La « Princesse » de Jardin Radieux.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !

Couple : Pas de mystère dans cette partie ci : DilanXKairi, Sokai, Soriku.

Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.


Chapitre 29 : Se salir.

Les dents serrées, Dilan faisait des allers-retours dans tout le château comme Lea l'avait lui-même fait il n'y avait pas si longtemps. À la différence que, lui, cherchait quelque chose de bien plus accessible.

Il regagna une des salles de science. Il y en avait à foisons dans cet endroit puisque Ansem le Sage avait quand même été, avant tout, un scientifique fier de ce statut et que c'était la même chose pour son bras-droit.

Il la trouva malheureusement vide. Dilan ferma les yeux et il resta un moment inerte avant de sortir de la pièce et de se rendre dans un des luxueux salons. Ceux qui débordaient de richesses, entre peu d'animaux, vrais ou pas, pour couvrir les fauteuils. Ou encore les meubles en acajou.

C'était à la fois pathétique et comique de se rendre compte de ça. Surtout que Dilan faisait partie de ces rares personnes qui savaient qu'Ansem avait voulu faire de Jardin Radieux un endroit des plus merveilleux.

- Que fais-tu là ?!

- Je range l'alcool. Répondit la personne.

Il fronça les sourcils en entendant un bruit de verres brisés. Il s'approcha pour voir que l'individu jetait les bouteilles dans une poubelle en métal et qu'elles se brisaient sur le fond.

- Ranger…

- Plus rapide, et plus sûr. Que voulais-tu ?

- On n'a pas installé un téléphone ?

La personne remit sa mèche en place pour qu'elle ne couvre qu'un œil et pas deux. Il redressa la tête pour regarder son aîné.

- Dilan… est-ce que tu te moques de moi ?

- Non.

- On l'a, évidemment, installé dans la salle avec l'ordinateur. Pourquoi est-ce que tu veux téléphoner ?

- Je veux appeler Kairi.

- Pourquoi ?

Ienzo sourit et il se redressa avant de jeter la dernière bouteille dans sa poubelle.

- Qu'est-ce que tu as ? Soupira celui aux rastas.

- Je suis peut-être jeune, pas intéressé par tout ça et scientifique mais je ne suis pas à côté de la plaque pour autant. Elle te plaît.

- Tu racontes n'importe quoi !

- Tu rougis. Sourit Ienzo, cruellement.

- Tu mens ! S'écria Dilan.

- Oui, en effet. Tu t'es fait piéger. Fit l'illusionniste avant de quitter la pièce.

Le manipulateur de vent retint une salve d'insulte avant de se rendre dans la salle qui l'intéressait. Le pire étant qu'Ienzo avait vraiment raison. Kairi lui plaisait sans qu'il ne sache réellement pourquoi.

Mais ça le gênait que ce soit le méché qui s'en soit rendu compte. Un des membres les plus froids de l'ancienne Organisation. Un des plus calculateurs. En un mot comme en cent, ce n'était pas le genre à débusquer les sentiments avec facilité.

Il se dirigea vers la zone désirée et il trouva le téléphone sans problème. Il le fixa en hésitant à appeler ou pas. Seul Ienzo et Even savaient tout sur tout ici. C'était plutôt le blond qui dirigeait au vu de son âge avancé mais puisque le bleu-gris était plus discret, il l'avait choisi.

Il se demandait s'il devait quand même appeler l'auburn. Et si l'illusionniste en parlait autour de lui quand même ?

Dilan composa quand même le numéro que Kairi lui avait donné. Ce serait trop stupide de passer à côté d'occasion juste parce qu'il ne voulait pas qu'on en parle autour d'eux. Il espérait quand même que dans ce cas-là, Aeleus serait de son côté.

Le manieur de lance écouta les tonalités. Il ne put s'empêcher de sourire en entendant la voix de Kairi dire :

- Maison du Maire de l'île principale, Kairi Radiant à l'appareil, je vous écoute.

- C'est Dilan.

- Dilan ! Comment vas-tu ?

- Plutôt bien et toi ?

- Moi aussi ! Sora m'a présenté un professeur qui s'y connaît en politique insti… enfin ce que tu avais dit sur le post-it à l'intérieur des cahiers.

- Oh, vraiment ?

- Bien sûr ! Je prends ça très au sérieux.

- Tu veux faire comme ta sœur ? Demanda Dilan, un peu inquiet quand même.

- Oui et non. C'est important que votre monde soit correctement dirigé. Le professeur dit que les idées de Kaly sont très bonnes. Je soulignerais toujours que toutes les idées viennent d'elle.

Le manipulateur de vent ne put s'empêcher de sourire. Il regarda les machines autour de lui et il ne put s'empêcher de penser à quelque chose. Le genre de chose qu'on n'oubliait pas mais qu'on enfonçait dans un coin de sa tête jusqu'à ce qu'il devienne utile.

- Il y a quelque chose que tu ne sais pas sur elle.

- Oh ? Il ne me reste pourtant que deux carnets.

- C'est le genre de chose qu'on écrit pas dans les livres parce que ça se fait.

- Ah ?

- Elle faisait de la poterie.

- C'est vrai ! Ça a un rapport avec la boue ! Réalisa Kairi.

- Plus ou moins. Son… votre père n'était pas trop d'accord mais elle était très douée.

- Génial !

µµµ

Kairi avait parlé pendant une heure entière avec Dilan. Elle s'était sentie très bien avec lui et elle se disait de plus en plus qu'il lui plaisait. Mais elle était prise entre deux feux quand il lui parlait de Kaly.

D'un certain côté, elle était contente que le manipulateur de vent lui parle de sa sœur mais, d'un autre côté, elle était très triste qu'il parle d'elle. Elle avait la sensation qu'il l'aimait et elle était jalouse.

Elle savait que sa sœur n'avait de l'attirance que pour les filles, pourtant, ça n'empêcherait pas Dilan d'être amoureux d'elle, qu'il soit du bon sexe ou pas.

Néanmoins, Kairi s'était rendue dans une boutique spécialisée. Elle avait trouvé un tour à poterie, de l'argile et des ustensiles pour pouvoir travailler avec. Tout était assez lourd mais elle prit sur elle et, après avoir payé, rentra chez elle.

Elle se rendit chez elle et elle monta dans sa chambre où elle commença à s'installer. Elle ne savait pas comment faire mais elle était déterminée sur ce point.

Elle fit tourner le tour et elle commença à essayer de faire quelque chose avec. Elle passait ses mains sur la matière dure et rugueuse dans l'espoir qu'elle devienne molle. L'auburn réalisa alors qu'elle aurait probablement dû demander à Dilan comment faire.

Mais elle pensa alors à une autre solution. Elle se redressa en souriant et elle fila en bas.

µµµ

Riku venait de raccrocher le téléphone. Il avait eu terminé plus tôt son travail et il avait pu rentrer avant dix-huit heures. Mikeal était sorti pour aller chercher à manger dehors et il en profitait pour essayer de joindre Mickey. Sora ne réussissait toujours pas et ça inquiétait son partenaire.

Évidemment, il voulait absolument lui remonter le moral. Et ce même s'il devait passer pour un harceleur auprès de Mickey. Il savait que Sora avait appelé sa Majesté plus d'une fois.

Par instant, la bonté de Sora était un réel problème. Non seulement parce qu'il était si doux et naïf qu'on se servait de lui. Mais aussi parce que sa gentillesse le rendait presque fragile.

Pour l'instant, il en voulait presque à Sora d'être « son idéal ». Parce qu'il se rendait faible pour lui faire plaisir.

Il venait à peine de remettre le combiné du téléphone à sa place qu'il se mit à sonner. Il fronça les sourcils et décrocha. Était-ce Mickey enfin revenu ? Minnie ? Ou un des amis de Sora ?

- Allô ? Dit-il après avoir décroché.

- Allô ! C'est Kairi !

- Oh… salut. J'habite un peu trop loin, c'est ça ? Se moqua gentiment l'argenté.

- Non ! Enfin un peu. Mais j'aurais eu besoin de l'aide de ton colocataire !

- Mikeal ? Euh… là il est pas là mais tu lui veux quoi ?

- J'aimerais faire de la poterie ! Il est artiste non ?

- Po…

L'argenté se passa la main sur le visage. Il se demandait ce qu'il avait bien pu se passer pour que Kairi se mette en tête une telle idée.

Mais, honnêtement, il préférait ne pas demander. Il craignait la réponse. Et craignait que si Kairi lui dise, il s'énerve sur elle.

Ainsi, il préférait de loin ne pas quémander, rester dans l'ignorance et rester calme auprès de sa meilleure amie.

µµµ

Dilan cherchait encore après Ienzo. Il ne tarda à le trouver auprès d'un autre mini-barre en train de vider l'alcool. Il s'approcha et il se saisit de la poubelle qu'il trouva vite lourde.

- Ah Aeleus, merci.

- C'est moi.

- Dilan…

Le brun lui fit une pichenette sur le front. Ienzo glapit et se frotta la zone devenue douloureuse.

- Tu aurais dû le voir, toi plus qu'un autre.

- Le sentir, Monsieur. Qu'est-ce que tu me veux ?

- Je ne sais pas comment tu fais mais j'aimerais savoir.

- Tu veux savoir si Kairi est attirée par toi ?

Ienzo eut un sourire presque sadique.

- C'est pas marrant si je casse le jeu.

Il fit mine d'envoyer un baiser à son collègue avant de s'éloigner, lui recommandant de jeter ça dans une « poubelle appropriée ».

- Tu sais qu'avec le temps, tu es devenu détestable ?

- Tu me dis ça maintenant parce que tu m'en veux ! Lança le bleu-gris.

Dilan soupira. C'était assez énervant de se dire que Ienzo savait toujours mettre le doigt sur ce qui était juste ou pas. Il emmena la poubelle à l'endroit désigné par le stratège. Ce qui lui permit de voir la ville.

Pour l'instant, elle était sous la coupe de Léon mais il savait que l'endroit ne lui revenait pas. Il faisait revenir le Jardin Radieux d'antan. Malheureusement, sur beaucoup trop de point.

Il avait l'impression de revoir les mêmes gens dans le caniveau et les mêmes dans une maison, bien au chaud.

Il avait suivi le plan de Xehanort parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Ansem avait dû mourir, malgré le fait que ça aurait fait du mal à Kaly, dans l'espoir de redresser ce monde. Mais ça n'avait pas marché.

Même l'Organisation avait été plus agréable. Que l'on soit bas ou pas dans les échelons.