sont cons.

- Ils ne devraient pas s'en prendre à toi comme ça… pourquoi ils font ça ? Demanda l'auburn.

- Parce qu'ils ont pas aimé que Riku et toi se soient disputés. Expliqua le brun.

- C'est… c'est dégueulasse ! S'indigna la seule fille.

Riku hocha la tête. Il lui prit le mouchoir en la remerciant encore avant de se relever en pressant le tissu contre son nez.

Sora le suivit et il le regarda s'installer dans le siège devant le tableau de commande. Il sautilla sur place alors que Kairi lui prenait les sacs pour aller les poser avec les siens.

L'argenté se tourna vers son partenaire en le voyant trépigner ainsi.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Sourit le plus âgé.

- Tu as besoin de deux mains pour conduire. Alors je me disais… que peut-être…

- Non, c'est bon. Rit Riku. Assieds-toi.

Sora soupira doucement, vérifia son nez puis s'assit avant de s'attacher. L'argenté lui jeta un dernier regard avec un léger sourire puis il regarda vers Kairi. Celle-ci lui sourit en lui montrant la ceinture autour de sa taille.

Celui qui conduisait s'assura d'être attaché également et il fit démarrer l'engin.

Il ne pouvait s'empêcher de pardonner tout à Kairi. Après tout, elle n'était imbuvable que depuis un mois, il avait été son ami pendant dix ans et demi. Ou plutôt pendant neuf ans si on retirait l'année et demie de séparation.

Il ne pouvait s'empêcher de remettre son cas à proximité du sien. Quelles erreurs n'avaient-ils pas fait ? Elle, elle était « juste » insupportable. Et seulement avec lui. Peut-être parce qu'elle lui en voulait de lui ne pas la comprendre alors qu'ils étaient si similaire.

µµµ

Riku posa le vaisseau Gummi dans l'arrière-cour de chez Merlin. Kairi demanda déjà où ils allaient. Mais ce fut elle-même qui se répondit en proposant qu'ils aillent chez sa grand-mère. L'idée semblant plaire à Sora, l'argenté ne put refuser.

- J'emmène tous les sacs. Dit la demoiselle.

Mais à son ton, on sentait qu'elle attendait quelque chose. Elle sourit quand Riku prit les bagages à sa place.

- Je vais directement chez elle. Sora, prends ton temps pour dire bonjour à tout le monde. Et toi Kairi…

- Je vais au château. Sourit la demoiselle.

- Oui.

- On se revoit à…

Riku regarda l'heure sur le cadran.

- Dix-neuf heures devant chez la grand-mère de Kairi.

Sora hocha la tête. Ça faisait deux heures trente quand même. Ça restait beaucoup de temps pour tout ce qu'ils avaient à faire.

Ils entrèrent dans la salle, Riku salua vaguement tout le monde puis il se rendit jusqu'à la maison de la vieille femme. Il espérait quand même qu'ils n'allaient pas la gêner.

Il arriva assez vite en vue de la petite maison où elle vivait et il se dit qu'ils n'allaient jamais avoir la place, qu'ils la gêneraient plus. Il frappa à la porte avant de remarquer la sonnette. Il hésita puis appuya.

- Oui, oui j'arrive. Dit la vieille femme depuis l'intérieur.

La porte s'ouvrit rapidement sur la vieille femme. Elle sourit doucement en le reconnaissant avant de lui faire signe d'entrer. L'argenté la remercia et il s'exécuta. Il osa poser les sacs dans l'entrée.

- Comment allez-vous hum…

- Riku. Un peu sur les nerfs mais assez bien madame, et vous ?

- Très bien. Tu peux m'appeler Alice mon petit.

- D'accord…

- Que venez-vous faire ici ? Demanda-t-elle en désignant les bagages.

On pouvait voir qu'ils appartenaient à trois personnes différentes.

- On vient quelques jours… Kairi aurait voulu savoir si… vous pouviez nous héberger.

- Bien sûr. Installe-toi.

L'argenté regarda la chaise qui lui était désignée et il s'assit. Il accepta les cookies qu'elle lui offrit et la remercia longuement. Il prit un des bonbons et le brisa entre ses doigts en plusieurs morceaux.

- Tu n'as pas l'air d'aller bien mon petit. Dit Alice en posant sa main sur son poignet.

- J'ai du mal… j'ai fait des mauvaises choses… Je ne contrôle plus les ténèbres en moi…

Il ne savait pas pourquoi il se lâchait comme ça devant cette inconnue, pouvait-on dire, mais ça lui faisait du bien. Peut-être parce qu'elle n'avait personne à qui raconter tout ça.

- Laisse-moi te raconter une histoire. Jadis, la paix régnait et les peuples vivaient dans la chaleur de la lumière. Tout le monde aimait la lumière. Mais les gens ont commencé à se battre pour se l'approprier. Et les Ténèbres sont apparues dans leur cœur. Elles se sont propagées, engloutissant la lumière et nombre de cœurs. Elles recouvrirent tout, et le monde disparut. Mais des fragments de lumière avaient survécu... dans le cœur des enfants. Grâce à ces fragments, les enfants ont pu reconstruire le monde disparu. C'est le monde dans lequel nous vivons. Mais la vraie lumière sommeille, cachée au plus profond des Ténèbres. C'est pour cela que le monde s'est retrouvé divisé... en de nombreux petits mondes. Mais un jour, la porte qui mène au cœur des Ténèbres s'ouvrira. Et la vraie lumière reviendra. La morale de cette histoire c'est que même plongée au cœur des Ténèbres... il y aura toujours une lumière pour te guider. Crois en la lumière, et les Ténèbres ne pourront jamais te vaincre. Ton cœur rayonnera de son pouvoir et repoussera les Ténèbres.

Riku la fixa et il posa sa main sur son cœur. Croire en la lumière. C'était peut-être ça. Il eut un léger sourire. Il remercia la femme du regard.

µµµ

Kairi était arrivée la première dans le bureau de son père. Elle cherchait après les autres mais personne n'était là et tout semblait déjà bien rangé. Sans doute avaient-ils finis ici et elle ne les retrouverait plus jamais à discuter tous ensemble, à rire et à compter elle ne savait pas trop quoi.

Elle commença alors à fouiller chaque endroit en criant « Youhouuuu » sans se soucier du bruit qu'elle pouvait engendrer. Elle avança un long moment dans les couloirs, découvrant des lieux dont elle n'avait que vaguement entendu parler.

Son château. Celui qui lui revenait de droit puisque, selon Lea, elle était la dernière héritière. C'était triste pour sa sœur mais, après tout, que pouvait faire une morte d'un tel endroit. Elle n'était sans doute qu'une des nombreuses victimes de l'autre Ansem.

Peut-être même qu'il l'avait tuée de ses propres mains pour être le seul héritier de toutes les richesses du vrai Ansem. Pour lui ressembler d'autant plus.

Mais il y avait une faille dans son plan : elle.

L'auburn frappa à une porte et elle entra pour voir un salon. Ienzo y était installé, en tailleur dans un fauteuil moelleux et tenant un calepin couvert de dessins ou de mots fait au crayon.

- Bonjour !

Il sursauta et fit tomber son propre crayon avant de se tourner pour la regarder de haut en bas. Il soupira et se passa la main dans la mèche avant de se remettre à sa tâche.

- Désolé ! Mais je viens voir quelqu'un à propos des journaux de papa !

- Ce n'est pas en disant juste « désolé » que tu peux tout te permettre.

- Quel sérieux. Soupira Kairi.

- Seulement avec ceux qui n'en valent pas la peine, oui.

- Qui… Quoi ?! S'indigna-t-elle alors que la porte s'ouvrait sur Dilan.

Elle se tourna vivement vers lui. Il était probablement le seul à vraiment pouvoir la comprendre. Elle s'approcha et lui fit un large sourire alors que les paroles que le méché venait de prononcer lui tournoyait dans la tête.

Il fallait dire que cet individu changeait par rapport à Sora ou Riku. Ou encore celui aux rastas qui lui souriait déjà doucement.

- C'est à propos des journaux. Dit l'auburn après qu'ils aient échangés nombres de banalités.

Le jeune scientifique soupira.

- Qu'il y a-t-il ?

- Le cahier que tu m'as donné, il n'y a plus rien dedans. Que des pages blanches ! Comment est-ce que je peux savoir l'histoire de ma sœur si elle n'est plus marquée dans le cahier ?

- Ce n'est pas parce qu'elle n'est plus écrite dans ce carnet, que son histoire s'arrête ici. Certifia l'homme avant de la prendre par le poignet et de l'emmener à sa suite.

Il lui fit traverser nombres de couloirs et de salles avant qu'ils arrivent devant une chambre qui semblait plutôt petite. Il ouvrit la porte et elle put voir une pièce plus grande qu'il n'y semblait. Elle était grise et avait des affiches étranges. Kairi fit la moue devant cette décoration qui, visiblement, ne lui plaisait pas.

- Voilà. Dit le manipulateur de vent.

Il s'approcha d'un petit bureau jonché de papiers. Le temps semblait s'être arrêté ici. La poussière couvrait tout et l'on voyait l'une ou l'autre toile d'araignée mais le papier n'avait pas pris une teinte jaunie, les draps ne sentaient pas.

À croire que le temps lui-même avait décidé de préserver ce lieu pour une quelconque raison.

Dilan ouvrit quelques tiroirs avant d'en sortir des cahiers noirs et de les tendre à Kairi.

- Ils y sont tous. Fait attention et rends-les-moi après.

- Ceux de papa… Commença l'auburn.

- Ce n'était pas pareil. Certifia l'homme.

Kairi serra les livres contre elle. Il valait mieux ça que de pas en avoir du tout, non ?

Elle remercia Dilan avant de le suivre jusque quand le salon. Sora viendrait l'y rejoindre bientôt.

Il commençait à tarder, d'ailleurs.

µµµ

Sora courrait pour rejoindre le château et, ainsi, Kairi. Cependant, il se détourna de son but premier en voyant une chevelure rouge. Il s'arrêta, bifurqua puis s'approcha de la personne qui prenait une glace.

Le brun sourit et n'hésita pas à en demander une, faisant sursauter la personne. Il accepta sa glace en souriant à l'individu.

- Sora.

- Lea ! Que fais-tu ?

- Moment détente. Soupira l'assassin.

- Je peux participer ?

- Ouais… viens.

Le roux se saisit de son poignet et il l'emmena dans l'endroit le plus haut du monde avant de s'asseoir, les pieds dans le vide. Sora le suivait gentiment, léchant de temps à autre sa glace, néanmoins, arrivé devant le gouffre, il hésita un instant.

Il s'assit et ne sembla pas apprécier que le sol soit si loin. Mais il sourit quand même au roux avant de continuer sa glace.

- Comment ça va ?

- Bien, et toi ?

- On fait aller.

- Oh… et Roxas va bien aussi.

- Sora… je tiens à toi aussi. Tu es mon ami autant qu'il l'a été. Je me suis habitué au fait que Roxas avait trouvé mieux que moi ailleurs. Je n'étais pas assez important pour lui.

Le roux toucha son cœur sous le regard du brun qui semblait être un peu chamboulé. Il avait juste voulu bien faire. Visiblement, il s'était trompé.

- Mais il est là et il sera toujours là. Tu dois le savoir, puisque c'est ta doctrine. En attendant… je veux savoir comment TOI tu vas. J'ai appris, au fil du temps, à tenir à toi et toi seul.

- Désolé… de t'avoir blessé. Je pensais juste te faire plaisir.

- Mais oui, ne t'inquiète pas. Mais tu es mon ami et « juste » ça, ça me convient très bien. C'est bon, c'est retenu ? Dit-il en appuyant son index libre contre sa tempe.

Sora hocha la tête en souriant doucement. Il observa à nouveau le vide alors qu'il léchait la glace. Il y avait quelque chose qui le gênait. Autre que ce goût sucré-salé à la fois si délicieux et si dérangeant.

- Qu'est-ce que tu cherches tout le temps comme ça ? Demanda-t-il enfin.

- Une personne…

Sora le fixa de ses grands yeux. Lea sentit que le brun attendait plus mais il prit quand même le temps de mordre dans sa glace et d'avaler un bout d'aliment.

- Une personne que ma stupidité m'a prise.

- Tu le cherches pour t'excuser ?

- Y faudra plus que de petites excuses. Souffla le roux avant de regarder vers le ciel.

Le brun l'imita, un peu dépassé. Lui avait accepté cela pour Riku, et encore, il l'avait déjà pardonné bien avant. Il se demandait qui ça pouvait bien être pour que ça lui tienne si à cœur.

Mais il n'osait pas lui demander. C'était trop indiscret et puis, il n'avait pas envie de le blesser.

Il l'avait déjà trop fait, visiblement, en voulant bien faire.