Chapitre 5 L'être aimé est un sorcier :
Coucou à tous ! Merci infini aux personnes qui ont laissé un commentaire…. Çela deviens plutôt rare … donc ça me touche beaucoup ! J'espère que la suite va vous plaire…. C'est une fiction que j'ai écrite il y a 10 ans et je m'autorise aujourd'hui à la réécrire complètement à partir du chapitre 7…
Très bonne lecture !
J'ouvre les yeux et je sais que quelque chose ne va pas. J'ai froid. J'examine à tâtons mon lit. J'ai l'impression que je vais manquer d'air. Il est parti.
Il ne peut pas avoir fait cela... Il n'avait pas le droit, pas après la nuit que nous avons passée. Un espoir m'assaille violemment …il est dans la cuisine et me prépare le petit déjeuner... Je souris. Oui, c'est cela. Je refuse de noter qu'aucune odeur ne vient me chatouiller les narines. Je me lève rapidement, enfile un tee-shirt qui traînait par là et me dirige dans la cuisine.
De l'air. De l'air s'il vous plait….. Il est parti, vraiment parti. J'ai la tête qui tourne et je m'appuie sur la table. Oh, il y a un mot. J'ai l'impression que mon cœur va exploser.
Cathy, J'ai dû partir. Très important. Je t'expliquerais bientôt. Severus.
Quoi ? C'est tout ? J'ai peur. Qu'est-ce que ça signifie ? Je l'aurais entendu si le téléphone avait sonné. Et il n'a même pas laissé un numéro où je pourrais le joindre.
J'ai envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai le sentiment qu'il ne reviendra pas. Je ne peux pas m'être trompée sur lui à ce point. Il n'est pas homme à dire à une femme qu'il l'aime et à la quitter le lendemain. Que s'est-il passé ? Il faut qu'il revienne. Mon Dieu, je vous en prie ramenez-le-moi.
Etrangement, mes yeux se posent sur une photo de Patrick et dans un mouvement de violent, je l'attrape et la jette sur le carrelage. Du verre brisé. Je tombe à genoux. J'ai si mal. Pourquoi la vie s'entête-t-elle à me prendre tous ceux que j'aime ?
Il n'est toujours pas revenu…
Les cours ont repris depuis une semaine au collège. Heureusement, je n'en pouvais plus de tourner en rond dans mon appartement. Lisa n'arrête pas de téléphoner si bien que j'ai décidé de le débrancher. Je veux retrouver le calme de mes copies et de mes élèves appliqués. J'allume la radio alors que je prends mon petit déjeuner ce matin, tout dans cet appartement me le rappelle. Et même la musique s'en mêle maintenant...
Ain't no sunshine when she's gone
It's not warm when she's away
Ain't no sunshine when she's gone
She always gone too long anytime she goes away
Wonder this time where she's gone
Wonder if she's gone to stay
Ain't no sunshine when she's gone
This house just ain't no home anytime she goes away
(Bill Withers - Ain't No Sunshine)
La voix du chanteur, rauque, s'élève et me donne envie de pleurer. Elle était dans un film, cette chanson... Quel film déjà ? Je ne me souviens plus. Ah si ! Coup de foudre à Nothing Hill ! J'ai toujours aimé ces histoires d'amour où deux êtres que tout sépare se retrouvent…. Oh, et puis ce qu'elle dit à la fin, c'est ce que je ressens…. Ou du moins ce que je ressentais …
Je suis juste une fille qui demande à un garçon de l'aimer...
Deux mondes opposés. Mmmh. Etrangement, cette chanson me redonne de l'espoir. Et j'ai une idée. Je décroche mon téléphone et compose le numéro de Lisa. La voix ensommeillée de mon amie me répond. Mince, je l'ai réveillée, il est tôt et elle devait sans doute travailler hier soir !
-Allo. Lisa O'Reilly.
-Lisa, c'est Catherine.
-Cathy! Ça va? Me répond-t-elle affolée.
-Oui. Dis-moi, ça te dirait de sortir ce soir ?
-Sortir ? Un silence accompagne sa réflexion. Je suis capable de la voir cogiter...
-Tu déprimes depuis que cet enfoiré t'a quitté mais tu veux sortir ce soir ? Pourquoi ?
-Je t'expliquerai. Il faut que je le retrouve, Lisa, ne serait-ce que pour le gifler de ce qu'il m'a fait...
-Ah ! Ça c'est ma Cathy! Oui, allons lui donner ce qu'il mérite ! J'ai aussi envie de lui dire deux mots ! On se retrouve où et à quelle heure pour débuter notre petite enquête ?
-Enfile ta casquette de Sherlock Holmes pour 21h ce soir devant le Red Rock, j'ai ma petite idée...
–Ca marche ma grande ! A ce soir.
-Oui à ce soir, merci Lisa.
-Oh et Cathy ?
-oui ?
-Heureuse de te retrouver, ne t'inquiète pas, je suis sûre qu'il regrette déjà cette fuite ce saligaud…
-Mmh peut être ma Lisa, peut être…
-Stevens ! Quinze points de moins pour Gryffondor !
Cet abruti a encore renversé son chaudron. Comment se fait-il que chaque année depuis que je suis professeur à Poudlard, des nouvelles générations de Londubat naissent ? Je suis fatigué de tous ces incompétents et je commence à regretter les années de Potter et de ses amis à Poudlard. Au moins, il y avait Miss Granger dans cette époque révolue pas si lointaine.
J'ai repris le rôle du sinistre professeur Rogue et je suis, depuis que les cours ont repris, encore plus terrifiant, je le sais. Un rien m'énerve et je vois la peur dans le regard des élèves ….cette peur qu'ils ont tous de moi. A présent, certains des premières années rentrent même dans mon cours en tremblant, je les vois. Et pas un pour se lever et me défier !
Je travaille comme un forcené, multipliant les expérimentations sur mes potions et tentant d'oublier cette parenthèse de Noël. La parenthèse. J'en ai de ces mots, moi ! Elle était si belle, cette parenthèse, si douce... Mais sa vie a plus de prix que mon bonheur lui-même.
Qui aurait cru cela ? Rogue se souciant du bonheur et de la tranquillité d'une moldue ? Je me damnerais pour elle, je le sais. Severus Rogue et une moldue, si Potter savait ça… si le monde magique savait ça… ils penseraient tous que je l'aurai empoisonné ou quelque chose comme ça… N'importe quoi …
Enfin, maintenant peu importe, ça n'a pas d'importance ce qu'ils auraient pensé ou ce qu'ils pensent, c'est fini maintenant.
La cloche sonne et les élèves quittent la salle. Je me retourne et personne ne voit la larme qui coule sur ma joue, perdue. Soudain, je réalise et l'essuie, étonné. Rogue qui pleure... Mais qu'a-t-elle fait de moi ? Comme elle me manque …
Mais je sais que je dois me résigner, je ne peux rien faire d'autre, tout autre choix serait égoïste, et l'égoïsme j'ai déjà donné je crois et ce pour toute une génération. Si elle savait …
Je suis perdu dans mes pensées, dans mon passé et sans Cathy à mes côtés…
Combien de temps vais-je tenir ?
Je ne sais pas, je regarde au loin, dans le vide, celui qui sera le seul à mes côtés désormais…
Le coeur battant, nous voilà, ma meilleure amie et moi grelottant devant le Red Rock. Je n'en reviens pas, comme j'ai ri quand je l'ai vue arriver. Elle a vraiment mis une casquette à la Sherlock Holmes ! Oh, ma Lisa... Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour m'arracher un sourire en ce moment ?
-Alors où va-t-on ? me demande-t-elle.
-On cherche le Chaudron Baveur. C'est étonnant, Hagrid nous avait dit que c'était juste en face ?
Nous traversons la rue et n'apercevons qu'un simple magasin de disque et une librairie assez miteuse. Je tatonne la devanture du magasin de disque, fermé pour cause de fête de la fin de...je n'arrive pas à lire...de Voldemort ? Qui c'est celui-là ? Un joueur de tennis roumain ? Bon sang... Hagrid avait dit en face, c'est que c'était en face. Il n'y a quand même pas cinquante façons de concevoir « en face »...
Et voilà qu'on se retrouve comme deux simples d'esprit avec ma Lisa a toucher les devantures en faisant de multiples allez retour sur les deux trois malheureuses boutiques de la rue, sans succès. Si quelqu'un nous aperçoit, il va serait capable d'appeler les fous !
-Hum Hum, vous cherchez quelque chose mesdames ? La voix provenait d'une femme, qui est apparu de nulle part et d'un coup.
Je la regarde et j'ai un choc. Tout comme Lisa. Qui aurait dit que nous allions croiser un duplicata de la même collection que ma Lisa ce soir ? C'est une jeune femme aux cheveux courts et rouges qui nous regarde maintenant. Nous sommes gênées toutes les deux. En effet, comment expliquer ce que je fais là, tâtonnant la devanture d'un magasin fermé ? Mais je ne me démonte pas.
-Nous cherchons le Chaudron Baveur ! C'est très important ! Dis-je peu sûre de moi.
Elle fronce les sourcils. Lisa est à demi-morte de rire. Y'a de quoi ! Une personne normale verrait bien qu'il n'y a aucune trace du Chaudron Baveur ou d'un quelconque magazin de la sorte dans le coin mise à part les vielles boutiques déjà présentes. Je commence à me dire que je suis malade et que nous serions mieux, avec Lisa, à siroter un bloody-mary en face plutôt que de perdre notre temps.
-Pourquoi ? demande-t-elle en nous regardant de manière suspicieuse en plissant ses yeux dorés. Mais n'étaient-ils pas verts à l'instant? Bon Dieu je perds la tête…
Pourquoi dit-elle ? Ahaha ! Victoire ! Elle sait donc où il est. Je parie que c'est l'un de ces clubs fermés où on ne peut rentrer qu'avec un mot de passe. Lisa est toujours à côté de moi et semble étonnée. En effet, ce qu'elle vient de dire démontre que le Chaudron Baveur existe bel et bien.
-Je désire parler à Severus Rogue, j'ajoute, espérant qu'elle le connaît.
Elle s'approche et dit.
-Sans blague ? Rigole-t-elle. Et qu'est-ce que deux moldues peuvent bien lui vouloir ? Je suis très impatiente de le savoir, il va falloir tout m'expliquer !
Son rire m'agace mais elle m'est sympathique.
-Moldue ? Décidément, il vit dans un drôle de monde... Je continue dans ma ligne de franchise.
-Je suis sa petite amie. Elle me regarde avec des yeux écarquillés.
-Quoi ? Sérieux ? Vous plaisantez ? Oh ! Ça commence à bien faire. Elle est sympathique mais quand même. C'est le moment que choisit Lisa pour intervenir.
-Je vous assure que c'est vrai... Même qu'il a l'air d'embrasser sacrément bien, hein, Cathy ! me dit-elle en me donnant un coup de coude.
Je rougis. Je repense à nos baisers et ça me donne de la force. Elle me fixe avec un air encore plus choqué qu'auparavant mais poursuit tout de même :
-Vous allez me raconter tout cela alors... Le chaudron baveur est là, regardez ! Dit-elle.
Nous regardons de nouveau l'espace entre le magasin de disque et la librairie miteuse et il y a en effet une petite porte. Comment est-ce que nous avons fait pour la rater ? C'est vraiment une histoire de fou…Nous la suivons et entrons.
Je n'en reviens pas comme l'espace à l'intérieur est grand et chaleureux. Je tombe sous le charme de cet endroit immédiatement. C'est littéralement magique...Je ne vois pas d'autre mot. Et je sais au silence de Lisa qu'elle est autant sous le charme que moi. Un homme joufflu qui tient le bar salue la jeune femme qui nous accompagne. Une grande table grise trône au milieu de la salle principale avec les restes des clients précédents. Au mur plusieurs affiches sont exposées, on dirait qu'elles sortent d'un vieux journal défraichi…. Mais on dirait que les images bougent ? Bon ça suffit, je secoue la tête et regarde ma Lisa, je pense qu'elle est aussi abasourdie que moi…
-Hello, Tonks, comment ça va ?
-Très bien, Tom. Tu as une table tranquille pour nous ? J'observe de nouveau la salle. Les gens sont étranges. On dirait qu'ils sont tous déguisés. Je repense à la façon dont Severus était habillé quand je l'ai rencontré. Ma parole, mais ces gens sont tous habillés pareils !
Un coup d'oeil vers Lisa. Elfe est bouche bée. Ah ! Elle ne pensait pas que notre aventure prendrait une telle tournure... Elle me murmure :
-Il fréquente de drôle de gens, ton Severus...
-Tu as peur ?
-Pas du tout, j'adore cet endroit. Je dois dire que je ne m'y attendais pas mais je suis à mon aise !
Arff ma Lisa, elle me fera toujours rire… Nous suivons notre nouvelle amie et nous installons toutes les trois à une table un peu en retrait.
-D'abord, les présentations, je m'appelle Tonks. Et je connais Severus. Vous pouvez me parler en toute confiance... Dites-moi tout, je veux tout savoir !
Quel drôle de nom... J'hésite à parler, je ne sais pas qui elle est par rapport à Severus, et si elle était à classer parmi les « dangers » ? Mais je sais au fond de moi que je dois prendre la parole pour tout lui raconter car je n'ai pas le choix. C'est ma seule chance présentement pour avoir des nouvelles de Severus, oui l'envie de le voir me donne de l'élan.
Je sens qu'il y a dans ma voix toute la passion que j'ai pour lui et je revis en parlant des rares moments que nous avons passés ensemble. Que s'est-il donc passé ? Quand j'ai fini mon exposé, elle me regarde étrangement.
-Vous qui le connaissez, dites-moi ce que je dois en penser ? C'est un goujat qui m'a laissé tomber après avoir passé une nuit avec moi ? Enfin deux...
Elle secoue la tête chaleureusement et me prends la main.
-Pas du tout mon p'tit. Je n'imaginais pas Rogue comme vous le décrivez mais je commence à comprendre ce qui s'est passé. Il a voulu vous protéger.
-La protéger ? Interromps Lisa, énervée. En ne lui donnant pas de nouvelles ? En la quittant après lui avoir dit qu'il l'aimait ?
-Ne vous énervez pas, dit Tonks. Je n'y suis pour rien. Il y a tellement de choses que vous ignorez toutes les deux sur lui... Et elle, elle sait ! Bon sang, elle va me le dire ce qu'elle sait...
-Je vous en prie, dis-je d'un ton implorant. Je ne dors plus depuis qu'il est parti. J'ai besoin de savoir ce qui s'est passé même si nous ne devons plus jamais nous revoir. Silence. Elle a l'air de réfléchir.
-Très bien, dit-elle. Il va sans doute m'écharper pour ce que je vais faire mais je crois que vous le méritez. Vous avez l'air de l'aimer vraiment et, à vous entendre parler, à mon avis, c'est réciproque... Demain, vous pouvez réserver votre journée. Je vous emmène à Poudlard, là où il travaille ! Peu importe les conséquences, on va y aller. Je dois demander une autorisation ou deux avant mais tout devrai bien se passer !
Je regarde Lisa d'un air réjouie. Je vais revoir Severus !
Mais elle ajoute.
-Il faut me promettre de ne me poser aucune question demain quand je vous emmènerai le voir. Sinon, je ne vous aiderai pas.
Je promets. Je promets. Bien trop contente. Pensez donc. Je vais revoir Severus !
Elle rit et nous commandons à Tom des consommations. Je ne fais pas attention avec quel argent elle les paie. J'ai réussi. Demain, il sera de nouveau devant moi et mon cœur tremble à cette pensée... Néanmoins, il a intérêt à avoir une bonne explication. Tous ces mystères, ça commence à me fatiguer sérieusement.
Je n'ai pas pu m'en empêché. J'ai transplané jusqu'à son appartement cette nuit. Dans la pénombre du salon, je la regarde allongée sur le sofa. Elle n'a pas un sommeil tranquille et s'agite beaucoup. Je n'aurai qu'un geste à faire, un seul geste pour la réveiller et la toucher …Est-ce à cause de moi qu'elle est dans cet état-là ?
J'aimerai pouvoir rester là pendant des heures, mais je sais que ce serait malsain à force, et puis si elle se réveille ? Quoi ? Qu'est-ce que je lui dirais ?
Salut c'est moi je suis là finalement sans être là, tu fais un juste un beau rêve, rendors-toi mon amour, je t'aime …
Non, je dois être raisonnable et partir tant que je le peux encore !
Dans son sommeil agité elle fait tomber un paquet de copies de la petite table. Je m'approche doucement et les ramasse. Mes yeux se posent sur sa nuque dégagée car ses cheveux retombent de l'autre côté. Ma main tremble. Je réalise que j'ai besoin d'elle, terriblement besoin d'elle. L'air commence à se faire rare, brusquement. J'étouffe. Je me baisse et dépose un léger baiser sur ses lèvres puis transplane, une boule infâme au creux de l'estomac.
Je suis assez stressée, on a rendez-vous dans une heure avec Lisa …. Dans quoi je me suis embarqué encore ? Et si je n'arrivai jamais jusqu'à lui ? Et quand bien même ? Il faudra me maitriser une fois face à lui… mon Severus, pourquoi tu m'as fait ça hein ? Je croyais… Je ne tiens plus et je fonds en larmes, je suis sur le sol froid de ma cuisine. Comment suis-je tombé ? Je ne ressens plus rien tellement j'ai mal.
Bam Bam
-Cathy ? Ouvre c'est Lisa ! Heureusement j'ai laissé la porte ouverte. Quelques instants plus tard, elle me serre de ces bras minces… ces trois couches d'écharpes me tombent dessus… oh ma Lisa….
-Tu ne m'abandonneras jamais hein ? Dis-je entre deux sanglots.
-Jamais.
- Vas-y seule ma Cathy, moi sinon je vais le tuer et tu ne pourras pas lui parler ! Tu n'en aurais pas le temps, qu'il serait déjà en charpie.
-Oui je crois que c'est le mieux…
Tonks nous regarde, nous sommes devant le chaudron baveur. Je comprend de toute façon que Tonks comptait n'emmener depuis le départ que moi.
-Bien je suis prête et je vous suis.
-On va rentrer toutes les deux dans la cheminée et vous me laissez faire, OK ?
Dans la cheminée ? Tiens tiens... Est-ce que je suis réveillée ou suis-je en plein rêve dans mon lit ?
Je me demande si la femme qui est avec moi n'est pas un peu dérangée... Après tout, je ne sais pas dans quoi j'ai mis les pieds.
-Comment ça la cheminée ? C'est quoi ce délire ?
-On n'avait dit pas de question !
-Bon mais si c'est une caméra cachée, ce n'est vraiment pas drôle…
Je m'avance dans la cheminée et me tiens à côté d'elle. Elle me tend une espèce de poudre et me dit.
-Vous la jetez à terre quand je vous le dis et vous prononcez clairement « Poudlard ». C'est compris ? J'acquiesce, un peu surprise et elle me prend la main.
-Maintenant. Dit-elle.
Je jette la poudre à terre et dit : « Poudlard ». Je sens la main de Tonks dans la mienne et soudain, j'ai peur parce que je ne contrôle plus rien. Je me sens comme aspirée dans le vide et j'ai de la suie plein les yeux. Je ne vois plus rien. Tout semble tourner et tourner autour de moi et soudain, je me sens tomber en avant. Je me cogne à terre et, sous le choc je reste quelques instants sans bouger les yeux fermés.
-ça va, Catherine ? me dit Tonks.
Je me relève et me frotte les yeux et...Que c'est merveilleux ! Nous sommes dans un château et la pièce est si vaste que je ne vois pas le plafond... Devant mes yeux rougis et éblouis par les lieux, Tonks me sourit et dit.
-C'est beau, n'est-ce pas ?
-On dirait un conte de fée...C'est très joli, mais c'est vraiment une école ? On a vraiment voyagé avec une cheminée ? Je rêve ou bien ?
-Ici, c'est là où les visiteurs arrivent avec la poudre de cheminette car il n'est pas possible de transplaner dans Poudlard. Je dois la regarder les yeux en points d'interrogation car elle ajoute.
-Mais Rogue vous expliquera tout cela mieux lui-même...
-Vous n'allez répondre à aucune de mes questions hein ? je demande, sous le charme littéralement de cet endroit et me demandant toujours comment j'ai pu atterrir ici.
-Très bien… accrochez-vous, mon p'tit parce que vous allez en apprendre de belles... Ici c'est une école de sorcellerie...
J'ai l'esprit ouvert mais là c'est une nouvelle un peu difficile à avaler. Une Ecole de sorciers ? Et Severus est professeur ici ? Ça veut dire que c'est lui aussi un... Elle semble lire dans mes pensées car elle ajoute.
-Et oui ! Vous êtes sorti avec un sorcier !
La magie...Bien sûr... C'est l'unique façon d'expliquer comment nous sommes arrivés ici. Mes pensées se tournent vers Severus et un sentiment de colère m'assaille. Pourquoi ne m'en a-t-il pas parlé ? J'aurais pu comprendre. Nos mondes sont très différents, je le sens, mais j'aurais pu comprendre... Je ris en repensant au mensonge que j'avais fourni à Lisa sur X-Files… On y est pas loin finalement… Si Lisa était là elle serait ravie...
Oui j'aurais pu comprendre… ma colère revient mais le désir aussi … Oh, j'ai envie de le voir. Tout de suite.
-Emmenez-moi le voir, Tonks, je vous en prie.
-Il doit être en cours à l'heure qu'il est. Suivez-moi.
Nous commençons notre périple à travers le château et je suis de plus en plus éblouie par tout ce que je vois. Ces tableaux qui s'animent, les armures qui se battent...
Quelques élèves sortent des couloirs, chacun semble tenir un bout de bois, certain on des crapauds,… je souris, c'est vraiment unique…
Oh, mon dieu !
-PEEVES !
Un fantôme vient de tourbillonner autour de moi en criant : « moldue !moldue ! » Mon coeur bat à cent à l'heure...Il y a des fantômes ! J'ai la sensation que c'est tout mon univers qui s'effondre, sans dessus-dessous... Pourquoi n'a-t-il pas parlé de tout cela ? Pourquoi ? Tonks me montre une porte et dit :
-C'est là. Mais il est en cours alors vous n'avez qu'à attendre , je crois qu'ils ont bientôt terminé..
Il fait si froid dans ce sous-sol…
Il ne m'en faut pas plus pour la pousser sur le côté et d'attraper la poignée de la lourde porte en bois …
J'ai l'impression d'être enserrée dans un étau. Et mon coeur... Il va s'arrêter de battre quand je vais le voir, pour sûr ! J'ouvre la porte violemment et entre, provoquant une exclamation de stupeur chez les élèves. Mais je ne vois que lui. Severus. Enfin.
Elle est là. Catherine. A Poudlard. Comment a-t-elle fait ? Je lis dans son regard qu'elle est terriblement furieuse, et brisée. Qu'est-ce que j'ai fait ?
Elle s'avance, ses merveilleux cheveux roux tombant sur ses épaules. Le silence dans les cachots est assourdissant. Et vlan ! C'est la deuxième fois qu'elle me gifle. Elle me regarde d'un air haineux et tourne les talons, faisant signe de s'en aller. Je lui attrape le bras et nous nous dévisageons. Si je retournais la tête, je verrais les yeux surpris des élèves devant la scène qui se déroule devant leurs yeux. Mais je ne vois qu'elle. Elle m'a tellement manqué.
Ses yeux s'adoucissent un peu et je sais que je lui ai manqué. Je l'attire à moi, nos fronts se touchent et j'attrape son visage entre mes mains et l'embrasse fortement, sentant avec satisfaction qu'elle s'abandonne à notre étreinte. Les élèves applaudissent. Mais je n'entends rien. Je sens juste sous mes lèvres sa chaleur qui s'insinue en moi. C'est comme une bouffée d'oxygène...Une immense bouffée d'oxygène. Je me détache un peu d'elle et nous restons front contre front quelques secondes.
-Tu vas m'attendre dans mon bureau, je murmure. Je te dois des explications.
Elle acquiesce d'un léger mouvement de la tête. Je l'embrasse encore une fois et l'accompagne jusqu'à mon bureau. La porte se referme. Je passe la main sur cette porte et esquisse un sourire que les élèves ne voient pas. On va trouver une solution. Il le faut. Je me retourne, le visage terrifiant.
-Qu'est-ce que vous regardez, tous ? J'enlève 20 points à chacune de vos maisons. Et terminez vos questionnaires, EXECUTION !
Le silence revient rapidement dans la pièce mais je sens que leur regard sur moi a changé. Ils ont compris. J'ai changé.
Et voilà ! Alors ? Satisfait des retrouvailles ?
Bisous à tous et à Bientôt !
CAITRONNA
