Flo974, Minefuji et Emilie : contente de vous faire plaisir

Anny30 : la fic sur l'ile, c'est "break", et je la posterai. Quant à l'autre fic, tu n'as pas entièrement tort. Je l'avais écrite en même temps sue celle-ci. Je la posterai après celle-ci


Au 12th

Avant de monter à son bureau, Beckett avait déposé son fauteuil dans sa voiture. Un agent l'avait aidé à rejoindre l'ascenseur.

Quand Ryan et Esposito la virent arriver, ils comprirent très vite qu'il y avait un problème. En effet, la jeune femme paraissait énervée, et le mot était léger. Il n'y avait pas d'adjectif assez fort pour exprimer ce qu'ils voyaient sur le visage de leur amie.

- - Beckett ? On a du nouveau concernant notre victime, dit Ryan

- - Pas maintenant !

- - Mais...

- - J'ai dit pas maintenant. C'est clair ?

- - …

Gates sortit de son bureau

- - Un problème, Beckett ?

- - Aucun, Sir.

- - Bien

Elle retourna dans son bureau, mais ne put fermer la porte. Beckett se tenait juste devant elle

- - Je vous repose la question : y-a-t-il un problème, Lieutenant ?

- - Et je vous ai déjà répondu, Sir. Ryan, Esposito, entrez dans le bureau, maintenant.

Ils regardèrent Gates, qui leur fit signe de venir en soupirant.

- - Asseyez-vous, dit Beckett

Gates acquiesça

Ils prirent place devant le bureau de Gates.

- - Vous aussi Sir

- - Pardon ?

- - J'ai dit : asseyez-vous, Sir

Le ton ne prêtait pas à discussion.

Beckett prit le téléphone de Gates

- - Lanie ? Tu peux monter ? On t'attend dans le bureau de Gates. Merci

Lanie arriva avec son dossier sous le bras. Mais une fois dans le bureau, elle comprit qu'elle n'était pas là pour parler de la victime

- - Assis-toi, Lanie.

Une fois que tout le monde était à sa place, Beckett attaqua.

- - Bien. Depuis que je suis sortie du coma, vous m'avez tous aidé pour que je puisse guérir de mes blessures et aussi pour que je retrouve un semblant de mémoire. Et je vous en remercie. Depuis le début, je vous fais confiance. Mais depuis ce matin, je découvre des choses que vous m'avez volontairement cachées. Alors maintenant, personne ne sortira d'ici tant que je n'aurai pas de réponse.

Elle se dirigea vers la porte et ferma le bureau à clé.

- - Vous devriez vous asseoir, Beckett, dit Gates

- - Quand j'en ressentirai le besoin, je le ferai. OK ?

- - Comme vous voudrez. Que voulez-vous savoir ?

- - Tout. Pas seulement ce que vous voulez bien me dire, mais aussi tout le reste.

Ce matin, j'ai découvert que mon témoin était mon ancien équipier et que tout le monde ici le connaissait. Mais vous n'avez pas jugé bon de me le dire.

- - Kate… dit Lanie

- - Non, pas de Kate. Je veux savoir. Vous savez vous ce que c'est de se réveiller sans savoir qui on est, sans reconnaître ses parents, ses amis, ni les lieux… Vous vous rendez compte le mal que j'ai fait à mon père en lui demandant pourquoi ma mère ne venait jamais me voir. Je ne savais même plus ce que j'aimais lire, ce que j'aimais écouter comme musique…

Alors aujourd'hui, c'est fini.

On va commencer par l'accident. Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous m'avez expliqué que je poursuivais un sniper car il pouvait me conduire au commanditaire pour le meurtre de ma mère. Je viens de découvrir que mon équipier n'était pas là mais que malgré tout je n'étais pas seule. N'est-ce pas Javier ?

- -Quoi ? Qui t'as dit ?

- - C'est moi Javier, dit Lanie. On était en train de parler de Castle, et ça m'a échappé. Je suis désolée

- - Ce n'est pas grave, Lanie. Elle aurait appris un jour ou l'autre. Oui Beckett, j'étais avec toi ce jour-là. Mais je n'ai rien pu faire, je n'ai pas pu t'aider. Il m'a séché dès qu'il m'a vu et tu t'es retrouvée toute seule avec lui. On aurait dû écouter Ryan, et y aller avec des renforts.

- - Bien. Une chose de régler. A toi Ryan. Qu'est-ce que tu sais ?

- - En fait, pas grand-chose.

Quand vous êtes partis, toi et Javier, dans cet hôtel, j'ai essayé de joindre Castle. Mais il n'a pas répondu. Donc, je suis allé voir Gates, et je lui ai expliqué la situation. Mais nous sommes arrivés sur ce maudit toit trois secondes trop tard.

- - Qui ça, nous ?

- - Les renforts, Gates et moi.

- - Et ?

- - Je t'ai appelé. Tu as du croire que j'étais Castle car tu l'as appelé. Je me suis dirigé au son de ta voix. J'ai pu voir que tu n'étais accroché au toit que par une main, que par trois doigts. Et au moment où j'allais t'attraper, tu es tombée. Tu as d'abord crié NON, puis tu as terminé ta chute avec un seul nom.

- - Lequel ?

- - CASTLE.

- - Tu veux me faire croire que j'ai fait une chute de 10 étages et que je m'en suis sortie avec seulement quelques fractures ?

- - En fait, dit Gates, vous n'avez pas fait une chute en ligne droite !

- - C'est-à-dire ?

- - Je pense, reprit Gates, que quand vous avez senti que vous alliez lâcher, votre instinct de survie vous a poussé à vous jeter sur votre droite

- - Et pourquoi ?

- - Il se trouve qu'il y avait des balcons. Donc je crois que vous avez essayé de vous y agripper. Mais malheureusement, vous n'en n'avez attrapé aucun. Mais vous avez rebondi sur chacun d'eux. C'est ce qui vous a sauvé la vie. Car chaque balcon vous a ralenti et vous a ainsi évité de vous écrasé sur le trottoir.

- - Ensuite ?

- - Les secours sont venus te chercher. Tu ne réagissais déjà plus. Donc ils t'ont évacué vers le plus proche hôpital. Celui où tu as repris connaissance. Et comme on te l'a dit par la suite, tu es restée au bloc opératoire pendant plus de 36 H. Les médecins se relayaient entre eux. Ils ont commencé par stopper les hémorragies, puis il y a eu l'équipe pour s'occuper de tes fractures, jambes, bassin, hanches, ton bras droit, ton épaule gauche, sans compter quelques côtes et quelques vertèbres. Puis un neurologue est venu pour ta tête.

Pendant ce temps, on se relayait pour avoir de tes nouvelles.

Et puis, ils sont venus. On était tous là, avec ton père. Ils nous ont dit que toutes les opérations s'étaient bien passées mais qu'il te gardait en réanimation car tu avais fait deux arrêts cardiaques. La mauvaise nouvelle est tombée juste après : tu étais dans le coma.

Pendant ces trois mois, on a failli te perdre 10 fois. 10 fois, ton cœur s'est arrêté et 10 fois, ils ont réussi à le faire repartir. Mais à chaque fois, ça devenait de plus en plus dur. C'était comme si tu avais rendu les armes. C'est pour cela, qu'on était là 24H sur 24, pour te surveiller.

- - Merci Ryan. Désolée de vous faire revivre tout ça, mais il le fallait. Il fallait que je sache ce qu'il s'était passé ce jour-là. Et pour Castle ? Pourquoi n'avoir rien dit ?

- - On a seulement suivi les consignes du médecin, répondit Gates. Il préférait que vous vous rappeliez des personnes qui venaient vous voir, que l'on vous raconte les souvenirs que nous avions en commun. Cela ne servait à rien de parler de quelqu'un qui n'était plus là, et en plus nous ne connaissions pas tous les moments que vous aviez partagés ensemble.

- - Je vois.

Elle déverrouilla la porte du bureau et sortit. Elle prit sa veste et se dirigea vers l'ascenseur.

- - Kate ? appela Lanie

- - Laissez-là tranquille. La journée a été dure pour elle. On verra demain. D'ailleurs, rentrez, vous aussi. On reprendra l'enquête demain, dit Gates.

Kate quitta le commissariat sans avoir dit un seul mot.

Au loft

Après le restaurant, Castle s'était précipité dans son loft.

Il était dans son lit et essayait de trouver le sommeil. Mais il n'y parvenait pas. Il repensait à ce que Gates lui avait annoncé plus tôt dans la matinée et à tout ce qu'il avait entendu au Rémy's entre les deux femmes. Il revoyait aussi les regards que les gens du commissariat lui avaient lancés.

Ces regards, ces yeux qui le fixaient. Il y avait vu de la haine dans tous ses yeux. Personne ne lui avait adressé la parole. Même pas un bonjour.

Pourtant, il les connaissait tous. Il avait été un des leurs pendant quatre ans. Bien sûr, au début, ils l'avaient tous pris pour un rigolo. Ils pensaient qu'il était là pour satisfaire un caprice. Ils ne voyaient en lui qu'un type friqué qui s'était servi de ses relations pour participer à des enquêtes. Certains avaient même pensé qu'il voulait en fait ajouter à son tableau de chasse la jeune Lieutenant qu'il suivait. Mais au fil du temps, ils s'étaient rendu compte qu'il pouvait s'avérer être un équipier de valeur. Il avait changé.

Mais pourquoi le détestaient-ils ? Parce qu'il était parti sans leur dire au revoir ? Parce qu'il n'était pas entré en contact avec eux depuis son départ ?

Non, ils lui en voulaient à cause d'ELLE. A cause de ce qui lui était arrivé.

ELLE, encore ELLE, toujours ELLE.

Il n'arrivait pas à croire à ce qu'il avait vu et entendu. ELLE était amnésique et ELLE était en fauteuil roulant.

Quand il avait vu Ryan et Esposito arrivés sur la scène de crime, il avait voulu s'enfuir, sachant qu'ELLE allait arriver. Puis, il avait entendu sa voiture. Il avait été surpris car ELLE ne se garait jamais aussi près des rubans jaunes. Puis il avait vu un agent l'aider. Depuis quand avait-elle besoin d'aide ? Puis ELLE s'était approchée… en fauteuil. Comme d'habitude, ELLE avançait lentement. ELLE aimait observer le lieu où le crime avait eu lieu avant d'aller voir la victime, ça lui donnait une image d'ensemble. ELLE fixait dans sa mémoire le moindre détail qu'ELLE pouvait noter. Puis ELLE l'avait aperçu. ELLE l'avait regardé, mais n'avait pas paru surprise de le voir là. ET enfin, ELLE s'était placé près du corps pour recueillir les premières données de la légiste.

L'examen du corps terminé, ELLE avait demandé à ses équipiers ce qu'ils avaient comme infos sur la victime.

Puis ELLE s'était retourné, et s'était avancé vers moi et sans sourciller m'avait demandé mon identité. La bonne blague ! Comme si on ne se connaissait pas. Je l'avais connu joueuse, taquine, mais pas à ce point-là. J'étais sûr que les gars l'avaient averti de ma présence et qu'ils avaient manigancé ça ensemble.

Persuadé que c'était un jeu, j'avais plongé les deux pieds devant et je m'étais retrouvé menotté par Esposito. C'était la troisième fois. La première fois, ELLE m'avait dit de la suivre car ELLE enquêtait sur une série de meurtres inspirés par mes livres et ELLE voulait en parler avec moi. La seconde, ELLE m'avait arrêté après m'avoir trouvé près d'un cadavre, une arme à la main.

Ensuite, Esposito m'installa à l'arrière de son véhicule et prit la route du 12th, Ryan installé à côté de lui. Ils ne voulaient pas me parler, ni m'expliquer ce qu'il se passait. Bien sûr, je les avais déjà vu fâché contre moi. Cela remontait à quatre ans. J'étais parti tout l'été dans les Hamptons avec mon ex-femme Gina et à mon retour, celui où j'avais été menotté, ils ne voulaient pas me parler. Même ELLE. Je voulais les aider pour l'enquête, reprendre notre collaboration mais ELLE m'avait dit de retourner dans mes Hamptons avec mon ex-femme, à mes soirées de dédicaces. Mais, finalement, j'avais réussi à réintégré l'équipe. J'avais même trouvé qui avait tué la victime et pourquoi. Enfin, c'est ce que je croyais ! Je n'avais même pensé qu'ELLE m'avait laissé trouver ! J'aurai dû le savoir. C'était quand même le meilleur flic de New York !

Et ils avaient appelé Gates. Pourquoi ? Jamais on ne l'avait fait auparavant ! Et pourquoi lui dire que c'était moi qui avais découvert la tête ? Et pourquoi nous attendait-elle ? Elle aussi faisait partie de ce coup monté ? Je ne pouvais y croire ! Gates dans la combine ! Ou alors, elle avait bien changé car avant mon départ, je ne l'avais jamais vu rire et encore moins sourire. Même ELLE me l'avait fait remarquer pendant une enquête où un type déguisé en super héros tuait des malfrats. Je lui avais dit que j'arriverai à la décoincé. Mais Gates nous avait remis en place après qu'on lui ait exposé une théorie sur le suspect. Là, ELLE m'avait dit : « en effet, vous l'avez dégelé ! »

Et l'arrivée au 12th.

Le bâtiment n'avait pas changé. Mais je remarquai que sa voiture était garée juste devant. Il y avait même un panneau « emplacement réservé ». Décidément, ils avaient fait forts. Tout le monde devait participer à la blague. J'entrai dans le bâtiment et remarquai qu'un agent tenait la porte de l'ascenseur alors qu'ELLE était à l'intérieur. Cette fois, ELLE n'avait pas son fauteuil, seulement des béquilles. Je me confortais dans mon idée. En entrant, Esposito me dit :

- - Au fond, derrière la dame.

Je me collais contre la paroi et les observais. Pendant la montée, ils discutaient de tout et de rien. Ils semblaient inquiets car ELLE avait l'air fatigué. Alors ELLE leur répondit que vu le temps qu'il lui fallait rien que pour s'occuper d'ELLE, le temps pour ses séances de kiné et de psy, le temps qu'ELLE passait au travail et qu'en plus les criminels n'avaient pas d'horaire, ELLE se demandait comment ELLE arrivait encore à se mettre au lit !Finalement, ils avaient ri en pensant qu'ils devraient changer de profession et devenir truands car leurs horaires étaient plus cool !

Là, j'étais sûr de moi. Elle ne s'était jamais plainte de ses horaires, car ELLE n'en n'avait jamais eu. Elle était capable de rester des nuits entières devant le tableau blanc. C'était toujours la première arrivée et la dernière partie, quand ELLE partait !

Et le final ! Vraiment, ils avaient fait fort. Gates m'attendait, et dit à Esposito de me conduire dans son bureau. Je L'entendis demander pourquoi ils ne lui avaient pas dit qu'ils me connaissaient. Et Gates qui en rajoutait en disant qu'elle expliquerait tout après son entretien avec moi.

Se retournant vers l'ascenseur, ELLE manquait de tomber. Esposito LA rattrapait. Mais je remarquai qu'il avait eu peur. Et en plus, ELLE ne le fusillait pas du regard alors qu'il L'aidait à se stabiliser. ELLE le remerciait même. ELLE avait toujours refusé qu'on l'aide ou qu'on la protège, prétextant qu'ELLE était assez grande pour s'occuper d'ELLE toute seule.

Une fois dans son bureau, j'expliquais à Gates que j'avais très bien compris leur petit jeu et qu'il pouvait s'arrêter là. Que si c'était une vengeance parce que j'étais parti sans prévenir…

Mais, non. J'étais loin de m'imaginer ce que j'allais entendre. J'avais tout imaginé, mais pas ça.

Elle me balança la nouvelle sans ménagement. Au fur et à mesure de ces explications, j'avais l'impression de vivre un cauchemar. Mon cœur avait des ratés, mon souffle se coupait. Personne n'avait joué la comédie. ELLE était dans cet état depuis deux ans, depuis le jour où j'étais parti, et ELLE était amnésique. ELLE ne se rappelait plus de moi, de nous. Ses seuls souvenirs remontaient à son réveil. ELLE ne se rappelait que des personnes qui avaient été là, qui l'avait aidé à se fabriquer une nouvelle mémoire. Ma mère et ma fille avait été aussi auprès d'ELLE. Je n'en pouvais plus, il fallait que je sorte. Gates essaya de me retenir mais je promis de revenir pour ma déposition.

En sortant, j'ai traversé la route pour me diriger vers le parc qui était de l'autre côté. Je le connaissais bien. Combien de fois, j'y étais allé avec ELLE, seulement pour discuter ou manger un hot-dog. Il ne fallait pas que je me laisse envahir par ces souvenirs. Non, c'était fini, depuis deux ans. Je marchais, le regard vide. Je ne remarquai même pas ce qui se passait dans ce parc. Je réfléchissais à ce que je devais faire. Je devais faire ma déposition, retourner dans ce bâtiment où toutes les personnes que j'avais connues me détestaient, me rendaient responsable de son état.

Je retournais vers le 12th, quand je la vis. ELLE était là, attendant de pouvoir traverser. Même de dos, je la reconnaissais. Son corps n'avait pas changé, il était toujours aussi parfait. Ses beaux cheveux tombant entre ses épaules. Combien de fois, j'avais fantasmé sur ce corps, espérant un jour pouvoir le tenir dans mes bras. Une fois je l'avais fait. En voulant faire une diversion, je l'avais empêché de se saisir de son arme, et je l'avais enserré et embrassé. Je savais que mon idée était plus que risquée. Malgré cela, j'avais apprécié ce moment. J'avais ressenti la chaleur de son corps contre moi, et j'avais goûté à ses lèvres. Mais, ELLE avait vite coupé le contact et m'avait regardé, la bouche entrouverte. Elle avait aussi observé l'homme que l'on devait distraire. Et finalement, ELLE m'avait embrassé à nouveau. Cette nouvelle fois était encore mieux que la première car c'est ELLE qui avait décidé. Son corps était entièrement plaqué contre le mien, une main dans mes cheveux et l'autre sur mon épaule. Nous nous étions séparés lorsque l'homme avait fait demi-tour. ELLE avait pivoté sur elle-même pour lui asséner un coup de talon derrière la nuque, ce qui l'assomma. Cela avait été la seule fois, et surtout, nous n'en n'avions jamais parlé.

Il ne fallait pas que je pense à ça. Pourquoi ma mémoire me faisait ça ? Je l'avais verrouillé. Je l'avais compartimenté : il y avait ce que je devais me souvenir, et ce que je devais oublier.

Je ne pouvais pas détacher mes yeux d'ELLE et je me rendis compte que mes pas m'avaient conduit juste derrière ELLE. J'étais si près que je pouvais sentir l'odeur de cerise qui se dégageait de ses cheveux. Apparemment, elle avait gardé le même shampoing ! Je remarquais aussi que ses bras et ses jambes tremblaient. C'était peut-être parce qu'elle restait fixe debout. Mais quand elle voulut traverser, elle faillit tomber. Je LA rattrapais aussitôt en la prenant dans mes bras et l'emmenait vers un banc. Elle ne me remercia pas. Toujours aussi professionnelle, elle me demanda si j'avais fait ma déposition. Je lui répondis que j'y allais. Alors, ELLE décida de m'accompagner mais là, ELLE ne put pas se lever. Mon cœur se souleva devant son impuissance. ELLE demanda à ses jambes de bouger, mais elles ne lui obéirent pas. Je lui proposais mon aide mais ELLE la refusa. ELLE préféra l'aide d'Esposito, plutôt que la mienne.

Finalement, les gars ont pris ma déposition car ELLE devait faire des recherches. En sortant de la salle d'interrogatoire, je la vis avec un homme. Il l'embrassait sur la joue et lui rappelait qu'il se voyait le soir même. Pour toute réponse, elle lui sourit. Son si joli sourire qu'ELLE m'adressait quand je lui apportais son café le matin…Les gars m'avaient dit qu'ELLE voulait me parler. Donc, je m'avançais vers ELLE et pour lancer la conversation, je lui demandais si c'était un nouveau petit ami. ELLE ne répondit pas. ELLE se leva et se dirigea vers la salle de repos. Je L'a devançai. Je ne savais pas sur quoi ELLE voulait m'interroger.

Dès le départ, la conversation partit en vrilles. Je LUI proposais de lui préparer un café, qu'ELLE refusa sous prétexte qu'ELLE pouvait se le préparer ELLE-même. Et aussitôt, je L'attaquais en lui faisant remarquer que si ELLE avait accepté de l'aide, ELLE ne serait pas dans cet état-là ! ELLE me contre-attaqua en disant que si son équipier ne l'avait pas laisser tomber, ce ne serait peut-être jamais arrivé !

Touché ! Droit au cœur !

ELLE continua. ELLE voulait savoir ce qu'avait été notre relation. Je ne voulais rien dire et lui dit qu'ELLE n'avait qu'à se renseigner auprès de sa meilleure amie qui savait tout d'ELLE. Et je quittai le commissariat.

Maintenant, il devait continuer. Il n'aurait plus de contact avec ELLE, ni avec eux. Il n'était qu'un témoin, qui avait trouvé une tête. Cette affaire ne le concernait pas. Il allait l'effacer, comme il avait effacé le reste, comme il avait gommé ses quatre années.