La « Princesse » de Jardin Radieux.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !
Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.
Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.
Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.
Chapitre 20 : Dernière pièce du puzzle.
Bonjour, journal !
Aujourd'hui, j'ai eu fini tous mes cours à midi. BONHEUR TOTAL. La prof de danse était malade et la femme du prof de math était en train d'accoucher alors ils n'ont pas su venir. En changeant toutes les heures, j'ai eu fini tôt.
Un pur plaisir !
Je viens de finir de manger avec papa que j'ai filé dans la cuisine. Je vois les cuisinières peu contente mais je suis la princesse alors, elles n'ont rien dit. J'ai réussi à obtenir une dizaine de tranche de tartine et j'ai entreprit de faire des sandwichs. Comme on les voit dans les livres de recettes de cuisine. Sans croûte, en triangle, bien garni.
Un au fromage, un au jambon, un autre jambon fromage, encore un au foie gras et le dernier aux omelettes. J'ai vu les cuisinières offusquées de me voir généreusement piocher dans la « terrine de foie gras mi-cuit, cuit au sel » parce que ça devait être vachement cher. Mais elles ont failli s'évanouir quand je me suis brûlée, sur un micromillimètre carré, avec la poêle pour les œufs. Je pris un assortiment de charcuterie et fromage.
Je file alors qu'elles ne sont pas encore remises de leurs émotions. Je cours jusqu'à la porte d'entrée que j'ouvrais. Dilan et Aeleus tournent la tête vers moi.
Ils sourient en me voyant.
- Bonjour. Vous n'êtes pas en cours ? Demande le brun foncé.
- Nop ! J'ai eu fini plus tôt, les gars ! Et vous ? Vous avez… seize ans, c'est ça ?
- Oui. Répond Dilan. Mais on ne va plus à l'école. On suit des cours par correspondance. Explique-t-il.
J'hoche la tête. D'un certain côté, on est pareil. Sauf que moi, je suis confinée par papa et que je fais ça pour lui faire plaisir. Mais eux… je me demande bien.
Je soulève le plateau repas en souriant, leur exhibant les victuailles que j'ai durement rassemblé pour eux.
- C'est gentil. Sourit Dilan.
- Je suppose que votre présence est exceptionnelle. De toute façon, notre travail nous indique qu'il vaut mieux que vous restiez à l'intérieur.
- Eyh ! Pas de « vous » avec moi ! Pas quand on est seuls. Je suis normale ! Et j'ai juste envie de me faire des amis… enfin autre que les connards que papa me choisit.
- Connard. Répéta Aeleus tandis que l'autre prenait un sandwich.
- Ouais ! Ils se vantent toujours de ce qu'ils font dans la vie et genre tout est mieux que moi. Ou alors ils parlent de sujet barbaaaaaaaant. Moi, je vous trouve plus sympas.
- Merci. Sourit, encore une fois, Dilan.
Il est de loin le plus sympathique, il se détend alors qu'Aeleus est plus strict, plus renfermé. On sent qu'il a un travail et qu'il compte bien le faire le plus à fond possible. C'est assez rassurant et à la fois, il faudrait que je puisse le détendre.
Ce serait tellement bien si on pouvait être de vrais amis. Je suis sérieuse quand je dis que je ne supporte pas ceux choisis par papa. Il ne choisit que ceux qui pourraient être de bon conseiller ou de futur époux assez conséquent. J'aimerais pouvoir lui dire que je n'ai que treize ans, que j'ai tout le temps devant moi… mais j'ai peur de lui faire du mal.
- Je vais m'arranger pour avoir des pauses de midi plus longue, comme ça, on pourra se voir !
- Ça à l'air de vou… te faire du bien. Le grand air. Sourit Dilan.
J'hoche vivement la tête. J'ai hâte d'être leur amie mais aussi de pouvoir sortir à volonté sous « protection ». Ils seront mon excuse d'un certain côté. Et ils seront quand même plus supportables que Braig !
Nous discutons un moment avant que des pas ne se fassent entendre. Le plateau repas, vidé, est sur le sol. Ils m'ont, gentiment, forcé à manger de la charcuterie. Je me demande juste s'ils ne font pas semblant de m'apprécier parce que je suis la princesse, espérons que non.
Une personne s'avance, un civil.
Normalement, ils n'ont pas le droit de venir jusqu'ici et mon père se serait certainement énervé. Mais moi, je trouve que c'est mieux. Notre monde souffre déjà d'une trop grande ligne entre les pauvres et les riches. Comme Braig qui n'est qu'un clochard et se hisse dans la cour des grands.
Il n'y a pas un juste milieu, juste deux côtés.
- Yo ! Lança le civil.
Il était mal habillé, venant certainement des mauvaises classes. Je regarde le plateau avec un air un peu gêné. J'aurais voulu pouvoir lui donner de la nourriture. Pour lui et sa famille, s'il en a une.
Les deux gardes hochent la tête mais se rapprochent un peu de moi. Là, je ne peux rien dire. Après tout, ils sont payés pour ça. Et je ne voudrais pas qu'il leur arrive quelconque problème par ma faute.
Le civil lance quelque chose. Ils n'ont pas le temps de réagir que je reçois un projectile contre moi. Je pousse un cri de surprise. Aeleus s'avance immédiatement alors que Dilan me soutient.
Et là, j'éclate de rire. Dilan me regarde bizarrement, comme si j'étais devenue folle.
- C'est de la boue. Ris-je.
- De la boue…
- C'est génial ! Bon papa va me tuer mais… Aeleus laisse-le ! T'inquiète pas !
Il me regarde, surpris, puis se tourne vers le civil. Ce dernier s'encourt, quand même inquiété par le statut imposant de mon garde.
- Ça va ?
- Mais oui ! C'est que de la boue ! Je ne vais pas mourir pour si peu enfin !
Ils me regardent effarés. J'hausse les épaules puis leur fait un sublime sourire. Quand je suis sale comme ça, d'habitude, c'est justement sur Braig que je compte. Mais je sens qu'aujourd'hui, je n'y couperais pas.
Mais c'est tellement fantastique d'avoir « tellement » de boue sur moi.
Aeleus s'approche de moi et sa main est à proximité de ma robe. Je le regarde, intriguée. Là, la boue est attirée vers sa main avant de s'effondrer sur le sol. Je serais déçue si je n'étais pas tant fascinée par cet étrange pouvoir.
- Tu ne seras pas enguirlandée par ton père comme ça.
- Oh ! Trop fort ! M'écris-je avant de lui sauter au cou.
Il semble surpris mais se laisse faire.
Je me laisse tomber sur le sol avant de remarquer quelqu'un : Even. Je me cache derrière Dilan. Si lui je l'insulte, je sais que papa sera au courant. Il vaut mieux faire meilleur figure possible.
- Qu'est-ce que vous avez là ? Ose-je demander.
Il tient quelque chose dans ses bras, mais je ne vois pas quoi.
- Un enfant. Je me baladais en ville quand ses parents ont été arrêtés pour vol. On les a dilapidés sur la place. C'était… fantastique. Qui aurait cru qu'un corps pouvait résister si longtemps.
Je suis écœurée de le voir avec ce ton rêveur. Mon père l'a quelques fois quand il me parle d'une expérience. Mais ça… c'est inquiétant.
- Vous l'avez… kidnappé ?
- Je lui offre une maison.
Il me sourit avant d'entrer dans le château. Il a toujours cet air si… effrayant. Je regarde vers Aeleus et Dilan. Ceux-ci me sourient doucement. Ils veulent me rassurer et ça me fait plaisir.
Et bien journal, je compte bien allez revoir aussi souvent que possible mes nouveaux amis, Dilan et Aeleus. Mais je peux te dire quelque chose : Je suis peut-être née dans la haute, mais je vis dans une famille de fou !
