Les deux hommes passèrent leur matinée à préparer les véhicules. Les quads n'avaient pas roulés depuis deux ans, et Castle voulait être sûr qu'il n'y aurait pas de problème.
En fin de matinée, Beckett vint leur signaler que le repas était prêt. Elle fut surprise de voir qu'apparemment Castle s'y connaissait en mécanique, qu'il savait entretenir ces engins lui-même.
Après le repas, ils décidèrent de se changer. Beckett et Castle apparurent en jogging et sweat, alors qu'Alexis et Max avaient revêtus de vieux jeans et sweats. Ils se rendirent dans le garage et revêtirent les équipements de protection. Chacun chevaucha son véhicule et ils prirent la direction d'un terrain aménagé spécialement pour les véhicules tous terrains.
Arrivés sur place, les jeunes s'élancèrent sur le parcours : des creux, des bosses, des montées, des descentes… Beckett, bien que fougueuse, décida de faire un tour d'essai afin de juger le terrain. Castle la suivit.
- Alors, Castle, prêt pour une petite course ? demanda-t-elle à la fin du circuit
- Tu es sûre de toi ?
- Castle, je connais les risques. Je serai prudente. Mais on ne peut pas tout prévoir. Je peux me faire écraser en sortant de chez moi. Ou n'importe quoi d'autre. Alors ?
- Ok ! Mais prépare-toi à subir ta défaite !
- Dans tes rêves, Castle !
Sur ces mots, elle donna un coup d'accélérateur et laissa Castle sur place. Il accéléra et se mit en devoir de la rejoindre. Sur le terrain plat, il ne parvint pas à la dépasser car elle s'amusait à zigzaguer devant lui. Par contre dans la zone de creux et bosses en alternance, elle ralentit et il put la doubler et s'amusa à la narguer. Il faisait le malin. Beckett souriait en le voyant faire le pitre car elle était en train de penser à ce qui arriva. Arrivé dans un creux plus profond que les autres, les roues avant du quad de Castle se plantèrent et il passa par-dessus le guidon.
- Castle, ça va ? demanda-t-elle en s'arrêtant à côté de lui
- Oui, ça va, dit-il en se relevant
- Et c'est moi qui dois faire attention !
- Très drôle ! Tu vas voir. Tu ne verras que mes roues arrière jusqu'à l'arrivée !
- Redémarre déjà, et on verra, fit-elle en repartant.
Elle accéléra quand elle arriva enfin sur le plat. Castle essayait de la rattraper. Ils arrivaient dans la zone de montée et descente. Et là, Castle fut surpris. Beckett accéléra dans la montée et fit décoller l'engin pour atterrir à mi-descente sur les roues arrières et continua ainsi de suite jusqu'à la dernière, puis dans la dernière ligne droite poussa le quad à fond. C'est donc lui qui vit son dos jusqu'à l'arrivée !
- Tu as déjà fait du quad ? demanda-t-il en arrivant
- J'en sais rien. J'ai une moto. J'ai trouvé des photos où je faisais du cross. Mais pour le quad… Aucune idée ! Tu cherches une excuse parce que tu as perdu ?
- Non, non. Je m'incline.
- Et qu'est-ce que je gagne ?
- Je te laisse choisir.
- Ok, je vais réfléchir… Et nos jeunes, ils sont où ?
- Oh, ne t'inquiète pas pour eux. Ils sont peut-être allés visiter le coin, ou alors ils se sont isolés…
- C'est bon, j'ai compris !
- Tu veux visiter un peu le coin ?
- Je te suis.
C'est ainsi qu'ils terminèrent la journée. Ils longèrent une partie d'un terrain de golf, il lui montra les villas de certaines personnalités, puis ils suivirent un sentier le long de la plage avant de bifurquer sur une petite route qui menait jusqu'à chez lui. Une fois arrivés, ils garèrent les engins, et enlevèrent leurs équipements de sécurité. En le voyant, Beckett éclata de rire. Il était couvert de terre et de boue sur quasiment tout le corps. Elle en avait elle aussi, mais beaucoup moins, car sur le parcours c'est elle qui était devant. Et il avait reçu tout ce que ces roues arrière avaient projeté.
Ils rentrèrent, toujours en riant, chacun un bras sur les hanches de l'autre. Après avoir appelé, ils constatèrent que ni Martha, ni les jeunes n'étaient rentrés. Ils prirent un café, puis décidèrent d'aller se changer. Arrivés dans leur chambre, Beckett se dirigea vers la salle de bain et fit couler un bain. Elle se déshabilla, s'enroula dans une serviette et retourna dans la chambre où elle trouva Castle en caleçon.
- Viens, je sais ce que je veux comme cadeau ! dit-elle avec un sourire qui en disait long
Il la suivit et il s'installa dans la baignoire le premier. Elle enleva sa serviette, se glissa dans l'eau, et reposa son dos contre le torse de Castle. Il passa ses bras autour de sa taille et posa son menton sur son épaule.
- Alors, ça t'a plus cette balade en quad ? demanda-t-il en commençant à la caresser
- Hm… fit-elle en lui caressant les cuisses, montant de plus en plus haut au fil de ses allers retours
- Tu veux qu'on fasse quelque chose de particulier demain pendant le barbecue ?
- Hm…
- Kate ?
Elle se retourna et se plaça à califourchon sur lui. Elle se pencha et l'embrassant tendrement.
- Tu n'as pas écouté un seul mot que j'ai dit ?
- Je pensais à autre chose, répondit-elle en frottant langoureusement son bassin jute là où il fallait
Il l'embrassa dans le cou, descendant lentement jusqu'à sa poitrine. Elle s'agrippa à ses cheveux, le plaquant un peu plus pour mieux ressentir les caresses de ses lèvres et de sa langue sur ses seins. A chaque caresse un peu appuyée, elle se cambrait en gémissant. A chaque fois qu'elle se cambrait, il gémissait aussi car son bassin frôlait sa virilité. D'un subtil mouvement, elle le fit glisser en elle. Ce geste leur arracha à tous les deux un gémissement de plaisir. Ils se regardèrent, les yeux remplis de passion, et ils s'embrassèrent fougueusement. Après quelques minutes d'immobilité, Castle plaça ses mains sur les hanches de Beckett et commença à la soulever doucement
- Laisse- moi faire !
Il ne dit rien, laissa ses mains sur les hanches de la jeune femme et savoura le rythme lent qu'elle entama. Lentement, mais sûrement, elle accéléra, variant angles et profondeurs. Tant et si bien que lorsqu'ils ne purent plus tenir, leur plaisir explosa comme un feu d'artifice.
A bout de force, Beckett s'effondra sur le torse de Castle
- Oh, mon Dieu, Kate ! C'était …
- Epoustouflant !
Il l'embrassa dans les cheveux, resserrant son étreinte.
- Tu ne vas pas t'endormir ?
- Non ! Je savoure mon cadeau !
- C'est moi ton cadeau ?
- Hm…
Elle se redressa, passa ses mains derrière son cou, l'embrassa délicatement et le regarda
- Oui, tu es mon cadeau. Je ne demande pas qu'on m'offre de superbes présents. La seule chose que je demande c'est de t'avoir chaque jour auprès de moi !
- Oh ! Kate.
Il l'embrassa fougueusement, lui montrant ainsi tout l'amour qu'il avait pour elle. Puis ils restèrent blottis dans les bras l'un de l'autre.
- Les enfants, je suis de retour !
- Ah ! Ma mère est là !
- Hm… Il va falloir descendre !
- Oui ! dit-il en commençant à se lever
- Hé ! J'ai dit il va falloir, je n'ai pas dit tout de suite ! dit-elle en le bloquant et en restant blottie contre son torse
Quelques minutes plus tard, ils sortirent de l'eau qui avait refroidi, et mirent une tenue décontractée. Puis, ils rejoignirent Martha dans le salon. Ils s'assirent sur le canapé Castle passa son bras derrière sa nuque, laissant sa main retombée sous sa poitrine Beckett était installée de telle sorte que son dos appuyait contre son flanc, la tête sur son épaule, ayant entrelacé ses doigts à ceux de Castle.
- Alors, agréable cette sortie en quad ?
- Le parcours de cross est parfait, mais il faut se méfier sinon on passe vite par-dessus le guidon. N'est-ce pas, Castle ?
- C'est ça, moque-toi ! La prochaine fois, c'est toi qui resteras derrière !
- Je te l'ai déjà dit : dans tes rêves !
- Tu es tombé ? demanda Martha
- Ah, ça ! Si tu avais été là, tu aurais vu l'exploit de ton fils. Il faisait son malin sur les bosses. Et d'un coup, le quad s'est planté et Mr Castle s'est retrouvé cul par-dessus tête !
- Si j'avais su que tu savais conduire un quad …
- Je t'ai dit que je n'en savais rien !
- Je sais. Mais avec des surprises comme ça, je risque me faire avoir souvent !
- Pas souvent, à chaque fois !
- Tu crois ça ? fit-il en commençant à la chatouiller
- J'en suis sûre et arrête ça, sinon ça va mal finir pour toi !
- S'il y a bien une activité où je suis imbattable, c'est bien celle-là, dit-il en la plaquant sur le canapé et insistant sur ses points sensibles
- Castle !... Je te promets…
- Essaye !
Sans qu'il s'y attende, elle dégagea une de ses jambes, et d'un coup de rein le fit pivoter. Mais le mouvement fut si brusque, qu'il se retrouva à plat ventre sur le sol. Avant qu'il n'ait le temps de se relever, Beckett avait posé un de ses genoux sur son dos et lui maintenait un bras avec une clé
- Alors ? demanda-t-elle. On demande grâce ?
- Ok, ok !
- Mon chéri, je te l'ai toujours dit : jeu de mains, jeu de vilain ! lui dit Martha qui riait face au comportement de Kate et de son fils.
Les jeunes arrivèrent à ce moment-là
- Qu'est-ce que tu fais encore, papa ? demanda Alexis
- Quoi ? Qu'est-ce qui te fais croire…
- Ben, vu comme tu es plaqué au sol…
- C'est rien, fit Martha. Ton père a voulu jouer, et il a encore perdu contre Kate !
- Vous pourriez me soutenir quand même, dit-il
- Oh, tu es assez grand pour te débrouiller ! Vous venez les enfants, on va préparer le diner.
- Kate !
- Hm… en se penchant près de son oreille
- Tu veux bien me lâcher !
- Plus de chatouille, murmura-t-elle
- Entendu.
Alors qu'elle le libérait, il pivota, lui attrapa les épaules et la plaqua contre lui pour l'embrasser. Puis, ils rejoignirent les autres.
Après le diner, ils passèrent la soirée à parler de la journée du lendemain, de la préparation du barbecue. Puis, ils allèrent se coucher.
Le lendemain matin, quand Castle se leva, il vit Beckett sur la plage, fixant l'océan. Comme à son habitude. Elle était assise, les bras entourant ses jambes, le menton posé sur ses genoux.
Elle aimait ce calme, cette tranquillité. C'était tout le contraire de New-York.
New-York était une ville qui était perpétuellement en mouvement, même la nuit. Toujours du bruit : klaxon, alarmes de voitures, sirène d'ambulance, de voiture de patrouille, des cris, des coups de feu… Des gens qui se bousculaient, personne ne connaissait personne… La musique… Les odeurs de pop-corn, de hot-dog, de fumée… Les néons, les écrans géants, les enseignes lumineuses sur les façades des gratte-ciel…
La seule oasis de paix, c'était Central Park !
Ici, à part le bruit des vagues s'écrasant sur le sable, il n'y avait que le silence. Ici, la vie reprenait ses droits. La nature reprenait ses droits. Au lever du jour, l'océan était calme et serein, comme s'il émergeait d'un long sommeil. Le soir, sa musique était différente, comme une berceuse pour lui-même ou pour ceux qui l'écoutaient. Les jeux de lumières sur l'eau et les rochers, quand le soleil se levait ou se couchait, étaient magnifiques. L'air était pur, frais.
Elle se déplia, se pencha en arrière pour s'appuyer sur ses coudes, offrit son visage aux premiers rayons du soleil, ses long cheveux flottants au gré de la légère brise.
Castle s'approcha doucement, se doutant, que malgré tout, la jeune femme saurait qui se trouvait derrière elle. Il s'agenouilla, se pencha au-dessus de son visage et l'embrassa tout en douceur. Elle soupira de plaisir mais ne bougea pas. Alors il récidiva, puis embrassa son menton, le contour de sa mâchoire, ses joues, son nez, ses paupières, son front et termina pas ses lèvres.
Il passa ses jambes entre les bras de Beckett, s'assit et l'attira contre son torse et la serra dans ses bras.
- Tu m'as l'air bien sérieuse, ce matin. Un souci ?
- Non, j'étais perdue dans mes pensées
- Tu veux les partager avec moi ?
- Je pensais juste que j'étais bien ici ! C'est un vrai havre de paix ! Il n'y a pas de bruit, à part celui des vagues, et de temps en temps des oiseaux. C'est un endroit qui permet de se ressourcer, de refaire le plein d'énergie.
- C'est pour ça que j'ai voulu cette propriété. Je savais qu'ici je pourrais me vider la tête, faire le plein d'air pur…
- Hm…
- Qu'est-ce qui te tracasses ? Ne me dis pas « rien », je le sens !
- Tu sais que c'est flippant cette façon que tu as de lire en moi !
- C'est pas difficile. Tu es tendue, toute contractée. Donc, je sais que quelque chose ne va pas ! Allez, dis-moi tout.
- Demain.
- Quoi demain ?... Oh, c'est parce qu'on rentre ?
- Hm…
- Tu sais, ça ne change rien pour nous. On se sera toujours ensemble, comme avant qu'on parte en vacances. A moins que tu ne veuilles plus…
- Castle !
- Pardon.
- C'est rien… J'ai envie de boire un café, dit-elle en se levant et en se dirigeant vers la maison.
Il y avait un problème. Castle le sentait. Jamais elle ne s'était dégagée de ses bras ainsi, sans l'embrasser, et surtout sans qu'il vienne avec elle.
- Kate ?
- Ça va Castle ! Il n'y a aucun problème !
Et elle entra dans la maison. Elle passa devant Martha sans y prêter attention, monta l'escalier, et entra dans leur chambre. Juste après, Martha entendit l'eau de la douche coulée.
- Quel est le problème ? demanda-t-elle en voyant son fils arrivé
- Je ne sais pas. Elle ne veut rien dire
- Il doit être de taille pour qu'elle passe sans dire bonjour. Ce n'est pas dans ses habitudes. Ça vous concerne sûrement tous les deux !
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que je la connais bien maintenant. Avec tout ce qu'elle a traversé et souffert, jamais elle n'a écarté ses amis, elle n'a jamais baissé les bras, elle n'a jamais déprimé. Et pourtant, elle aurait eu des raisons. Mais là, la jeune femme que je viens de voir passer, n'a rien à voir avec celle que j'ai aidé, ni avec celle de ces derniers jours. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
- Elle a parlé de la beauté du coin et apparemment elle appréhende notre départ de demain. Mais elle n'a rien voulu dire d'autre.
- Il ne faut pas la laisser comme ça.
- Je sais. Mais tu sais bien que si elle ne veut rien dire…
- Bonjour papa, bonjour grand-mère, dit Alexis en faisant son entrée
- Bonjour, fit Max
- Bonjour vous deux, firent Martha et Castle
- Il y a un problème ? demanda Alexis
- Non… Je vais commencer à installer tout ce qu'il faut pour le barbecue, dit Castle en sortant
- On te rejoint, cria Alexis. Grand-mère ?
- Il y a un problème entre Kate et ton père, mais je ne sais pas lequel et lui non plus.
- Tu lui as parlé ?
- Elle est montée tellement vite qu'elle ne m'a pas vu, alors…
- J'y vais. Max, tu peux aider mon père ?
- Pas de problème.
Alors que Max rejoignait Castle, Alexis grimpa l'escalier. Devant la porte de la chambre de son père et de Beckett, elle frappa
- Entrez !
- Kate ?
- Alexis. Tu as besoin de quelque chose ?
- Non. Je venais juste voir comment tu allais.
- Je vais bien.
- Kate, regarde-moi.
- Je te dis que je vais bien… dit-elle en relevant la tête vers la jeune fille
- Ne me mens pas Kate, tu as pleuré, ça se voit. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est papa ?
- Non, non. Il n'a rien fait. Ça va, je t'assure.
- Kate ?
- Viens, il faut s'occuper du barbecue avant que Mike arrive, dit-elle en sortant.
Elle descendit à la cuisine, salua Martha, et se servit un café. Puis elle commença à sortir les ingrédients du frigo pour préparer les salades. Quand Alexis arriva, sa grand-mère lui fit un signe auquel elle répondit par la négative. Elles se mirent donc à la tâche en essayant de plaisanter, au moins pour faire sourire Beckett. Mais la jeune femme ne participa pas du tout.
Deux heures plus tard, elles sortirent pour napper les tables. Pendant que Kate et Martha tendait la nappe en papier, Alexis coupait. Alors que Castle s'approchait, Kate arrêta ce qu'elle faisait et rentra dans la maison sous le prétexte d'aller chercher la vaisselle. Castle soupira. Et cela se déroula ainsi toute la matinée. Dès qu'il venait vers elle, elle s'éloignait. Personne ne comprenait ce qu'il se passait.
Quand Mike et sa famille arrivèrent, les trois femmes vinrent à leur rencontre, suivies par les deux hommes. Quand Castle posa ses mains sur les hanches de Beckett, il l'a senti tellement se raidir, qu'il la relâcha aussitôt comme s'il venait de se brûler. La famille de Mike connaissait la famille de Castle. La seule inconnue, sauf pour Mike, était Beckett. Il demanda la permission de l'embrasser et elle accepta en souriant. Le premier sourire depuis le matin. Puis elle embrassa Marie, sa femme, et leurs deux fils Scott et Tom.
Castle les invita à s'asseoir pour se rafraichir en buvant un apéritif. S'apercevant que Beckett s'installait entre Alexis et les enfants, Castle, après avoir servi ceux qui buvaient de l'alcool, se dirigea vers le barbecue pour lancer le feu. Les hommes le rejoignirent.
Alors que les hommes plaisantaient entre eux, Marie cherchait à connaître Beckett
- Alors, c'est vous qui avez poussé Mike à faire du sport ?
- Oh, non. Nous avons juste fait le parcours une fois. Et c'est lui qui m'a montré où il se trouvait. Par la suite, j'y suis allée avec Alexis et son père !
- En tout cas, depuis, il ne jure que par vous ! Vous l'avez impressionné !
- A sa décharge, ça fait des années que je m'entraîne, alors que lui commence. Mais il y arrivera. Il faut juste qu'il persévère !
La conversation se poursuivit : sur les études d'Alexis, l'école de Martha. Mais quand Marie commença à parler de la relation entre Beckett et Castle, voyant la jeune femme mal à l'aise, Alexis détourna la conversation sur Scott et Tom.
Quand les viandes furent cuites, Castle donna le signal pour que tout le monde vienne chercher ce qu'il voulait. Quand Beckett arriva, elle tendit une assiette à Max. Celui-ci, gêné, la servit alors qu'il savait que Castle lui avait déjà préparé une assiette avec ce qu'elle préférait. Elle reprit sa place initiale.
Quand les hommes vinrent s'installer, Castle s'assit de telle façon à ne pas regarder Beckett. Elle l'écoutait parlait avec Mike et Marie il l'écoutait parler avec Marie et Mike. Mais ils ne se parlaient pas.
Lorsque le repas se termina, l'après-midi était bien entamée. Castle proposa un billard. Tout le monde accepta sauf Marie qui préférait profiter du soleil avec les enfants sur la plage. Beckett l'accompagna. Martha et Alexis la suivirent pour intervenir au cas où Marie aborderait un certain sujet qui semblait gêner Kate. Mais, en fait, elle joua avec les enfants dans le sable, alors que les deux femmes entretenaient la conversation.
De son côté, malgré son ressentiment, Castle « s'amusait » avec Mike et Tom. Vu qu'il n'était pas concentré sur le jeu, il perdit chaque partie.
La journée touchait à sa fin. Castle leur proposa un dernier verre. Quand ils arrivèrent sur la terrasse, les femmes et les enfants étaient déjà en train de se rafraîchir. Puis vinrent les « au revoir ». Quand Mike et sa famille furent partis, les filles s'occupèrent de ramener les plats dans la cuisine, pendant que les hommes s'occupaient de débarrasser les tables. Quand tout fut terminé, Castle sortit pour éteindre le barbecue. Puis il rentra et alla prendre une douche.
Quand il redescendit, il s'installa devant le comptoir de la cuisine.
- Pour notre dernière soirée ensemble, je propose un plateau télé, dit Martha
- Bonne idée, fit Castle
- Ce sera sans moi, je suis fatiguée. Bonne nuit tout le monde, dit Beckett en montant l'escalier.
- Le problème est là ! dit Martha, après avoir entendu la porte de la chambre se fermer
- Comment ça ? demanda Castle
- Votre départ. Je ne sais pas ce qui la travaille, mais ça risque d'être pire demain !
Beckett prit une douche, enfila un jogging et son T-shirt et s'assit sur le rebord de la fenêtre pour regarder l'océan. Elle avait les yeux remplis de larmes. Plus elle fixait l'horizon, plus sa vue se brouillait. Mais elle parvint à distinguer Castle qui se tenait debout face à l'océan. Elle ne savait pas depuis combien de temps il était là. Elle ne l'avait pas vu arriver
.
- Castle, murmura-t-elle
