La « Princesse » de Jardin Radieux.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !

Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.

Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.


Chapitre 26 : Chamboulement.

Une fois n'étant pas coutume, Riku avait son sac sur l'épaule alors qu'il se dirigeait vers l'endroit où était situé le restaurant où il travaillait. Il marchait d'un bon rythme en regardant souvent vers la cathédrale et l'horloge qui était au sommet.

Dans une demi-heure, il commencerait le travail. C'est pour ça qu'il dépassait, sans s'arrêter une seconde, le restaurant et qu'il continua jusqu'à la gare. Il tourna la tête pour regarder par-dessus son épaule. Il eut un léger sourire.

Il tendit la main et une autre vint s'entrechoquer contre la sienne avant que leurs doigts ne se mêlent. Il tira un peu la personne puis sourit à Sora. Celui-ci resserra leur main avant de se blottir tout contre lui.

Sa mâchoire ne lui faisait plus trop mal mais il avait mal ailleurs. Ils marchèrent un moment avant de s'apprêter à descendre sous la gare. Mais là, Riku s'arrêta pour regarder une affiche sur le mur.

- Riku ?

- Regarde, Sora.

Le brun tourna la tête pour voir une annonce juste en-dessous d'une immense affiche qui annonçait un concert. Il se pencha un peu et il fronça les sourcils en voyant qu'il s'agissait d'une annonce pour louer une chambre dans une maison.

Le plus jeune tendit la main et il prit l'annonce avant de la glisser dans sa poche, le tout sous le regard de Riku. Il lui offrit un léger sourire.

- Allons chercher Kairi.

- Ouais.

Ils prirent une entrée sur le côté et descendirent les escaliers, toujours main dans la main. Le brun regardait fréquemment Riku. Un petit démon lui ordonnait de jeter le papier dans une poubelle. Son partenaire n'avait pas eu le temps de voir l'adresse, il aurait pu le forcer à rester à son côté.

Mais le petit ange, bien plus puissant, lui disait que c'était mal. Et, d'un certain côté, il était sûr que Riku reviendrait vers lui, un jour ou l'autre. Ça prendrait peut-être un mois ou quelques années mais, après tout, il avait confiance.

Ils arrivèrent sur les dalles de la vieille gare. Le brun tira doucement sur la main de son compagnon pour le mener vers un banc rouillé. Sora s'installa alors que l'argenté hésita un peu plus.

Il allait s'asseoir, poussé par les yeux de son partenaire, mais la navette arriva alors. Il sourit et força Sora à se relever. Ils s'approchèrent du ferry qui ouvrait ses portes. Kairi descendit moins d'une minute après, les cahiers contre sa poitrine et la valise à la main.

- Eyh ! Les garçons ! Merci d'être venu me chercher !

- C'est normal. Je vais te raccompagner chez toi.

- Merci Sora ! Et toi Riku ?

- Je vais aller voir après une chambre à louer.

Le brun prit le papier et il le tendit à l'argenté. Ce dernier le remercia et il regarda l'adresse qui était écrite.

- C'est sur le chemin pour aller chez toi, Kairi.

- Tu nous accompagnes ? Sourit l'auburn.

Riku hocha la tête. Sora eut un soupir rassuré. Il serra la main sur celle de son partenaire avant de proposer à la demoiselle de prendre ses valises. L'auburn la lui confia et ils partirent tous ensemble.

Kairi eut bien sûr le droit de raconter son voyage. Elle le fit avec beaucoup d'application, parlant de ce qu'elle avait appris et, bien sûr, de sa sœur. Elle mentionna quelques fois Lea et certifia à Sora que celui-ci allait bien. Chose qui, bien sûr, rassura le brun.

Dans sa quête d'une chose précise, que le plus jeune des porteurs de Keyblade ignorait toujours, il avait peur qu'il se perde, se fasse mal… ou pire.

Ils marchèrent jusqu'à arriver à une maison plutôt grande. Sora regarda la valise de Kairi dans sa main et hésita à tendre la main pour récupérer le sac de Riku. Ça commençait à faire lourd, certes, mais il y avait autre chose.

- Attends Riku ! S'écria Sora alors que l'argenté s'approchait.

- Oui ? S'étonna le plus âgé.

- Je t'accompagne.

- Moi aussi !

Riku sourit doucement et il s'approcha de la porte, Sora et Kairi de chaque côté de lui. Il sonna à la porte et il attendit, se demandant comment il allait se présenter.

La porte ne tarda à s'ouvrir sur un jeune homme de dix-neuf ans aux cheveux noirs mi-long attaché en queue de cheval. Il avait des yeux bleus assez clairs et de la peinture un peu partout sur sa peau pâle et sur ses vêtements.

L'argenté le fixa, un peu dépassé avant de soulever le papier, resserrant sa main sur celle de Sora. Dans le fond, il était bien content que son partenaire soit à son côté.

- Bonjour… je m'appelle Riku. J'ai trouvé votre annonce. Dit-il.

- Ah ? Ça a été plutôt rapide. Commenta l'individu en leur faisant signe de rentrer.

Riku jeta un regard vers son partenaire et sa meilleure amie. La demoiselle haussa les épaules alors que Sora souriait de toutes ses dents. L'argenté entra, suivit par les deux autres. Ils retirèrent chacun leurs chaussures et le suivirent une nouvelle fois dans le salon où il y avait plusieurs toiles.

- Asseyez-vous où vous pouvez.

Kairi s'assit sur un accoudoir alors que Sora restait blottit contre Riku avec un petit geste discret de la tête. L'argenté retint un sourire doux mais il resta debout avec lui.

- J'm'appelle Mikeal.

- C'est cool ! C'est comme le nom de sa petite sœur avec un « l » en plus ! Sourit Sora.

L'argenté sursauta avant d'hocher la tête. Le propriétaire des lieux le regarda avant de lui faire un large sourire puis de reprendre contenance et de jouer avec un pinceau.

- Voilà… j'ai besoin de quelqu'un pour payer un loyer et la bouffe. Y aura une clé pour la chambre, salle de bain commune. Comme toutes les autres pièces. Mais avec une simple pancarte, j'entre pas dans la salle de bain. Je suis en école d'art et faut bien aider à payer… Mes parents voyages… vous pourriez comprendre.

Il sourit mystérieusement. Sora fronça les sourcils alors que Kairi se levait et s'avançait de quelques pas.

- De quoi parles-tu ?!

- Plus personnes n'ignore Sora, qu'on a tous oublié un an et son grand ami Riku.

Le brun battit des paupières avant d'avoir un rire gêné. Il savait que, maintenant, les habitants étaient au courant de la présence des autres mondes. Mais ils ne pensaient pas pour autant que les gens sauraient qu'eux les avaient sauvés.

Cependant, l'argenté y vit une opportunité qu'il ne pouvait laisser échapper.

- Alors tu sais que je suis susceptible de partir à tout moment.

- Oui… mais tant que tu paies.

Riku hocha la tête. C'était toujours mieux que rien. Il préférait ça au fait de devoir vivre au crochet des parents de son compagnon.

- À ce sujet… tu paies trois mois d'avance. Et pour la bouffe, tu me rembourses le commun à la fin du mois.

- D'accord…

- Je te laisse aller voir la chambre, troisième porte à droite. Si t'es ok, tu viens dimanche au plus tard, avec l'argent. Je te fais signer un contrat… tu te barres quand tu veux.

- Je reste ici. Sourit Kairi.

L'argenté hocha la tête et il se laissa entraîner par son partenaire jusqu'à la dite chambre. Il prit le temps de l'observer mais il n'était pas particulièrement à l'aise. À cause de cet homme, de cet endroit qui sentait la peinture.

Mais il ne pouvait refuser cette opportunité. Il hocha la tête en direction de Sora. Ce dernier eut un faible sourire mais il le suivit jusqu'au salon où l'auburn fixait l'hôte qui s'était remis à dessiner.

- Je pense qu'on se reverra dimanche. Dit Riku.

- Parfait.

L'artiste marqua quelque chose sur un papier en fit un avion et il envoya le papier vers l'argenté. Celui-ci le récupéra et l'ouvrit pour pâlir légèrement en voyant qu'il n'aurait pas assez pour l'avance de trois mois. L'avantage était que pendant deux mois, ou au moins un, il n'aurait pas à payer.

Kairi s'éloigna et elle prit le bras de Riku pour l'entraîner dehors. Sora suivit et lança un « au revoir » à Mikeal. Ils marchèrent un moment avant que l'argenté ne soupir.

- Je crois que j'aurais pas assez d'argent pour l'avance… Wakka et Tidus m'ont laissé dans la merde…

Sora ne put réprimer un sourire. Il s'en voulut immédiatement de sourire de la sorte, néanmoins. Mais le petit diable qui se dandinait, fictivement, sur son épaule ne pouvait s'empêcher d'être content.

Riku allait rester plus longtemps avec lui, finalement.

- Combien il te manque ? Demanda Kairi.

- Mille munnies. Dit l'argenté.

- C'est triste… Fit Sora.

- Menteur. Lui dit Riku.

Le brun eut un léger sourire.

- Je peux te les avancer.

- Toi ? S'étonna le plus jeune des porteurs de Keyblade.

- Oui ! Dilan m'a dit que j'avais de l'argent sur un compte en banque. Pas beaucoup parce que papa a été plongé « dans le néant »… mais c'est pour la bonne cause !

- Je te rembourserais.

- Il le fera. Il ne dormira pas tant qu'il ne le fera pas. Sourit Sora.

- Pas besoin. Répondit Kairi.

- J'ai essayé aussi.

- Je te rembourserais. Certifia Riku avant de s'arrêter.

C'était là qu'il devait bifurquer pour aller travailler. Et il risquait d'être en retard à ce rythme là. Sora lui prit son sac et il lui sourit. Il accepta le baiser de son partenaire puis le regarda s'éloigner.

Il attendit de ne plus le voir qu'en vague silhouette avant de se remettre en marche et de suivre Kairi qui le menait jusqu'à sa maison.

- Qu'avez-vous fait, Riku et toi ? Demanda la demoiselle.

- Des choses…

- Tu ne veux pas me dire ?

- Pas cette fois. Répondit Sora.

Il sourit faiblement et il la mena jusqu'à sa maison. Il lui confia ses affaires, lui colla un baiser sur chaque joue puis s'en alla en courant malgré la douleur qui le lancinait. Il regagna sa maison et il rentra en criant « je suis rentré ».

Il n'attendit même pas la réponse de sa mère qu'il ôtait ses souliers, mettait ses pantoufles et il fila à l'étage.

Comme chaque jour, il retira son uniforme pour mettre les vêtements que Yen Sid lui avait fait faire par les trois bonnes fées. Il se laissa tomber sur le lit, sur le ventre et enfouit sa tête dans l'oreiller qu'il donnait à Riku.

Le voir partir serait douloureux, en plus, la maison qu'il habiterait serait loin à présent. Il avait d'autant plus mal qu'il avait goûté au plaisir de pouvoir l'avoir après les cours et de ne plus se contenter seulement des heures de pauses.

Il avait du mal à croire que Riku était toujours résolu à partir après ça. Mais il restait persuadé que son partenaire reviendrait toujours. Comme il lui avait promis plus d'une fois entre une multitude de « je t'aime » rauque.