Laureen n'avait jamais goûté joie de se faire pouponner et habiller joliment. Les mioches de son enfance restaient trop souvent horrifiés par la cicatrice de son œil. Elle n'avait jamais vraiment eu d'amis, ni famille. Celles qu'elle avait eues se montraient cruelles avec la pauvre fille. Elle portait un buste sexy au motif armé rose qui dévoilait ainsi son ventre lisse et bronzé. Ses jambes musclé étaient exposer grâce à un mini short en faux cuir et des converses marines ornaient ses minuscules pieds. Un peu inconfortable et gênée, Green se regardait dans le miroir de la salle de bain pendant que sa nouvelle amie rassemblait son maquillage.
« Alors comme ça, Mathieu t'aurait appelé pour que tu aides le camé à réduire sa consommation de drogue? Ha ha! Bonne chance, tu en auras besoin! Mais ça ne serait pas pour le pécho, je t'ai vu le zieuté, papota la Fille, le visage dans son sac à main.
- Pff! Bien sûr, tu l'as vu? C'est un Dieu!»
La personnalité féminine de Mathieu poussa un grand rooooh! en rigolant. Fond de teint en main, la Fille comptait faire une œuvre d'art du visage déjà plaisant de sa copine. Elle n'avait pas remarqué que sa nouvelle amie avait d'aussi beaux yeux. Le vert et le doré se disputait somptueusement ses iris et de long cils en était les gardiens. Laureen posait quelques questions sur les personnalités. Elle était curieuse, mais jamais indiscrète. Le pinceau chatouillait les joues de l'écolo qui ria. Son rire était fort et contagieux. Voilà! Les deux filles étaient prêtes à revenir à l'appartement.
« Mathieu? Je peux entrer?
- Shhh Panda... Bien sûr, entre.»
Le créateur relaxait dans le lit. Maitre Panda le scruta des yeux. Le corps si semblable au sien était en réalité si différent! La peau de Mathieu était si pâle, si douce, si impeccable. L'homme en kigurumi avait tellement envie d'y goûter... L'animateur de Salut les geeks se déplaça pour laisser une place pour son ami. Quand il fût confortablement installé, Mathieu dit :
« Je m'en rappelle, on s'est embrassé non? S'il te plait, ne soit pas embarrassé, parce que sincèrement je...»
Avant qu'il puisse finir sa phrase, l'ursidé se retrouva au-dessus de lui. Panda se mordait les lèvres, il ne pouvait plus se contenir bien longtemps. Le créateur semblait bien surpris, mais son expression restait complexe. L'animal effleura la pommette de Mathieu avec la tendresse d'un papillon qui caresse un pétale de rose. Celui-ci passa la main dans la capuche de son compagnon, lui attrapa la nuque afin de prendre d'assaut ses lèvres. Maître Panda fût agréablement surpris de constater que celui qu'il aimait en avait aussi envie que lui. Leurs langues s'entortillaient langoureusement pendant que le créateur de Salut les Geeks déboutonnait frénétiquement le kiguirumi. Le souffle des deux hommes s'accélérait et la température montait de plus en plus.
« Ça alors, Maitre Panda. Moi qui croyais que tu avais des problèmes d'érection...
- C'est surtout parce que j'ai trop attendu, j'ai envie de te sentir, chaud autour de mon sexe, t'entendre jouir, chuchota le Panda, la voix pleine de chaleur alors qu'il suçait son cou, frottant son sexe dur contre celui de son compagnon.
- Mais, ne me... ne m'parle pas comme ça!
- Pourquoi? Tu... n'aimes...pas...ça? le questionna Panda, entrecoupant chaque mot par un baiser dans son cou.
- M-mais...
- Shhhh... Ne parle plus. Laisse Maitre Panda satisfaire ta gourmandise.
- Mm-mmm...»
L'approbation de l'amant donna le feu vert à l'ursidé. L'animal, qui avait enlevé le chandail de Mathieu, effleura le fin torse de ses lèvres pour descendre vers le bas de son ventre. Il sentait son compagnon durcir pendant qu'il était perdu dans les méandres du plaisir. En grognant, il enleva avidement le caleçon qui devenait trop serré à l'aide de ses dents. Son créateur lâcha un soupir, son érection était moins douloureuse. Le schizophrène couina en sentant la langue du chanteur cajolé sa verge. La torture était exquise. Puisqu'il se sentait venir, il murmura :
« P..handa, fini-moi!
- Mmm? Je ne t'ai pas entendu, qu'est-ce que tu as dit?
- Maître, dévore-moi, s'il te plait...HAN!»
Aux ordres de son créateur, l'ursidé prit franchement le membre en bouche. Juste avant de jouir entre ses lèvres, Mathieu s'agrippa aux cheveux de son amant en chuchotant : «Je t'aime.»
Nous allons au bar Le Choix de Buscarron ce soir, comme cela, vous pourrez apprendre à connaitre Laureen. Le Geek reste à la maison, le Prof sera indirectement là pour le surveiller. Patron, si tu es absent, tu auras de très gros problèmes. Vous avez tous 15 minutes.
- Mathieu
Tout le monde reçu le texto. Il était déjà tard, ils avaient oublié le diner. Le criminel, qui flânait dans un de ses bordels exprima son mécontentement en grognant. La prostituée qui était sur ses genoux fût poussée au sol. L'homme en noir avait une chance en or, mais elle était une fois de plus foutue en l'air à cause de son créateur. Comment allait-il faire? Il devait trouver une manière de gagner la confiance de ses semblables et amener le Geek à venir dans son lit de son propre gré. Il fit un sourire digne d'un prédateur, le sérum de vérité. S'il menaçait l'animateur de Salut les Geeks avec son flingue et promettait de ne pas toucher au gamer, il pourrait revenir à l'appartement. On ne pourrait alors pas le blâmer, puisque l'idée viendrait du gamin. Encore une fois, il le tenait dans sa poche.
Quelques instants plus tard, devant le fameux bar, le Patron semblait interrompre une discussion. De loin, il aperçut l'insolente jeune fille vêtu telle une bonne pupute. Il se sentait légèrement réchauffé par la petite. Lorsqu'il fût assez proche, sa main calleuse glissa sur le dos de Laureen et lui attrapa les hanches. Elle poussa un cri de surprise qui ravit le Patron. Elle essayait de s'échapper de l'emprise de l'homme en noir. Il était trop fort et elle, trop faible.
« Lâche la, gros. C'est pas cool, tenta le camé.
- Je rêve ou tu viens de me donner un ordre, gamin?
- Il a raison, t'es lourd.»
Dès que le créateur s'approcha de sa personnalité louche, le criminel sortit son gun et le pointa vers lui.
« Je serai absent ce soir, désolé. J'ai un nouveau bordel à gérer.
- Je ne te crois pas Patron. Comment pourrais-je te croire de toute façon?
- Le Prof surveille l'appart, tu ne te rappelles pas? Même si je le voulais, je ne pourrais pas, gamin. Je ne lui ferai pas d'avance, juré sur le pieu!»
Son interlocuteur leva les mains en l'air. S'il faisait quelque chose au Geek, celui-ci lui en parlerait. Il avait tout de même un doute énorme. Le Patron repartit vers la maison incroyablement satisfait.
Depuis que le Patron était rentré, le Geek avait un peu peur. Son ventre gronda tandis qu'il attrapait un nouveau familier sur World of Warcraft. Il avait faim et extrêmement soif. Avec une énorme prudence, le gamer ouvrit la porte de sa chambre et scruta le salon ainsi que la cuisine. Rien à signalé, le criminel était sans doute dans sa chambre. Il pouvait entendre le blues venir de sa piaule. Dans le frigidaire, un pot massons interpella sa curiosité. Il y avait du jus rouge dedans et un mémo posé dessus disait «Propriété de Mathieu.» Le Geek prit tout de même le contenant et bu le liquide sucré en entier. Ça goûtait la fraise. Cela ressemblait plus à un sirop qu'un jus, mais c'était délicieux! Presque instantanément, il sentit sa langue picoter et ses membres s'engourdir. Qu'avait-il? La tête lui tournait, il ne comprenait pas. Le gamer alla s'assoir sur le canapé. Il voulut pleurer, mais rien ne sortit. Le petit se recroquevilla sur lui-même. Il avait besoin qu'on le rassure. Soudain, il s'aperçut que des papillons s'étaient créés dans son ventre. Sans qu'il ne sache pourquoi, il commença à avoir horriblement chaud. Tout cela l'empêchait de réfléchir correctement. Il était seul à la maison avec ce problème. En fait... Non, il y avait le Patron. Le petit secoua la tête. Il devenait fou, nom de Dieu! Mais il aurait tout donné pour avoir ne serait-ce qu'un câlin. Il n'avait donc pas le choix.
Il se leva et cogna à la porte des enfers. Aucune réponse, Le Geek ouvrit alors légèrement la porte.
« Qu'est-ce que tu viens faire ici, gamin?
- Je... je ne me sens pas très bien.»
L'homme étendu sur le lit aux draps noirs tapota le matelas pour inviter le petit à s'assoir. Celui-ci marchait mollement, titubant sur la moquette. Il posa timidement son fessier au côté du criminel qui l'entraina contre lui. Le gamer se trouvait maintenant couché sur le dos, la tête accoté sur le torse du loup et le reste de son corps entre ses jambes. Le Patron entoura possessivement son joujou de ses bras et le questionna de sa voix enjôleuse :
« Alors, qu'est-ce qui se passe? Dit-moi, gamin.
- Je me sens... tout bizarre. Je me sens fatigué et... et j'ai l'impression d'avoir des chocs électriques dans le bas du ventre. J'avais besoin qu'on me rassure. Je voulais juste un câlin.»
L'aisance avec laquelle parlait le Geek les impressionna tous deux. En ricanant, le criminel rapprocha ses lèvres de l'oreille du gamin. Il souffla sur le lobe qu'il avait tant envie de croquer. Sans plus aucune résistances, le gamer poussa un soupire aigu.
« Sens-tu ce choc électrique dont tu me parles si je fais ça? »
Le prédateur glissa sa main rêche sous le chandail rouge de sa proie. Il caressa sensuellement le torse bouillant de son joujou. Celui-ci gémit de façon désirable.
« Mm, oui! C'est bon, mais ça... fait mal.
- Veux-tu t'en aller?
- N-non.
- Tu aimes ça?
- Oui.
- Tu veux que je continue?
- Je...oui.»
Le Patron voulait profiter de la franchise miraculeuse du Geek. Il s'en frottait les mains. La douce musique de blues s'arrêta, le disque était fini. L'homme en costar continua sa torture. Il lui susurra d'une voix libidineuse :
« Va recommencer le disque, gamin. »
Sans chigner, il se leva. Il était tellement excité qu'il arrivait à peine à marcher convenablement. Trop mi-gnon. Le garçon au chandail de Capitaine America saisit du bout des doigts l'aiguille du gramophone et le remit au tout début. La voix ensorcelante d'El Jose envahi la pièce sombre. Le Patron s'extasiait en voyant le gamin attendre fébrilement un autre de ses ordres. Nom de Dieu qu'il était bandant!
« Retire ton chandail avant de revenir, gamin.»
Il n'eut aucune hésitation de la part du susnommé. Il remit tout de même sa fidèle casquette. Encore plus bouillant, il se blotti contre son dominant.
« Bon garçon. »
Au bar de Buscarron, la bande était entourée de steampunk. Depuis déjà quelques minutes, le Hippie reluquait Laureen Bruel sans aucune gêne. Agacée elle tentait de l'ignorer.
« Bon, mes amis m'appellent Green et j'ai 24 ans. Mathieu et moi, nous nous connaissons depuis quelques années. Il a gardé contact avec moi par mail. Mathii m'a déjà parlé de chacun de vous, mais je ne m'attendais pas à ce que le Patron soit aussi... intense.
- C'est que t'as pas su gérer ta méta...
- Ma métacommunication, je sais. Ha ha! J'ai adoré cet épisode. Maitre Panda, tu chantes très bien. Je suis une fan! Hippie, n'arrête surtout pas ton projet de révolution, j'suis ben d'accord avec ça. Oh et le Geek est tellement violable. En plus j'adore les jeux-vidéo ! Je vais pouvoir jouer avec lui. Mais je suis là avant tout pour que le Hippie diminue sa consommation de drogue dure.»
Un serveur ressemblant à un pirate s'approcha de leur table. Il avait un bandeau rouge sur l'œil, beaucoup trop de crayon noir en guise de maquillage et son corps grassouillet lui donnait un air de grand nounours. D'une voix plutôt aigue, il salua chaleureusement les clients.
« Moi c'est Bobby.
- Salut Bobby, j'vais prendre un shoot de rhum, dit Laureen.
- Un café pour moi, mâchonna Mathieu Sommet.
- Un zombie, gros.
- Un Gin Pelletan pour moi, chantonna l'ursidé.
- Un Sex on the beach mon mignon.» dragua finalement la Fille.
Laureen grimaça. Elle aimait de le moins en moins l'attitude de la personnalité de son ami. Elle agissait vraiment comme une peste à la libido débordante. Maitre Panda était pourtant resté perplexe par le discourt de Laureen. En lui tapotant le coude, il la questionna poliment :
« Désoler Green, mais quand tu dis que le Geek est ''violable'', tu ne le penses quand-même pas...si ? Il a peut-être 27 ans, mais dans sa tête, il est encore un enfant et il a déjà le Patron sur le dos...
- Jamais! T'es ben sweet. Je dis ça parce qu'il est a-do-ra-ble! En plus, il n'est pas mon genre...
- Et c'est quoi ton genre, grosse ? s'exclama soudain le Hippie en faisant sursauter plus d'un.
- P-pardon Hippie? demanda Mathieu légèrement inquiet pour sa personnalité rarement lucide.
- Mon style de gars... commença Green en faisant fi de la surprise de son vieil ami. Quelqu'un de ben relax, de positif et qui partage ma nature un peu...
- Vaporeuse, grosse?
- Haha! Exactement! Mais je dirais plus, fabulus.»
Pendant ce temps, dans la caverne du diable en personne, le ventre du Geek gargouillait sous les puissantes mains du Patron. Une autre idée sordide germa dans l'esprit du criminel. Le gamer ne pouvait que s'enflammer sous la douce torture de son dominant. Le Patron continuait de le câliner tout en lui susurrant des insanités. Ses paroles voluptueuses suffisaient à faire râler le Geek. C'était purement jouissif. Trop excité, le prédateur saisit la cravate attaché aux barreaux métalliques de son lit et exigea :
« Présente-moi tes jolis petits poignets, gamin.
- Patroon...
- Je le veux, je l'ordonne, que mon caprice tienne lieu de raison.»
Le petit se retourna, se plaça à genou et tendit ses minuscules mains. Il avait tourné la tête pour que l'homme en noir ne puisse pas voir son expression de faiblesse. Comme il s'y attendait, le criminel souleva son menton. Ses mirettes suppliantes larmoyaient tandis qu'il se faisait attacher à la tête de lit. À califourchon au-dessus de sa victime, le Patron lui posa une main sur son torse brulant. En se débarrassant sauvagement de son pantalon, il grogna entre son sourire carnassier :
« On ne joue plus, gamin. J'veux prendre ton beau p'tit cul. Maintenant. Aller, écarte les jambes.»
Les lèvres rougies c'étaient entrouvertes pour lâcher une complainte des plus craquantes. Dans la table basse à droite du lit, le criminel attrapa avec fougue un tube de lubrifiant. Le liquide visqueux coula sur ses doigts et échappa volontairement quelques gouttes contre le ventre du Geek. Le gamer lâcha un petit cri de surprise au contact de la substance froide. Il avait le visage de la luxure, bien que les deux hommes aient le même. Ses joues écarlates, ses yeux remplis de larmes, ses cheveux trempés se collant à son front, c'était l'expression même de la jouissance! De sa main libre, le loup arracha le pantalon et le sous vêtement de sa proie. Sans vergogne, il pénétra d'un doigt l'intimité étroite du Geek. Celui-ci poussa un cri enfantin. Il avait mal, mais cela lui faisait véritablement du bien. Il s'habitua vite à la sensation, quand un deuxième vint se rajouter.
« Ça va? Tu te sens prêt?
- V-vas-y Pa...tron.»
Le prédateur s'introduisit lentement et sa victime feula. Il commença un va et viens langoureux qui s'accélérait. À l'aide d'un violent coup de reins, il atteignit la prostate du gamer. Celui-ci ne put que réprimer un croisement entre un cri et un couinement. Le criminel répéta son geste en poussant des grognements bestiaux. Le Geek explosa sous les coups du dominant et s'effondra sur le lit. Quant à l'autre, il se retira rapidement pour ne pas se rependre dans son partenaire. Épuisés par leurs ébats, les deux hommes restèrent l'un contre l'autre avant de sombrer dans les bras de Morphée.
