Bonsoir ! Alors oui oui je sais la suite n'a pas été du tout rapide mais je n'étais pas chez moi donc ... voilà la suite, j'espère qu'elle vous plaira et comme toujours MERCI pour les reviews! et Bonne lecture!

Chapitre 3 : Une matinée mélodieuse

La lumière du soleil me fait ouvrir les yeux. Je réalise que je suis allongé sur le canapé et que le sommeil, merveilleux complice, a manœuvré habilement pour qu'elle soit couchée sur moi. Elle est si légère, Catherine...et sa respiration lente et régulière m'indique qu'elle dort encore profondément. Je resserre mes bras autour d'elle doucement et elle bouge un peu. Je ne réalise pas ce qui m'arrive. Dans un demi-sommeil, elle a entrelacé ses doigts avec les miens. Oh...Je veux mourir...Tout cela n'est qu'un mirage et je vais me réveiller, trempé de sueur au milieu du désert. Son visage est dans mon cou et je sens ses lèvres si près de ma peau...Quelle est douce cette torture !

C'est une moldue pourtant, et je suis à Serpentard….

Favoriser le sang pur des sorciers est ce qu'on m'a toujours appris...Mais à quoi je pense, moi ? Ceci n'a plus aucun sens. Mais elle ne voudra pas de moi. Je ne veux pas imaginer sa réaction quand elle va se rendre compte qu'elle a passé la nuit dans mes bras. Oh, je sais….

Elle va se dégager doucement et fera comme s'il ne s'était rien passé. Pire que tout. Si tous les matins du monde étaient comme celui-ci...II ne se passe rien et pourtant le temps semble immortel. ELLE est venue en réalité. Au plus parfait des moments. Je ne veux pas qu'elle s'en aille et je sais pourtant qu'elle s'en ira. Il n'y a que dans cette vie parfaite de Monsieur Potter que tout se termine bien ! Elle bouge. Sa respiration s'accélère….. Pas déjà !

C'est la fin d'un beau rêve...Elle se réveille. Je ferme les yeux et fais semblant de dormir. Mais à l'intérieur je bouillonne. J'ai goûté au bonheur et il s'évanouit. J'ai les lèvres serrées.

Je sens qu'elle lève la tête de mon torse. Mon cœur s'arrête de battre. C'est la fin. Elle va se lever et cette belle nuit ne sera qu'un beau rêve que je me hâterai de déposer dans ma pensine en rentrant à Poudlard tant il me torturera. Une seconde… deux secondes….

C'est pas vrai ! Elle s'est recouchée sur mon torse. Je sens une de ses mains se loger derrière mon dos entre les coussins et avec l'autre, elle est revenue jouer avec mes doigts. Est-ce que c'est un soupir d'aise que j'entends là ? Oui, je crois. Qu'est-ce que je fais ? J'ouvre les yeux ?

Quel réveil merveilleux ! Je ne veux pas qu'il parte ce matin. Je suis couchée sur lui et il a ses bras enroulés autour de moi. J'ai la tête dans son cou et il me suffirait d'un geste... Mais peut-être ne le veut-il pas ? Oh et puis je m'en fous, la vie est trop courte...et j'ai trop attendu ce moment pour le laisser passer. Mhmmm j'ai ma petite idée sur le réveil que je vais lui concocter...

Je vais ouvrir les yeux. Je vais le faire. Qu'est-ce que...Oh...Je crois que je vais attendre un moment avant d'ouvrir les yeux. Je ne peux pas m'empêcher un sourire en sentant les caresses de ses lèvres sur ma peau... Si c'est un rêve, que je ne m'éveille jamais ! Elle remonte petit à petit mon cou, prenant le chemin lentement de ma bouche. Je n'ai toujours pas ouvert les yeux mais, elle doit savoir à mon sourire que je suis éveillé. Et puis j'ouvre les yeux pour découvrir le plus magnifique des sourires qu'il est possible d'imaginer. Et nos lèvres se rapprochent alors et se frôlent jouant l'une avec l'autre avec une douceur dont je ne me serais jamais cru capable. Qu'il est loin, le maître des potions de Poudlard ! Je l'embrasse plus profondément et resserre mon étreinte sur elle, comme si elle allait s'envoler...Mais elle n'a pas l'air de vouloir s'en aller, bien au contraire... Elle se détache légèrement de moi.

-On a apprécié le réveil ? dit-elle, toujours en souriant. -C'est déjà fini ? Je m'entends répondre, presque naïvement.

Elle étouffe un rire et m'embrasse de nouveau. Je crois que des milliers d'Avada Kedavra pourraient s'abattre sur moi, je ne sentirais pas la douleur...Quel bonheur !

Mais ça ne pouvait pas durer. Ça ne devait pas durer.

Ding Dong.

Je grommelle et oublie que c'est une moldue.

-Je vais leur jeter un sort ! Elle rigole.

-Ce doit être Lisa, ma meilleure amie... C'est toi qui as raison, un sort ! Elle est toujours couchée sur mon torse.

Elle agite un bras en direction de la porte et dit, solennellement. -ABRACADABRA ! LISA RENTRE CHEZ TOI ! Elle m'embrasse en retombant. La sonnerie retentit de nouveau. Elle soupire.

-Marche pas ! dit-elle d'un ton désespéré.

-Va ouvrir.

-Tu es sûr ?

-Non, mais va ouvrir. Elle me dépose un rapide baiser sur les lèvres, se lève et s'arrête un moment avant d'ouvrir la porte. Elle me regarde d'un air inquiet.

-Tu ne vas pas disparaître, pas vrai ? Tu ne pars pas, promis ?

Partir ? C'est quoi ce mot ?

-Je ne pars pas. Elle a l'air soulagée et ouvre la porte.

Je lui souris. Maudite Lisa ! Si elle m'avait oublié pour une fois... ça me laisse songeuse... Je sais ce que je veux en ce moment. Et il est assis sur mon sofa. Je vais me débarrasser de Lisa. Et ceci a un goût, mes amis, de mission impossible. J'ouvre la porte et l'ouragan débarque. Je ne vois rentrer qu'une écharpe et un bonnet tellement elle s'engouffre rapidement dans l'appartement.

-Ah ! Si tu savais, ma chérie, j'ai dû me battre corps et âme pour te dégotter ton cadeau ! Tu aurais dû venir hier soir. Il y avait une nichée de beaux gosses, je ne te raconte pas ! Des sapeurs-pompiers, tu imagines ? C'est presque aussi beau que les militaires...

Elle ne s'arrête JAMAIS...

Je regarde Severus qui s'est assis confortablement dans le fauteuil. Hum...Comment vais-je me débarrasser de Lisa ?

-Tu m'écoutes ?

Je soupire et il sourit. Enfin, ma chère meilleure amie daigne se rendre compte que je ne suis pas seule. Et là j'aurais pu dire ce qui allait se passer avant que cela ne se produise. Elle regarde Severus, le sofa et la couverture en boule puis elle me regarde et nous assène un très expressif.

-Ahhhhhh ! D'accord...Je dérange peut-être ?

Non...mais pas du tout. Grrrr ! Elle pose la question mais elle ne décampe pas. Je sens que ça va être beaucoup plus difficile que prévu. Severus va devoir se payer l'interrogatoire d'identité en cinq exemplaires... Ouh, ça va déraper en plus ! Je réalise que je ne connais même pas son nom de famille et, ça, Lisa, elle ne va pas apprécier...

-Tu nous présentes ? dit Lisa. .Aye.

Severus se lève et lui tends la main.

-Severus Rogue, dit-il. Oh, je l'adore ! C'est un génie ! Il vient de nous sauver d'un cataclysme monumental !

-Lisa O'Reilly. Enchantée.

Bon, il va falloir que je sorte l'artillerie lourde pour la faire déguerpir. Un Bazuka...Mmm, excellente idée ! Un char d'assaut ? C'est relativement difficile à dégoter de nos jours en plein Londres...

-Vous vous êtes rencontrés où ? demande Lisa.

Ça se corse. Ça y est, je la tiens mon idée phénoménale pour la faire déguerpir !

-Au congrès de X-Files où je suis allée l'année dernière, tu te rappelles ? Il m'a téléphoné qu'il passait à Londres et je lui ai proposé de se faire l'intégralité des épisodes...

Severus semble partagé entre l'envie de rire et l'incrédulité. A mon avis, il n'a Jamais entendu parler de X-Files. C'est vrai que je le vois mal discuter de petits hommes verts et de complot international...Enfin, j'inventerais un meilleur mensonge la prochaine fois. Tenez-vous, je lui assène le coup de grâce.

-D'ailleurs, hier soir, on s'est endormi au milieu de la saison trois. Tu veux rester te regarder les autres avec nous ?

Elle me regarde comme si je venais de Pluton. Lisa a bien évidemment horreur de tout ce qui est série télé donc j'ai choisi l'excuse idéale pour la renvoyer.

-Pourquoi pas ? Répond-t-elle sous mes yeux éberlués. Hein ? QUOI ? Qu'Est-ce qui se passe ? Ce n'est pas Lisa, elle est possédée... Comment je fais-moi maintenant ?

-Je plaisante bien sûr, ajoute-t-elle. Tu me feras un résumé, comme d'hab. Dites Severus, une soirée au Red Rock ce soir ça vous dit ?

Alors là, Severus, il faut assurer. La réponse est non. C'est un pub irlandais, ce qui veut dire que pour les non-irlandais, ça craint.

-Pourquoi pas ? Dit-il.

Severus n'a pas l'air sur de lui mais il sourit franchement a Lisa et c'est un bon point. D'un côté, je suis contente parce que ça veut dire qu'il veut rester jusqu'à ce soir. De l'autre, eh bien, une soirée au Red Rock, c'est toujours quelque chose et en plus je parie qu'il n'a pas l'habitude de boire...

-Très bien. Alors à ce soir tous les deux vers 21H. Et pas de bêtise avec les petits hommes verts...

L'écharpe et le bonnet repartent et je ferme, soulagée, cette porte. Enfin seuls. Mon cœur bat très fort. Est-ce qu'on va maintenant ? La seule chose que je sais c'est que je viens de retomber dans ses bras sur le sofa. Mmm...et il embrasse bien…. Très bien même…

Lisa vient de sortir. Je crois que je ne vais pas m'ennuyer avec Catherine... Il faudra que je pense à lui demander ce qu'est « X-Files ». Quelle excuse étrange a-t-elle inventé !

Elle vient de revenir dans mes bras. C'est si bon. Je sens le goût de ses lèvres pénétrer les miennes comme si elles avaient toujours appartenues l'une à l'autre. Nos baisers se font plus profonds. Je caresse ses cheveux et mes mains descendent doucement le long de son dos. Je veux m'aventurer plus loin. Je veux goûter sa peau. Mmm...Je crois qu'elle le veut aussi.

Elle vient de glisser une de ses mains sous ma chemise et cette petite friponne de main remonte le long de mon torse avec des petites caresses circulaires qui me laissent comme des brûlures sucrées sur la peau. La température semble avoir pris quelques degrés d'un coup. Je décide de me venger et, dans un mouvement agile, je lui ôte le haut de son pyjama en soie, découvrant sa féminité dans toute sa splendeur. Je tremble un peu et m'arrête une seconde. Je réalise que l'endroit n'est pas adéquat pour elle. Je refuse que notre première fois se passe sur le sofa. Je la prends dans mes bras et me lève en l'embrassant. Je sens sa poitrine réagir au contact de mon torse nu. Mais quand est-ce qu'elle m'a enlevé ma chemise ? Je ne me souviens plus. Elle me murmure : « attends ! » et se débarrasse du reste de ses vêtements. Je deviens fou. J'ai l'impression de bouillir et me demande si on va trouver un jour la chambre...Car maintenant, c'est mon corps plus que ma tête qui est impatient. Et ce n'est pas la merveilleuse pluie de baisers qu'elle dépose le long de ma clavicule qui va arranger les choses.

Elle est où cette foutue chambre ? Je ne veux pas lui demander car elle a l'air très occupée et je ne vais pas l'interrompre, non ? Par Merlin, elle est là. Je m'approche et la dépose délicatement sur le lit. Oh ! Voilà qu'elle prend la direction des opérations maintenant...Elle me retourne et se retrouve sur moi. Elle me débarrasse de mon pantalon et de mon caleçon puis s'abaisse et m'embrasse. Je ferme les yeux en savourant l'instant. Le monde n'existe plus. Il n'y a plus que nous deux. Je sens ses lèvres quitter ma bouche et descendre le long de mon cou. J'ai l'impression que ma peau pétille sous ses baisers. Le désir est si fort dans mon bas ventre que c'en est presque douloureux. Je sais que ça doit être pareil pour elle.

Je le ressens à sa respiration qui s'accélère et à la pression de ses mains le long de mon dos. J'ai envie qu'elle laisse son empreinte en moi, que je sois marqué à jamais. Je veux qu'elle efface une autre empreinte que je voudrais tant oublier. Elle continue sa course lente et douce sur ma peau. J'ai envie de l'embrasser et je l'oblige à remonter. Elle a l'air déçue. Oh ! Mais elle ne le sera pas longtemps ! Je commence l'exploration de son corps avec mes mains et surveille du coin de l'œil les réactions que je provoque sur son visage. Elle se mordille la lèvre inférieure. Humm...J'aime ça. Elle est si belle, les yeux à demi clos, appréciant le traitement particulier que je lui fais subir.

Je la mets au supplice en m'approchant tout près d'elle sans tenter quoi que ce soit. Mais je me mets au supplice aussi... Elle enrage et enfonce ses ongles dans mon dos pour m'inciter à mettre fin à son attente. J'ai le cœur qui bat à trois cent à l'heure et je cède. Notre ballet débute et le plaisir, violent, nous assaille tous les deux...Je voudrais mourir tellement je suis heureux. A bout de souffle elle se blottit dans mes bras, en soupirant d'aise.

Elle murmure et c'est ma récompense suprême :

-Ne me quitte pas. Jamais.

Elle est venue et elle ne partira pas. Je me battrai pour cela.

Et voilà ! C'est un peu court mais la suite sera beaucoup plus longue! Dite moi vite vos avis!

Bonne soirée!

Caitronna