Bonsoir à tous ! Alors voilà la jolie suite qui est comme promis plus longue que d'habitude =) !
Un grand merci à ceux qui ont pris le temps de laisser des avis (snif j'aurai aimé que sur les 300 lectures plus donne un avis mais bon je suppose que c'est le jeu).
Bonne lecture et a très vite !
Chapitre 4 : Retournement de situation
Je viens de me lever pour nous préparer quelque chose à grignoter. Il dort paisiblement, nu, dans mon lit. On dirait qu'il a des années de sommeil à rattraper. Ou alors notre conversation physique l'a épuisé. Oh, j'ai constamment envie de sourire ! Quelle belle journée !
J'ai enfilé sa chemise et je cuisine dans cette tenue depuis quinze bonnes minutes. Il est une heure de l'après-midi passée. Les images de cette nuit passent et repassent encore dans ma tête. Je soupire et j'ai envie de chanter...
J'allume la radio et laisse la musique me bercer pendant que je surveille les pancakes sur le feu. Le piano fait voler ses notes dans tout l'appartement.
The book of love is long and boring
No one can lift the damn thing
It's full of charts and facts and figures and instructions for dancing
But I
I love it when you read to me
And you
You can read me anything
The book of love has music in it
In fact that's where music comes from
Some of it is just transcendental
Some of it is just really dumb
But I
I love it when you sing to me
And you
You can sing me anything
The book of love is long and boring
And written very long ago
It's full of flowers and heart-shaped boxes
And things we're all too young to know
But I
I love it when you give me things
And you
You ought to give me wedding rings
And I
I love it when you give me things
(Peter Gabriel-The book of Love)
J'ai fermé un peu les yeux et je sens deux bras qui m'enlacent par derrière. Humm... C'est lui. Je me retourne et l'embrasse. Je suis si bien. Je suis sûre que je l'ai réveillé avec la musique mais il n'a pas l'air de m'en vouloir. Je ne veux pas que ça s'arrête. Une angoisse terrible me noue l'estomac. La dernière fois que j'ai été si heureuse, c'était...
Oh non, je le serre davantage contre moi... Il se détache un peu de moi.
-Tu sens pas quelque chose ? me demande-t-il... Il sourit et je l'embrasse.
-Non.
-ça sent le brûlé, Cathy.
-Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh les pancakes ….
Je me dépêche de les retirer du feu pendant que lui s'installe à la table de la cuisine. Oh, je suis dégoûtée...Moi qui suis si bonne cuisinière d'ordinaire... Je sauve ce qui peut être sauvé et m'assoie, dépitée, à côté de lui. Je ne sais pas à quel point il est heureux dans cette cuisine, avec moi et mes pancakes trop brûlés. Je ne sais pas qu'il les a attendus toute sa vie ces pancakes. Il passe un bras sur mon épaule.
-Si tu savais le nombre de fois que je me trompe dans mes potions... ça ne fait rien. Dit-il d'un ton rassurant.
Potion ? Quel terme étonnant ! Je réalise que j'ai envie d'en apprendre beaucoup plus sur lui. Non. Je réalise que je veux TOUT savoir sur lui.
-C'est Kelly mon nom de famille ! dis-je . Je te sers un thé ?
-Oui, je veux bien merci. Kelly, c'est irlandais, non ? Comme O'Reilly ?
-Correct. Je suis navrée pour toi mais tu es tombée sur la communauté irlandaise de Londres avec nous... Dont tu verras d'ailleurs d'autres représentants ce soir, enfin, si tu y tiens toujours.. j'ajoute en lui servant sa tasse de thé.
Il trempe ses lèvres dans le liquide chaud.
-Je suis en vacances jusqu'à la rentrée de toute façon alors pourquoi nous ne sortirions pas ce soir ?
En vacances jusqu'à la rentrée ? Non, trop génial... Il est professeur. Comme moi
-Tu es professeur ? Je demande en tentant de goûter un des pancakes rescapés. Il acquiesce, la bouche pleine. Oh il a l'air de les aimer mes pancakes brûlés. J'ai une brusque envie de rire.
-Moi aussi. J'enseigne la littérature au collège de Dayton. Parle-moi de toi. Je veux tout savoir. Je crois que j'ai gaffé. Un nuage passe dans ses yeux. Peut-être est-ce que ça a un rapport avec la marque que j'ai vue sur son bras cette nuit ? Règle n°1 : Ne JAMAIS brusquer un homme. Je vais rattraper le coup.
-Enfin, y'a rien de pressé...On a tout le temps pour se connaître.
J'ai l'impression qu'il est soulagé. Je lui sers un verre de jus de fruit et commence à lui raconter ma vie. Il boit mes paroles et me pose pleins de questions. Je me sens si importante dans ses yeux. Soudain, j'ai peur. Il cherche à retarder le moment de me parler de lui. Que craint-il ? Qu'on reparle de ce qu'il a failli faire cette, nuit ? Oh...et puis je m'en fous ! Carpe Diem... Les ennuis viendront bien assez vite.
J'aime lui poser des questions, je veux tout savoir sur ELLE. Je veux pouvoir sentir tout maîtrisé , que tout soit parfait… Je ne veux pas tout gâcher avec la sorcellerie, elle me prendrait pour un fou au mieux et partirait en courant au pire. Et je ne veux pas, je l'ai trouvé et pour rien au monde je voudrai qu'elle s'en aille… plutôt mourir. Je sais que je ne fais que remettre cela a plus tard et que c'est un jeu dangereux mais je prends le risque.
Nous parlons toute l'après-midi sur son canapé entre quelques tasses de son magnifique chocolat et il est bientôt l'heure de sortir pour retrouver son amie. On se prépare et avant de sortir , elle me regarde et me souris, me prend la main et me dit :
-Tu sais, si j'avais pu répondre à ta place tout à l'heure j'aurai dit non pour le bar, ne pas être irlandais et courir au Red Rock , c'est courageux, dit-elle en s'esclaffant.
-Oh, je suppose que je prendrais tout l'ampleur de mon courage très rapidement alors ? Je ne vois en quoi ce bar moldus pourrai me faire peur à moi mais il est vrai que je n'étais pas complètement serein non plus…
Je savais que ce nom me disait quelque chose... Ce pub irlandais se trouve dans la rue du Chaudron Baveur. Catherine s'est garée quelques rues plus loin et nous marchons main dans la main. Elle est vraiment très jolie. Qu'est-ce qu'elle peut bien me trouver ? Elle a revêtu une jolie robe verte qui lui dégage les épaules et de petites créoles dorées pendent à ses oreilles. Elle m'a prêté des affaires de son défunt mari et j'ai retenu un sourire quand elle m'a dit que ce costume m'allait comme un gant. Oui, bien sûr, c'est le cas ! Mais ma baguette magique est passée par là. Je prie pour que nous ne rencontrions personne que je connais...
Oh NON NON NON ! PAS LUI ! Je baisse la tête et presse le pas avec Catherine ,qui je le sais va bientôt se demander ce qui ce passe.
-Professeur Rogue I J'entends derrière moi.
NON. Je lève les yeux au ciel en me disant que je n'ai vraiment pas de chance. Catherine se retourne et me dit :-Je crois qu'on t'appelle...
Son immense silhouette s'avance vers nous.
-Bonsoir, professeur Rogue. Oh ! Je suis si content de vous revoir. Si vous saviez comme le professeur Dumbledore se faisait du souci...
-Ah ! Je savais bien qu'il y avait des gens qui s'inquiétaient pour toi ! dit Catherine avec un air de victoire. Si elle savait...Elle est incroyable. Elle n'a pas l'air de s'étonner de la taille de Hagrid. Il faut que je m'en sorte avant que cet abruti ne dise un mot de trop.
-J'avais besoin de prendre un peu de recul, je dis sans conviction.
-Vous ne nous présentez pas, professeur ?
Depuis tout à l'heure, il regarde Catherine d'un air étonné. J'imagine facilement ce qu'il peut penser. Comment un homme aussi sombre, grincheux peut-il avoir à son bras une jeune femme aussi lumineuse qu'elle ? Remarquez, je ne le sais pas moi non plus.
-Catherine Kelly, dit-elle en serrant sa grosse main. Elle est vraiment loin d'être effrayée.
-Enchanté. Dit-il. Je m'appelle Hagrid. J'allais boire un verre au Chaudron Baveur. Vous m'accompagnez ? Hagrid invitant le professeur Rogue à boire un verre ? Mais c'est n'importe quoi ! Je n'aurais pas été accompagnée par Catherine, il ne m'aurait même pas adressé la parole.
-Malheureusement sous sommes déjà attendu...je réponds.
-Juste cinq minutes, c'est en face, dit Hagrid.
J'ai l'intuition que Catherine a envie d'y aller. Pas maintenant, mon ange. Un jour, on ira, c'est promis ! Je n'ai pas de vœu plus cher que de voir tes yeux s'illuminer de bonheur quand je te ferais découvrir pour la première fois la magie du Chemin de Traverse. Mais pas maintenant. C'est trop tôt I
-Allez...dit-elle d'un regard suppliant.
Je sens qu' Hagrid l'adore déjà. Ce n'est pas étonnant. C'est tout le contraire de moi, Catherine. La chaleur, la lumière, la vie. Ses yeux sont si beaux. Je suis si occupé à lutter contre l'envie que j'ai de lui dire oui que je ne vois pas le regard surpris que porte le géant sur nous deux. C'est trop tôt.
-Une autre fois, c'est promis.
D'un côté, elle a l'air déçu. De l'autre, elle a cette moue enfantine qui me fait dire que la perspective d'une autre soirée avec moi la réjouit. Elle est entrain de devenir une vraie drogue pour moi. Il s'éloigne petit à petit le maître des potions qui voulait garder le contrôle sur tout. Je réalise que depuis hier soir je ne contrôle plus rien et que ça ne me déplait pas.
-Vous avez l'air différent, professeur. Dit Hagrid.
Sans blague. N'importe quel homme a l'air différent avec une sublime jeune femme au bras ! Je n'ai pas conscience que ce n'est pas ce qu'il a voulu dire.
-Bonsoir Hagrid, je dis froidement.
-J'ai été enchantée de vous connaître, dit Catherine dans un merveilleux sourire.
-Moi aussi, répond Hagrid. Nous nous éloignons rapidement et je m'écarte pour lui tenir obligeamment la porte à l'entrée du Red Rock.
Dieu que j'aime cet endroit...J'ai la même sensation à chaque fois. Cette musique qui coule dans mes veines bourdonnant à mes oreilles... L'odeur de cigarette mêlée à cette odeur si particulière de la bière... Je ne réalise pas ce qu'il vient de se passer avec Severus.
Qui était ce Hagrid ? Trop tard ! Je ne peux plus réfléchir. Ma tornade aux cheveux violets vient de faire sa réapparition... Et elle a vu nos deux mains enlacées.
-Ah, je le savais ! Je le savais que je dérangeais ce matin ! Je te connais trop ma grande !
Je rougis car je sais à son sourire qu'elle a compris ce que nous avons fait quand elle est partie. Pour le coup, Severus est gêné aussi car je sens sa main qui serre plus fort la mienne. Oh, c'est trop mimi. Je ne sais pas où ça va nous mener mais en tout cas, j'ai bien envie que ça continue...
Nous nous installons à une table et Lisa nous commande un pichet de bière. Je prie pour qu'il tienne l'alcool car ça ne fait que commencer... Moi, je demande au serveur un cocktail sans alcool malgré l'envie qui me prend d'un bloody mary. Après tout, je conduis !
Et la discussion débute. Il a l'air à l'aise. Oh, non ! Il vient de dire que j'ai menti pour X-Files et que nous nous sommes rencontrés sur le pont la nuit dernière...Je sens le regard plein de reproche de Lisa. Il serre ma main sous la table d'un air de dire que tout ira bien.
Je crois qu'il a entrepris la séduction de Lisa. Et j'ai envie de sourire parce que ça veut dire qu'il veut que ça continue entre nous... Oh, je vais le gâter ce soir !
Aye. Les ennuis commencent. Ben… Qu'est-ce qu'il fout là ?
-Salut les filles, ça va ? Ben dévisage méchamment Severus. Il ne faut pas être très futé pour voir qu'il m'accompagne et que c'est loin d'être seulement un ami puisque j'ai toujours ma main dans la sienne... S'il continue de le regarder comme cela, je lui colle une gifle !
Ça lui fera du bien ! Il me court après depuis la mort de Patrick sans comprendre que je ne suis pas mais alors pas du tout intéressée... Je cherche un homme qui a plus de trois neurones quand même, et encore les siens ne fonctionnent pas tous en même temps. Il est méchant et macho et j'ai horreur de cela ! Il se pavane sans arrêt et franchement plus rebutant, ce n'est vraiment pas possible…
-Je peux te parler ? Me dit-il.
NON. NON et NON. Mais je sais que je dois le faire parce que sinon il va s'incruster et je ne sais pas pourquoi je sens qu'il ne va pas faire ami-ami avec Severus. Je n'ai pas envie que ça tourne au pugilat organisé. Je me lève. Severus me regarde d'un air de dire qu'il n'a vraiment pas envie que j'aille parler avec lui.
Ouh ! Qu'il est sexy ce regard ! Un mélange de jalousie et d'instinct de propriétaire... Mais il ne me bloque pas le bras et me laisse y aller. Il est génial, je le savais. Je suis Ben un peu plus loin.
-C'est qui ce type ?
-Mon petit ami.
-Quoi ? Non mais tu te fiches de moi ? Ce bonhomme aux cheveux gras ?
J'ai envie de hurler. Severus ? Un bonhomme aux cheveux gras ? Calme toi, Cathy. Calme toi.
-Parfaitement. En quoi cela te concerne-t-il ?
Il m'attrape le poignet. Il me fait mal, cet enfoiré ! Je jette un coup d'œil à la table de Lisa et Severus. Il nous regarde et commence à se lever mais Lisa le retient. Elle a de ces coups de génie parfois...
-Tu me lâches tout de suite !
-Tu es à moi, Catherine.
Mais il ne comprend rien ! Je ne veux pas de lui.
- Jamais, tu ne m'entends, jamais ! Les gens autour de nous se retournent.
Tiens, Philippe est là aussi...Il s'approche. J'adore Philippe. Il travaille avec moi au collège et c'est le plus cultivé des profs de sport que je n'ai jamais connus.
-Un problème, Catherine ? dit-il. Ben me lâche.
-Non, rien. Je retourne vers la table sans un regard pour Ben. Soulagée, je m'assois à côté de Lisa.
-Ça va ? Me demande Severus.
J'acquiesce de la tête doucement. Lisa rigole pour détendre l'atmosphère.
-Vous ne savez pas le nombre de jaloux que vous allez faire, Severus...dit-elle. Notre Cathy est la célibataire la plus convoitée de ce côté-ci de la Tamise. Et il prononce alors la plus belle des phrases que j'ai entendues depuis longtemps.
-Je réalise à peine encore, Lisa, la chance que j'ai.
Je veux de la poésie dans ma vie et c'est ce qu'il m'apporte. Ses yeux chantent. Sa bouche. Ses mains. Je repense à cette nuit. Est-ce cela l'amour qui bouleverse tout dans la vie ? Je ne me rappelle pas avoir ressenti cela avec Patrick et pourtant je l'aimais, ça, j'en suis sûre ! Bon sang, qu'est-ce qui m'arrive ?
Tiens ! Une danse traditionnelle irlandaise…. J'ai bien envie de danser et de rire avec lui en lui apprenant. Je me lève et lui dis, solennellement.
-Vous dansez, M. Severus Rogue ? Il me regarde, surpris et répond.
-Je ne suis pas doué tu sais.
-Ça ne fait rien, je vais t'apprendre.
J'attrape sa main et nous nous installons dans un coin. C'est vrai qu'il n'est pas doué mais au bout d'un moment, il est capable d'enchaîner quelques pas. Brusquement il en a assez et il m'attrape la taille et nous tournons, tournons, tournons en riant.
Je sais qu'il n'a jamais ri comme cela. Nous nous arrêtons et j'ai la tête qui tourne un peu. Mais je ne crains rien, il me tient fermement. Je croise son regard et il m'embrasse.
-Où on va, toi et moi ? me murmure-t-il près de l'oreille. Je rapproche mes lèvres des siennes et réponds.
-Loin, j'espère.
NON ! On vient de se prendre un pichet de bière lancé par quelqu'un derrière nous. Je n'ai même pas besoin de regarder. C'est Ben. Il hurle.
-Eh Pauvre tâche ! Viens voir ici si t'es un homme !
NON NON NON ! Je n'ai pas le temps de l'arrêter. Severus lui fonce dessus et commence à le corriger. Une, puis deux tables volent en éclat. Ma parole, il est sacrément doué car Ben est quand même fort ! Rapidement plusieurs hommes costauds de la salle s'interposent.
Je trouve incroyable ce qui est en train de se passer. Les irlandais jettent Ben dehors et le patron s'approche de Severus pour l'aider à se relever. Je m'avance près de lui.
-Vous vous êtes battu comme un vrai irlandais, Monsieur ?
Ça, c'est un sacré compliment venant de O'flaherty. Le patron du bar est un irlandais pur souche.
-Rogue, je dis toute fière, Severus Rogue, c'est mon petit ami !
Severus a compris le compliment car il sourit. Je l'aide à s'asseoir. Il a pris un bon coup sur la joue. Il est quitte pour un super cocard demain. Je lui passe la glace qu'a apporté le patron du bar et lui dit.
-Je n'en reviens pas des problèmes que je t'ai créés. Il m'attrape la main.
-Je t'aime, dit-il. J'ai le souffle coupé et je l'embrasse. Il esquisse un mouvement de douleur.
-Oh désolé, je dis furtivement. -C'est rien. Je caresse sa joue avec ma main et lui dit.
-Et dire que je ne croyais pas aux coups de foudre…
Elle dort nue sur mon torse. Je ris encore en pensant à ce moldu, quel abruti ce Ben, malheureusement pour lui, il n'avait vraiment aucune chance en tombant sur moi.
Je sais à présent que je ferai tout pour elle, si qui que ce soit aura un problème avec Cathy à l'avenir, c'est avec moi qu'il faudra qu'il faire face à présent…
Je me sens pousser des ailes… mon Dieu je crois que je ressemble à ces adolescents boutonneux attardés de Poudlard à qui j'ai le malheur d'enseigner encore…
Qu'elle est belle ! Je ne me lasse pas de la regarder. Il est tard et la nuit est bien avancée mais je ne peux pas fermer les yeux. Je voudrais que cet instant soit éternel. Demain, je dirais à Dumbledore que je quitte Poudlard.
Un bruit attire mon attention. C'est la fenêtre. Je ne veux pas ouvrir. C'est mauvais signe. Le bruit reprend. Mon bel ange remue. Oh, je ne veux pas qu'elle se réveille. Elle a besoin de sommeil. Il faut que j'aille ouvrir.
Je me dégage de son étreinte avec difficulté et me lève doucement, prenant garde à chaque mouvement de ne pas provoquer de bruit qui la réveillerait. J'ouvre la fenêtre. Fumseck. Il tient un message dans son bec. Je le prends et il s'envole.
Urgent. Revenez à Poudlard. Immédiatement. Dumbledore.
C'est sérieux. Sinon, il ne m'aurait pas écrit. Je referme la fenêtre le cœur serré. Je regarde Catherine et sourit en tentant de me persuader que tout ira bien. Après tout, je ne vais la quitter que quelques heures. Je griffonne un message assez rapidement et sans plus réfléchir et réprime l'envie de l'embrasser avant de partir. Je dépose le message dans la cuisine. J'ai mal au cœur rien qu'en sortant de l'appartement. Quelque chose ne va pas. J'espère que quoi que ce soit, je retrouverai vite ma Catherine. Je ne peux plus vivre sans elle désormais, je le sens.
Mais je sens aussi un poids sur ma poitrine, je pressens un mauvais signe, je ferme les yeux et prend mon courage à deux mains, plus vite j'y serais, plus vite je reviendrai.
Je rentre dans le bureau du professeur Dumbledore complètement défait. Ça m'a fendu le cœur de la quitter tôt ce matin, si belle, dormant si paisiblement allongée nue sur le lit. Mais je sais que si le professeur Dumbledore m'a envoyé Fumseck, c'est qu'il y a une excellente raison.
Venez-vite. C'est urgent disait le message. Il a un visage fermé. C'est mauvais signe. Je le savais.
-Asseyez-vous, Severus dit-il le visage grave.
Potter est là, dans le coin. Lui aussi ne sourit pas.
-Lucius s'est enfui d'Azkaban.
La nouvelle me tombe dessus, comme un coup sec, je suis sonné, moi qui reste de marbre en général… C'est impossible. La prison est gardée par les géants à présent, comment aurait-il fait ? Ce sont surtout les conséquences qui me sautent aux yeux…. Il veut ma peau. C'est moi qui l'ai capturé quelques temps auparavant, c'est moi qui l'ai trahi, qui ait aidé à renverser son maître. En liberté, il n'aura qu'un but. Ma mort. Et je pense à Catherine. Il ne doit pas apprendre son existence. Quel plaisir ce serait pour lui de m'infliger la douleur de perdre ce que j'ai de plus cher au monde…. Je ne sais pas combien de temps je reste bloqué par cette pensée, le temps n'a plus de prise sur moi … J'ai pris ma décision, je ne dois plus la revoir. Jamais. C'est fini.
Quelques minutes ont du s'écouler au moins car Dumbledore tousse et Potter me regarde comme s'il ne m'avait jamais vu. Dumbledore reprend :
-je vous ai fait rappeler à Poudlard car c'est le seul endroit où vous êtes en sécurité, pour le moment Severus et vous le savez. Lucius est prêt et ne reculera devant rien pour satisfaire son objectif. Je ne peux le permettre. Il est vraiment déterminer à…
-A tout tenter pour avoir ma tête, je sais. Dis-je d'une voix lointaine.
-J'ai une équipe d'Aurors sur le coup, dit Potter. Oh, il a pris du galon depuis la victoire finale ! Ils lui ont confié la direction d'une brigade au ministère ?
-Hagrid m'a raconté que...dit Dumbledore. Je tousse. Je n'ai pas envie que Potter sache ce que j'ai fait depuis Noël.
-Ça ira, monsieur le Directeur. Je vais immédiatement reprendre les cours à Poudlard comme si de rien n'était.
Je me lève et quitte le bureau, prenant la direction de mes cachots.
Comme si de rien n'était... Non, mais qu'est-ce que je croyais, moi ? Que j'avais le droit d'être heureux comme tous les autres ? Ça devait finir comme ça...Moi, seul dans mes cachots. J'ai envie de hurler et je balance d'un revers de la main tous les livres de mon bureau à terre, y compris quelques flacons et des babioles. Je ne sais combien de temps je reste ainsi, je sers si fort les bords de mon bureau qu'il pourrait céder...
Et merde, bordel, quel batard ce Malefoy …..Si seulement je l'avais tué auparavent , rien de cela ne m'arriverais, j'aurai du le tuer !
Je le hais. Je le hais. La prochaine fois que je me retrouverais en face de Lucius Malfoy, ce sera pour lui planter un Avada Kedavra entre les deux yeux.
Et voilà ! J'espère que ça vous a plu ? Dites-moi ce que vous en pensez ?
Bisous
Caitronna
