La « Princesse » de Jardin Radieux.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !

Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.

Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.


Chapitre 16 : Contre ses désirs.

Kairi se réveilla alors qu'il était déjà dix heures passées depuis un moment. Elle avait pu user de la chambre d'ami alors que les garçons avaient dormis au salon. D'après ce qui était prévu, Riku dormirait sur le sol et Sora dans le divan. Le brun avait voulu inverser mais il avait perdu dix « pierre-papier-ciseau » d'affilé. Selon l'argenté c'était juste qu'il le connaissait par cœur.

Néanmoins, c'était ce qu'il s'était passé en théorie. Parce qu'à la nuit tombée, quand tout le monde avait été se coucher, Riku s'était allongé dans le divan et Sora sur lui.

La première chose que Kairi fit, au réveil, fut d'observer les dix cahiers sur sa table de chevet, poser en deux tas. Ils se ressemblaient tous. Petits, contenant environ deux-cent pages, la couverture rigide et noire et annotée de « Kaly Radiant » suivit de l'âge au début de l'écriture du livre.

L'auburn se prépara rapidement, couvant les livres du regard. Prête, elle sortit de la chambre, regagnant la pièce qui servait de cuisine, salle à manger et salon en même temps. Elle sourit à ses deux amis et vint faire la bise à sa grand-mère avant d'en faire de même pour ses amis, terminant bien sûr par Riku.

Elle s'assit alors à table où elle commença à manger ce que sa grand-mère avait mis dans son assiette. Pain toasté, œuf et saucisse. Elle mangea avec appétit en écoutant les conversations des autres.

Elle attendit alors le premier « vide » pour pouvoir se lancer.

- Dites ! Où est ma mère ?

- Je ne sais pas. Nous ne nous sommes plus vu depuis un moment. Répondit Alice en commençant la vaisselle.

Sora se leva pour l'aider.

- Et comment ce sont-ils rencontrés ?

- Je ne sais pas. Un jour, elle est venue me voir en me disant qu'elle portait la vie.

- Ce ne sera sans doute pas écrit dans le journal de grande sœur. Se plaignit Kairi.

- Grande sœur ? Questionna le brun en essuyant une assiette.

- Tu sais bien, Kaly.

- Oui. Mais tu ne lisais pas les journaux de ton père ?

- Il l'a terminé. Si je veux savoir la suite, je dois lire ceux de grande sœur. Répondit l'auburn.

Elle se retint d'ajouter qu'elle le saurait s'il n'avait pas passé son temps avec Lea. Et encore heureux. Sur ce point, et comme beaucoup d'autre, Riku s'accorderait avec le brun. En particulier parce que « Lea a besoin d'attention en ce moment » pour paraphraser Sora.

Le plus jeune des deux porteurs de Keyblade hocha la tête en essuyant une nouvelle assiette. Il semblait réfléchir à une solution quelconque pour pouvoir répondre aux attentes de son amie d'enfance.

- Peut-être… en a-t-il parlé de « vive voix ».

- Non. J'ai demandé à Dilan, Aeleus et Ienzo… même à cet « Even ». Personne ne sait rien.

- Une personne peut être au courant. Sourit Sora.

Kairi fronça les sourcils, n'ayant pas particulièrement envie de jouer. Elle se demandait si celui qu'elle aimait la berçait de faux espoirs inutiles ou si, lui aussi, ne la prenait pas au sérieux.

- Pour l'instant, c'est un secret. On va aller voir avec Riku, toi, reste ici avec madame Alice, ça te fera du bien.

- Vous êtes trop géniaux, les garçons. S'écria l'auburn.

Sora sourit et il termina rapidement la vaisselle. Il s'assura qu'Alice n'avait besoin de rien avant de proposer à Riku d'y aller. Ce dernier hocha la tête, arrangea la nappe qui avait été un peu tirée.

- Où allez-vous ? Demanda quand même Kairi.

- Dans le bureau de ton père.

Sora agita la main pour dire au revoir et ils sortirent tous deux. Ils firent quelques pas avant que l'argenté ait un sourire cynique.

- Ça ne m'étonne pas que tu sois le préféré de Kairi.

- Pourquoi ? Parce que je suis gentil ? Sourit le brun.

- Parce que tu lui passes tous ses caprices. Répondit Riku.

- Eyh ! Protesta le plus jeune avant de le frapper gentiment. L'argenté rit et il lui vola un baiser.

Ils marchèrent, côte à côte, jusqu'à arriver au bureau d'Ansem. Plus d'une fois, ils durent s'arrêter parce que Sora prenait des nouvelles de l'une ou l'autre personne. Riku sentait une toute petite jalousie à ce sujet. On aimait bien trop son brun et lui aimait bien trop les autres.

Mais il se contenait. Il ne tenait pas à attrister Sora. Lui qui aimait tant se faire des amis et passer du temps avec autrui. Le sourire du brun valait mieux que de l'avoir pour lui tout seul.

Sora se mit à chercher le passage secret. Il sourit en le trouvant et l'activa. Si ceux qui résidaient ici à présent venaient souvent dans cette partie du château, ils préféraient fermer les passages à chaque fois. Par soucis de sauvegarde.

Le brun s'avança le long du ponton qui était étrangement suspendu dans le vide. L'argenté le suivit et ils arrivèrent devant un grand ordinateur. Riku le regarda comme si ça n'avait été guère plus qu'un objet prêt à lui sauter à la gorge.

- C'est ici.

Sora fronça les sourcils avant d'activer quelques boutons. Il resta silencieux un moment alors que Riku restait en retrait.

- Sora ?

- Tron ! Comment vas-tu ?

- Je n'ai aucun virus si c'est là ta question.

- Pas vraiment. Rit le brun. Mais bon. J'ai emmené mon petit ami avec moi.

- Vous, les utilisateurs, parlez bien étrangement.

L'argenté s'approcha, toujours un peu plus suspicieux. Sora lui prit la main et le tira au plus près de l'ordinateur.

- Tron, voici Riku. Riku, voici Tron.

- Hm… Bonjour.

- Bonjour. Sora a souvent entré des recherches à ton sujet dans le processeur.

L'argenté sourit doucement alors que les joues du brun prenaient une légère teinte rouge.

- On… on est venu te poser des questions.

- Mes programmes sont prêts à t'aider.

- Nous cherchons la mère de Kairi. La septième princesse de cœur et la fille de Ansem.

Tron annonça qu'il lançait la recherche. On put entendre un bruit signifiant qu'il travaillait et fouillait la mémoire de l'ordinateur.

- Mère de Kairi : Wendy Land. Servante au service d'Ansem. Aucune information autre trouvée.

- Tu es sûr ? Pas de rencontre ? On ne sait pas si elle est encore en vie ?

- Non. Rien.

- C'est bien quand même. Sourit le brun.

Il remercia Tron avant de se tourner vers Riku et de l'embrasser.

Kairi était restée un moment avec sa grand-mère. Mais elle ne pouvait s'empêcher de trépigner. Sora et Riku allaient bientôt lui ramener nombres d'informations. Elle se demandait s'ils auraient la solution. Elle se demandait même si d'autres personnes pourraient lui offrir des détails ou pas. Peut-être même un de ses nouveaux amis qui lui avaient dit que non.

Peut-être était-ce tout simplement trop difficile à entendre maintenant. Toujours est-il qu'elle était prête à lire les journaux de sa sœur et, aussi, à obtenir les informations qui lui étaient si importante.

Bientôt, elle aurait toutes les pièces du puzzle entre les mains. Elle devrait aussi bientôt pouvoir trouver la paix.

Toutes ses questions seraient enfin avec des réponses.

- Kairi. Dit Alice.

- Oui, grand-mère ?

- Tu peux aller les rejoindre si tu veux. Ne t'embête pas avec une vieille femme comme moi si tu souhaites autre chose.

- Mais…

- Vas-y.

L'auburn ne se le fit pas redire une troisième fois et elle se leva. Elle vint faire une bise à sa grand-mère, jura de rentrer tôt et elle sortit de la maison. Elle s'empressa de rejoindre le bureau de son père.

Il lui fallut quand même cinq minutes. Mais quand elle entra, elle put voir un passage secret. Elle sourit et s'approcha, se disant que ses amis, solutions en mains, devaient être là.

Elle marcha le long du pont, la main sur la rambarde et se pencha au niveau du mur.

Kairi se figea de tout son être en voyant que son beau prince, l'amour de sa vie, le père de ses futurs enfants était en train d'embrasser Riku.

Elle sentit une nausée monter dans sa gorge. Elle calma difficilement son hoquet. Elle porta sa main à sa bouche avant de s'éloigner de quelques pas. Les larmes aux yeux, l'auburn partit en courant. Elle sortit du bureau de son père et chercha après une personne en particulier.

L'adolescente retourna presque tout le château avant d'entrer dans une pièce où devait dormir Dilan au vu de la droiture de l'endroit. Et le fait que le manipulateur de vent était assis sur le lit aidait à savoir que c'était sa chambre.

- Kairi ? Je doute que tu puisses déjà avoir fini tous les journaux.

- C'est Sora. Gémit-elle.

- S'il lui est arrivé quelque chose, adresse-toi à Lea.

- Il me trompe avec Riku. Pleura-t-elle.

- Il te trompe ? Répéta le brun en se levant.

- On était pas vraiment ensemble mais…

- Dans ce cas, désolé… mais il a le droit.

- Dilan ! Tu ne comprends pas ! Je l'aime tellement !

Le manipulateur de vent arriva jusqu'à elle et il la prit dans ses bras. Elle se blottit immédiatement, le corps tremblant. Elle aimait réellement Sora et lui, il préférait Riku. Pire, il n'avait même pas cherché à lui expliquer. C'était pourtant la moindre des choses vu des nombreuses fois où elle avait failli lui dire ses sentiments.

Au lieu de ça, elle était ici dans les bras de Dilan, pleurant toutes les larmes de son corps, ayant l'impression d'avoir été trahie.

- Ça va aller… tout va bien se passer. Tu es jeune Kairi, il y en a d'autres… d'autres garçons… et si tu l'aimes, tu devrais vouloir le voir heureux.

- Peut-être… mais il aurait au moins dû me prévenir !

- As-tu envisagé le fait que ce soit récent ?

L'auburn bougonna. Dilan lui caressa doucement les cheveux. La demoiselle se laissa faire, se sentant plus rassurée déjà. Elle se blottit un peu plus et appuya sa tête contre le cœur de l'homme.

Elle crut entendre qu'il lui disait que le temps guérirait ses blessures mais elle n'en était pas si sûre.

Kairi essayait de s'en sortir avec sa nouvelle vie, son nouveau passé, les responsabilités qui lui incomberaient bientôt et, maintenant, ses problèmes de cœur.

Elle n'était pas sûre de pouvoir gérer tout cela. C'était peut-être bien trop pour elle.

Bien trop pour n'importe qui.