Bonjouuuur ! Vous entendez le cri d'hystérie au loin ? ... Je crois que c'est Hanji qui se fend la poire ! Hahaha ! Enjoyyy ! :3
Expéditeur Anonyme
Bras croisés, appuyé contre le mur du bureau de son supérieur, Rivaille claqua sa langue contre son palet. Erwin l'avait fait venir mais le blond s'évertuait à rester silencieux en l'observant gravement et cela commençait à l'irriter de plus en plus.
- Oy ! Tu vas me dire ce que tu as, au lieu de faire ta gueule de con ?
Il n'y avait que Rivaille pour oser parler ainsi à Erwin, même s'il savait que ce dernier serait capable de l'assommer avec une seule baffe.
- Toujours aussi raffiné, soupira le blond en croisant les bras. J'attends toujours ton dernier rapport.
- Je te l'ai fait parvenir mon rapport, dis pas de conneries !
Et il avait passé un temps fou dessus, il détestait cette foutue paperasse.
- C'était un rapport sur les entraînements des recrues que je voulais !
- Je te l'ai filé la semaine dernière. Tu m'as fait venir pour ces conneries ?
Erwin se leva et contourna le bureau avant de plaquer ses mains de chaque côté de la tête de Rivaille qui réprima un sursaut en entendant les grandes paumes émettre un bruit sourd contre la cloison.
- Me regarde pas de haut comme ça ! Grogna Rivaille.
Il sentait le souffle chaud du Major sur son visage, ce qui était particulièrement dérangeant. Il était trop près de lui, cela dérangeait fortement son espace vital. Erwin émit un léger rire en relevant sa jambe pour protéger son entre-jambes avec sa cuisse, ayant deviné les intentions de son subalterne qui avait essayé de lui donner un coup de genou.
- Depuis quand tu sais te marrer toi ? Railla Rivaille, l'air renfrogné.
- J'aurais voulu que tu me dises à haute voix tes projets.
- Tsssk, t'as bu ou quoi ?
- Je ne savais pas que tu savais dessiner.
Il essaya de le repousser mais l'homme revint à la charge. La patience du Caporal-chef commençait à être mise à rude épreuve. Il écrivait déjà comme un sagouin, comment aurait pu-t-il faire le moindre dessin ?
- Putain, j'aurais vraiment du te tuer quand j'en avais l'occasion ! S'énerva Rivaille.
Le blond laissa échapper un léger rire et retourna derrière son bureau où il sortit une feuille qu'il lui montra. Il pouvait voir de loin des dessins qui lui firent écarquiller les yeux. Le Major lut la note à voix haute.
« Erwin, voici mon rapport pour nos prochains projets.
Un admirateur secret. »
- C'est quoi ce bordel ?
Il s'approcha et lui arracha l'objet des mains. Cela ressemblait trait pour trait à son écriture, mais ce n'était pas lui qui avait écrit une connerie pareille. Même les gonzesses des bataillons d'exploration seraient incapable d'écrire des niaiseries pareilles ! Le pire, c'était les « schémas » représentant trois personnes, dans des positions très équivoques, sans compter les petits cœurs dessinés partout et une trop forte dose de peinture rose bonbon. Il serra instinctivement les fesses.
- Je ne savais pas que tu avais envie qu'on remette ça, sourit Erwin en s'appuyant sur son bureau, menton reposé sur le dos de ses mains, d'un air totalement serein et détaché qui mit son vis-à-vis hors de lui. Et je me demande qui est censé être la troisième personne...
- Ta gueule ! On avait picolé comme des trous à cause de Pixis ! Ça sort d'où cette merde ?
Alors qu'il posait cette question il fronça les sourcils en froissant la feuille. Comme s'il laisserait Erwin lui faire des choses pareilles ! Encore moins avec... Qui ? Merde ! C'était surréaliste !
- C'est arrivé dans mon bureau, avec différentes missives de la ville. J'ai reconnu ton écriture, y'a que toi pour écrire aussi mal.
- Va te faire foutre !
Au regard de son supérieur, il grogna et lui balança la boule de papier au visage.
- Mon rapport jamais arrivé et ce torchon qui arrive dans ton bureau... Ça ne peut être que l'autre putain de binoclarde !
- Ça a un rapport avec ce que tu aurais dit dans ton sommeil ?
- Ta gueule !
Rivaille le fusilla du regard et sorti de la pièce en claquant violemment la porte. Furieux, il traversa le manoir d'un pas lourd.
- HANJI ! JE VAIS TE TUER ! Hurla-t-il à la recherche de la coupable.
Pour Rivaille, c'était clair, cette basse plaisanterie ne pouvait être que son œuvre. Cette putain de binoclarde !
