Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient. Ils sont à JKR. Je ne touche aucun argent en publiant son texte. L'image qui accompagne la Fic' a été conçue par mes soin en utilisant des ressources du site Freepik.
Rated : M
Beta : Clows
Avertissements : Slash M/M. PRÉSENCE D'UN LEMON.
Pairing : Harry/Severus
Genre : Romance/Aventure/CréaturesFic'
Synopsis : La bataille de Poudlard fut la délivrance du monde magique mais cela fut au prix de perte et de sacrifice. Harry et Severus pensaient sacrifier leur vie, à la place, c'est leur statut de sorcier qu'ils perdraient. Ce qui les amènera à se trouver.
Le canon : L'histoire commence le 11 mai 1998 soit 9 jours après la Bataille de Poudlard. Je compte respecter le tout jusqu'au 5e tome. Je ne touche pas à ce qui est des Horcruxe et à la mort de Voldy. Severus et Fred survivent. Et Draco rejoint l'ordre après les événements du ministère. Les noms des créatures sont bien reliés les uns aux autres dans la mythologie. Je me suis appuyé sur « la grande encyclopédie du merveilleux » pour la base.
Chapitre : 15
Chapitre VIII
Jalousie quand tu nous tiens
Severus se dit que le moment était venu d'honorer son calice comme il le devait. Lui montrant toute l'affection qui lui portait et qu'il ne le rejetait pas malgré la catastrophe qu'ont été ses premières chaleurs.
Il glissa sa bouche sur le cou d'Harry, qu'il embrassa puis le suça en lui faisant sentir ses dents, là où il les plantera, avant de le mordiller tout en passant son pouce sur un de ses tétons. Le ronronnement du Gryffondor se transforma en gémissement. Sa tête se balança en arrière le faisant se soulever autant qu'il le put tout en allant coller son torse à celui du Potionniste. La prise que le Brun avait sur la tignasse de son Professeur se raffermit alors que son autre main alla griffer de haut en bas son dos.
Il délaissa pour le moment son cou en traçant un chemin de baiser jusqu'à ce que sa bouche se refermât sur le téton que ses doigts ne s'occuper pas, pour le sucer et le mordiller. Quand il fut satisfait du résultat, il passa à l'autre. Plus il s'y appliquait plus les gémissements de son calice se faisaient sonores.
Il remercia mentalement Sanguini pour avoir intégré dans les protections de la maison un sort d'intimité qui agissait sur chaque appartement. Il voulait être le seul à pouvoir entendre ces sons sortir de la bouche d'Harry. Au même moment où il se faisait cette réflexion une bouffée de jalousie à l'encontre de Charles-foutu-Weasley le prix, il est sûr qu'il était le troisième amant de son compagnon. Vu leurs comportements, c'était l'évidence même. Autant qu'il savait passer outre sa jalousie pour les Dursley du fait que le Leannain Sith avait pris le dessus sur Harry, c'est surtout la colère qui prédominait chez Severus à leur encontre au vu de leurs comportements envers son calice. Alors qu'avec le roux, ils avaient été plus proches, avec une amitié qui avait grandi, une intimité partagée à de nombreuses reprises et apparemment cela n'avait pas été seulement pendant les chaleurs.
Pourtant, il avait confiance en son Gryffondor. Il ne pouvait pas non plus empêcher cette jalousie maladive d'exploser dès que quelqu'un approchait trop près de son calice et en particulier Charles-foutu-Weasley.
Revenant à son ouvrage, qui était de poursuive son chemin de baiser sur le ventre du brun, un gémissement plus appuyé, et la main dans ses cheveux se serra et se desserra spasmodiquement le firent lever les yeux pour voir Harry se mordre la lèvre inférieure et se tenir à un des barreaux de la tête de lit de son autre main. Il décida de se concentrer un petit moment sur cette zone particulièrement sensible chez son chaton, lui retirant en même temps la seule étoffe qui lui restait. Il l'abandonna un instant pour ôter son propre sous-vêtement.
Revenant sur lui pour jouer avec son nombril, Severus caressa l'intérieur de sa cuisse écartée jusqu'à ce qu'il capture de sa bouche son sexe et enfouit deux doigts en son calice bien qu'il sache que cela était superflu, il aimait pratiquer cet attouchement sur son petit brun si sensible à ses attentions quelles qu'elles soient.
Une complainte émanant d'Harry le fit s'arrêter, craignant lui avoir fait mal, récoltant une autre lamentation de son Gryffondor à la perte des doigts dans son intimité. Severus revient au-dessus de lui, lui volant un baiser léger.
- Qui a-t-il ?
- C'était à moi de te faire plaisir comme ça… lui expliqua-t-il en lui caressant la lèvre inférieure avec son pouce pour lui faire comprendre son propos.
- Et si ça me fait plaisir de "te faire plaisir", comme il te plaît à le dire ?
Harry lui sourit en lui caressant la joue avec la paume de sa main jusqu'à ce qu'elle glisse dans son cou pour inciter Severus à échanger un autre baiser ravageur.
Sans briser le baiser, Severus s'empoigna pour se présenter à l'entrée plissée du Gryffondor qui enroula ses jambes autour de lui pour lui laisser plein accès à son intimité.
Le Potionniste prit son temps pour s'enchâsser, sentir et apprécier pleinement cette chaleur humide s'étirer autour de lui. Le Brun rompit le baiser pour plonger ses émeraudes dans les onyx de son Professeur et lui souffler :
- Je t'aime !
Bien qu'il sût que c'est en grande partie grâce au lien que son calice lui disait ces mots le vampire grogna de satisfaction. Et lui répondit sur le même ton :
- Tu es mon monde.
Il commença de lentes ondulations profondes pour savourer les petits cris que poussait Harry. Jusqu'à ce que cela ne suffît plus alors ses coups de reins se faisaient de plus en plus rapides, de plus en plus sec accompagné de son chaton, qui venait à sa rencontre pour leur plus grand plaisir. Ils l'exprimaient avec des râles et grognements claironnants en écho dans la chambre.
Le sexe d'Harry était massé par leurs deux ventres ce qui s'ajoutait à la jouissance que le Potionniste lui donnait. Au moment où Severus se sentit prêt à décoller, il mordit son calice en se disant qu'il n'arriverait jamais à se lasser de ce nectar tout en accompagnant son Gryffondor au septième ciel où ils trouvaient tous deux la libération.
Le Maître des potions voulant prolonger le moment resta emboîter au brun le plus possible. Mais le naturel reprit ses droits et son membre radouci s'extirpa de l'intimité du Gryffondor qui l'avait si bien accueilli.
Severus plongea son visage dans le cou d'Harry pour y humer son odeur et le serrer dans ses bras afin de s'assurer que tout ceci était bel et bien réel.
- J'ai l'impression que tout ce qui s'est passé ses derniers mois, n'est qu'un rêve. Surtout toi ici ! Que je vais me réveiller à l'intérieur de mes cachots dans mon lit trop grand pour moi seul.
- Sev', je suis bien là et n'y bougerais pas.
- Il faut bien que tu comprennes, très peu de personnes ont compté pour moi et ont tenu à moi, deux en vérité… les deux qui ont le plus compté pour moi avant toi sont mortes. Résultat, j'ai très peu confiance en moi quand il est question de sentiment. Le vampire en moi n'arrange rien avec l'accru de mes sentiments…
Tout en s'exprimant, il se mit sur le côté et s'adossa à la tête de lit alors que son amant prit appui sur un coude pour lui faire face.
- Serais-tu en train de me dire que toutes ses scènes depuis qu'on est sorti de cette chambre ce matin ne sont pas de ta faute ?
- Où toute au moins me donne une excuse valable, lui répondit-il penaud, ce qui déstabilisa quelque peu Harry se rendant compte qu'il était loin de connaître Severus Snape. Mais il avait hâte de tout découvrir de son compagnon en commençant maintenant.
- Qui était ses deux personnes, qui ont compté pour toi ?
Severus fut soulagé qu'Harry passe à un autre sujet même si le sujet en question n'était pas des plus réjouissants.
- La première c'est ma mère, Eileen Prince, je n'ai jamais compris comment elle a pu se retrouver marié à mon père qui était loin d'être aimant envers elle et qui détestait la magie. Elle avait un air revêche, mais ce n'était qu'en apparence elle était très douce. De sa part j'ai toujours eu de l'affection même si ce n'est pas autant que ce que j'aurais aimé.
- Pourquoi ? Demanda le Gryffondor qui était venu se caler dans les bras du Potionniste.
- Mon père ne supportait pas que je « traîne dans ses jupes » comme il disait.
Il resta quelques minutes à méditer sur ses parents pour finir par rajouter.
- Ma mère t'aurait aimé comme elle avait aimé Lily.
De ce commentaire, il reçut un baiser papillon.
- Et la deuxième personne ?
- Justement, c'est ta mère, ma meilleure amie, affirma-t-il avec le sourire le plus triste qu'Harry n'est jamais vu. Crois-moi quand je te dis que je n'ai jamais voulu la mort de tes parents…
- Non, exclama Harry en se mettant à califourchon sur son Vampire pour lui faire face.
Il voyait que Severus était perdu. Pourquoi ne veut-il pas de mes excuses ? Et comme si Harry avait lu dans ses pensées, lui affirmant :
- C'est de cette conversation que je ne veux pas, pas pour le moment en tout cas. Et pas des excuses que tu penses devoir me faire. Nous l'aurons, mais pas maintenant.
- Très bien, capitula-t-il sans discuter.
Et ils passèrent à d'autres sujets moins épineux, jusqu'à ce que Severus trouve le courage de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Le troisième est Charles Weasley ? demanda le professeur avec peu d'assurance
- Pourquoi tu me poses des questions dont tu connais la réponse ?
- Je ne sais pas avec certitude. J'ai besoin de savoir. Ce doute me tue à petit feu.
Harry souffla d'agacement et finit par lâcher :
- Je te confirme que Charlie est bien le troisième. Mais tu ne tiras rien de plus de moi à ce sujet.
- Mais… pourquoi ?
- Déjà pour ne pas attiser ta jalousie. Et puis est-ce que toi, tu vas tout me raconter sur tes relations ?
Severus se tendit comme un arc rien qu'à la possibilité qu'Harry sache que certaines personnes font partie de ses ex-amants.
- Très bien… dit-il, semblant de capituler.
- S'il te plaît, arrête avec cette dualité qui n'a pas lieu d'être. Je suis tout à toi et Charlie n'est qu'un ami.
Mais Severus grommela que des amis ne partageaient pas le même lit.
- Oui, je te l'accorde en général des amis ne couchent pas ensemble, mais cela n'arrivera plus jamais.
- Ça a plutôt intérêt, exclama le Potionniste. Je veux bien faire un effort.
- Merci, amour.
Il bascula Harry sur le matelas de façon à le mordre afin de consolider le lien, il sentait qu'ils en avaient plus que besoin.
- Nous ferons bien de dormir, affirma-t-il après avoir refermé les plaies.
Harry eut un rire désabusé avant d'embrasser le maître des potions et de venir se blottir contre lui alors que ce dernier éteignit les lumières et remontait les couvertures.
OoOoOoO
En cette superbe journée du quatorze juillet, le petit groupe se rendit dans le Targu-Mures* aussi bien Sorcier que Moldu pour son histoire, car ce fut dans cette ville que les premiers bûchers de sorcière furent érigé en Europe.
Ils étaient dans des ruines côtés sorciers où le guide leur expliquait que l'une des raisons qui ont mis le feu aux poudres fut l'installation de quelques familles composées de certains sylvains avec leurs sexualités débridées pour les plus jeunes à cette époque puritaine, l'histoire moldue choisit de retenir que les condamnations de femmes au bûcher.
Severus fut distrait du compteur par un léger rire d'Harry. Il tourna son regard sur lui pour le voir plaisanter avec Charlie qui se tenait trop prêt à son goût de son calice. Quand le magizoologiste se rapprocha encore plus, le vampire n'y tient plus et s'interposa pour remettre une distance qu'il jugeait respectable entre son compagnon et le roux. Il avait bien essayé de faire un effort, mais là, il était à bout, à croire que cet éphèbe pouvait se permettre de telles familiarités avec son calice.
- Vous permettez, grogna littéralement le Potionniste.
Le roux recula de plusieurs pas tout en fixant un point derrière Snape. Quand Severus se retourna, il vit qu'Harry avait perdu sa bonne humeur. Dans la foulée, Sanguini décréta que c'était le moment de rentrée. Le retour à la zone de Transplanage se fit dans une certaine tension vu que Harry fulminait silencieusement et que Severus lançait des regarde meurtrier à Charlie tout en gardant le brun à côté de lui.
Une fois arrivé à la demeure de Sanguini, Harry monta toujours sans un mot directement dans les appartements qu'il partageait avec Severus, il ne s'arrêta qu'une fois le boudoir atteint. Il attendit que Severus soit dans la pièce pour se retourner.
- Je peux savoir ce qui t'a pris ?- Il était trop près de toi… affirma le vampire les dents serrées.
- N'étions-nous pas d'accord pour que tu mettes ta jalousie de côté ?
- Tu es à moi ! gronda le maître des potions.
- JE NE SUIS PAS UN OBJET QU'ON DISPOSE À LOISIR, hurla Harry.
- Non effectivement, tu es mon calice et à ce titre je me dois de te protéger… de protéger notre couple…
Harry souffla profondément pour essayer de se calmer, sachant qu'il n'arriverait à rien, aussi non.
- Tu te rends compte de ce que tu dis ?
- Écoute Harry, pour moi ce que Charles a fait m'ait perçu comme une menace pour nous. Je n'y peux rien, c'est comme ça. Ce qui reste de ma partie humaine est d'accord avec toi, mais je suis aujourd'hui beaucoup plus Vampire qu'humain, de ce fait, je ne vois pas où est le problème, vu que je protège notre couple.
Au fur et à mesure de sa tirade, Severus vit Harry s'assombrir, le Potionniste ne résista pas aux besoins de l'étreindre.
- Qui a-t-il ?
- Je ne pourrais plus jamais être avec mes amis ?
- Pourquoi tu ne pourrais pas ?
- Vu comment tu réagis alors que je n'ai fait que plaisanter avec Charlie…
- Ça n'a rien à voir. Désolé de te le dire, Chaton, mais je ne verrais toujours en Charles qu'un rival, un danger pour nous.
- Si je résume bien, temps qu'on n'est pas trop proche l'un de l'autre tout se passera bien ?
- Ça et ne pas être seul avec lui.
Le Gryffondor posa sa tête sur le torse du Potionniste en fermant les yeux.
- Tout ce qu'il ne faut pas faire pour son âme Sœur
OoOoOoO
Harry mis au courant Charlie des nouveaux termes de leur amitié. Bien que ça ne ravissse pas le roux, il s'y plia. Tout se passa bien à partir de ce moment-là.
Puis vient le moment de prendre congé pour les sorciers.
- George, tu veux vraiment rester jusqu'à la fin des vacances avec ton frère ? Minauda Draco dans une dernière tentative de lui faire changer d'avis, car il devait bien l'avouer, il commençait à être épris du rouquin et que s'il rentrait en Angleterre avec lui, il pensait pouvoir poursuivre leurs relations.
- Oui, désolé, mais j'avais déjà pris un engagement envers mon frère.
- Très bien…
George put voir de la tristesse dans les yeux du blond alors que ce dernier se détourna de lui pour sortir.
- Tu sais que tu peux encore partir avec lui si c'est ce que tu veux, frérot. Ou au moins lui dire pourquoi tu restes.
- Non, ma décision est prise.
Et cette même décision poussa Severus à vouloir regagner ses quartiers à Poudlard. Trop peu confiant en la sécurité de son calice avec un nouveau-né tout frais. Car si la sécurité d'Eldred était assuré vu qu'il est le calice du créateur du nouveau vampire, il n'était pas dit que ça soit le cas d'Harry, tout au moins pour la première semaine.
OoOoOoO
* Si j'ai bien compris des brides d'info que j'ai trouvée sur Targu-Mures est qu'elle est bien la première ville d'Europe à avoir mené des sorcières au bûcher. Même aujourd'hui vous aurez du mal à en savoir plus, car les autorités locales et nationales n'en font pas la promotion. Mais à côté de ça la ville a aussi une histoire très riche qui commence dans les écrits en 1332.
