Bonjour ! Voici un nouveau petit texte, on est loin du grand délire habituel mais comme cela concerne malgré tout Hanji, il avait bien sa place dans ce recueil ! :)


Dévoué


Entendant la porte du réfectoire s'ouvrir, Rivaille leva les yeux de sa tasse de thé.

- Oy, c'est quoi cette tronche de mort vivant ? Ça va, Moblit ?

Se laissant tomber lourdement sur une chaise, l'interpellé posa son regard sur le Caporal-chef qui fronça les sourcils en jugeant les lourdes cernes qui plombaient son regard. Moblit était toujours plein d'énergie pourtant.

- Ça va, j'ai l'habitude. Un peu de repos, juste un peu de...

Il posa sa tête sur la table et s'endormit aussitôt sous l'air incrédule de Rivaille.

- Être sous les ordres de Quatre-Yeux n'est pas de tout repos, hein ?

Il sirota tranquillement sa tasse, laissant le soldat profiter de ce moment de répit bien mérité. Quelques dizaines de minutes plus tard, son escouade pénétra à son tour dans la pièce.

- Pff, insupportable cette femme, gémit Auruo avant de remarquer Moblit et de le pointer du doigt. Regarde, elle veut tous nous tuer je te dis.
- Tais-toi, tu vas le réveiller, chuchota Petra avant de regarder Rivaille. Caporal-chef.
- Un incident avec Hanji ? demanda celui-ci en les observant s'installer ou se servir une tasse de thé.
- Non, lui répondit Erd en ajoutant du sucre dans sa tasse, mais elle veut absolument mettre en place de nouveaux pièges pour capturer les titans sans les faire souffrir.
- Qu'est-ce qu'on en a à foutre qu'ils souffrent, ces monstres ? s'indigna Auruo en en tapant du poing sur la table. Franchement !

Moblit se redressa dans un sursaut et frotta son visage.

- Désolé, je me suis endormi, s'excusa-t-il en s'étirant les bras. Vous êtes revenus ? Il faut que j'aide Hanji à tout ranger...
- Va te reposer, Moblit, ordonna Rivaille en terminant sa tasse d'un seul trait.
- Mais...
- Dans ta chambre, et fais pas chier !

Il se leva et sortit de la pièce. Malgré son excentricité et tout ses caprices, Moblit ne s'était jamais plaint. Il en fallait de la force pour la supporter comme il le faisait.

Rivaille soupira en aidant la scientifique à soulever une caisse bien trop lourde pour une seule personne normale. Oui, il fallait vraiment être masochiste pour lui être aussi dévoué, à cette tarée !