« Mais bien sûr que j'ai déjà vu un castor en vrai! Je vivais au Québec avant, bien que je sois bretonne, s'exclama Laureen en marchant au côté du Hippie pour revenir à l'appartement. Là-bas, il y a des pâtisseries qui portent le nom de Queue de Castor. Si je me rappelle de la recette, je pourrai t'en faire puisque tu sembles passionné pas cet animal!
- Leurs queues se mangent, grosse?
- Hahaha, bien sûr que non! En fait... »
Le Panda et son créateur les écoutaient de loin. Le Hippie n'avait jamais eu de vraies conversations avec un humain réel. Les deux hommes se demandèrent si Laureen s'intéressait vraiment à ce que disait le camé. Enfin... tout était possible! L'ursidé glissa tendrement sa main dans celle de Mathieu. Son compagnon frissonna au contact. Leurs joues rosirent de bonheur. Le souffle chaud de la nuit d'été chatouilla leur peau, c'était une si belle soirée! Les rues de Paris étaient calmes, le vent soufflait légèrement, rien ne pouvait gâcher ce moment. Enfin... Mathieu s'inquiétait tout de même pour le Geek. Le pauvre ne pouvait guère se défendre contre un grand criminel. Il chassa ses sombres pensées et fut heureux de rentrer chez lui.
Dès qu'il ouvrit la porte, il se dirigea d'un pas rapide vers la chambre du Geek. Elle était entre ouverte. Le créateur eut peur, mais lorsqu'il entra, il fut incroyablement soulagé. Le gamer dormait sereinement dans ses couvertures. Mathieu alla s'accroupir à côté de son lit et posa sa main sur ses cheveux pour les caresser. Il s'était tant inquiété! Contre toutes attentes, le schizophrène posa un léger bisou sur le front de sa personnalité enfantine. Dans son sommeil, le Geek souriait d'une manière à faire craquer Mathieu. Il décida alors de le laisser dormir. Son amour l'attendait à l'entré.
« Et donc? Il va bien? demanda celui-ci en chuchotant.
- Oui, il dort comme un bébé. »
Le créateur attrapa tendrement les hanches du Panda pour que leurs corps se touchent. L'ursidé passa ses bras sur les épaules de Mathieu et le regarda dans les yeux en souriant. Les deux tourtereaux seraient restés dans cette position pour l'éternité, ils se sentaient tellement bien. Chacun était noyé par les iris bleus de l'autre. Le chanteur caressa la joue de son amant et la tint au creux de sa main chaude. Sa peau douce rosit. Son créateur le possédait corps et âme, pareillement pour lui. La tête de Mathieu alla s'abriter dans le cou brûlant du Panda. Il y abandonna ses lèvres afin d'y déposé de suaves baisés. L'ursidé soupira de bonheur près de l'oreille de son amour.
« J'ai pas le droit de toucher au gamin, mais pas de problème pour vous tripoter entre vous? »
Le Patron observait le couple d'un air excité. Mathieu et Maitre Panda se décollèrent l'un de l'autre, extrêmement gênés. Le criminel découvrit ses dents avec amusement.
« Ne vous arrêtez pas, continuez! Faites comme si je n'étais pas là.
- Patron, va t'branler dans ta chambre plutôt que de jouer les voyeurs!»
Le créateur s'efforçait de ne pas parler trop fort. Comme pour prendre de l'avance, le prédateur sexuel défaisait sa ceinture en retournant dans sa piaule. L'ursidé grimaça de dégoût, quel personnage grossier. Il jeta un coup d'œil à Mathieu qui dit :
« Je passe pour ce soir, il m'a coupé l'envie de te faire l'amour.
- Je pensais la même chose, mais laisse-moi t'accompagner pour dormir.»
Le schizophrène sourit tendrement, son partenaire était tellement kawaii! Il glissa ses doigts dans la main du Panda, entremêlant les extrémités entre elles. Il l'entraina vers la chambre du chanteur d'une lenteur amoureuse. Après s'être mit en boxer, il attendit que son amant le rejoigne. Il s'était emmitouflé dans les draps frais. L'ursidé vint prendre dans ses bras son créateur qui se blotti contre son torse. Le chanteur flatta ainsi ses cheveux jusqu'à ce qu'ils s'endorment.
Le lendemain, dans la pièce du Hippie, Laureen s'était levée tôt pour saisir toutes les drogues auxquelles le camé n'aurait plus le droit. Lorsque son travail fut achevé, elle décida de rester jusqu'à ce que l'autre s'éveille. C'était fou, il avait les mêmes traits que Mathii! Par contre, la peau lui collait aux os, son teint semblait beaucoup plus blême et des cernes encore plus foncé et profondes que celles du schizo creusaient sous ses yeux. Il avait l'air constamment malade. C'était bien triste. Laureen se surpris à avoir le cœur lourd. En même temps, comment ne pas se sentir de la sorte devant se corps en piteux état? Il n'avait pas ses lunettes, alors elle avait hâte que le légume se réveille pour les voir. Green s'assit sur sol, le dos accoté au mur blanc et prit son ocarina qui pendait à son cou. Elle ferma les yeux et porta l'instrument à sa bouche pour jouer de douces mélodies provenant des jeux vidéo Zelda. Le son enchanteur de la flute emporta l'écolo loin des tourments de la réalité. Ses doigts parcouraient l'ocarina de façon habille et expérimenté. Son corps tanguait d'un côté et de l'autre tandis qu'elle jouait et jouait encore. Connaissant les notes par cœur Laureen n'avait pas besoin de réfléchir. Lors de sa note finale, elle senti la magie autour d'elle diminuer. Son voyage se termina en douceur. C'était de cette façon que l'ancienne toxico "planait". Ça lui faisait oublier cette satanée drogue, bien qu'elle fumait un joint de temps en temps. Comme elle s'e doutait, le Hippie la fixait. Green releva la tête et lui sourit.
« Salut Hippie. Désoler d'avoir troublé ton sommeil.
- Pas d'soucis de m'faire réveiller par la musique du Paradis, grosse.»
Le regard du légume était aussi désolant que le reste de son corps. Ses pupilles étaient dilatées et ses yeux bouffis semblaient si creux dans son visage. Par contre, des lueurs dissimulées attirèrent Laureen. Ses observations furent stoppées par le retour des lunettes. Le camé commençait à trembler, il avait besoin de sa dose. Grelottant, il se leva péniblement pour se dirigé vers son bureau. Il commença à paniquer, où se trouvait son LSD, sa cocaïne, ses comprimés? Par des gestes brusques, il fouilla la totalité de sa piaule. Ses mains ne faisaient maintenant plus que trembler, elles étaient atteintes de puissants spasmes.
« Je t'ai confisqué tes drogues dur, Hippie.»
Il se retourna vers Laureen et l'approcha d'une façon brusque. Il empoigna ses épaules et lui cria:
« T'ES FOLLE NOM DE DIEU! B-BABYLONE! OBICHOUVINE! RHUB... MA RHUBARBE!»
Le camé couru vers la cuisine, ouvrit le frigidaire et s'empara de toutes les réserves de rhubarbe. Il commença à les enfouir dans sa bouche comme s'il n'avait pas mangé depuis deux semaines. Hippie enchaînait rhubarbe après rhubarbe, risquant plusieurs fois de s'étouffer. Remarquant que son état ne s'améliorait guère, le toxico prit les quelques feuilles de pot** qui lui restaient dans ses poches et les avala tout rond. Affolée, Laureen couru vers lui.
« Recrache ça putain! »
Elle l'amena à la salle de bain au plus vite et il gerba dans la cuvette des chiottes. À quatre reprises. Green tira la chasse d'eau en caressant doucement le dos du Hippie. Il ne méritait pas cette douleur...
Toute maisonnée c'était réveillé en sursaut, était-ce réellement le Hippie qui venait de crier? Le Panda et son amour Mathieu furent les premiers à se lever pour aller voir ce qu'il se passait. Ils se tinrent au cadre de la porte de la salle de bain. La jeune femme flattait tranquillement les omoplates du camé penché au-dessus de la toilette. Le créateur couvrit son nez, ça puait le vomi là-dedans. Sans adresser un regard aux amants, Green dit d'un ton concilient :
« Ne vous inquiétez pas. Toutes mes excuses de se dur réveil, ce sont des choses qu'y arrivent. Je dois tout de même vous prévenir, la première fois n'est pas la pire.»
Panda fut légèrement apeuré et ajouta:
«Tu n'y vas pas un peu fort?
- Si je le laisse consommer, comment veux-tu qu'il diminue ses doses ?»
Elle avait raison, mais cela lui faisait mal de voir le Hippie souffrir. Il était habituellement calme ou en bad trip seul dans son coin. Sans le savoir, il était le rigolo de la bande. Il faisait rire tout le monde avec ses remarques sans queue ni tête. L'ursidé alla s'assoir sur le canapé en fixant le sol. Mathieu le rejoignit et posa sa petite main sur son épaule pour le rassurer. Ensuite, il leva son menton et l'embrassa le plus tendrement possible. Lorsque leur baisé prit fin, le schizophrène remarqua la petite larme qui s'évadait des mirettes de l'animal. En un doux geste de la main, Mathieu sécha la goutte d'eau salé et lui dit, d'un ton chaleureux:
« Ne t'inquiète pas, on peut faire confiance à Green. Alors s'il te plait pleure pas.
- J'aime bien cette chanson...
- S'il te plait, chante pour moi, mon beau Maître Panda.»
De sa merveilleuse voix, le susnommé commença à chanter les paroles rassurantes du vieil instant Panda.
Le Geek voulu se lever dès qu'il avait entendu le Hippie crié, mais seulement, son fessier lui faisait souffrir. Si bien qu'il n'arrivait à se lever. Le petit ne se rappelait de rien. On toqua à sa porte, alors le Geek dit d'une toute petite voix incertaine:
« Qu-qui est là?
- On a pas trop bobo à son cul, p'tit pervers?»
Le Patron entra dans la chambre en fermant la porte derrière lui. Il avait son grand sourire cruel. Il embraqua sur le lit et se plaça à califourchon au-dessus du gamer. Soudain, tout lui revint à l'esprit.
«Que... qu'est-ce que tu... m'as fait?!
- Moi? Mais j'ai rien fait, gamin! C'est toi qui est venu me voir pour des... câlins. Je t'ai même donné la chance de partir, mais c'est toi qui es resté. Et qui en a redemandé! T'étais diablement chaud hier!»
Le criminel avait affreusement raison, ce qui le fit bien rire. Il était tellement près du gamer que celui-ci pouvait sentir le souffle empestant la cigarette chatouiller ses lèvres.
« J'vais te couler un bain. Prend ton temps pour te lever, faudrait pas abimer mon joujou préféré. »
L'homme en noir alla effectivement remplir le bain, mais il en profita pour cacher une caméra. Les joies du voyeurisme. Quant à lui, le no-life souhaitait que tout cela ne soit qu'un vilain cauchemar.
Effectivement, comme Patron l'avait dit, il s'était volontairement collé à l'obsédé sexuel. Était-il malade?! Se jeter volontairement dans la gueule du loup, c'était chercher sérieusement les problèmes! En repensant à ce qu'ils avaient fait pendant la soirée, il rougit. Qu'est-ce qui l'avait poussé à entrer dans la chambre de son propre gré? Le liquide rouge aux fraises! Il avait complètement oublié! Était-ce volontaire de la part du Patron de laisser ce sirop étrange dans la certitude que le gamin allait le boire? Il était confus. L'arrivé du loup dans la pièce le sortit de ses réflexions.
«Tu ne veux pas te bouger un peu, gamin?»
Le Geek secoua la tête, il avait un peu peur. Le criminel soupira, un peu énervé et il approcha le lit. Il prit le gamer dans ses bras et l'amena rapidement dans la salle de bain. Les fesses du no-life le faisaient souffrir, mais il arriva à se tenir debout. Le Patron attendait, les mains dans les poches et le sourire aux lèvres. Attendait-il que le garçon se... déshabille?! Le Geek devint tout rouge et tremblotant de crainte.
«Alors? Tu n'es pas gêné tout de même! Je t'ai déjà vu nu comme un ver. Tu veux que je... t'aide à te dénuder?
- J...je peux le faire tout seul! M-mais, t-tu es obligé de me regarder...?
- Oui.»
La réponse du criminel était rude et posée. Le gamer s'y plia. Il se mit de dos et enleva son haut de pyjama. Il hésitait dans chacun de ses mouvements, car il n'était pas du tout à l'aise. Il resta immobile quand fut le temps de retirer son bas.
«Tu prends ton bain en pantalon, gamin?»
Le no-life sursauta un peu, ferma les yeux et baissa rapidement son pantalon accompagné de son caleçon. Le Patron humecta ses lèvres en se retenant de reprendre le petit cul blanc qui se trouvait devant lui. Le Geek entendit le voyeur partir et refermer la porte. Il se jeta alors sur le verrou et s'embarra dans la pièce en soupirant de soulagement. La victime plongea dans l'eau bouillante. Ce n'était vraiment pas agréable, il avait l'impression que des milliers de petits couteaux se plantaient dans tout le bas de son corps. Il y avait de gosses tâches foncées sur son ventre. Des... des suçons ?! Le Geek n'avait jamais vu de sucettes aussi violettes ! Cette couleur était-elle normale ? Il passa ses doigts sur ceux-ci en frémissant. Il ne pouvait se plaindre, puisque c'était lui qui était venu. Le gamin en manque d'amour devait se l'avouer, en présence du prédateur sexuel, il se sentait désiré et sexy. Il aimait la façon du Patron à lui parler comme à un chaton apeuré. Soudain, il couina de douleur, sa partie basse bandait légèrement. Le Geek posa ses mains pour la cachée en sentant le rouge gagner ses joues. Bon, il devait se laver à présent.
Laureen avait regagné la piaule lumineuse du Hippie. Celui-ci était assis sur le sol et prenait de grandes bouffés de hachich en utilisant son précieux bong à trois compartiments. Il semblait s'accroché que par cette drogue. La jeune femme commença une douce mélodie que le camé reconnu.
«Serait-ce le chant de Bob Marley le prophète, grosse?»
Green acquiesça en souriant. Les deux bouffeurs de soya avaient de nouveau un point commun. Contre toute attente, le Hippie se mit à chanter. Ils se balançaient tranquillement sur la douce moquette de la paisible chambre. Les rayons du soleil pénétraient la pièce et éclairaient un légé filtre de poussière. La fumée qui épaississait l'air faisait en sorte que les rayons de clarté semblaient presque matériels. L'atmosphère était magique, paisible. Lorsque le silence revint, Laureen mit une playlist du chanteur pour bavarder avec le Hippie.
«T'aime le reggae, grosse?
- Bob est un génie!
- T'as raison, grosse… J'aime bien dire ton nom, Laureen. C'est comme un nom de fruit.
- Merci! Tu sais, j'étais sûre que tu allais avoir peur de mon œil…
- Pourquoi grosse? Ils sont parfaits tes yeux.»
Le compliment toucha Green qui rougit. Soudain, le Hippie fit un étrange bruit de gorge, comme s'il allait vomir. La jeune femme s'approcha et posa sa main dans son dos. Le camé déglutit, il allait bien. L'ancienne toxico soupira de soulagement. Son cœur battait fort, avait-elle eu si peur? Elle n'aimait pas ne pas comprendre. Le légume lui sourit et sa tête s'accota sur l'épaule de son amie. Il s'endormi presque immédiatement.
Le bassin du Geek semblait moins douloureux. Il sortit du bain et senti sa peau, elle avait une subtile odeur de vanille. Le gamer s'emmitoufla dans une serviette douce et alla dans sa chambre. Sur son lit, Mathieu avait mis une pile de vêtement tout propre. Il prit son pyjama préféré et enfoui sa tête dedans. C'était doux et ça sentait la lessive fraiche. Le Geek l'enfila. C'était une sorte de chemise en coton rouge au motif de fusé avec un pantalon, en coton également assorti. Il ne s'en rendait pas compte, mais il était si mignon! Surtout que le vêtement était trop grand pour lui. Il se laissa tomber sur le matelas et prit ses peluches dans ses bras. Chi le chat, Kirby, Yoshi et, bien sûr, Mr. Nounours.
« Bon matin Mr. Nounours. Tu as fait de beaux rêves? Et toi Yoshi?
- Salut Geek!
Maître Panda entra dans sa chambre.
- Panpan!»
Le gamer ouvrit grand les bras, oubliant tous ses soucis. L'ursidé s'allongea dans le lit tandis que son ami entoura ses hanches de ses bras.
« Tu sembles vraiment content ce matin, Geek, chantonna Panda en ébouriffant les cheveux de son interlocuteur.
- Ouuuiiiiiiiiiiii! Et toi Panpan, tu sens comme Mathieu! Tu sens le café et aussi un peu le Axe! Hihihi!»
Le chanteur rougit, il avait vraiment la délicieuse odeur de son partenaire? Il rendit le câlin au mignon petit bonhomme. Il lui raconta ce que Hippie avait eu quelques instants plus tôt et il lui décrivit leur soirée en compagnie de Laureen. Le Geek l'écoutait attentivement avec de petits yeux fatigués, il avait envie de jouer au jeu-vidéo.
« Donc aujourd'hui, Patron, Mathieu et moi allons à la fête foraine. Patron voulait ab-so-lu-ment venir, car c'est un jackpot de jeunes filles. Tu vas être seul avec Green et Hippie, ça te va?»
Le passionné de gaming acquiesça. Est-ce que la jeune femme voudrait jouer avec lui? Panda lui prit la main et l'amena dans le salon.
« Mathieu? Tu es prêt? Et toi Patron?
- Toujours prêt pour m'amuser, gamin...
- Je suis là!»
Les trois partirent. Laureen était assise aux côté du camé. Le Geek tira timidement sur la manche de celle-ci.
« Dit... Est-ce que tu veux jouer à Tom Rider avec moi...?
- Bien sûr! Lequel?»
L'ancienne toxico si connaissait en jeu vidéo! Il aimait jouer avec elle. Il la trouvait bonne joueuse, amusante, drôle et agréable.
« Tu la trouves comment Lara Croft, p'tit bonhomme? lui demanda-t-elle en se concentrant sur la partie.
- Boobies!»
Elle éclata d'un rire étrange et contagieux. On aurait dit un phoque qui rigolait. Pour déconcentrer le petit, elle commença à lui chatouiller les côtes.
« Hey! Hahaha! Cheateuse! Hahaha!»
Et boum! Il fut tué par une bombe. Sa partenaire de jeu leva les bras en l'air en criant victoire. Elle se leva pour aller préparer un déjeuner. Le Geek prit le bras du Hippie endormi pour l'amener à la table.
« T'es qu'une cheateuse! Haha!»
L'écolo se retourna et lui fit un clin d'œil taquin. Elle avait l'impression d'avoir le petit frère qu'elle avait toujours voulu. Ça la fit sourire.
La journée avait été merveilleuse. Laureen c'était occupée du Geek et surtout du Hippie. Le camé avait beaucoup vomit et il commençait déjà à sentir mauvais. Les toxines des drogues sortaient par les pores de sa peau, ce qui lui donnait une odeur infecte. Il avait dû prendre deux bains et l'eau du premier était même devenue jaunâtre.
C'était le soir et Panda amenait son Mathieu adoré dans un hôtel. Ils allèrent ensemble à la réception. L'ursidé embrassa Mathieu et prit la parole :
« Une chambre et la plus belle je vous prie!
- Attendez… vraiment? Vous allez… avec votre jumeau?
- Qu…quoi? Mais il n'est pas…
- Oh vous savez, chacun son délire! Moi c'était avec ma cousine alors… »
Les amoureux le dévisagèrent, dégoutés. Le gars de la réception toussota honteusement, prit nerveusement l'argent et leur donna la clé. Dans le couloir, le chanteur et le schizophrène s'empêchaient d'éclater de rire. Panda ouvrit la porte de la suite de luxe et laissa son amant entrer.
« Wow… T'es fou? Ça doit te coûter les yeux de la tête tout ça, dit celui-ci en admirant la pièce.
- Depuis que je suis devenu un homme sandwich, l'argent rentre!»
Maître Panda se mit derrière Mathieu pour l'enlacé un peu.
La chambre était vraiment magnifique. Les couleurs présentes étaient le blanc crème et le rouge vermillon. Il y avait une baie vitrée et devant se trouvait l'énorme lit de forme ronde. Une dizaine d'oreillers couvraient la couette. Le sol était une douce moquette rouge. En entrant, sur la droite, il y avait une immense salle de bain lumineuse munie d'une douche effet de pluie et d'un bain sur patte. Dans la vaste penderie attendaient deux robes de chambre douillettes ainsi que des pantoufles. Le service au chambre était inclus, bien sûr, et il y avait une table de nuit remplie de capote près du lit. Pour couronner le tout, un lustre illuminait la pièce. L'homme en kigurumi alla tamiser la lumière tandis que Mathieu allumait des bougies parfumés. Après avoir mis la pancarte «Ne pas déranger, nous forniquons.», Panda rejoignait son créateur.
« Prêt, sexy?»
Mathieu hocha la tête en rougissant.
La bête affamée s'allongea sur son créateur. Il posa ses lèvres sur les siennes et fit mouvoir sa langue fouineuse. Mathieu plongea ses deux mains dans les cheveux de sa personnalité. Le Panda balada ses mains dans son dos pour aller presser ses fesses et les rapprocher de son bassin. Son amant étouffa alors un petit gémissement, sentant la chaleur monter. Leurs langues menaient une danse infernale pendant que l'ursidé massait langoureusement le fessier de son amour. Les deux corps bouillaient et se frottaient l'un contre l'autre. Mathieu déboutonnait très lentement le one-piece blanc et noir. Son compagnon embrassait, léchait, suçait et mordillait la peau pâle de son cou afin d'y laisser des traces.
« Aaah... M-maître...»
Le susnommé sourit contre sa peau et alla susurrer à son oreille :
« Comment souhaites-tu que je te fasse jouir ce soir?»
Il fit glisser son kigurumi dans son dos puis le lança par terre. Il faisait de grandes vagues entre leurs érections naissantes.
« Tu comptais me faire jouir qu'une seule fois…? demanda Mathieu avec un regard coquin. Moi aussi je te réserve une surprise…»
Le Panda se lécha les lèvres, satisfait. Il enleva les vêtements de son créateur en effleurant sa peau fine. Il ne restait que son caleçon.
Le chanteur fit parcourir le bout de ses doigts sur la bosse ce qui fit grogner son partenaire impatient. Il se sentait délicieusement durcir. Il entama une descente sur son torse en l'embrassa. À son nombril, il fit tourner sa langue autour et s'aventura à l'intérieur. Le schizophrène frissonna et se cambra. Bordel, c'était bon! En continuant sa torture, Maître Panda lui enleva sauvagement son sous-vêtement. Il suçota le bout de son membre avant de l'engloutir.
« Haaann! P-pandaaa...»
Les dents de celui-ci glissèrent contre le sexe dressé tandis qu'il commençait un va-et-vient. Mathieu se cambra une nouvelle fois en gémissant fortement. Les sons que poussait son amant l'excitaient beaucoup trop. Il porta donc sa main à sa propre érection tout en accélérant la vitesse. Sa langue tournoyait autour de la verge. Mathieu se sentait venir. Quelques mouvements après, il explosa. Le Panda cracha sur la moquette sans aucune forme de respect. Ils reprirent un peu leur souffle.
« C'est à ton tour d'avoir ta pipe, Maître Panda...»
Mathieu échangea les rôles afin d'être au-dessus. Il débuta de l'intérieur de ses cuisses. Il les caressa et les embrassa en montant tout doucement vers l'entre-jambe. L'ursidé avait empoigné les draps en gémissant. Il enfouit ensuite ses mains dans les cheveux de son tortionnaire. Le créateur passa sa langue le long de la verge de Maître Panda partant du bas et allant vers le haut, comme si s'agissait d'une glace. Il faisait cela le plus lentement possible ce qui frustrait son partenaire. Celui-ci perdait la tête en sentant la langue chaude et saliveuse sur son intimité. Il savait que Mathieu n'avait sans doute jamais fait cela. Panda prenait son pied tandis que son partenaire cajolait ses bijoux de famille. Le créateur rendit l'animal complètement fou en pinçant le bout de son gland. Il cria sous les ongles qui le torturaient. Il ne put se retenir plus longtemps et éjacula. Le schizophrène le regarda dans les yeux.
«Précoce le Panda…»
Le susnommé tira ses cheveux pour le ramener à son niveau. Il y avait un brasier dans ses iris.
«Fermes-la et embrasses-moi.
- Mmm… »
Son partenaire obéit en ronronnant comme un félin. La nuit allait être très longue.
