Attention : la fin est proche !
Elle s'écarta. Elle souriait. Castle restait pétrifié, surpris.
- Castle !
- …
- Castle !... dit-elle en lui caressant doucement la joue
Il sursauta. Il la regarda, puis sourit. Il se pencha à son tour et l'embrassa délicatement. Puis il s'écarta à son tour.
- Tu te souviens vraiment de tout ?
- Je crois. Peut-être pas de chaque seconde, mais je me souviens. C'est revenu.
- Non, attends. Tu te souviens de maintenant, ou de bien plus longtemps ?
- Je me souviens même des bêtises que j'ai faites quand j'étais petite, si c'est ce dont tu veux parler !
- Oui, c'est ça ! Quels genres de bêtises ?
- Toi par contre tu n'as pas changé ! Je te l'ai déjà dit. Il y a pleins de choses que tu ne sais pas de moi, et que tu ne sauras jamais !
- Si tu savais comme je suis heureux, Kate !dit-il hésitant à l'enlacer
- Tu peux me serrer dans tes bras, tu sais. Je ne vais me casser
Il ne se le fit pas dire deux fois. Elle se blottit contre lui et l'embrassa dans le cou. Ils restèrent ainsi quelques minutes.
- Si on profitait du beau temps ? demanda-t-elle
- Oui, bonne idée.
Ils se rendirent dans le parc et s'installèrent sur un banc, dans la même position qu'ils prenaient quand ils étaient en face du commissariat. Beckett se blottit contre lui, et lui la serra dans ses bras.
- Si tu savais comme tu m'as manqué, dit-il, lui caressant le dos
- Toi aussi, tu m'as manqué
En l'entendant soupirer légèrement, il pencha la tête et vit qu'elle s'était endormie. Il l'embrassa sur le front, et la garda dans ses bras.
Le docteur Morris arriva plus tôt dans le service. Il voulait savoir comment allait sa patiente. Arrivé devant la chambre, une infirmière lui dit qu'elle n'était pas là, que son ami l'avait emmené à la cafétéria. En s'y rendant, il passa devant le parc et vit que sa malade y était. Il passa quand même à la cafétéria, puis alla à leur rencontre.
Son arrivée réveilla Kate. Elle pivota mais resta contre Castle.
- Je ne voulais pas vous réveiller, désolé
- Ce n'est pas grave. Et je crois que j'ai déjà beaucoup dormi !
- Tenez, je vous ai pris un café
- Merci… Il manque la vanille !
- Quoi ?
- Kate aime son café avec un peu de vanille. C'est sa drogue !
- D'après ce que je vois, la mémoire est revenue ?
- Oui
- Mémoire récente ou toute la mémoire ?
- Je dirai toute. Il y a peut-être des trous mais je ne sais pas encore.
- Bien… Je sais qu'il fait beau mais est-ce que vous pourriez venir dans votre chambre, je voudrai vérifier la cicatrisation. Et si tout va bien, vous débarrassez de votre bandage !
- Je vous suis
Dans la chambre, le médecin attendit que l'infirmière vienne l'assister. Beckett était assise sur son lit, Castle à ses côtés, lui tenant la main.
Le médecin commença à enlever la première bande. Quand elle fut enlevée, Beckett serra la main de Castle. Il lui caressa le dos de la main avec son pouce. Le médecin s'attaqua à la deuxième. Puis sa tête apparut. Le médecin se plaça derrière elle, et l'examina. Tout semblait en ordre. Il appuya légèrement sur chaque perforation, ce qui fit grimacer Castle.
- Bien… C'est parfait… A compter d'aujourd'hui, vous pouvez vous doucher. Il faudra faire attention en vous coiffant. Et comme je vous l'avais promis, on ne voit pas les mèches que l'on a dû vous couper.
- Quand est-ce que je pourrais sortir ?
- Vous en avez déjà marre d'être avec nous ?
- Je préfère être chez moi.
- Ecoutez, si tout va bien cette nuit, je vous libère demain dans l'après-midi. Ça vous va ?
- Vraiment ?
- Oui, Kate. Et je ne veux plus vous revoir ! Sauf, si c'est pour me faire un petit coucou.
- Merci docteur. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi
- Ce n'est rien Kate. Je suis content que tout aille bien.
- Pour le dernier soir, on pourrait manger autre chose que le repas de l'hôpital ?
- Castle !
- Ben quoi ?
- Je vous comprends monsieur Castle. Vous pouvez.
- Merci. Alors je vais chercher ce que tu préfères ! A tout de suite
- Apparemment votre ami n'aime vraiment pas notre cuisine ! dit le médecin alors que Castle venait de sortir
- Je dois dire que moi non plus !
- A partir de demain vous pourrez manger ce que vous voudrez.
- Encore merci docteur.
- Je vais profiter de l'absence de monsieur Castle pour vous montrer quelque chose.
- C'est quoi ?
- C'est une partie des examens qu'on vous a fait après votre réveil. Regardez là.
- C'est sûr ?
- Certain
- Mais comment ?
- Disons qu'après votre accident, nous avons davantage été préoccupés par vos fractures et votre mémoire que par ça. Donc j'imagine que de votre côté…
- Je n'y ai pas pensé. Vous croyez que je peux mettre ça sur le compte de l'amnésie ?
- Je ne pense pas, mais ça peut-être une bonne excuse.
- Je n'aurai pas à m'excuser. Ne vous en faites pas. Tout ira bien.
- Je veux bien vous croire. Mais de toute façon, ça reste entre nous.
- Merci… Docteur ?
- Oui ?
- Vous pourriez remercier vos amis pour moi. Sans vous et sans eux, je n'aurai pas eu de deuxième chance.
- Je le ferai Kate… Bon, je vous dis à demain et je vous souhaite un bon appétit
- Merci et bonne soirée.
Lanie arriva dans la chambre.
- Kate ?
- …
- Kate ? demanda-t-elle en haussant la voix
- Salut Lanie, j'étais sous la douche, dit-elle en entrouvrant la porte de la salle de bain. Je m'habille et j'arrive
- Prends ton temps !
- Salut Lanie, dit Castle en entrant dans la chambre, les mains tenant des sachets
- Tu n'aimes pas la cuisine de l'hôpital, Rick ?
- Tu l'as déjà goûté ?
- Pendant mon internat !
- Donc tu sais !
- Vu ton enthousiasme, tout va bien
- Oui, Lanie, tout va bien. Sa mémoire est revenue, elle marche, elle parle …
- Et elle se souvient de toi, de vous deux ?
- Oui, Lanie, je ne l'ai pas oublié, dit Kate en sortant de la salle de bain et en se blottissant contre Castle
- Que veux-tu, je suis inoubliable !
- Ah, ça ! Firent les deux femmes
- Quoi ?
- Rien, répondirent-elles
- Tu manges avec nous, Lanie ? Car connaissant Castle, il a dû en prendre de trop
- J'accepte… Dis-moi, maintenant que tu vas mieux, ils vont sûrement te changer de chambre ? Ils ne vont pas te garder ici
- En effet, je sors demain
- Et ils te mettent dans quel service ?
- Mon appartement
- Quoi ? Mais c'est génial
Ils passèrent la soirée à discuter. Lanie avait passé des coups de fil à tout le monde ce qui fait qu'ils furent rejoint par Esposito, Ryan, Gates, Martha, Alexis, Max et Jim.
A une heure un peu avancée, une infirmière entra dans la chambre.
- Je vois que tout va bien ici ! Mais je dois vous demander de partir. J'aimerai que pour sa dernière nuit, Kate puisse se reposer un peu.
Un par un, ils s'éclipsèrent
- Pas de gaufre ce soir ? demanda Kate
- Si, je vous en ai apporté. Tenez
- Merci
- Alors, vous nous quittez ?
- Oui, demain je rentre chez moi
- Je suis contente pour vous. Et pour vous aussi monsieur Castle. Vous dormirez enfin dans un lit.
- Ne me dis pas que tu as passé toutes tes nuits ici ?
- Toutes les nuits. J'ai dû l'obliger à partir pour qu'il aille se changer et se doucher chez lui. Mais il ne partait qu'une heure !
- Mais c'est pas vrai. Pourquoi tu n'es pas rentré te reposer ?
- Je ne voulais pas te laisser toute seule. Je t'ai promis d'être toujours là
- Mais je suis à l'hôpital. On me surveillait, j'étais en sécurité.
- Si c'était à refaire, je le referai.
- Tu n'auras pas à le refaire
- Bon, moi, je vous laisse, j'ai d'autres patients à surveiller. Je repasserai dans la nuit
Après son départ, Beckett se coucha. Castle s'installa sur son fauteuil.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle
- Je m'installe
- Tu ne vas pas dormir dans ce fauteuil ?
- Je ne rentrerai pas. Ce n'est pas la peine d'insister
- Je ne t'ai dit de rentrer
- Alors qu'est-ce… A quoi tu penses ?
- Dors avec moi !
- Je ne sais pas si tu as remarqué mais ce lit est plutôt étroit !
- Je sais. Mais vu comment on dort en temps normal…
- Et l'infirmière ?
- Castle, on va dormir, on ne va pas…
Quand l'infirmière passa dans la nuit pour voir si tout allait bien, elle les trouva enlacer, Beckett contre le torse de Castle.
Le lendemain matin, Castle se réveilla le premier. C'était la première nuit qu'il passait sans être réveillé. C'est quand il sentit bouger contre lui, qu'il se rappela qu'il était dans le lit d'hôpital de Beckett. Il resserra son emprise sur elle, et l'embrassa sur la tête. A son contact, Kate bougea, ouvrit les yeux et se redressa.
- Désolé. Je ne voulais pas te réveiller.
- Ce n'est rien. J'ai beaucoup dormi ces derniers temps, dit-elle en l'embrassant
- C'est que tu en avais besoin. Ça t'a permis de guérir
- Qu'est-ce que tu as ? On dirait que tu as un problème ?
- Non, rien, je t'assure.
- Tu m'en veux ?
- De quoi ?
- Pour l'opération ?
- Disons que j'aurai aimé être au courant.
- Je ne pouvais pas, dit-elle n s'asseyant dans le lit, de dos
- Tu aurais pu me dire que tes maux de tête étaient revenus au moins.
- Qu'est-ce que ça aurait changé ?
- J'aurai pu t'aider. On aurait fait des radios, vu des spécialistes…
- C'est ce que j'ai fait !
- Oui, mais tu l'as fait toute seule. On est deux maintenant. Ce qui te concerne, me concerne.
- Je sais ça. Mais une fois que j'ai eu le résultat…
- Tu me l'as caché
- Je ne pouvais pas te le dire, dit-elle en s'effondrant. Je ne pouvais pas te dire que j'allais mourir. Comment j'aurai pu te faire ça ?
- C'est fini, Kate, dit-il en la prenant dans ses bras. C'est fini. Et puis, je ne sais pas si je t'aurai laissé tenter cette opération. J'aurai eu trop peur de te perdre.
- Si tu savais comme j'ai eu peur. Peur de mourir… Mais surtout peur de ne plus te revoir
- Kate, retourne toi, regarde-moi.
Elle se retourna et le regarda.
- Je suis désolée, Castle dit-elle en se blottissant contre lui.
- C'est fini, Kate. Tu es vivante. Tu es avec moi. C'est tout ce qui compte maintenant.
- Tu vas être obligé de me supporter !
- Aussi longtemps que tu voudras de moi
Après s'être douchés et habillés, ils allèrent dans le parc. Castle l'obligea à mettre une veste car même si le soleil était au rendez-vous, le fond de l'air était frais. Une fois qu'elle fut installée, Castle partit chercher des cafés après lui avoir fait promettre de ne pas bouger de là où elle était.
- Bonjour, Kate
- Docteur Burke ?
- Oui. Je devais passer hier, mais j'ai eu une urgence. Vous savez ce que c'est ?
- Je comprends
- Le docteur Morris m'a appelé hier soir et m'a annoncé votre sortie. Alors je suis venu avant votre départ. On fait quelques pas ?
- Je ne peux pas.
- Il m'a dit que tout allait bien hier. Il ne m'a pas parlé d'un problème…
- Non. J'ai promis à Castle de ne pas bouger d'ici. Il est allé chercher des cafés.
- Oh ! Je vais lui laisser un message. Comme ça, il ne s'inquiètera pas. D'accord ?
- Entendu.
- Allons-y. Tenez-vous à moi. Je sais que vous avez eu des problèmes de coordination. Alors prenez mon bras. Il ne faudrait pas faire une mauvaise chute. Monsieur Castle n'apprécierait pas
- Avec tout ce que je vous ai dit sur lui, vous commencez à le connaître.
- Oui. Sans compter que je l'ai rencontré.
- En ne le voyant qu'une fois lorsqu'il m'a accompagné…
- Non, Kate. Je l'ai vu à mon cabinet
- Quand ça ?
- Peu de temps après son retour, et votre rencontre.
- Pourquoi ?
- Je voulais le rencontrer, savoir qui il était.
- Et ?
- C'est confidentiel, Kate. Mais sachez qu'il tient énormément à vous. Sûrement plus que vous pouvez l'imaginer.
- Je sais docteur. Je tiens beaucoup à lui moi aussi.
- Ça, je le sais Kate.
- Ah, oui ?
- Oh, oui. Rappelez-vous votre état quand il a fait équipe avec cet autre policier. Vous pensiez qu'il s'éloignait de vous. Mais il n'y avait pas que ça, n'est-ce pas ?
- Il aurait pu se faire tuer. Il est cinglé ce gars. Il se fout des moyens, le principal c'est le résultat.
- Pourtant, il est inspecteur comme vous ? Monsieur Castle l'a suivi, tout comme il vous suit dans vos enquête !
- Non, ce n'est pas pareil. Avec moi, il ne risque presque rien. Je l'ai toujours protégé. J'ai toujours fait en sorte qu'il ne lui arrive rien.
- Et donc quand il était avec votre collègue…
- Je ne pouvais… Je passais mes journées à me demander s'il allait revenir
- Je comprends mieux ! Pourquoi ne pas lui avoir dit ? A monsieur Castle, je veux dire ?
- Vous l'auriez vu. Il était content parce qu'il y avait de l'action. Un vrai gamin ! Les gars ont essayé de lui faire comprendre en lui disant que son surnom c'était « le faiseur de veuve ». Ils sont même allés le chercher quand ils se sont retrouvés dans une casse encerclés par des hommes armés. Rien n'y a fait. Il a continué. Si mon « collègue » n'avait pas soutiré de faux aveux à un témoin…
- Mais par la suite, il vous a rejoint.
- Oui. Et malgré tout, j'ai failli le perdre pour de bon. A cause de mon fichu caractère
- Il est avec vous maintenant. C'est ce qui compte. Et maintenant, qu'allez-vous faire ?
- Je vais reprendre mon travail, et surtout vivre avec Castle. Essayez de lui apporter autant qu'il m'apporte.
- Vaste programme !
- On a tellement d'années à rattraper, à cause de moi.
- Vous n'étiez pas prête. Vous aviez des choses à régler. Et il le sait. Mais je dois reconnaître qu'il est particulièrement patient. Beaucoup aurait renoncé !
- C'est une vraie tête de mule !
- C'est vous qui dîtes ça ?!
- Docteur !
- Dîtes que ce n'est pas vrai ?
- Non, c'est vrai. Mais je suis contente qu'il soit comme ça. Car maintenant, on est enfin ensemble !
- Oui, je suis content pour vous, pour vous deux. Par contre il y a quelque chose qui m'ennuie.
- Quoi donc ?
- Je vais perdre ma patiente !
Ils rirent. Puis ils retournèrent vers le banc où se trouvait Kate, et où, maintenant Castle attendait.
- Bonjour, monsieur Castle. J'espère que vous ne m'en voulez pas, mais je devais m'entretenir avec ma patiente.
- Bonjour, docteur. Non, il n'y a aucun problème. J'en ai profité pour vous prendre un café, mais à la cafétéria, désolé.
- C'est gentil, merci
- C'est pas vrai ! Tu es allé en ville chercher des cafés ?
- Ils n'ont pas de vanille à la cafétéria !
- Vous voyez, docteur, c'est ce que je vous disais !
- Je vois, oui !
- Qu'est-ce que tu as dit sur moi ?
- Moi, je ne dirai rien ! Secret médical
- Moi, non plus ! Secret professionnel !
- Je vais vous laisser. Bon retour et prenez soin de vous. Et, si vous avez besoin, ma porte vous reste ouverte. N'importe quand
- Merci docteur.
- Je le trouve sympa ce docteur, dit Castle
- Oui, il m'a beaucoup aidé.
- Et j'en suis heureux !
Ils retournèrent dans la chambre, pour y savourer leur dernier repas et surtout préparer les sacs pour le départ.
- Castle, tu n'avais pas besoin d'acheter un bouquet
- Il n'est pas pour toi
Elle s'approcha des fleurs et prit la carte : « Merci pour les gaufres »
- C'est gentil.
- Mais je suis gentil, dit-il en la prenant dans ses bras
- Je sais.
- Bonjour, fit le docteur Morris en entrant.
- Bonjour, docteur.
- Tout est prêt pour votre départ. Vous n'avez qu'à passer à l'accueil signer les papiers. Et repos encore pendant un mois !
- Merci
- Je ne voudrai pas m'immiscer dans votre vie privée…Mais si vous pouviez attendre un mois avant…
- Entendu, docteur, dit Castle en souriant
- Bien ! Alors bon retour et bonne chance à vous deux
- Merci encore pour tout, dit Kate en le prenant dans ses bras
- Prenez soin de vous Kate
- Promis.
Avant de retourner à l'appartement, ils passèrent au 12 th pour leur annoncer que Beckett serait absente un mois. Castle leur dit que s'ils souhaitaient les voir, ils devraient venir dans les Hamptons car ils voulaient profiter des derniers jours d'été et Beckett serait plus au calme qu'à New York. Mais avant leur départ, ils furent invités à passer une soirée au Old Haunt le samedi soir. Beckett passa dire bonjour à Lanie et rejoignit Castle.
Le samedi soir, tout le monde était là, y compris le mari de Gates. Comme d'habitude, la première tournée fut des bières sauf pour Beckett, qui n'avait pas droit à l'alcool. Alors que les autres dansaient, Kate se leva pour aller chercher la deuxième.
- Laisse, j'y vais, dit Castle
- Je peux le faire, Castle. Reste là !
Elle se dirigea vers le bar. Alors qu'elle allait parler à Bryan, elle sentit une main l'attraper elle se retourna.
- Non, désolé ! C'est bon ! fit l'homme qui l'avait déjà interpelé par deux fois
- Bien !
Il ne demanda pas son reste et retourna à sa table en soufflant. Elle se pencha vers Bryan. Il lui donna les verres et les bières et elle rejoignit Castle.
- Je vais chercher la bouteille de whisky, dit Castle
- Oui, Bryan m'a dit qu'il y a un problème avec la bouteille
- Un problème ? Quel problème ?
- Je ne sais pas.
Alors que Castle se dirigeait vers le bar, les autres revinrent s'asseoir. Lanie se pencha vers Beckett.
- Alors ? Tu lui as dit ?
- Non. Mais il va le découvrir d'ici peu
- Oh !... Je crois qu'il sait, dit Lanie en le voyant revenir l'air troublé
Castle s'approchait lentement d'eux, une bouteille de whisky à la main, un café dans l'autre. Beckett n'osait pas le regarder.
- Hey, mec, on dirait que tu as vu un fantôme ?
- La ferme, Javier, dit Lanie.
Il s'assit près de Kate, fit tourner Kate vers lui et lui releva la tête
- Bryan a raison, cette bouteille a un problème. On ne peut pas l'ouvrir !
- Tu plaisantes ! Attends je vais m'en occuper !
- Ryan, laisse cette bouteille ! Bryan en apporte une autre… Depuis quand tu le sais ?
- La veille de ma sortie de l'hôpital. C'était dans le résultat de mes analyses.
- Oh !
- Mais si tu ne veux pas, je comprendrai…
- Tu plaisantes ! Tu ne pouvais pas me faire de plus beau cadeau ! Je t'aime, dit-il en se penchant pour l'embrasser tendrement.
- Je t'aime aussi
- Ouais, c'est super ! cria Lanie en les prenant dans ses bras
- On peut savoir ce qui se passe avant de mourir idiot ? demanda Esposito
- Regarde la bouteille et tu comprendras, dit Lanie
Il prit la bouteille. Quand ils virent l'étiquette, ils comprirent et les félicitèrent.
CUVEE SURPRISE
APPELATION « TETARD » CONTROLEE
MIS EN BOUTEILLE DANS NOTRE PETIT NID D'AMOUR
DANS 8 MOIS, JE SERAI A MON APOGEE
- On vous offre le champagne, dit Gates
- Merci, dit Castle, mais Kate n'a pas droit à l'alcool. Alors je lui ai pris un café !
- Tu plaisantes, là ! ?
- Non. Bois ton café, dit-il avec un sourire narquois
Elle le regarda en fronçant les sourcils. Le sourire de Castle la rendait méfiante. Elle prit son gobelet.
- Très drôle, Castle, il est vide !
- Non, il y a quelque chose dessus !
Elle regarda dans le gobelet
- Je t'ai dit dessus !
Elle observa attentivement son gobelet mais ne trouva rien. Elle regarda Castle, l'air interrogateur.
- Lanie, tu as apporté ce que je t'ai demandé ?
- Bien sûr. Tiens !
Elle tendit une lampe noire à Castle. Il plaça le gobelet dans la main de Beckett et passa la lampe dessus. Kate lâcha le gobelet et le regarda.
- Alors ? demanda Castle
- Je réfléchis !
- Longtemps ?
- Oui
- Combien ?
- Non, je te dis « Oui ». J'accepte
- Tu es sûre ?
- Oui, je suis sûre. Je veux me marier avec toi, je veux vivre avec toi !
Elle l'enlaça et l'embrassa passionnément. Esposito prit le gobelet pour voir ce qu'il y avait dessus. Il passa la lampe dessus et fit apparaître le message « Veux-tu m'épouser ? »
- Ils ne peuvent rien faire comme tout le monde ces deux-là. Même pour ça, ils ont un problème de communication !
Ils éclatèrent tous de rire.
Castle fouilla dans sa poche et en sortit un petit écrin. Il l'ouvrit, en sortit une bague, une petite bague toute simple. L'anneau était fait avec deux ors et était orné d'un petit diamant. Il la glissa à l'annulaire de Beckett. Elle regarda sa bague, sourit et déposa un tendre baiser sur les lèvres de Castle et se blottit contre son torse.
- Alors, Lanie ? Si je comprends bien, tu étais au courant de tout ? demanda Castle
- Hé, oui ! Mais je préfère ces secrets là, au dernier que j'ai dû garder.
- Je ne te demanderai plus jamais un tel service, dit Beckett.
- Je sais. Mais par contre je veux connaître tous les autres !
- Je n'en doute pas ! De toute façon, tu sais très bien que c'est vers toi que je me tourne quand je dois prendre une décision ou quand j'ai un souci !
- Et t'as intérêt !
- Hé, mais maintenant je suis là. Tu pourras m'en parler, dit Castle
- Oh, non, il y a des choses qu'on ne dit qu'à sa meilleure amie ! dit Lanie
- Et quelles choses ? demanda-t-il
- Des choses, beaucoup de choses, tellement de choses que tu ne sauras jamais, dit Beckett. Tu devras les découvrir par toi-même !... Et maintenant, je peux avoir une goutte de champagne ? demanda-t-elle en lui déposant un baiser dans le cou
Ils trinquèrent tous ensemble. Puis tous allèrent sur la piste de danse.
- Tu es sûr que ce n'est pas trop tôt ? Pour le bébé, je veux dire ?
- Non. J'ai toujours rêvé d'avoir d'autres enfants.
- Tu sais, je ne l'ai pas fait exprès… Ce n'est pas un piège
- C'est un signe du destin !... Et puis la pilule n'est sûre qu'à 99%
- Ben, en fait, pour moi c'était plutôt du 0%
- Quoi ?
- Je ne la prenais pas.
- Tu ne prends pas de contraception ?
- Si, bien sûr ! Sinon ce serait arrivé avant. Mais en fait, après mon accident, personne ne s'en est soucié pendant mon hospitalisation. Et comme après, j'étais en fauteuil… Et puis tu es revenu et je n'y ai pas pensé !
- L'amnésie a quelque chose de bon ! C'est merveilleux ! Je vais être papa à nouveau, et je ne serai pas seul cette fois !
- Non, je serai avec toi. Et pour longtemps !
- Tu es sûre de toi ? Pour le mariage ?
- Je te l'ai déjà dit. Je t'ai dit que je ne me marierai qu'une seule fois et que ce serait la bonne !
- Et tu crois que je suis le bon ?
- J'en suis certaine. Et tu sais quoi ?
- Non, quoi ?
- Vu qu'on a vécu le pire, ce ne sera que pour le meilleur !
Sur ces mots, elle l'attira à lui, et ils s'embrassèrent tendrement, longuement et passionnément.
