Bonjour !
Non, vous n'êtes pas en train d'avoir une hallucination et il s'agit bel et bien d'une nouvelle Humeur d'Hanji...
Comme toujours dans ce recueil, c'est pas bêta-readé ni rien, donc il y a probablement des coquilles. Ne m'en voulez pas trop, d'accord ?

Grise... Je t'en devais une depuis des mois, j'espère sincèrement qu'elle va te plaire !
(Et je ris d'avance en sachant parfaitement que tu ignorais totalement l'arrivée de ce texte...)


Une surprise dans le lit.


- Bon, tu m'expliques ?

Mike se pinça l'arête du nez, adossé à la porte alors qu'une Nanaba pas franchement ravie le fusillait du regard en croisant les bras sur sa poitrine et qu'une Hanji ronflante et encore plus puante que d'habitude (mais comment c'était possible ?) était étalée sur son lit.

Son lit, à lui.

- Qu'est-ce que j'en sais, Nana ?
- C'est dans ton lit qu'elle est, pas le mien alors excuse-moi de te poser la question.

Jusque là, Mike avait eu la chance, pour une fois, de profiter d'une soirée particulièrement calme et il avait profité de leur permission pour aller manger en ville avec Nanaba. La bouffe n'avait pas été extraordinaire vu le prix, mais c'était certainement mieux que la cantine militaire. Puis après quelques verres de vin et quelques pieds frôlés discrètement sous la table, ils étaient rentrés pour terminer ensemble cette soirée, loin des regards indiscrets.

Mais il y avait ça.

Hanji. Et pire, une Hanji endormie. Une Hanji endormie dans son lit et contaminant ses draps.

(Il n'était pas aussi insupportable que Levi sur le sujet, mais son odorat rendait les choses difficiles parce qu'il avait réellement besoin de son nez autant qu'il avait besoin des lames de son équipement de manœuvre tridimensionnelle.)

Il pourrait essayer de la réveiller, mais c'était peine perdue, Mike le savait. Hanji dormait rarement, mais quand c'était le cas elle se plongeait dans un sommeil de plomb qui s'apparentait presque à un coma. (Cela avait d'ailleurs effrayé Moblit la première fois, et il était arrivé complètement paniqué en pensant qu'elle était morte.)

- Mike.
- Hm ?

Celui-ci leva les yeux du corps d'Hanji bavant sur son oreiller et croisa le regard de Nanaba. Ce regard qu'elle ne réservait que par-delà les murs. Il réprima un frisson d'effroi.

- Pourquoi Hanji est dans ton lit ?
- J'en sais rien, je ne suis pas dans sa fichue tête !
- Quand on est parti, tu as fermé cette porte, dit-elle en la pointant du doigt, à clefs alors dis-moi comment elle a pu atterrir dans ton lit que je puisse aller me coucher dans mon lit. Et non, tu dormiras sur ton sofa, fauteuil ou même sur ton sol, je m'en fous mais...
- Hanji a la clef de ma chambre.

Mike était un garçon poli et on lui avait toujours appris à ne jamais coupé la parole aux gens (en particulier aux femmes avec qui il entretenait des relations très amicales) et c'était étonnant de voir Nanaba aussi bavarde mais il avait quand même pris le risque. Celle-ci fronça les sourcils en l'invitant silencieusement à continuer.

- Hanji étant Hanji, il lui arrivait de se faire virer de son dortoir donc elle venait ici. On était plus venu dans ces locaux depuis longtemps, et visiblement elle avait gardé la clef. Et elle dormait dans le canapé.

Mike soupira longuement et secoua malgré tout l'épaule d'Hanji en continuant :

- Et depuis l'arrivée de Moblit, elle est pratiquement plus jamais venue ici. Et elle a jamais autant pué, merde.

L'officier fronça les sourcils. C'était vrai, Hanji venait parfois, principalement pour l'emmerder, mais depuis qu'elle avait sa propre chambre elle n'était plus venue dormir dans sa chambre. Il sentit une main se poser sur son bras.

- Aide-moi à la déplacer dans ma chambre qu'on puisse se coucher, d'accord ?

Mike sourit en coin avant de hocher la tête et de soulever Hanji qui s'accrocha à son cou en marmonnant des choses incompréhensibles sans même se réveiller. Il traversèrent les couloirs du château et Nana ouvrit lentement la porte de sa chambre et le guida vers son lit.

Par chance, ces locaux étaient plus grands que ce qu'ils avaient d'habitude, ou alors c'étaient juste qu'ils n'avaient tout simplement pas assez de soldats dans les Bataillons d'exploration, et elle ne s'était pas retrouvée dans un dortoir mais dans une chambre qu'elle partageait avec Lynne, Nifa et Petra. Cette dernière, qui avait toujours eu le sommeil léger, se redressa en les entendant mais son visage se radoucit en reconnaissant Hanji et elle se recoucha sans poser la moindre question.

C'était l'effet Hanji au sein des bataillons : agaçante, envahissante, écœurante et puante éveillée ou endormie mais on ne pouvait s'empêcher de faire attention à elle et de lui faire confiance quand on apprenait à la connaître.


Voilà voilà ! J'espère que ce texte vous aura plu même si on quitte un peu le côté crack et crétin du recueil.
Merci d'avoir lu !

À bientôt, ici ou ailleurs !

(Et n'oubliez pas le guide, c'est important de soutenir les auteurs.)