La « Princesse » de Jardin Radieux.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !

Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.

Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.

Chapitre 23 : De l'autre côté des murs.

Bonjour journal !

Grande nouvelle ! Je peux enfin aller tous les midis avec Dilan et Aeleus ! Enfin !

Tout c'est passé au repas. Je venais d'avoir mes cours de danse, chant et français. J'étais à bout. Je suis rentrée dans la pièce où papa m'attendait pour que l'on dîne ensemble.

Comme bien souvent, il y avait une multitude de chose que j'aimais manger. À la fois une bénédiction et un calvaire. J'adore manger ça mais je ne peux pas m'empiffrer avec comme j'aimerais pouvoir le faire. Je m'applique à mettre ma serviette sur mes genoux.

Papa me sourit alors qu'il met sa propre serviette. Je regarde les victuailles et je me dis que la moitié n'est jamais mangée. Je ne peux m'empêcher de penser à Aeleus et Dilan. Aeleus, à dix-sept ans, vient d'avoir une petite sœur. Et ses parents ne savent plus gérer deux personnes, entre couches, nourritures et études. Quant à Dilan, il est l'aîné d'une famille très nombreuse.

C'est pour ça que, tous les deux, ils ont cherchés un travail. Tant de nourriture leur aurait été profitable.

Quand je ne sais pas les rejoindre, je sais qu'ils ne mangent rien de la journée. C'est une des raisons pour laquelle je tiens à aller les rejoindre, qu'ils aient au moins quelque chose dans l'estomac.

Quand je pense que Braig a été forcé de se déraciner et de venir vivre ici pour pouvoir survivre.

- Père ?

- Oui Lili ? Dit-il alors que l'on me sert.

- Est-ce que je peux aller manger avec Dilan et Aeleus dorénavant ?

- Les gardes ?

- J'y suis… déjà aller quelques fois… Dis-je d'un ton hésitant.

- Ils font correctement leur travail j'espère.

- Oui, bien sûr. Je n'oserais les déranger.

- Pourquoi veux-tu être avec eux ? Demande-t-il avant de manger une bouchée de purée de pomme de terre onctueuse.

- Je les trouve agréable.

- Je pense que… ça peut être une bonne chose pour ton éducation… de côtoyer le petit peuple.

Petit peuple. Ça me semble bien péjoratif comme dénomination. Pourtant, je ne peux m'empêcher de simplement hocher la tête. J'ai toujours peur de blesser papa. C'est pour ça que j'écoute tout ce qu'il me demande. Pour ça aussi que je suis les études qu'il a décidé que je devais suivre même si je les hais profondément.

- Et ça fera du bien pour le peuple, de voir à quel point leur princesse est proche d'eux.

- Je peux prendre à manger ?

Il hoche la tête. Je me lève, le remercie avec effusion, mais en restant digne et je mets de la nourriture dans une serviette. Il a un air désapprobateur et je le fais avec plus de délicatesse et en m'assurant qu'il restera assez de nourriture pour lui. À foison même.

J'avais pourtant les bras pleins de quatre serviettes emplies à craquer de nourriture. Père me fait accompagner par une cuisinière jusqu'à la porte. Elle ouvre et je sors. Les gars sont déjà là. Je m'assure cependant que la femme est bien partie avant de leur sourire.

- La bouffe est arrivée !

Aeleus me regarde alors que Dilan sourit. Le pauvre Aeleus à encore du mal avec mon langage. Je ne peux m'empêcher de rire à ses dépens. Mais j'ai des fois l'impression d'exagérer avec lui.

- Merci. Me dit Dilan en prenant la nourriture.

Je m'assois sur le sol et tend les bras. J'accepte la nourriture et j'installe tout sur le sol, grâce aux serviettes.

Je leur tends ce que je sais qu'ils aiment. Ils me remercient et je commence à manger avec eux.

Bonjour, journal.

Aujourd'hui, j'ai fait une grande rencontre. Pour fêter mes quatorze ans, j'ai demandé à faire une sortie en ville. Bien sûr, papa a réservé le jour même de mon anniversaire pour un autre bal.

J'ai encore eu envie de danser avec des demoiselles mais, cette fois-ci, j'ai fait attention et je n'ai rien fait. J'avais trop peur de le vexer ou, pire, de me faire encore enguirlander.

Heureusement, j'ai pu m'empiffrer car tout le monde était autour d'Ienzo, approchant des deux ans.

Alors, aujourd'hui, je suis accompagnée de mes deux gardes préférés. Heureusement que papa n'a pas voulu que je sois avec Braig. Ça aurait tout gâché.

Nous sommes descendus en ville. Papa m'a donné de l'argent pour que je puisse me prendre ce que je voulais. Mais je savais aussi qu'Aeleus et Dilan avaient pour mission de surveiller ce que je faisais. Que je ne prenais pas des choses « interdites ».

J'étais particulièrement contente parce qu'aujourd'hui, c'était jour de marché. Je n'avais jamais pu y aller. Je ne pouvais m'empêcher de sautiller partout. On marche un moment avant d'arriver enfin sur place.

Je suis extasiée par les odeurs de fromages, de jambons ou d'autres délices. Ils me forcent néanmoins à ne pas aller à certains endroits. Et je crois que c'est dû aux relents de poissons, chaires pourries ou de gerbes.

On arrive dans une ruelle plutôt agréable. Un peu de chemin et nous arrivons devant un étal de fruits. Ils m'attirent directement. Il y a de belles couleurs et ils sentent si bon. Je me tourne alors vers Dilan. Celui-ci hocha la tête me faisant signe que, si je veux, je peux m'en offrir.

Aeleus, lui, surveille nos arrières. Il fait attention à tout ce qu'il se passe autour de nous. Il a peur qu'on puisse s'en prendre à moi. Je ne suis pas habillée avec mes merveilleuses, et ignobles, robes. Je porte un cinglet aux couleurs des fleurs qu'il y a souvent dans Jardin Radieux. J'ai aussi un pantalon en tissu, la seule chose que j'ai pu trouver, en beige et mes bottes préférées. Celles que je ne lave jamais et qui sont couvertes de terre et boue plus ou moins fraîche.

Alors, forcément, je dois moins passer pour la princesse. J'ai réussi à m'habiller de la sorte et à sortir. Mais Dilan et Aeleus, eux, n'ont pas pu changer leurs tenues. Leurs habits de garde et mes cheveux peu singulier ne doivent pas les aider à nous faire passer pour des civiles.

Je regarde la marchande et je suis surprise par elle. Elle n'a guère plus de mon âge. Par contre, elle est sublime, largement plus belle que moi. Ses cheveux noirs lui tombent doucement sur les épaules en ondulant. Elle me fixe de ses iris noirs d'où on ne discerne les prunelles. Pourtant… elle n'a pas un regard méchant. Sa peau est très pâle et, malgré notre jeune âge, elle a déjà une poitrine plutôt imposante.

- Bonjour !

- Bonjour. Que désirez-vous ? Me demande-t-elle en me fixant.

Je lui désigne des fruits qui me semblent intéressant. Dilan me regarde avant de me donner des conseils sur comment choisir de bon fruit. Je suis surprise et je le regarde faire avec admiration.

Je ne suis pas habituée à choisir de la bouffe. On me met ce qu'il faut sur un plat et je n'ai plus qu'à manger.

Je trouve ça intéressant et bien plus utile à apprendre que les saloperies que papa veut que j'étudie.

- Comment t'appelles-tu ? Je demande alors qu'elle met les fruits choisis dans un sac.

Elle me regarde comme si j'étais un monstre. Moi, je ne peux m'empêcher de remarquer ses haillons. Elle doit être des bas-quartier, là d'où vient Braig. Là d'où Aeleus et Dilan essaient de s'extirper.

- Blanche.

- Enchanté de te rencontrer, je m'appelle Ka…

Dilan me pousse doucement vers Aeleus et il prend le sachet en remerciant Blanche. Il continue de me pousser alors que je proteste en l'insultant copieusement. Si Aeleus me regarde, toujours sceptique, Dilan, lui, est habitué.

Il me pousse un moment avant qu'on arrive sur la place principale. Le marché ne s'étend pas jusqu'ici.

- Quoi ?!

- Tu sais bien que tout le monde connaît ton nom.

- C'est vrai, mais je faisais amie-amie…

- On dit ami-ami. Me dit Aeleus.

- Je sais ! Mais moi je dis « amie-amie » MÉCHANT !

Il me regarde mais reste de marbre. Je ne devrais pas m'énerver sur lui mais, déjà, je ne l'ai pas vraiment insulté. J'aurais pu… et je suis bien contente de ne pas l'avoir fait.

- Allez… Fit Dilan avant de sortir quelque chose de sous sa veste.

Je ne l'avais pas remarqué à cause de ses muscles. Il s'agit d'un paquet. Je tends les mains pour l'avoir, tout sourire. Il me le donne. Je le déballe alors qu'Aeleus me pique une grappe de raisin et commence à manger.

Il peut se permettre parce qu'il me connaît. Ça m'amuse, en effet. Je déballe et m'extasie en voyant une chemise à carreaux bleu-clair et bleu-foncée. Je la mets sur moi et elle me tombe jusqu'au genou. Dilan est trop grand par rapport à moi.

- Bon anniversaire.

- En retard. Souligne Aeleus.

- Merci !

Je saute au cou de Dilan. Il me sert contre lui avant de me poser au sol et me tourner vers son ami.

- Moi aussi.

- Tu veux un câlin de Dilan ?

Il rigole. C'est si rare de le voir rire que je bas des paupières. Il me tend quelque chose et j'ai du mal à comprendre que c'est un cadeau. Quand je réalise, je sautille et je m'en saisis pour arracher le papier.

Le paquet est plus petit. Je vois alors un bracelet tressé, en cuir. Je sautille et essaie de me mettre le bracelet. Il m'aide et sourit quand il est enfin fixé. Je lui saute au cou à mon tour.

Il se tend mais me sert contre lui.