Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient. Ils sont à JKR. Je ne touche aucun argent en publiant son texte. L'image qui accompagne la Fic' a été conçue par mes soin en utilisant des ressources du site Freepik.

Rated : M

Beta : Clows

Avertissements : Slash M/M.

Pairing : Harry/Severus

Genre : Romance/Aventure/CréaturesFic'

Synopsis : La bataille de Poudlard fut la délivrance du monde magique mais cela fut au prix de perte et de sacrifice. Harry et Severus pensaient sacrifier leur vie, à la place, c'est leur statut de sorcier qu'ils perdraient. Ce qui les amènera à se trouver.

Le canon : L'histoire commence le 11 mai 1998 soit 9 jours après la Bataille de Poudlard. Je compte respecter le tout jusqu'au 5e tome. Je ne touche pas à ce qui est des Horcruxe et à la mort de Voldy. Severus et Fred survivent. Et Draco rejoint l'ordre après les événements du ministère. Les noms des créatures sont bien reliés les uns aux autres dans la mythologie. Je me suis appuyé sur « la grande encyclopédie du merveilleux » pour la base.

Chapitre : 15

Chapitre VII

À qui choisit sa réaction

Le nouveau couple refit surface au petit déjeuné du dimanche.

- Nous sommes bien heureux avec Eldred, que les sceller ont sauté pour pouvoir vous compter à notre table, les accueillis Sanguini.

Harry mit tout son vocabulaire à son service pour s'adresser à son hôte.

- Merci de cette bonté. Je ne veux pas paraître grossier, mais puis-je récupérer ma baguette ?

- Mais bien sûr la voici, lui tendit le vampire.

Severus suivit Harry à la trace. Bien que les personnes présentent, sache sa relation avec le jeune homme, il ne pouvait se laisser aller à avoir des gestes tendres à l'égard de son calice en public.

Une fois leur baguette en main, ils allèrent aux places restantes pour commencer leur repas. C'est Draco qui ouvrit les hostilités en lançant à la cantonade comme si cette conversation se passait en privé avec son parrain.

- Tu me diras, au moins, je n'aurais plus à supporter tes regards enflammés plus que déplacé, attaqua-t-il avec acidité que peu de monde compris.

- Enfin Draco un peu de tenue, le morigéna sa mère.

- Non laisse Narcissa, lui demanda le Potionniste en se retournant vers le blond, je te prie de ne pas aller plus loin dans tes allégations, tu n'es pas le plus irréprochable sur ce sujet et je pourrais très bien me dire qu'il serait bien de révéler à MON CALICE certaines choses Draco.

La tablée put voir le blond perdre le peu de couleur qu'il avait.

- Je vois que nous sommes sur le même crin de licorne, affirma Severus en reprenant le cours de son repas.

- Alors là Sevy-chou soit tu en as trop dit, soit pas assez, argua Fred avec avidité.

- S'il te plaît Fred… Demanda Harry rouge de gêne.

Le roux ouvrit les bras et baissa la tête pour une révérence en signe de reddition, tout en se disant qu'il arrivera bien à coincer le professeur de potions à un moment pour lui tirer les doxys du nez.

- Sevy-chou ? questionna George.

- Oui, tu ne trouves pas que ça lui va bien ?

Les jumeaux se regardèrent et explosèrent de rire. Ce qui eut le mérite de détendre l'atmosphère pesante.

OoOoOoO

Severus avait abandonné Harry pour avoir une discussion en privé avec Draco alors que le Gryffondor décida de se prélasser dans le lit Bain de Soleil rond du jardin. C'est un Harry somnolant que découvrit Charlie en voulant faire une petite baignade dans la superbe piscine de leurs hôtes.

Au bout de trois longueurs interminables, il vit enfin le brun se réveiller. Ils se rejoignirent au bord de la piscine. Harry s'assit de sorte que ses jambes se retrouvaient dans l'eau.

- Severus alors… affirma Magizoologiste.

- Oui, confirma le jeune homme avec un sourire rayonnant.

Le roux se tenait au rebord de la piscine les bras croisés au côté de son ami.

- Tant mieux, lui dit-il avec un peu de regret dans la voix.

- Tu n'es pas seul, tu as Virgil.

- Ce qui ne veut pas dire que tu ne me manqueras pas à la maison.

Harry eut un sourire plein de tendresse pour le Dragonologiste. Il lança d'un ton badin pour redonner du baume au cœur à son ami :

- Il est vrai que d'avoir un cuisinier à domicile n'est pas négligeable.

Son ami sourit puis rentra dans son jeu.

- C'est vrai ça va être dur de revenir à mes plats préparés.

- Beurk, immonde…

Et ils explosèrent de rire. Au même moment Sanguini, Eldred et Susan arrivèrent au jardin.

- Si je peux me permettre, messieurs, ne vous tenez pas si proche si Severus arrive, il risque de mal prendre cette proximité entre vous.

Sans un mot Charlie reprit ses longueurs alors qu'Eldred pris place auprès d'Harry.

- Vous vous y ferez.

- D'être avec un jaloux maladif ? Je ne sais pas.

L'écrivain émit un petit rire en lui affirmant :

- On y prend vite goût.

- S'il ne nous étouffe pas.

- Ce n'est pas faux. À vous, d'y mettre des limites monsieur Potter.

- S'il vous plaît appelez-moi Harry et tutoyez-moi après tout nous serons amenés à se voir souvent.

- Seulement si cela est réciproque.

- Bien sûr Eldred…

- Voilà qui est beaucoup mieux mon cher Harry. Sache, quelles que soient les questions que tu te poses, tu peux venir me voir, j'y répondrais avec plaisir. Après tout, je sais ce que c'est d'être un calice et de surcroît un Leannain Sith…

La stupeur se lisait sur les traits d'Harry, malheureusement, il fut impossible d'en savoir plus, le déjeuner venait d'être annoncé.

OoOoOoO

Pendant ce temps, dans le petit salon une dispute faisait rage entre Draco et Severus sous l'œil de Narcissa.

- Je te prierai d'être poli, ordonnait le Maître des potions.

- Mais je suis poli. Je dis juste que tu as l'âge d'être son père. Il me semble bien d'ailleurs que tu étais le meilleur ami de sa mère, non ?

Narcissa se dirigea vers son ami qui bouillonnait de rage et posa une main sur sa poitrine pour l'inciter à rester sur place tout en s'adressant à son fils.

- Draco, je te conjure de ne pas aller plus loin dans des bassesses pareilles, cela n'est pas digne d'un Malefoy. Tâche aussi de respecter ton parrain, aussi si Severus est du même âge que les parents de ce cher Harry cela ne change rien. Ils sont bénis par la mère de toute chose, rien ni personne ne peut aller à l'encontre de cette union.

Voyant la blonde remettre doucement, mais sûrement son fils à sa place, le Potionniste prit place dans un des fauteuils qui habillaient la pièce.

- Puis si mes sources sont bonnes, Harry n'est pas la seule personne sur qui tu as des vues...

Cette remarque récolta un grondement qu'aucun des deux blonds ne releva.

- Je ne sais pas qui sont vos sources, mais elles se trompent.

- Tu vas me dire que vous avez fait que dormir les nuits où tu as partagé un lit avec l'héritière des Greengrass ?

- Je vais tuer Zabini, grommelait Draco.

- Il y a aussi ce si charmant Georges qui n'a pas arrêté de te faire une cour des plus cavalières, à laquelle j'ai pu constater que tu y étais favorable.

Mis à terre par sa mère, Draco signa sa capitulation. De toute façon il était plus blessé de savoir que son parrain ne passera plus autant de temps avec lui, que de ne pas pouvoir obtenir Harry. Comme l'avait dit sa mère, il avait des vues sur d'autres personnes.

OoOoOoO

Dans l'après-midi, Harry accompagna madame Weasley et les jumeaux pour une balade dans la forêt du domaine. Où Molly lança un sujet de conversation des plus embarrassants pour Harry.

- J'espère que Severus n'a pas été un mufle avec toi pour votre première fois ?

Harry rougit encore plus à cette question que quand monsieur Weasley s'était fait un devoir d'avoir une conversation sur le sexe avec Ron et lui. Par contre cela semblait beaucoup amuser les jumeaux.

- Ce n'était pas ma première fois, répondit Harry avec hésitation en espérant que cette réponse suffise à la matriarche Weasley.

- Je me doute bien, qu'avec mon Charlie vous ne vous êtes pas regardé dans le blanc des yeux, mon chéri. Et ce n'est pas parce que tu n'étais pas vierge que Severus ne pouvait pas être charmant.

La teinte vermeille d'Harry prit un degré de plus à cette repartie. Il jugea plus prudent de laisser le sujet « Charlie » de côté et dirigea la conversation sur Severus. Car même si elle était tout de même embarrassante, elle n'était toujours moins que de parler de l'intimité partagée avec Charlie à Molly.

- Ne vous en faites pas, il a été… il butait sur le qualificatif à utiliser et préféra utiliser celui de Madame Weasley bien qu'il le trouvât désuet, charmant.

- Maman, sache qu'une fois qu'on a trouvé notre calice, il est tout pour nous, dit Fred en décidant d'intervenir pour aider ce pauvre Harry.

- Tu en es sûr ? Lui demanda-t-elle avec une légère crainte pour la sécurité de ce garçon qu'elle considère comme l'un de ses fils.

- Oui même plus précieux que notre propre vie. Si tu veux, je te prêterai le livre que Sanguini nous a donné à lire sur ce sujet.

- Merci, mon Ange.

- Vampire, maman, Vampire…

Cette réplique fit sourire, Harry qui au passage remercia du regard Fred pour l'avoir sorti de cette discussion des plus déplaisantes et fit rire plus franchement Georges.

- En parlant Vampire, enchaîna Georges, je voudrais te parler maman.

- Tu es sûr de vouloir en parler maintenant ? interrogea Fred.

- Oui, ma décision est prise, confirma Georges.

- Oh, Merlin, s'exclama Harry qui avait compris ce que voulait annoncer Georges.

- Quoi ? Qui a-t-il ? supplia leur mère quelque peu paniquée de la nouvelle de Georges.

- La soirée de notre arrivée, j'ai émis l'hypothèse de devenir moi-même un vampire avec Sangini et il m'a dit que cela pourrait très bien se faire, mais que je devais bien réfléchir, car il n'y a aucune façon de faire machine arrière.

À ce stade de son explication, la matriarche Weasley avait la main devant la bouche, les larmes aux yeux et était déjà plus qu'hébétée.

- Mais ma décision est définitive et ferme. Je ne repartirai pas avec vous. Je resterais ici pour que Sangini fasse de moi un vampire.

- Mais… mais… et Angelina ?

- Quoi Angelina ?

- La pauvre enfant, tu vas la laisser tomber ?

- Mais maman elle n'a jamais été ma petite amie, elle était celle de Fred…

- Mais tout ce temps que vous avez passé, l'un avec autre, ses derniers mois ?

- C'était juste deux amis à qui une séparation avec Fred était dure et qui du coup se soutenaient.

- Ah… Et… et… si l'un d'entre vous trouvait son calice ?

- Cela ne changera rien pour eux, intervient Harry, ils auront le même créateur, étant frères de sang et sont en plus de tout ça, Jumeaux.

- Je ne comprends pas ?

- La gémellité et le fait d'avoir le même créateur feront que Fred et moi serrons inséparable même si l'un de nous, voire même les deux trouvons notre calice.

Molly avait les yeux dans le vague. Les trois jeunes hommes pouvaient la voir réfléchir.

- Je ne dis pas qu'il ne me faudra pas un temps pour accepter ta décision. Mais si c'est ce que tu veux…

Georges se rua sur sa mère pour l'étreindre.

- Merci, maman.

Ils passaient le reste de l'après-midi à essayer de rassurer la matriarche Weasley en répondant à toutes ses questions tout en se baladant.

OoOoOoO

Alors que les autres passaient la soirée dans le petit salon bleu absorbé dans des conversations toutes mondaines, Georges et Draco reprenaient leur souffle dans le lit de ce dernier.

- Si j'avais su ce que je loupai, crois-moi qu'il y a déjà un siècle que je t'aurais sauté dessus beau gosse, on peut dire que tu sais faire grimper tes partenaires au rideau.

- Et oui petit Serpentard, à Gryffondor on n'est pas que courageux, on se donne à fond dans tout ce qu'on entreprend…

Sa tirade fit bien rire le blond, ce qui ne l'empêcha pas de venir se blottir dans les bras de son amant.

- Dommage que ça n'ira pas plus loin que ce séjour, murmura Georges.

- Qui sait quand on aura la chance de se croiser... lui répondit Draco en glissant dans le sommeil.

- Oui, si tu veux toujours de moi, une fois que j'aurais rejoint mon frère.

Georges resta là à admirer le blond dormir un bon moment avant de lui-même glisser vers un sommeil réparateur.

OoOoOoO

Les repas furent les seuls moments où Severus et Harry se croisèrent alors ils accueillirent avec joie leurs retrouvailles dans leurs appartements à l'heure du coucher.

Après s'être dévêtu, ils se rejoignirent dans le lit où comme ils en avaient pris l'habitude depuis trois jours, Harry alla se coller à son Vampire qui était perdu dans ses pensées depuis la conversation sur la vie amoureuse de son filleul et Georges. Il y sortit en débitant la raison de son mutisme.

- Je sais qu'on n'y peut rien, mais je n'arrive pas à m'enlever de la tête le fait que tu as connu d'autres hommes avant moi.

Harry grommela quelque chose à propos de jaloux compulsifs que Severus ne comprit pas.

- Désolé, mais même toi, tu as un passé avant moi, lui dit Harry en relevant la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux et la main pour aller caresser sa joue.

- Dit moi, qui ?

Harry laissa tomber sa main et son regard se voila. Severus en tira des conclusions qui n'était pas les bonnes.

- Il y en a eu tant que ça pour que tu réagisses de cette façon-là ?

- Pas du tout, s'emporta son calice en se dégageant de ses bras, Sachez monsieur qu'il y en a eu que trois, en revenant au vouvoiement tellement il était en colère.

- Je suis désolé, je ne voulais pas insinuer que tu étais…

- … une pute ? C'est vrai après tout un Leannain Sith couche avec tout ce qui bouge, n'est-ce pas ?

Il acheva sa phrase en lui tournant le dos avec l'intention de dormir sans permettre à son compagnon de se sustenter malgré son côté calice qui lui criait de ne surtout pas faire ça. Après tous les Vampires pouvaient très bien se contenter d'une morsure tous les deux jours. C'est sans compter sur le Potionniste qui vient se coller à lui pour lui chuchoter à l'oreille :

- Tu n'es pas une pute, tu es mon calice et je veux seulement savoir qui a eu la chance d'avoir un peu de tendresse de ta part.

Harry eut un rire amer avant de lui avouer ce qu'il aurait préféré lui cacher.

- Tu crois vraiment que j'ai donné de la tendresse à mon oncle et mon cousin ?

- Pardon ? demanda Severus décontenancé.

L'air autour d'Harry vibrait et la signature magique de Remus se fit sentir ce qui interloqua Severus qui se demanda ce qui venait de se passer.

L'élu choisit de rester dos à son compagnon pour se confesser, trouvant ça plus facile, comme quand on avoue un secret honteux dans le noir.

- Mes premières chaleurs se sont déclenchées alors que j'étais caché dans la même maison qu'eux. J'ai lutté, mais je me suis tout de même retrouvé pour ma première relation sexuelle à coucher avec mon cousin et mon oncle, ainsi qu'à me faire insulter de chienne en chaleur. Alors tu vois, tu ne serais pas le premier à m'insulter de la sorte.

En lui révélant ça des larmes coulaient toutes seules et il n'osait se retourner pour affronter le regard de son compagnon.

Severus compris ce que Remus avait fait et l'en remercia et à l'opposé, il sentit sa rage contre la famille d'Harry – si on peut la qualifier ainsi – grandir et réclamer vengeance pour son calice, mais sa priorité fut de le consoler.

Il commença doucement à lui caresser les cheveux et à parsemer son cou de baiser léger qui ressemblait plus à des effleurements, jusqu'à ce que Harry se calme et se laisse allé dans ses bras. Il le fit s'allonger sur le dos pour pouvoir se mettre au-dessus de lui. Pris appuie sur ses coudes, il glissa une main sur le cou du Survivant jusqu'à ce que les caresses dans les cheveux du Leannain Sith reprirent. Le Sylvain ferma ses yeux pour éviter le regard de son Professeur.

- Chaton, l'appela-t-il en caressant sa joue avec sa main qui n'était pas dans sa chevelure pour qu'il ouvre ses émeraudes.

Dès que leurs regards s'accrochèrent Harry pu voir les orbes charbonneux s'enflammer.

Severus abaissa la tête doucement, posa délicatement ses lèvres sur les siennes, appréciant le simple contact en un baiser léger. Il finit par ajouter plus de pression, en réaction Harry ouvrit légèrement les lèvres ce qui permit au Maître des potions d'emprisonner sa lèvre inférieure entre les siennes en passant délicatement le bout de sa langue dessus toute en la suçotant légèrement.

Ce baiser fit frissonner le Gryffondor comme jamais, car il était tout à fait nouveau du point de vue de la tendresse et encore plus rempli d'amour. Jusqu'ici chaque baiser qu'ils avaient échangé avait été empressé et légèrement brusque.

Harry passa ses doigts dans la chevelure du vampire pour les empoigner afin d'augmenter la pression sur leurs lèvres et ouvrit la bouche en une invitation que Snape accepta avec ravissement en allant effleurer sa langue de la sienne. Et finit par explorer soigneusement la cavité de son calice en le dominant ce qui surprenait Harry, car la tendresse et l'amour furent toujours là et cela le fit ronronner doucement.