- Quoi ? fit Castle en bondissant de sa chaise et la faisant tombée. C'est grave ? Que s'est-il passé ? Où est-elle ?

- Du calme, monsieur Castle. Apparemment, quand elle est arrivée chez les Corman, il y avait quelqu'un dans son bureau. Quand il les a entendus arriver, il s'est enfui. C'est là, qu'elle a été blessée.

Ryan, vous pouvez y aller. Les ambulances sont sur place. Elle refuse d'aller à l'hôpital.

- Je viens avec toi, fit Castle en fixant Gates

- Entendu. Prenez-le avec vous Ryan.

Dans la voiture, Castle ne tenait pas en place. Il envisageait tous les scénarios. Et en plus, la voiture n'allait pas assez vite.

- Calme-toi, fit Ryan. On ne sait pas encore ce qu'elle a.

- Tu en as de bonnes, toi. Comment veux-tu que je me calme ? Mais pourquoi elle ne m'a pas attendu ?

- Elle avait deux hommes avec elle.

- Ils n'étaient pas moi. C'est moi qui dois la protéger. C'est mon rôle.

- Ecoute, si des officiers entraînés n'ont rien pu faire, alors toi…

Ils étaient enfin arrivés. Ryan n'était pas encore garé que Castle sortait de la voiture. Il se dirigeait vers l'ambulance.

- Kate ?... Kate ? criait-il, complètement affolé

- Monsieur ? Vous n'avez rien à faire ici ! Circulez

- Laissez-le passer, dit Ryan, c'est le coéquipier du lieutenant Beckett.

Enfin, il la vit. Elle avait des coupures au visage, elle tenait une poche de glace sur sa tête et un infirmier s'apprêtait à lui faire des sutures sur une main et le bras. Il grimpa dans l'ambulance.

- Monsieur, vous n'avez pas le droit…

- Je me fous d'avoir le droit ou pas, je…

- C'est bon, dit Beckett, je le connais.

L'ambulancier s'écarta. Castle s'approcha de Beckett, la regarda.

- Oh, Kate !

- C'est rien. C'est juste impressionnant, mais ça va. Ne t'inquiète pas.

- Que je ne m'inquiète pas ! J'ai eu une peur bleue !

- Je sais. Mais ça va, maintenant

Il la prit dans ses bras. A ses battements de cœur, elle sentit qu'il était complètement paniqué. Elle passa ses bras autour de son cou, et lui passa la main dans les cheveux. Il commença à se calmer.

- Il faudrait que je vous fasse les sutures, madame

Ils se séparèrent. Castle s'installa à côté d'elle et lui prit sa main valide. Elle posa sa tête contre son épaule et laissa l'ambulancier la recoudre. Quand il eut terminé, il lui fit un bandage. Puis il vérifia sa tête.

- Vous devriez venir avec moi, pour faire une radio. Ce serait plus prudent

- Ecoutez. Ça va. Si j'ai un problème, j'irai faire cette radio. Mais l'hôpital, j'en ai eu ma dose.

- Kate ?

- J'ai dit non, Castle

- Alors, reposez-vous. Au moins aujourd'hui !

- D'accord. Je verrai. Merci pour tout.

Elle sortit du véhicule et alla voir Ryan

- J'ai appelé l'équipe scientifique. On ne sait jamais, il a peut-être laissé des empreintes.

- Bien. Et pour les dossiers ?

- Apparemment, il n'a rien pris. Dès que l'équipe a fait son boulot, je récupère tout avec les deux gars qui sont venus avec toi. Et toi, ça va ?

- Oui. Comment va madame Corman ?

- Bien, vu les circonstances. Elle va aller chez sa mère, dit-il en la suivant à l'intérieur.

Elle regarda la pièce. Quand elle vit la table en verre du salon brisée, elle se rappela son vol plané. Au milieu des morceaux de verre se trouvait un énorme cendrier en verre. Quand elle le remarqua, elle ne put s'empêcher de se toucher la tête. Elle avait eu de la chance de ne pas s'être ouvert le crâne. Puis elle regarda le bureau. En effet, rien ne semblait avoir bougé depuis la veille.

- Bon, tu surveilles ce qu'il se passe ici, tu récupères les dossiers et tu me retrouve au 12th

- Pas question ! fit Castle. Tu as refusé d'aller à l'hôpital, mais tu vas aller te reposer ! Tu retourneras au poste demain.

Beckett le regarda surprise. Il ne lui avait jamais parlé sur ce ton. Elle savait qu'il avait eu peur, mais là…

- Castle a raison, Beckett. ..

- Entendu, soupira-t-elle. Mais…

- On se voit demain. J'avertis Gates.

Elle sortit, suivie par Castle, et se dirigea vers sa voiture. Ils se retrouvèrent tous les deux du côté chauffeur. Elle le regarda. Il tendit la main. Sans dire un mot, elle lui donna les clés de la voiture et alla s'asseoir côté passager.

En cours de route, il s'arrêta à une pharmacie et acheta tout le matériel pour refaire ses bandages.

Arrivés à l'appartement, il l'emmena dans la chambre, lui tendit son T-shirt et son shorty. Il sortit un instant et revint avec des glaçons enveloppés dans une serviette. Ils n'avaient pas échangé un seul mot depuis sa dernière tirade. Et vu son regard… Beckett se changea, se coucha. Il la fit pivoter pour placer la glace sur la bosse qu'elle avait à la tête. Il la couvrit, l'embrassa sur le front et sortit de la chambre.

Il tourna comme un lion en cage pendant un moment. Puis il essaya de s'occuper en faisant un peu de rangement, mais l'appartement de Beckett était rangé. Il s'assit sur le canapé et alluma la télé. Il zappait, passant d'une chaîne à l'autre, ne s'intéressant à rien. Finalement, il éteignit l'écran et jeta la télécommande. Il se dirigea vers la bibliothèque. Bien qu'elle ait de bons livres, il n'en prit aucun. Finalement, il se mit devant la fenêtre et resta là, debout, les yeux dans le vide.

De son côté Beckett ne dormait pas. Elle l'entendait faire les cent pas. Elle entendit la télé. Elle entendit le bruit de la télécommande sur la table basse. Elle n'aimait ce qu'il se passait. Elle ne l'avait jamais encore vu avec un regard pareil. Finalement elle se leva. Elle sortit de sa chambre et avança doucement. Arrivée dans le salon, elle le vit devant la fenêtre, les bras croisés sur le torse. Lentement et silencieusement, elle s'approcha de lui. L'observant, elle remarqua qu'à chaque soupir, les muscles de ses épaules se crispaient. Elle posa sa tête entre ses épaules. Il ne bougea pas. Alors, elle se colla complètement contre son dos et passa ses bras autour de ses hanches. Il décroisa ses bras, prit ses mains dans les siennes et les plaça sur son cœur. Ils ne parlèrent pas. Ils restèrent ainsi de longues minutes. Puis il la fit passer devant lui, la ceintura avec un bras pour la plaquer contre lui et avec l'autre main, mit sa tête contre son torse. Beckett avait toujours ses bras autour de ses hanches. Il lui caressait le dos, puis il passa sa main sur sa tête et soupira quand il sentit l'hématome qu'elle avait sur le crâne.

- Tu devrais te reposer, dit-il

- Je n'arriverai pas à me reposer tant que tu seras dans cet état-là.

- Je vais bien.

- C'est pas vrai et tu le sais. Tu as eu peur, et tu m'en veux, dit-elle en le regardant

- Oui, j'ai eu peur mais je ne t'en veux pas. J'en veux à celui qui t'as fait ça. S'il avait été en face de moi, je crois que je l'aurai…

- Non, ce n'est pas toi, ça. Tu n'es pas comme eux.

- Mais il aurait pu…

- Il ne l'a pas fait. Je suis là. Je vais bien. Tu connais mon travail, tu sais qu'il y a des risques. On ne pouvait pas savoir qu'il y aurait quelqu'un. Je n'étais pas toute seule et on n'a pas réussi à le stopper.

- J'aurai pu te perdre aujourd'hui.

- Ne pense pas à ça.

- Je ne peux pas m'en empêcher. Je sais que je t'ai promis de ne plus m'inquiéter comme ça, mais quand Gates nous a dit que tu étais blessée…

Elle se mit sur la pointe des pieds, passa ses bras derrière sa nuque et l'attira contre elle pour qu'il pose sa tête sur son épaule. Elle le serrait aussi fort qu'elle le pouvait. Tout comme lui.

Puis il la souleva dans ses bras, s'allongea sur le canapé en la gardant serré dans ses bras.

Vers midi, Beckett se réveilla, toujours dans les bras de Castle. Elle décolla un peu la tête et vit que Castle s'était endormi lui aussi. Délicatement, elle se dégagea de ses bras, et se leva. Il poussa un grognement en pivotant sur le côté. Elle le couvrit avec un plaid. Puis elle s'agenouilla et l'observa, comme elle aimait le faire quand il était endormi. Elle connaissait chaque trait de son visage, jusqu'au plus petit. Elle remarqua qu'il avait toujours les traits tirés, les sourcils froncés. Même endormi, il s'inquiétait encore. Alors, tout doucement, elle lui caressa le visage en évitant de le réveiller. Au fur et à mesure de ses caresses, elle sentit sa peau se détendre, jusqu'à ce qu'il paresse rassuré. Puis elle lui déposa un tendre baiser sur les lèvres. Il sourit.

Elle se releva, puis alla dans la cuisine préparer quelque chose à manger. C'est à ce moment que son téléphone sonna. Elle se précipita sur sa veste, en sortit le portable et se rendit dans sa chambre. Elle ne voulait pas qu'il se réveille.

- Beckett.

- Kate, c'est Victoria, je venais aux nouvelles

- Ça va, Vicky. Il y a plus de peur que de mal. Je reviens demain.

- Si tu as besoin de plus…

- Non. Je te l'ai dit, tout va bien. Je vais me reposer un peu, prendre l'air…

- Entendu. Et s'il y a un problème, tu m'appelles.

Elle raccrocha et mit l'appareil dans sa poche en mode vibreur. Au moins, si elle recevait un autre appel...

Elle retourna dans la cuisine, après avoir jeté un coup d'œil dans le salon, et continua ce qu'elle faisait. Puis elle s'installa sur un tabouret, et regarda le journal du mdi, appuyée sur le comptoir, une tasse de café à côté d'elle. Plongée dans sa lecture, elle ne l'entendit pas approcher. Elle sut qu'il était là, quand elle sentit deux bras l'enlacer et deux lèvres lui déposer un baiser dans le cou. Elle leva son bras et attrapa son cou par derrière, gardant ainsi son visage contre le sien.

- Pardon, dit-il

- De quoi ?

- La façon dont je t'ai parlé. Je n'aurai pas dû…

- Si tu ne l'avais pas fait, je serai retournée au travail, dit-elle en se retournant. Je le sais, et tu le sais. Tu es mon « garde-fou ». Je ne t'en veux pas. Grâce à toi, je vais récupérer. Et demain, je pourrai continuer. De toute façon, je sens que cette enquête ne va pas être facile. Donc, on n'est pas à un jour prêt.

- Oh ! Tu deviens raisonnable !

- Peut-être… Et puis ça me donne une bonne excuse de passer une journée dans tes bras !

- Je préfère te coincer dans l'ascenseur ou dans tous les recoins du commissariat pour te serrer dans mes bras, plutôt que tu sois blessée.

- Hm… Tu connais beaucoup de recoins ?

- Pas mal !

- C'est du vécu ?

- Kate !

- Quoi ? Y a plein d'autres filles au commissariat !

- Jamais ! Je te jure que…

- Je te taquine !

- Oui, ben évite ça. C'est pas drôle. Et je te rappelle que c'est toi qui as eu une relation avec un collègue !

- Ok, laisse tomber, fit-elle en se retournant vers le comptoir

- Je suis désolé, Kate. Je ne voulais pas…

- C'est rien. C'est moi qui me suis aventurée sur ce terrain. Changeons de sujet… Tu veux manger ? demanda-t-elle, en se dégageant pour contourner le comptoir

- Non, merci. Je n'ai pas faim, dit-il en s'approchant d'elle

- Moi, non plus, fit-elle en s'appuyant contre son plan de travail la tête baissée

- Kate, regarde-moi, demanda-t-il en la prenant dans ses bras

- Je l'ai revu, tu sais.

- Qui ?

- Demming !

- Ah !... Et ?

- Rien… Tu sais, un fauteuil roulant…

- J'ai toujours pensé que c'était un idiot. Quand on tient Kate Beckett dans ses bras, on ne la laisse plus partir ! Avec ou sans fauteuil.

- Castle, dit-elle en se retournant et en souriant légèrement. Tu n'es pas objectif.

- Ah, non. Je t'ai vu dans ton fauteuil, je t'ai vu avec tes béquilles. Est-ce qu'une seule fois je me suis détourné ? Est-ce que je t'ai montré de la pitié ?

- Non, c'est vrai. Il n'y a que les gars et toi qui ne m'avez pas vu comme une infirme. Pour vous, j'étais « normale »

- Tu l'es toujours.

- Tu n'es qu'un flatteur ! dit-elle en lui donnant un petit coup dans le ventre

- Aïe !

- Et douillet, en plus ! fit-elle en riant

- Douillet ? demanda-t-il en s'approchant un peu plus d'elle

- Hm… Tu as oublié flatteur !

- Non, dit-il en la soulevant pour l'asseoir sur le plan de travail. Tu en connais d'autres ?

- Quoi ?

- Des mots pour me décrire !

Comme il se tenait penché au-dessus, elle prenait appui sur ses mains, pour se maintenir assise. Castle la couvrait de baisers derrière les oreilles, dans le cou, avec une telle lenteur qu'elle sentait le plaisir monté en elle. Malgré tout, elle continua : charmeur, têtu, gentil, gamin… Ils ne se touchaient pas. Du moins, pas avec leurs mains. Seuls, leurs corps se frôlaient, se caressaient. Pour renforcer leur contact, elle avait encerclé ses hanches avec ses jambes. Mais dans la position où elle se trouvait, elle ne pouvait rien faire. Seulement subir avec délectation les assauts de son écrivain. Et il s'en donnait à cœur joie.

- Castle, murmura-t-elle, sentant qu'elle ne tiendrait plus longtemps

- Hm…

- La chambre !

- On n'est pas bien là ? demanda-t-il entre deux baisers

- Castle !

Il mit ses mains sous ses fesses. Elle entoura ses bras autour de son cou et put enfin l'embrasser. Un baiser fougueux, torride… Tout en la portant jusqu'au lit, leurs lèvres restèrent collées.

Ce n'est qu'en milieu d'après-midi qu'ils réapparurent, fraîchement douchés. Ils quittèrent l'appartement et prirent la direction de Central Park. Ils s'installèrent sous le saule, comme d'habitude : lui, dos contre le tronc elle, dos contre son torse.

- J'ai faim, dit- elle. Tu viens avec moi chercher des gaufres ?

- Non, tu m'as épuisé !

- Quoi ? Moi, je t'ai… Et en plus, aucune résistance ! fit-elle en se levant et partant chercher de quoi manger.

Quand elle revint, elle vit Castle qui revenait devant l'arbre, sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce que tu as encore fait ? demanda-t-elle, suspicieuse.

- Moi ? Rien. Je regardais juste…

- Ne me dis pas… dit-elle en se dirigeant derrière l'arbre. Tu n'as pas pu t'en empêcher ?

- Quoi ? Je t'assure…

- Tiens, mange, et tais-toi, dit-elle en lui mettant sa gaufre dans la bouche

Ils mangèrent en silence, l'un à côté de l'autre.

- C'est pas joli ? demanda Castle

- Quoi ? Ce que tu as gravé … commença-t-elle avant d'éclater de rire

- Qu'est-ce qui te fais rire ?

- Toi !

Quand elle lui avait mis la gaufre dans la bouche, il avait reçu du chocolat et de la chantilly sur le visage. Il s'approcha d'elle

- Kate, tu vas me le payer !

- Castle ! Si tu me touches, tu couches dans la baignoire !

- Tu ne peux pas te passer de moi ! Tu ne résisteras pas cinq minutes !

- Tu veux parier ?

Il se dirigea vers l'étang pour se nettoyer le visage. Il savait qu'elle passerait une mauvaise nuit s'il n'était pas à côté d'elle, mais il savait aussi que pour gagner un pari, elle passerait outre ses sentiments. Et surtout, il avait besoin d'elle dans ses bras. Il ne pourrait plus jamais dormir sans la sentir contre lui.

Pendant qu'il se lavait, elle retourna derrière le saule et photographia avec son téléphone ce que Castle avait fait : il avait gravé KB + RC entouré d'un cœur. Puis elle se rassit, comme si de rien n'était. Il la rejoignit et s'agenouilla devant elle.

- Et maintenant, je peux t'embrasser ?

- Et si moi, j'ai envie de t'embrasser ? demanda-t-elle en s'agenouillant en face de lui

- Je crois qu'on sera obligé de s'embrasser deux fois, alors ! dit-il en se penchant un peu

- Bonne idée. Qui commence ? ajouta-t-elle en se penchant à son tour

- Moi, j'ai eu l'idée, dit-il, encore plus près

- Je te croyais galant ! ajouta-t-elle, alors que leurs lèvres se frôlaient

- Toujours avec une jolie femme ! réussit-il à dire alors qu'ils s'embrassaient.

Quand ils se séparèrent, ils se réinstallèrent contre le saule, savourant le moment présent.

Quand les premiers lampadaires commencèrent à s'allumer, ils se levèrent et prirent la direction de la sortie du parc, enlacés. Alors qu'ils se promenaient tranquillement, Castle avisa un petit restaurant. Ils ne le connaissaient ni l'un, ni l'autre. Il l'invita pour terminer la soirée.

Le serveur les installa à une table pour deux. Ils étaient assis l'un en face de l'autre, mais ça ne leur convenait pas. Alors Castle se déplaça d'un quart de tour pour être à côté de Beckett. Ainsi placés, ils pouvaient se toucher, s'embrasser. Kate remarqua que certains clients la dévisageaient. Castle nota sa gêne. Alors, délicatement, il lui caressa la joue.

- Ce n'est rien, Kate. C'est à cause de tes coupures. Ils ne savent pas que grâce à toi, la ville est plus sûre… Tu es toujours aussi belle !

- Mes coupures ne me gênent pas. C'est juste que je n'aime pas qu'on me dévisage.

- Je le fais bien depuis des années, moi

- Mais toi, c'est pas pareil. Tu me connais, et je te connais… Et puis je m'en fous. Tout ce qui compte, c'est qu'on est ici, tous les deux. Juste entre nous. Les autres n'existent pas.

Ils passèrent donc la soirée sans se préoccuper des gens qui les entouraient, dans leur bulle. Ils parlèrent de tout et de rien, se remémorèrent leurs journées aux Hamptons. Ils appréciaient le lieu. Leur serveur ne venait pas les déranger toutes les cinq minutes. L'ambiance était chaleureuse et des musiques romantiques étaient diffusées.

En le quittant, ils promirent d'y revenir.

Une fois à l'appartement, Castle s'installa sur le canapé. Beckett lui dit qu'elle devait aller faire quelque chose sur son ordinateur. Elle s'absenta une dizaine de minutes, puis réapparut une feuille à la main. Puis, elle disparut dans la chambre, et revint s'installer dans les bras de Castle.

- C'était quoi ce papier ? demanda-t-il

- Tu es trop curieux. On ne te l'a jamais dit ?

- C'est ce qui fait de moi un bon écrivain !

- Ça va les chevilles ?

- Oui.

- Je vais aller me coucher. Je suis fatiguée.

- Bonne idée, allons-y.

- Tu n'es pas obligé, tu sais ?

- Je sais, mais vu la journée qu'on a passé, une bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien

Beckett alla se changer, puis se glissa sous les couvertures. Castle en fit autant et la rejoignit. Au moment d'éteindre sa lampe, il comprit ce qu'était le papier que Kate tenait en mains. Elle avait imprimé la photo de sa gravure sur le saule et l'avait mis dans un cadre, puis déposé celui-ci sur sa table de nuit.

- Une photo de nous deux, ce serait mieux, non ?

- Si tu l'as fait, c'est que ça te tenait à cœur ? Et c'est original.

- Tu ne fais pas ça pour te moquer de moi ?

- Non. Je ne me permettrais pas de me moquer de tes sentiments pour moi. Je ne me moquerai jamais de toi.

- Ce sera notre premier souvenir ensemble. Je le garderai toujours !

Ils s'embrassèrent tendrement, et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.