La « Princesse » de Jardin Radieux.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !
Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.
Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.
Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.
Chapitre 17 : Le bal des nouveautés.
Bonjour journal,
Je suis Kaly Radiant et mon père t'a offert à moi. Je me permets de noircir tes tristes pages blanches mais je ne te promets pas que tu resteras « tout beau tout propre ».
J'ai treize ans aujourd'hui. Il paraît qu'il y a quatorze ans mon père a épousé ma mère. Je ne la connais pas. Peut-être m'a-t-elle fui à la naissance ?
Ce matin, comme d'habitude, je me suis extirpée de ma chambre, au premier étage et je suis partie jouer. Je suis revenue au château, décidément trop grand, couverte de boue de la tête aux pieds. J'avais même le coude éraflé mais que valent quelques blessures contre le plaisir ?
Lorsque je passe de l'autre côté de la fenêtre je me trouve face à mon meilleur ami et, en même temps, le pire connard au monde. Je soupire et saute sur la petite carpette pour ne pas tâcher. Papa ne doit pas savoir que j'aime me salir.
En levant la tête, je sens la bonne odeur de la bouffe. Papa doit faire courir les domestiques partout pour mon anniversaire.
J'essuie mes pieds longuement, sans même un regard pour celui qui est face à moi. Je l'entends rire. Il a toujours été bizarre. Papa dit que c'est normal pour les gens comme lui. Mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
- Braig, on entre pas dans la chambre d'une femme. Lâchais-je enfin.
- Une femme ? Où ça ? Tu veux t'en prétendre une avec ça ?! Se moque-t-il en désignant ma poitrine.
- Je grandis pauvre con ! Hurlais-je avant d'attraper mon oreiller et de lui balancer dans le visage.
Si papa m'entendait parler comme ça, il ferait une crise cardiaque, ressusciterait et ferait encore une crise cardiaque. Je suis sa princesse, sa petite Lily, le joyau de sa vie. Ce sont là ses paroles et uniquement les siennes. C'est un fardeau bien trop lourd que d'être tout ce qu'il a. Je souhaite tant qu'il trouve quelqu'un d'autre que moi.
Braig rigole en rattrapant le coussin. Il le laisse tomber sur le sol puis s'avance tranquillement jusqu'à ma salle de bain. Je vois rouge et attrape un autre oreiller.
- Mélusine est venue te préparer ton bain. Tu ferais mieux de le prendre maintenant.
Il sourit et attrapa quelque chose à l'intérieur de la salle de bain. Je manque d'émettre un cri d'indignation en voyant une robe blanche, avec des froufrous roses sur le dessous et dont le haut est rose, bretelles et cache-cœur. La robe est parsemée de papillons rose. Avec ça, des ballerines blanches avec un léger talon, des gants de lady blancs aussi et, enfin, un ruban rose pour mes cheveux.
Je regarde Braig mais, même s'il aime m'embêter, c'est plutôt le genre de papa ça. Je m'avance et je l'attrape par les épaules. Il est plus fort que moi mais ça donne une certaine « impression ».
- Sors de ma chambre !
- D'accord. Parce que ton cher papa veut que tu te dépêches.
Il me tapote la tête avant de partir avec un rire gras. Je le regarde partir puis je me rends dans la salle de bain. Je me retiens de salir la robe et je me déshabille pour entrer dans l'eau qui vire directement au brun.
Je me lave au mieux et me sèche comme il faut avant de me préparer. Je me trouve ridicule dans cette robe. J'inspire de l'air et je me dis que c'est important pour papa. Je sors de la salle de bain en ajustant mes gants.
Je sors de ma chambre et je suis les odeurs de nourriture. J'espère pouvoir m'empiffrer un peu. En espérant qu'il n'a pas encore des tonnes de bouffes pour vieux. Il fait ça souvent et moi je ne peux rien manger, ou presque.
Je cours, même si une femme de la haute ne doit pas faire ça, et j'arrive rapidement au lieu désiré.
Je trouve des petits cakes au jambon et j'en dérobe un avant de l'enfourner dans ma bouche. Je ressors avant qu'on ne m'aperçoive. Je me dirige alors vers la salle d'audience qui servait de salle de réception également.
J'entre et je vois deux personnes. Mon père leur parle mais je remarque surtout que les deux portent l'uniforme qui signifie qu'ils travaillent, essentiellement, à la protection du château et/ou de ses habitants c'est-à-dire papa et moi.
Je remarque aussi que tout est organisé pour une fête. Sans doute ma fête d'anniversaire d'ailleurs. Il y a de la dentelle blanche un peu partout, les tables sont emplies de napperons et de vaisselle blanche.
Je m'approche de papa qui me désigne les deux garçons. Ils ne devaient pas avoir plus de dix-neuf ou, peut-être, vingt ans et ils étaient plus musclés que tous les hommes que je n'ai jamais vu.
- Voici Aeleus et Dilan. Ils ont seize ans, c'est surprenant, je sais.
- Bonjour. Saluais-je en faisant une révérence comme on m'avait apprise à le faire.
Les deux me répondent par la pareille doucement. J'espère qu'ils pourront devenir des amis. Ainsi Braig pourrait descendre au grade de simple ami. Forcément, quand on a un seul ami, ça ne peut être que votre meilleur ami.
- Je vois que tu es fin prête. La fête va bientôt débuter.
J'hoche la tête et je viens le rejoindre.
Il faut cependant deux heures avant que la fête ne commence vraiment. Je suis restée essentiellement avec Aeleus et Dilan, je les trouve tous les deux sympathiques. Je peux voir Braig au loin qui est occupé à la surveillance. Surveillance du buffet.
Surveillance très rapprochée.
Moi j'attends, je réponds quand on vient me parler, je souris, je fais bonne figure. J'ai assez de bonne manière pour ne pas me ruer sur la bouffe ou parler la bouche pleine. J'accepte même une danse avec un abruti de seize ans qui roulait des mécaniques face à mes deux nouveaux gardiens.
Je les entends d'ailleurs pouffer alors que je fais exprès de lui marcher sur les pieds mais m'excuse avec un sourire d'ange.
On m'invite encore et encore, on m'apporte à boire, à manger. Je ne peux rien savourer car il ne faudrait pas que je tâche mes vêtements. Habituellement, je porte des couleurs foncées si possible pour que papa ne voit pas les bavures de mon « ingratitude ».
Je maudis cette tenue.
Le jeune homme de seize ans revient à la charge. Je ne sais comment le repousser quand on m'attrape par les épaules.
- Désolé, c'est ma cavalière.
Dilan.
Je le remercie du regard et accepte de lui accorder la danse en question. Il danse de façon très gauche et je ne peux m'empêcher de rire. Il ne le prend pas mal, heureusement.
La danse finie, je repars et je rejoins papa. On discute un peu avant que je ne vois une fille de quatorze ans, aussi gênée dans sa robe que moi. Je souris. En plus, elle est très jolie. Elle serre son verre à la main presque tristement.
Je m'avance pour la rejoindre, me retrouvant en elle.
Et… autre chose.
Je m'approche d'elle et lui tends doucement la main. Elle semble surprise avant d'accepter que nous dansions. Elle confie son verre à un garçon qui la regarde de près et nous commençons à danser.
C'est une chanson lente et on danse comme je l'ai fait avec Dilan, je conduis comme pour lui, encore une fois. Je ne vois rien d'autre qu'elle. Elle est tellement plus agréable que ces garçons qui me parlaient déjà « mariage ».
J'avais envie de leur crier que je n'avais que treize ans et que le mariage ce n'était pas pour moi. Ici, au moins, je ne suis pas obligée de faire bonne figure.
Tout à coup, je sens une main sur mon épaule. On s'arrête, je tourne la tête vers mon père. Celui-ci s'excuse à ma cavalière puis il m'éloigne d'elle.
- Ne fais plus jamais ça, Lily.
- Mais pourquoi ?! On s'amusait bien !
- Parce que je suis ton père et que je te l'ordonne.
- J'aimerais retourner danser avec elle…
- Hors de question !
Il n'a jamais élevé la voix. En tout cas, pas en face de moi. Je sursaute et m'éloigne de lui de quelques pas. Il regarde autour de lui pour s'assurer que personne ne l'a entendu crier. Il fait un signe de main à quelqu'un.
Je tourne la tête pour voir son vieil associé : Even. Je ne l'aime pas. Je préfère Braig, même dans ses mauvais jours, à lui.
- Une demoiselle ne danse pas avec une autre demoiselle. Me dit sévèrement mon père.
- Mais c'est MA fête d'anniversaire. M'indignais-je.
- Oui, mais le code indique que l'on ne fait pas ce genre de chose. Réplique-t-il.
- Elle est de loin bien plus agréable que tous ces… tous ces hommes qui ne pensent qu'à m'épouser ! Même Braig est plus respectable que ça.
- N'insulte pas nos invités ! Tu n'as pas le droit de danser avec une autre demoiselle, c'est tout. Si tu continues, je vais devoir te punir.
Je récupère mes bras et je m'éloigne pour repartir auprès de Dilan et Aeleus. S'il faut que je reste avec des hommes, autant que ce soient des plaisants et qui ne pensent pas qu'à des choses non digne de mon âge.
