*dépoussière un peu la fiction* Bonjour à vous tous ! Et bien, je dois dire que ça fait un bail que je ne suis pas passée par là. Et je m'en excuse un peu. Tellement de choses me sont arrivées et tombées dessus que je n'avais aucune envie ni motivation pour continuer ma fiction et poster la suite. Mais voila qu'il y a peu, les choses ont fait que l'envie est revenue ! Et me voila, en train de poster la suite de cette fiction qui se voulait révolutionnaire (non je rigole !)

Je suis contente d'être là à nouveau (ne vous inquiétez pas, je vais être courte sur le blabla) et de pouvoir vous dévoiler la suite de l'histoire. J'espère de tout coeur qu'elle vous plaira et qu'elle vous redonnera goût à cette histoire qui a été délaissée pendant plusieurs mois.

Au niveau de la publication, pour info, ce sera un chapitre tous les premiers du mois. Je ne peux faire autrement pour l'instant mais promis, cette fiction ira jusqu'à sa fin (fini la déconne !) Alors ne vous en faites pas ! Vous connaitrez les résultats du concours !

Je vous souhaite une bonne lecture et vous dis un gros merci d'être là à nouveau pour les anciens lecteurs. Et bienvenue aux nouveaux.

Au mois prochain :D


Troisième tour : Panther vs Tiger

Dîner ? Pris. Ménage ? Fait. Vaisselle ? Faite. Douche ? Prise. Bossage de dents ? Done. Il était prêt, pimpant, brillant comme un sou neuf, tout comme son appartement tout entier. Tout était à sa place, bien rangé, lustré. Les placards étaient pleins, il avait fait les courses quelques heures plus tôt alors qu'il revenait d'un entraînement et avait tout rangé. Tout comme sa salle de bain et sa chambre qui donnaient l'impression d'être dans une suite d'hôtel. Tout était tiré à quatre épingles. Peut-être un peu trop.

Un profond soupir échappa au rouquin qui s'installa dans son divan, ses yeux se portant un instant sur l'heure pour voir où il en était. 22h12. Cet abruti était en retard. De presque une heure. Kagami soupira de nouveau, son crâne s'enfonçant dans le dossier du canapé pendant que ses billes rubis fixaient le plafond. Il cumulait bien trop de stress depuis le début de la journée, stress qui était pourtant là depuis la début de la semaine bien qu'il ne s'en était pas réellement rendu compte. C'était son ombre qui lui avait fait la remarque, le faisant sourciller avant de tout bonnement le mettre dans un état d'anxiété duquel il n'était jamais vraiment sorti en plus de quatre jours. Tout ça à cause de cette fichue soirée. De ce fichu concours. Juste à cause de lui. C'était du grand n'importe quoi.

C'était le troisième samedi du concours. Le troisième et le premier de ceux que le lycéen redoutait le plus. Avoir à faire à Midorima et Kise n'avait pas eu beaucoup d'impact sur son mental. Les deux adolescents étaient au final bien trop adorables pour leur bien, chose qui avait beaucoup fait sourire Kagami. Seulement maintenant, la partie se corsait brutalement. Il allait devoir faire face aux membres des miracles qui lui faisait le plus grincer des dents. En commençant par Aomine. Celui-là même qui était à l'origine de ce concours débile. Le rouquin ne savait pas du tout comment appréhender les choses, surtout avec un fauve dans le genre de l'As de Tôô. Non pas que lui faire face lui faisait peur, bien au contraire. Cependant, leur échange, si on pouvait appeler cela ainsi, risquait d'être... chaotique.

Les billes sombres du jeune homme ne lâchèrent pas le plafond alors qu'il repensait aux deux samedis précédents. Le blond avait squatté son appartement jusqu'à tard dans l'après-midi du dimanche, le collant comme une moule s'accroche à un rocher, quémandant encore et encore l'attention de son hôte qu'il n'avait cessé de tripoter. Kagami avait trouvé le copieur diablement mignon avant de tout simplement le foutre dehors sous prétexte qu'ils avaient cours le lendemain et qu'il devait rentrer chez lui. Le shooteur, quant à lui, avait plus silencieux et discret, s'éclipsant dans la matinée sans trop en demandant. L'américain n'avait pas vraiment été étonné de son comportement, Midorima n'étant pas, de son point de vue, quelqu'un de très expansif. Mais il lui avait tout de même demander comment il avait trouvé sa nuit en sa compagnie. Les deux adolescents avaient parlé pendant près d'une heure après leur réveil avant que le vert ne parte une fois un petit-déjeuner englouti, une douche prise et un baisé volé. Beaucoup plus tendre, plus réservé que le survolté et aguicheur Kise. Mais pour ce soir...

Taiga regarda à nouveau son portable, aucun message n'étant affiché sur le groupe de discussion du concours. Le métis n'avait toujours pas pointé le bout de son nez et il était plus de 22h30 passé. C'était à croire qu'il ne viendrait jamais. Chose assez surprenante quand on savait que c'était lui qui avait eu l'idée de ce jeu stupide. Franchement, à part Aomine, qui aurait pu monter un truc aussi délirant ? Un concours de cul pour savoir qui était le dominant. Il était assez clair que le scoreur avait juste envie de faire les fesses de l'As de Seirin et c'était tout simplement donné une raison débile. Les lèvres du lycéen laissèrent à nouveau échapper une plainte, ses orbes carmin se collant à l'écran de télévision éteint. Quelle soirée pourrie. Si Aomine ne venait pas, il allait se taper un vieux film nul pour passer le temps et finir par s'endormir sur le canapé... mais s'il venait...

Un frisson parcourut le dos du jeune homme qui se redressa d'un coup, son cœur ayant raté un battement. Toute cette histoire lui montait à la tête. Voire même beaucoup trop. Ce n'était pas grave si le scoreur ne pointait pas le bout de son nez. S'il ne venait pas jusqu'à son appartement pour forniquer. Ce n'était pas grave et Kagami n'avait pas à être déçu. Pourtant, alors que ses perles rubis observaient à nouveau son cellulaire à la recherche d'un petit message arrivé furtivement, sa mâchoire se crispa sous la constatation soudaine de l'attente qui l'habitait. Et puis merde !

Il était en manque. Le rouquin se connaissait assez bien pour savoir dans quel état il se trouvait et il était en manque total. Cela faisait pourtant une semaine qu'il avait eu quelqu'un dans son lit et pourtant, sa libido n'avait pas eu l'impression d'être complètement rassasiée de ce qu'il remarquait. C'était tout de même dingue ! Rageant contre lui-même, Kagami quitta son fauteuil tout en essayant de diriger ses pensées vers autre chose que la soirée qui devait se profiler, son cerveau se concentrant sur le basket ou les cours d'été qu'il devait réviser. Quand on toqua brusquement à la porte. Un nouveau frisson parcourut l'échine de l'américain, son regard se posant sur la paroi le séparant de ce nouveau arrivant qui lui tapait déjà sur le système alors qu'il ne l'avait même pas encore vu...

Il ne fallut que trois enjambées au jeune homme pour atteindre la porte et l'ouvrir, ses sourcils froncés sur son visage attestant assez bien de son mécontentement. Il était d'ailleurs bien parti pour balancer une remarque à l'imbécile devant sa porte qui lui lança alors un « Salut !» des plus neutres et de pénétrer dans l'appartement. Parce qu'en plus de cela, il ne s'excusait même pas ! C'était la meilleure !

- Bah fais comme chez toi, je dirais rien.

La paroi claqua dans un bruit sourd, Aomine se retournant à peine sous les paroles du lycéen dans son dos tandis qu'il retirait ses baskets. Il ne s'occupa du regard noir du rouquin, ni de sa posture irritée et se redressa comme si de rien était, son habituel air neutre sur le visage. Non mais il se fichait de lui ?

- Quoi ? Qu'est-ce qui y'a ?

Il n'y avait pas à dire, Kagami n'était pas loin de péter une durite. Déjà que le scoreur se pointait en retard, sans donner la moindre nouvelle, sans envoyer de messages et il arrivait comme une fleur, comme si de rien était et lui sortait ça. L'américain avait envie de lui mettre son poing dans sa figure de beau gosse trop sûr de lui, de lui en coller une bonne et de le foutre dehors. Se rendait-il compte du stress qu'il endurait depuis qu'il s'était rendu comte qu'ils allaient certainement coucher ensemble ? Ou bien continuait-il de jouer les imbéciles pour le pousser à bout ? L'adolescent aux billes carmin ne savait pas, il n'en savait rien mais il comptait bien faire payer ce satané métis.

Cependant, au lieu de lui coller son poing en pleine face, ou de lui mettre un crochet entre les côtes, Kagami attrapa son meilleur rival par le col de son sweat-shirt sans manches, le tira vers lui et lui roula le patin du siècle. Ça, ce n'était pas prévu. Mais alors pas du tout ! Son corps avait agi sans qu'il ne s'en rende compte, prenant des directives différentes de celles envoyées par son cerveau en colère qui aurait bien voulu massacrer cet abruti. Mais non. Les lèvres purpurines du rouquin s'étaient écrasées sur celles de scoreur avec fougue et colère, les obligeant d'un mouvement à s'entrouvrir pour permettre à son morceau de chair de rencontrer sa jumelle. Surpris, le métis ne fit pas un geste pendant plusieurs secondes, ne saisissant pas ce qu'il se passait lorsque les mains de Kagami passèrent sous son haut, caressant sa peau encore brûlante à cause des précédents efforts qu'il avait dû fournir sur le terrain de basket où il se trouvait alors. Pressé et entreprenant avec ça. Ça promettait.

Son dos rencontra la porte derrière lui avec brusquerie, un hoquet de surprise lui échappant tandis que sa bouche délaissait celles du jeune homme en face de lui. Elles n'eurent cependant pas l'occasion de les retrouver comme elles avaient pu le désirer que le métis glissa dans son cou avec envie. Le rouquin sentit sa langue passer sur sa peau avec lenteur, un nouveau frisson parcourant son échine pendant que sous le tissu, ses mains n'étaient pas en rester. Le vêtement devenait bien trop gênant, comme tout ce que pouvait porter le scoreur. Kagami le voulait, ardemment, intensément, tout de suite ! C'était presque s'il n'allait pas lui déchirer tout ça avec les dents juste pour pouvoir le sentir bien plus proche de lui.

- Hé, j'ai faim.

La voix rauque d'Aomine résonna contre sa gorge, le faisant grogner alors qu'il se bataillait avec ce fichu sweat-shirt. Ne pouvait-il tout simplement pas l'enlever au lieu de dire des trucs pareils ?

- T'avais qu'à débarquer plus tôt, vociféra l'américain entre deux gémissements.

- Je jouais contre les premières années, se justifia le scoreur. J'ai pas vu l'heure.

- T'aurais pu prévenir.

- Tu me fais une scène là ?

Une vive couleur pivoine colora les joues du jeune homme qui tenta de s'enfoncer davantage dans la porte pour s'échapper, sans succès. Ses paupières papillonnèrent un instant sous le regard moqueur de Daiki qui s'était reculé pour mieux le voir, satisfait de sa remarque narquoise qui déplut grandement au rouquin. Non mais il se prenait pour qui au juste ? Outré au possible, Kagami se décala du métis qui ne le retint pas, ses billes sombres suivant juste le lycéen du regard en souriant avec malice.

- T'as faim non ?

Les lèvres fines du joueur de Tôô laissèrent s'envoler un faible rire que son rival se hasarda à ne pas prendre en compte. Il était déjà assez remonté et bouleversé comme ça pour qu'il en rajoute une couche en rentrant dans le jeu du métis. C'était tout ce qu'attendait Aomine, il en était certain. En tout cas, c'était ainsi que les types dans son genre agissaient avec lui... et à chaque fois il se faisait avoir.

Sortant un paquet de pâtes d'un placard, Taiga s'évertuait à tempérer son irritation lorsque son invité se colla dans son dos, son bassin se plaquant contre ses fesses. Un juron quitta la gorge de l'américain qui se retrouva coincé entre le plan de travail et le métis qui ne manqua pas de placer ses mains sur ses hanches qu'il se mit à caresser.

- Non mais tu fous quoi ?!

Le cri du rouquin se transforma bien vite en plainte, les doigts du scoreur se baladant sur sa peau sous les couches de vêtements qu'il portait. La bouche d'Aomine était revenu se caler d'instinct dans sa nuque, un myriade de picotements naissant dans sa colonne vertébrale sans qu'il ne puisse rien contrôler. Voilà pourquoi le rouquin n'avait pas voulu avoir à faire au métis. Car il s'était douté qu'il ne pourrait pas grand chose contre lui. Ils étaient bien trop semblables, avaient trop de points communs, de choses qui les liaient. Kagami avait assez observé son rival pour se rendre qu'il ne le laissait pas indifférent mais également qu'il ne le laissera pas faire les choses comme il le désirait. Il allait le malmener, l'énerver, le défier, comme il pouvait le faire sur le parquet. Une sorte de one-on-one inévitable et fiévreux qui ne laisserait aucune des deux parties indemnes. Mais Taiga n'aurait pas pensé qu'une telle situation se produise dans son appartement et encore moins quand il serait dans un tel état de manque.

Il pouvait sentir le désir que Daiki éprouvait à son égard. Il pouvait sentir son envie et son impatience qui amplifiaient ses propres envies. Cela avait le don de l'embarrasser légèrement, l'adolescent ne savant pas réellement comment réagir avec le garçon dans son dos. Devait-il le laisser faire ? Ou suivre ses désirs ? Ou lui parler ? Non, pas parler. Il n'avait aucune envie de lui parler. Kagami voulait juste le sentir contre lui, encore, et encore. Toute la nuit. Il n'y avait pas à dire, il était vachement en manque.

Ses doigts se logèrent dans la tignasse obscure du garçon dans son dos, sa tête se penchant un peu plus sur le côté pour l'accès le plein accès à sa gorge. Aomine ne se fit pas prier face à cet acte, ses dents se plantant allégrement dans la peau halée du dunker qui gémissait profondément sous ses assauts. Si on lui avait dit que le roux se donnerait à lui de cette façon, cela aurait fait bien longtemps qu'il lui aurait sauté dessus, en dépit de tout ce que sa raison aurait pu lui répéter. Ne pas coucher avec un adversaire. Ne pas coucher avec ton rival. Ne pas coucher avec ton ami. Toutes ses réflexions partaient alors en fumée pendant que ses mains parcouraient le corps musclé du jeune homme contre lui qui ne cessaient de gémir et soupirer sous ses attouchements. Ne pas coucher avec lui ? Et puis quoi encore.

Le sachet de pâtes tomba au sol dans un fracas qui ne dérangea ni le métis ni l'américain qui ne pouvait se dépêtrer des sentiments qu'il ressentait. Mais surtout de l'étreinte possessive de l'adolescent dans son dos. Celui-ci avait d'ailleurs eu la merveilleuse idée de défaire son bas de jogging afin d'accéder à son intimité. Un cri de surpris s'éleva dans la pièce, Kagami soupirant bruyamment tout en se mouvant par à-coup sans parvenir à obtenir ce qu'il désirait. Il était piégé par les mains puissants du dunker qui ne cessaient d'explorer son torse et son sexe. Il n'allait tout de même faire ça ici ?

- Attends... attends...

Il le sentit frémir à ses paroles, ses gestes se suspendant un instant avant de devenir bien plus lents et fébriles. C'était bien plus insupportable qu'auparavant, le rouquin se retenant au bord du plan de travail et au bras d'Aomine logé entre ses cuisses. Respirant difficilement, l'américain tenta d'articuler une phrase concise malgré les attouchements indécents du dunker qui se faisait un malin plaisir de le mordre toutes les deux secondes.

- Qu'est-ce qui y'a encore ? Marmonna le métis contre sa peau.

- Pas ici... pas là...

- Quoi ? Demanda à nouveau le scoreur. Ça te gène ?

- C'est pas ça...

Le reste de sa phrase mourut contre les lèvres de l'adolescent, un râle vibrant dans sa gorge pendant que l'As de Tôô accentuait ses mouvements avec malice. Taiga n'eut même pas le temps de faire quoi que se soit, son membre gorgé de sang se faisant délicieusement malmené alors que celui de son presque amant se frottait contre ses lobes de chair. Perdant tout repère, l'américain se tint comme il put à ce qui se présentait à ses mains, c'est-à-dire le plan de travail et la chevelure océan de son tortionnaire bien trop habile. Il allait le faire jouir là, juste là, dans le coin cuisine, dix minutes à peine après son arrivée. C'était un peu insensé du point de vue du lycéen qui pourtant n'avait pas fait que préparer des plats à cet endroit. Cela lui était arrivé plusieurs fois qu'il se retrouvait coincé contre un meuble à se faire embrasser ou l'inverse. Ce n'était pas ce qui le dérangeait. C'était juste que les choses allaient trop vite.

La tension était à son comble. La pression palpable. Un peu plus et on aurait pu couper l'air au couteau tellement la pièce était saturée de plaisir et d'extase. Le rouquin était pourtant le seul à être dans un état se rapprochant dangereusement de la petite mort mais il était dire que sa voix rauque et chargée de ses supplications était suffisante pour rendre les lieux ainsi. Aomine en était presque retourné, se retenant à grand renfort de self-control pour ne pas littéralement prendre le jeune homme sans la moindre forme de procès. Franchement, avait-on idée de gémir de cette façon ? De susurrer son nom de cette manière ? De transpirer la luxure et de mouvoir son corps d'Apollon ainsi ? C'était... indécemment délicieux. Pourquoi ne l'avait-il pas encore pris d'ailleurs ?

Un râle plus long et profond s'échappa d'entre les lèvres rougies de Taiga, ses doigts se crispant sur ses prises alors que sa tête se rejetait en arrière pour tomber sur l'épaule de son partenaire. Une caresse de trop. Juste une. Et voilà qu'il venait de se libérer dans la paume du métis qui semblait jubiler à son oreille. La pièce sembla tanguer, le corps du joueur de Seirin se collant à celui du garçon dans son dos qui le réceptionna avec plus de douceur qu'il ne l'aurait cru. Aomine le garda jalousement contre lui tout en cherchant des yeux de quoi essuyer les traces du plaisir de son rival.

- Je pensais pas que tu te laisserais faire autant.

Un grognement guttural répondit à la remarque du scoreur qui sourit amusé, le roux se décalant vivement comme mué de nouvelles forces. D'un air bougon, il remonta son boxer et son pantalon sous le regard toujours envieux de son partenaire qui était toujours dans un état d'excitation avancé. Kagami le remarqua d'ailleurs assez rapidement, un sourire s'esquissant sur son visage quand il plaqua soudainement sa paume sur la bosse proéminente déformant le short du métis. Un juron se fit entendre, vite suivi d'une plainte et d'un regard noir que l'américain accueillit avec un sourire mesquin.

- Et qui te dis que ce n'était pas ce que je voulais ?

Lui décochant un baiser, le lycéen coinça son rival de toujours contre le meuble derrière lui, sa bouche allant se poser furieusement sur la sienne pour lui voler un baiser. L'échange se fit très vite violent et sauvage, aucun des deux garçons ne souhaitant laisser l'autre le dominer. Ils étaient bien partis pour se chamailler toute la nuit sur ce point, un véritable combat s'étant engagé au moment même où Aomine avait pénétré l'appartement. Et vu le tournant que prenait la situation, la fin de cette bataille ne pouvait être déterminée. Ça promettait.

.o.

KnB

.o.

- Je t'ai dit non !

- T'es pas drôle. Allez !

- Non mais déconnes pas !

Un rire grave suivit la complainte du jeune homme qui se retrouva à nouveau plaqué sur le matelas, les mains du métis empoignant ses hanches pour les caresser d'une façon qui n'avait rien de tendre ou même brutal. C'était plus de l'amusement palpable et de l'insistance poussée alors que le rouquin sous lui ne cessait de s'esclaffer dans la pénombre de sa chambre. Seule la lumière des réverbères au-dehors éclairait le morceau de lit où ils se trouvaient, les draps s'étant retrouvés au sol pendant la bataille, la lampe sur la table de chevet les accompagnant. C'était dire que la pièce était dans un sacré foutoir. Des vêtements au sol. Les couvertures par terre avec les oreillers. Des affaires non identifiées. Des emballages en plastique et en aluminium. Celui qui allait devoir faire le ménage n'allait pas être très joyeux.

Le rire de Taiga porta un peu plus entre les quatre murs de la pièce, les mains de l'autre adolescent étaient parties malaxer ses fesses tandis que ses lèvres s'étaient logées malicieusement dans son cou. Léchant sa peau consciencieusement, le lycéen cherchait plus à le mettre à mal en triturant ses points sensibles et continuait à le faire rire qu'autre chose. Ce n'était pas que Kagami était particulièrement chatouilleux mais leurs précédents ébats avaient débloqué un truc chez le rouquin qui ne cessait de rire au moindre contact trop prononcé. Ce qui rendait la situation assez particulière et cocasse. Ce n'était pas tous les jours que Daiki couchait avec un amant qui se fendait à la poire à chacune de ses caresses.

- Ok ok, capitula finalement le rouquin. T'as gagné...

- Pour de vrai ? Claironna joyeusement l'As de Tôô, tout sourire.

- Ouais ouais ! Putain arrêtes !

- Ah ça par contre...

Un autre rire plus saccadé résonna dans la pièce, Kagami se tordant presque sous le frisson qui parcourait son dos tandis que le métis se remettait à bouger son bassin avec brusquerie. Plutôt surpris, l'américain faillit s'étouffer dans son gloussement avant de gémir profondément tout en s'accrochant fermement à son amant. Ses doigts glissèrent dans la chevelure sombre du scoreur qui se fit un malin plaisir de le faire languir et le pousser à bout, ses lèvres emprisonnant les siennes d'autorité pendant que ses mains le forçaient à rester cloué au lit. Prison de chair et de linges blancs dont il n'avait même pas envie de se défaire, l'américain savourait sans la moindre honte chacune des attentions que pouvait lui donner le métis. Bien que sa demande n'était pas particulièrement pour lui plaire... dans les grandes lignes.

Un violent frisson parcourut l'échine de l'américain qui émit un son particulièrement adorable du point de vue d'Aomine qui se redressa légèrement avant de l'abandonner sur le matelas. Le rouquin ne dit rien de spécial en voyant le corps puissant et nu de son meilleur rival s'accroupir entre ses jambes, son érection proéminente quittant son intimité à son plus grand regret. Pourquoi il tenait absolument à vouloir faire ça ? Il ne pouvait juste pas le prendre jusqu'au petit matin ? C'était tout aussi bien. Affichant une moue boudeuse, Taiga observa le jeune homme se diriger vers sa table de chevet, un regard curieux emplissant ses perles sombres.

- Le dernier tiroir.

Les iris marines du métis se posèrent quelques secondes sur sa personne, une expression malicieuse dessinant ses traits alors qu'il se penchait sur le dit tiroir. Cela laissa tout le loisir à l'As de Serin d'admirer le derrière de l'adolescent qui lui était passé sous le nez. Après s'être chauffés et tripotés dans la cuisine, les deux garçons avaient fini par rejoindre la chambre du rouquin. Enfin, avaient... ils avaient plutôt tenté de l'atteindre tout en se dévorant littéralement des lèvres avant de finir étalé sur le sol du couloir. Ni l'un ni l'autre ne sut comment ils en arrivent là, Aomine surplombant son homologue de toute sa stature pour tout bonnement s'imposer comme le dominant de la soirée. Et Kagami n'avait pas broncher une seconde à cet instant, bien trop désireux et quémandeur pour contester quoi que se soit. Il s'était donc donné au métis qui l'avait poussé une nouvelle fois vers l'orgasme avant qu'il ne recommence une fois la porte de sa chambre passée. Puis une fois sur le lit. Puis à nouveau par terre. Alangui et tendu sur le lit, l'américain se disait que dans tous les cas, ce n'était pas si mal.

- T'utilises vraiment un truc pareil ?

Un petit rire échappa à Daiki qui se retourna vers son amant, l'objet de son amusement entre les mains. Une rougeur significative prit soudain les joues du rouquin qui se redressa à son tour, se saisissant de l'objet avec embarras avant de lancer un regard désapprobateur à l'adolescent face à lui.

- Qu'est-ce que ça peut te faire au juste ? Rétorqua Taiga dans un grondement.

- Montres-moi, lâcha le dunker tout en se rapprochant de sa proie.

- Hors de question !

- Tu as dit oui tout à l'heure je te signale, ajouta Aomine en souriant.

- Ouais mais...

Sa phrase resta en suspend, la bouche du métis se collant contre la sienne sans lui laisser la moindre chance d'en ajouter. Et pour ne rien arranger, le jeune homme le força à nouveau à s'allonger, remettant correctement son corps sur le lit pendant qu'il dévorait ses lèvres et caressait ses flans. Kagami perdit pied un quart de seconde de trop, un gémissement profond lui échappant tandis que son rival lui prenait l'objet des mains en souriant vicieusement.

- De toute façon, je ne te demande plus ton avis.

- Non mais...

Encore une phrase sans fin. Coupée par une plainte surprise alors que le métis enserrait son membre de ses doigts fins pour y amorcer un long mouvement de va-et-vient. Sa tête se pencha d'elle-même en arrière, s'enfonçant dans un morceau de drap qui avait réussi à rester là pendant qu'il mouvait son bassin bien malgré lui. Il n'y avait pas à dire, Aomine était un véritable démon pour réussir à lui faire faire ce qu'il désirait avec autant de facilité.

Un contact froid et humide sur sa peau le fit trembler, ses iris rubis se calant sur son amant qui s'occupait toujours consciencieusement de sa virilité. Le métis avait posé cette question, bien des minutes plus tôt, avec une telle désinvolture que Taiga ne se serait jamais dit qu'il voudrait faire une telle chose. Après tout, il n'était pas le premier à avoir des objets sexuels dans le fond de ses tiroirs, planqués entre deux tubes de lubrifiants et des paquets de mouchoirs. Mais il n'aurait vraiment pas cru que le dunker souhaite en utiliser pendant leurs ébats. Et encore moins celui-là. Le rouquin repensa un instant à la manière dont il avait obtenu ce sex-toy, le rouge colorant ses joues quand Aomine fit glisser un préservatif sur son membre. Un nouveau frisson le parcourut, la panthère se rapprochant dangereusement de lui pour mieux venir se loger dans son cou et le mordre à pleines dents. Qu'il lâche ce jouet et vienne le prendre plutôt !

La gorge du métis laissa échapper un grognement guttural, le bassin de l'américain rencontrant le sien en des coups de rein irréguliers et imprécis. L'impatience et la pression se faisaient de plus en plus forte, la peau brûlante de Kagami semblait l'appeler pendant qu'il se forçait à ne pas tout bonnement pénétrer son intimité et le submerger de plaisir. Sauf qu'il voulait absolument mettre son idée en pratique. Et voir le rouquin se tordre sous l'extase que cet objet et son propre membre pourraient lui apporter. Un sourire carnassier s'étira sur les lèvres du dunker qui plongea son regard dans celui fiévreux de son amant, celui-ci râlant bruyamment alors que son gland pénétrait le sex-toy avec une lenteur déstabilisante. Taiga se crispa davantage sous l'action, son amant insérant son membre bien trop longuement dans l'objet. Il voulait l'achever ou quoi ?

La respiration profonde et saccadée de l'américain ne paraissait pas vouloir se calmer et pour cause. Kagami avait l'impression que la pièce était surchauffée, les sensations qu'il ressentait l'assaillant de toute part. Le jeune homme lui faisant face avait délaissé un moment le sex-toy qu'il lui avait mis pour mieux s'occuper de sa croupe et ses reins. Sa langue se faisait un malin plaisir de parcourir la peau de son ventre et de son torse, remontant jusqu'à ses boutons de chair qu'elle taquinait parfois avant d'aller jouer avec son cou, sa mâchoire, son oreille. Parfois, le rouquin riait sous la torture ces caresses qui le chatouillaient quelque peu ou soupirait d'un plaisir non contenue. Et ce fut bien pire quand Aomine s'empara de ses fesses, bien décidé à le prendre de nouveau. Le sourire qu'il afficha à cet instant en disait bien plus que mille mots, son amant retenant son souffle d'instinct quand enfin le dunker s'insinua dans son anneau de chair. Entamant de longues allées et venues, le métis reprit les choses là où il les avait laissé, avant qu'il n'aille chercher l'objet de ses convoitises dans le tiroir du joueur de Serin. Et d'ailleurs...

Surprise et déstabilisation. Kagami s'enfonça davantage dans le matelas défait tout en se mordant la lèvre, sa main agrippant fortement le bras de l'adolescent entre ses cuisses. Mais c'était sans compter la détermination et la ténacité de la panthère qui n'allait pas se laisser mener de cette manière. Sans détacher son regard du rouquin, Daiki actionna un peu plus ses muscles, faisant bouger l'objet sur le membre de son amant qui râla bien plus fort. Il donnait l'impression d'être au bord du gouffre, de sombrer dans les prochaines secondes avant d'exploser d'un plaisir ravageur. L'As de Tôô ne pouvait que se réjouir face à cette vue, l'expression de concupiscence qui peignait le visage de son rival l'excitant davantage. Et il n'avait pas voulu utiliser de sex-toy. Rabat-joie !

Entre plaisir et frustration, Taiga ne savait plus où donner de la tête. Le membre dans ses chairs se mouvait plus vite et plus fort, frappant par moment sa prostate sans le moindre ménagement. Puis il y avait cette main sous sa fesse qui le décollait légèrement du lit et lui procurait énormément de plaisir. Puis le jouet enroulant son sexe. Bon sang, ce truc allait l'achever en premier. Et ce fut bien pire quand Aomine découvrit comment enclencher la vibration, un hoquet quitta la gorge du rouquin. Un juron s'éleva dans la pièce, le métis souriant davantage face aux réactions de l'américain qui n'avait plus aucune prise sur la situation. Ses mains se crispaient sur ce à quoi elles s'étaient accrochées, son corps ne faisait que subir les agissements mesquins de son amant qui était bien parti pour le faire hurler jusqu'au bout de la nuit. Que cela tienne. Il était venu pour ça de toute façon.

Un râle. Plus puissant. Plus proche du grognement qu'autre chose. Des plaintes lascives et fortes résonnaient entre les murs sombres de la chambre, Aomine ne comprenant qu'à moitié ce que le rouquin soupirait en anglais contre sa peau. Sa bouche était retournée contenter celle de son amant pour ensuite se glisser dans son cou, réceptionnant les vibrations de sa voix et ses gémissements. Kagami, quant à lui, s'était désespérément accroché à ses épaules, griffant ses omoplates et sa nuque à chacun de ses coups de rein, à chacun de ses mouvements de poignet, à chaque vibration plus forte encore. Il n'était plus très loin. Plus loin du tout même. Et comme pour mieux savourer une victoire qui était déjà sienne, le dunker se releva légèrement pour mieux voir son amant se tordre sous un nouvel orgasme puissant. Le temps resta en suspend un moment, les rétines du rouquin s'étaient écarquillées en grand quand son corps se renfonça lentement sur la couche, son souffle devenant bien plus lent. Sans force, il sombra dans un état presque catatonique, seule sa cage thoracique se soulevant sous le mouvement de ses poumons se remplissant d'air. Il n'y avait pas à dire, Taiga était encore plus bandant lorsqu'il venait de jouir.

Reprenant doucement ses esprits, le joueur de Serin émit un soupir tandis que son amant le libéra de cet objet de torture qui tomba mollement sur un coussin. Il lui retira également le préservatif qui ne servait plus à rien, celui-ci tombant également quelque part. Et pour tout dire, Kagami n'en avait strictement rien à faire. La fatigue et l'épuisement pesaient trois tonnes dix sur ses épaules et il n'avait qu'une envie : dormir. Mais ça... ce n'était pas tout à fait l'avis de son partenaire.

- Je peux savoir ce que tu fais ?

Maugréant faiblement, le rouquin tenta de repousser l'adolescent au-dessus de lui qui s'était remis à embrasser sa peau. Grimaçant à ce contact, l'américain essaya de se défaire de la prise du jeune homme. Quand il remarqua que celui-ci ne s'était pas retiré... et qu'il n'avait apparemment pas atteint l'orgasme.

- Sérieusement Daiki ?!

- Quoi ? S'étonna le métis.

- Mais laisses moi tranquille.

- Non mais j'n'en ai pas fini avec toi.

- Non mais...

Cela devenait une très mauvaise habitude qui agaça partiellement le jeune homme qui se retrouva à nouveau avec la bouche de la panthère sur la sienne. Grommelant de mécontentement, Taiga s'efforça à repousser son amant, sans succès. Aomine semblait ancré en lui et n'était pas parti pour le laisser tranquille tant qu'il n'aurait pas obtenu ce qu'il voulait. Un soupir échappa au tigre, d'abord contrarié, puis plus lascif lorsque le métis caressa le bas de son dos avec douceur. Il était perdu, totalement. Le jeune homme était bien parti pour le faire jouir jusqu'au petit matin. Voire même plus longtemps s'il l'envie l'en prenait. Et quelque part, cela ne dérangeait qu'à moitié l'adolescent. De toute façon, ce n'était pas comme si il avait mieux à faire de sa soirée. Alors autant prendre ce qu'on lui donnait.