Voilà, c'est la fin. Mais tout à une fin, n'est-ce pas?
Je tiens à vous remercier pour avoir suivi ma fic et pour l'avoir commenté (que ce soit en positif ou en négatif). Merci aussi à celle qui m'a menacé des pires choses si je faisais mourir Beckett (je crois que j'en recevrai d'autre du même genre dans une prochaine fic que je posterai plus tard. Bien plus tard. Car j'en ai d'autres avant),
Je remercie aussi ceux et celles qui ne sont pas inscrit sur ce forum : Emilie, Anny30, Minefuji, Flo974, Castlefan, ILYCASTLE, Sarha, Caro65Chicago (ouah, une américaine!), Pau, Caskett4ever,Esvale17, Julie91 et les "guests"
Merci d'avoir pris le temps de me lire et d'avoir pris quelques minutes pour me laisser vos commentaires
Voilà donc l'épilogue. J'espère qu'il vous plaira autant que les autres chapitres
Si tout va bien, demain, je vous posterai ce qui ne devait être qu'un OS...
Epilogue
Ce matin-là, elles arrivèrent ensemble au 12th. L'une s'installa devant son coéquipier et l'autre rejoignit son bureau.
Comme tous les matins, en entrant dans son bureau, elle prit son téléphone et envoya un message, toujours le même : « bien arrivée ». Puis, avant de s'asseoir, elle passa sa main sur la commode et sourit en regardant chaque cadre photo. Il y avait, Lanie et Esposito posant avec leur fils, Jenny et Ryan et leurs jumeaux, et Alexis et Max posant avec leur petit Rick.
Puis elle prit place à son bureau où elle passait ses journées sous les regards de son mari, de ses jumeaux James et Alexandre, et de sa fille Johanna.
Cela faisait deux ans qu'elle était devenue le capitaine du 12th. Bien évidemment, cela avait entraîné quelques changements, notamment dans son équipe. Après avoir longuement réfléchi à la question, elle donna son poste de chef d'équipe à Ryan, car de ses deux anciens partenaires, il était le plus réfléchi. Ensuite, elle avait demandé au lieutenant Atkins si elle souhaitait intégrer l'équipe. Elle qui avait toujours rêvé de travailler avec elle, accepta. Et depuis peu, un nouveau Lieutenant venait d'arriver, ce qui fit que l'équipe était au complet : Esposito était en binôme avec Atkins, et Ryan avec Rodgers ! Eh, oui, finalement, Alexis avait choisi la police.
Ce jour-là, il n'y avait pas d'enquête en cours. Juste de la paperasse. Autant dire, une journée calme.
Beckett regardait la photo de ses enfants et sourit en se remémorant leurs naissances.
C'était une matinée comme une autre. Elle n'allait plus sur le terrain. Elle devait accoucher deux semaines plus tard. Elle faisait de la paperasse, pendant que les gars s'amusaient à envoyer des boulettes de papier dans une corbeille. Soudain, elle posa son stylo.
- Esposito
- Oui !
- Espo
- Oh, mon Dieu, Kate ! C'est pour maintenant ? demanda-t-il en s'apercevant qu'elle venait de perdre les eaux
- Je crois bien !, Minefuji, Flo
- Ryan, appelle Castle et dis-lui de nous retrouver à l'hôpital, dit Esposito
Il l'a pris par la taille et l'aida à marcher jusqu'à l'ascenseur. Puis ils sortirent du commissariat, il l'aida à monter dans sa voiture, puis conduisit jusqu'à l'hôpital toute sirène hurlante. Il se gara devant les urgences. Là, deux brancardiers la prirent en charge.
Un taxi pila devant l'hôpital et un homme en sortit en trombes. Arrivé à l'accueil
- La chambre du Lieutenant Beckett ?
- Elle est en salle d'accouchement, suivez ce couloir, une infirmière vous guidera
Castle suivit le couloir et n'eut pas besoin d'être guidé pour savoir dans quelle salle se trouvait sa future femme. Une infirmière lui donna une blouse et un bonnet, et il entra dans la salle.
Il s'approcha de Beckett, l'embrassa sur le front et lui prit la main. Elle lui sourit. Elle souffrait et était en nage.
Un médecin se plaça devant elle et l'examina
- Kate ? Je vous ai expliqué comment ça va se passer. Quand je vous dirai de pousser, vous pousserez. On est d'accord ?
- Oui, souffla-t-elle
Pour oublier sa douleur, elle plongea ses yeux dans les beaux yeux bleus de Castle afin de s'y perdre et de ne plus sentir la douleur. Mais elle était trop forte ! Quand le docteur lui dit que c'était le moment, elle se redressa pour pousser
- Castle, à compter d'aujourd'hui, tu dors dans la chambre d'amis !
- Tout ce que tu veux, Kate !
Les contractions devenaient de plus en plus fortes. Le docteur n'arrêtait pas de lui dire de pousser. Castle avait l'impression que ses doigts étaient cassés, mais il ne se plaignit pas.
- Kate, ne poussez plus. La tête est là !
Il devait s'assurer que l'épaule du bébé allait passer. Puis, il dit à Kate qu'elle pouvait y aller. Elle puisa dans le peu de force qui lui restait, et soudain elle entendit les pleurs de son enfant. Le médecin plaça le nouveau-né sur le ventre de sa mère, qui l'embrassa aussitôt, puis tendit les ciseaux à l'heureux papa pour qu'il coupe le cordon.
Kate resta encore deux bonnes heures dans la salle en observation avec Castle, alors qu'une infirmière avait emporté leur enfant pour les premiers examens et un premier bain.
Puis une autre infirmière vint chercher Kate pour l'installer dans sa chambre. Au moment où elle allait s'installée dans le lit, Castle s'assit contre la tête du lit. Quand elle prit place, elle se cala contre le torse de son futur mari et il l'enlaça délicatement. Il lui déposa un baiser sur la tête
- Tu as bien travaillé !
- Tu as vu comme elle est petite !
- Elle est superbe ! Parfaite !
Une infirmière entra avec le nouveau-né.
- Voilà, Mlle Beckett, votre petite merveille. Tout va bien. Elle est en pleine forme. Et comment va-t-elle s'appeler ?
- Johanna, répondit Castle
- Bienvenue dans ce monde, ma petite Johanna, dit-elle en la plaçant dans les bras de sa mère.
La matinée ayant été particulièrement épuisante, ils s'allongèrent dans le lit. Castle s'installa le premier, Beckett s'allongea contre lui, calant sa tête sur son épaule, et la petite Johanna était allongée entre les torses de son père et de sa mère. Beckett serra sa fille contre elle, et Castle enserra sa future femme et sa fille dans ses bras, après avoir ramené le drap sur eux.
C'est ainsi que l'infirmière qui venait récupérer le nouveau-né les trouva tous les trois endormis. Elle chercha bien à attraper la petite, mais vu comme ses parents l'avaient enserré, elle avait abandonné.
En sortant de la chambre, elle était tombée sur la famille et les amis du couple. Elle leur expliqua la situation, mais leur dit que s'il ne faisait pas de bruit, ils pouvaient entrer. C'est donc silencieusement que tout le monde pénétra dans la chambre.
Alexis s'approcha tout doucement du lit de Becket, sortit son appareil et photographia sa petite sœur dans les bras de ses parents. Elle s'approcha un peu plus pour avoir un gros plan de la petite. Puis elle retourna vers tout le monde et chacun put s'extasier devant la petite merveille du jour.
Pour les jumeaux, elle se rappela la tête de l'infirmière quand elle était venue la voir pour mettre son dossier à jour
- Ça vous en fait combien maintenant ?
- Quatre, répondit Kate
- Quatre ?... Attendez votre dossier n'est pas à jour Mme Castle. Il m'en manque un. J'ai une fille, qui est née, il y a cinq ans et deux garçons, nés aujourd'hui…
- Non, non, il est dans le dossier, dit-elle en souriant à son mari
- Ah, ah, ah, très drôle, ma chérie…
Quant à Castle, il passait de temps en temps pour participer à une enquête, mais il n'était plus là en permanence. Au début, il venait pour les enquêtes un peu délicates ou quand l'équipe avait besoin d'une de ses idées loufoques. Mais sinon, il passait le plus clair de son temps à écrire, mais surtout à s'occuper de leurs enfants.
Quand les jumeaux étaient nés, il avait fait refaire l'étage du loft pour que chaque enfant ait sa chambre.
Puis ils en avaient profité pour changer toute la décoration. Ce n'était plus son loft, mais leur loft. Ils avaient tout choisi ensemble. Ils avaient fait pareil pour la maison des Hamptons.
Depuis que Beckett était devenue Capitaine, elle n'allait plus sur le terrain, donc il n'avait plus à s'inquiéter. Bien que dès qu'il la voyait troublée, il ne pouvait s'empêcher de se faire du souci. Mais depuis l'opération qui lui avait sauvé la vie, elle avait décidé de ne plus rien lui cacher. Quoi qu'il puisse arriver, elle lui en parlait. Tout comme lui le faisait. Les seules choses qu'elle ne lui disait pas, et il le savait, c'était les petits secrets qu'elle échangeait avec Lanie. Des secrets de filles.
Evidemment tout n'avait pas été rose entre eux. Il y avait eu des désaccords, des disputes. Mais ils finissaient toujours par se réconcilier. Et quoiqu'il arrive, ils s'endormaient toujours dans les bras l'un de l'autre
Elle était tellement plongée dans ses pensées, qu'elle ne s'aperçut pas que les gars et les filles étaient partis faire leur pause. Elle en sortit quand la porte de son bureau s'ouvrit avec fracas
- Maman !
- Hey, mes p'tits amours, dit-elle, en se levant, puis s'accroupissant pour les prendre dans ses bras
- Et moi ?
- Toi, tu es mon grand amour, dit-elle en s'approchant de lui et en l'embrassant tendrement
- Tu sais qu'on est au commissariat là ?
- Oui, mais c'est moi la chef, maintenant !
- Génial !dit-il en l'embrassant à son tour. Je t'invite à manger ?
- Dans le parc ?
- Oui ! Sur notre banc !
- Allons-y !... Jimmy, Alex, on y va !
Ils se rendaient toujours au même endroit après avoir mangé, sur leur banc. La seule différence, c'est que maintenant, leurs enfants étaient avec eux. Après avoir joué avec eux, Beckett se blottissait toujours contre le torse de Castle. C'est ainsi qu'elle se ressourçait. Elle avait besoin de ce contact. Tout comme lui. Même après toutes ces années.
- Je passe te chercher à quelle heure ? demanda-t-il
- 16H, ça ira ?
- Oui. Il ne faut que deux heures pour y aller.
- OK. Je vais y aller, j'ai encore des papiers à faire avant de partir
- Hé ! Tu n'oublies rien ? demanda-t-il en se levant
Elle passa ses bras autour de son cou et l'embrassa.
A 16H, Castle arriva devant le commissariat. Beckett sortait juste au moment où il arrivait. Elle monta dans la voiture et embrassa sa fille qu'elle n'avait pas encore vue. Puis elle embrassa son mari et ils prirent la route pour les Hamptons.
Comme tous les week-ends, en arrivant, ils vidèrent la voiture de leurs sacs et des courses. Il était hors de questions d'aller à l'approvisionnement pendant ces deux jours, sauf imprévu.
Quand tout fut rangé, Kate fit prendre un bain aux plus petits, pendant que sa fille préparait le repas avec son père.
Après le repas, Kate embrassait ses fils, puis Castle les emmenait dans leur chambre. Pour les endormir, il leur lisait une histoire. Mais comme il donnait des voix différentes à chaque personnage et mimait toutes les scènes, il lui fallait facilement deux heures pour que les paupières des petits se ferment. Kate lui avait dit d'arrêter, que les enfants étaient excités après sa lecture et que c'était pour ça qu'ils ne s'endormaient pas. Mais il n'y eut rien à faire. Il s'amusait tellement qu'elle ne l'avait pas privé de ce plaisir entre garçons.
Pendant ce temps-là, leur fille prenait sa douche, venait se pelotonner dans les bras de sa mère, lui racontait sa journée, puis montait se coucher.
Ensuite Kate, après avoir emporté un baby-phone, terminait généralement sa soirée sur la plage. Au moins, s'il y avait un problème, elle pouvait intervenir aussitôt. Elle écoutait la fin de l'histoire que Castle racontait en imaginant toutes les grimaces qu'il pouvait faire. Ensuite, elle l'entendait aller discuter avec sa fille. Là, elle éteignait l'appareil, ne voulant pas savoir les secrets qu'ils pouvaient échanger. Quand elle l'entendait sortir de la maison, elle remettait le son. Puis, il venait s'adosser à un arbre et elle venait se placer contre lui, face à l'océan.
Ce soir-là n'échappa pas au rituel.
- Ce soir je leur ai lu « Peter Pan »
- Je sais, j'ai entendu. Tu sais que c'est pour les endormir ?
- Ben, ils dorment !
- Deux heures, Castle !
- L'histoire est longue !
- Heureusement que bientôt, ils n'auront plus besoin d'histoire ! Sinon, quand tu iras embrasser Johanna, elle dormira !
- Elle aime mes histoires, elle aussi. Tu sais que parfois elle me rejoint dans la chambre des garçons !
- Oui. Mais je me demande si elle vient pour tes histoires ou pour tes singeries !
- Quoi ?
- Tu m'as très bien comprise. Tu es sensé lire, pas mimer les scènes. Je t'imagine bien en fée clochette !
- Mais ils aiment bien ça !
- Tu m'étonnes ! Même moi je suis captivée par ce que tu racontes. Et rien que d'imaginer ce que tu fais, je ne peux m'empêcher de rire parfois !
- Tu te moques de ton mari ? Tu oses ?
- Non. Je ne me moque pas de toi. Tu es un père formidable. Je le savais déjà quand j'ai connu Alexis, mais avec nos enfants, je le vois. Mais tu me fais rire quand même.
- Tu te rends compte que demain ça va faire 10 ans ! 10 ans qu'on est marié !
- Dis-moi que tu n'as rien prévu pour demain ! dit-elle en se plaçant à genoux face à lui. On a dit juste nous et les enfants ! Rien d'autre !
- Oui, c'est vrai. Mais…
- Mais quoi ?
- J'ai demandé à Mike si les enfants pouvaient aller chez eux l'après-midi. Comme ça on pourrait rester juste tous les deux. Qu'est-ce que tu en dis ?
- Rien d'autre ?
- Non, je te l'ai dit. Pas de surprise cette année. On ira les chercher dans la soirée, pour fêter ça entre nous.
- Entendu… Mais je te préviens, s'il y a un coup fourré, tu couches dans la chambre d'amis pendant un temps indéfini ! C'est clair ?
- Pas de soucis.
Ils se relevèrent et retournèrent dans la maison pour se coucher.
Le lendemain, comme souvent, Castle se réveilla seul dans leur lit. Il se leva, enfila un jogging. Puis il sortit de la maison pour rejoindre sa femme sur la plage. Il se plaça derrière elle et la prit dans ses bras.
- Bonjour madame Castle ! Bon anniversaire !
- Tu es en avance. Je te rappelle qu'il faisait nuit ce jour-là !
- Moi, je parle de notre mariage, l'année suivante !
- Je sais, dit-elle en se retournant, face à lui. Bon anniversaire, monsieur Castle !
Ils s'enlacèrent et s'embrassèrent.
- Je t'aime, Kate. Toujours autant, voire plus qu'avant
- Moi, aussi, je t'aime Castle
- Je ne te l'ai jamais dit mais tu m'as fait les plus beaux des cadeaux : nos enfants !
- Tu y as beaucoup contribué. Mais c'est vrai que ce sont les plus beaux cadeaux qu'on m'ait jamais fait à moi aussi !
- C'est vrai que pour arriver à un tel résultat, j'ai dû me tuer à la tâche !
- Quoi ? Demanda-t-elle en le faisant basculer. Tu t'es tué à la tâche !... Tant que tu y es, dis que tu les as faits par obligation ?
- Stop, Kate ! Je plaisantais, je plaisantais, dit-il en la plaquant contre lui. Embrasse-moi au lieu de dire des bêtises !
- Je dis des bêtises ?! Tu t'enfonces, Castle ! Tu ferais mieux de te taire !
- Je connais une seule façon de me faire taire !
Elle se pencha vers lui et déposa ses lèvres sur les siennes. Le baiser commença doucement, tendrement, puis s'approfondit, tout en restant tendre. Ils se séparèrent. Ils se souriaient. Castle en redemanda un, et Beckett le lui donna. Puis, elle se blottit contre son torse, serrée dans ses bras.
Soudain, ils entendirent des voix dans le baby-phone.
- Fini la tranquillité ! dit Kate. Pour ça, ils tiennent bien de toi !
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Qu'ils ont autant d'imagination que toi. Quand je pense que Martha t'a élevé toute seule ! Comment ça se fait qu'Alexis était si sage ?
- Ça prouve bien que ça ne vient pas de moi !
- Tu ne serais pas en train d'insinuer que ça vient de moi ?
- C'est quand même toi qui m'as dit qu'à l'adolescence…
- A l'adolescence ! Mais petite j'étais tranquille !
- Maman, papa, entendirent-ils
- Je crois qu'on doit y aller, dit Castle
- Moi, aussi. Allez, debout !
Ils rentrèrent et trouvèrent leurs jumeaux en train de faire une bataille de coussins.
- Bon, je vais préparer le petit déjeuner, et toi tu gères ça, dit Beckett
- Pourquoi moi ?
- Parce que je l'ai dit la première ! En bas dans cinq minutes.
Une demi-heure et deux coussins explosés plus tard, Castle apparut dans la cuisine. Les jumeaux s'installèrent à table et commencèrent à manger leurs céréales, pendant que leurs parents buvaient leur café et mangeaient des pancakes.
- Tout s'est bien passé là-haut ? demanda-t-elle
- Parfait. N'est-ce pas les garçons ?
- Oui, papa.
- Alors pourquoi vous avez des plumes dans les cheveux ?
Les enfants regardèrent leur père. Les trois faisaient les mêmes mous
- Si je comprends bien, on a encore perdu un oreiller !
- Heu… En fait deux ! dit Castle
- Et ça ne m'étonne même plus !... Ah, voilà, ma fille. Bonjour, ma chérie
- Bonjour, maman, dit-elle en l'embrassant. Bonjour, papa, l'embrassant aussi
- Bonjour, ma puce. Bien dormie ?
- Oui. Mais tu pourrais faire le clown avec Jimmy et Alex quand je suis réveillée ?
- J'en étais sûre. Tu devais les calmer, et tu as participé ?
- Je te jure, Kate. Ce sont eux qui m'ont agressé !
- Tu oses accuser tes enfants pour te défendre ! fit-elle en le bloquant contre le mur, un doigt sur son torse
Les enfants souriaient en voyant la scène. Leurs parents étaient toujours comme ça. Ils se chamaillaient et à chaque fois leur père perdait face à leur mère.
- Johanna, qu'est-ce que tu veux faire ce matin ? demanda Beckett
- On pourrait aller se balader sur la plage et ramasser des coquillages. Après, on pourrait fabriquer quelque chose comme papi fait.
- Si tu veux.
- Oui, on peut venir ? dirent les jumeaux
- Vous, vous allez ranger votre chambre avec papa. Et je ne veux plus voir une plume. Si vous vous dépêcher, vous pourrez venir.
- Mais, maman…
- Il n'y a pas à revenir là-dessus. Quand on fait une bêtise, on la répare.
La mère et la fille se préparèrent, tandis que les garçons et leur père montèrent ranger la chambre en boudant. Une fois prête, elles partirent sur la plage. Elles ramassaient tout ce qu'elles trouvaient sur la plage : des coquillages, des bouts de bois, de la ficelle…
Puis elles s'assirent sur le sable, et Beckett montra à sa fille comment fabriquer un bonhomme avec tout ce qu'elles avaient ramassé.
Une heure plus tard, elles furent rejointes par les garçons. Elle les aida à en fabriquer aussi un.
- Tiens, maman, je te donne le mien, dit Jimmy
- Non, mon cœur, garde le. J'en ai déjà un.
- Ah, oui ? fit Castle. Je ne l'ai jamais vu
- C'est normal, il est dans mon bureau. Je l'ai fabriqué avec mon père et je l'ai gardé. C'est un souvenir !
Ils reprirent tranquillement le chemin de la maison. Castle et Beckett marchaient en se tenant par les hanches. Les enfants marchaient devant eux, admirant leur petit bonhomme. Une fois arrivés, ils passèrent à table. Pendant que Beckett s'occupait de tout ranger, Castle emmena les enfants chez Mike. Ils allaient passer l'après-midi avec ses enfants Tom et Scott. Quand il revint, il trouva Beckett sur la terrasse, appuyée contre un des piliers, perdue dans ses pensées. Il s'approcha d'elle.
- Enfin seuls, dit-il en l'embrassant
- Hm… Tu m'as l'air bien amoureux, toi !
- Depuis toujours, répondit-il en l'embrassant dans le cou.
Elle lui prit la main et l'emmena dans leur chambre. Comme à chaque fois, depuis qu'ils étaient mariés, c'était comme si c'était la première fois. Ils se redécouvraient mutuellement. Ils se touchaient, se caressaient, s'embrassaient. Et ça se terminaient en apothéose ! Ils n'étaient jamais rassasiés l'un de l'autre !
Ils ne sortirent de la chambre qu'en fin d'après-midi, douchés et changés.
- Qu'est-ce qu'on fait pour ce soir ? demanda Beckett
- Ce soir, on ne fait rien. J'ai commandé le repas. On nous livre dans deux heures. Pour le moment, on va chercher nos enfants et on revient tous à la maison pour fêter notre anniversaire.
- Je n'en reviens toujours pas que pour une fois tu n'aies rien organisé ! Il aura fallu quand même 10 ans !
- Tu vois, tout arrive !
Ils sortirent de la maison. Castle enserra les épaules de sa femme et elle lui enserra la taille, déposant sa tête sur son épaule. Ils se rendirent tranquillement chez Mike. Entendant du bruit dans le jardin, Castle lui dit que les enfants avaient l'air de bien s'amuser. Voulant les surprendre, il décida de contourner la maison pour aller directement dans le jardin. Par « galanterie », il laissa passer Beckett la première. Quand elle pénétra dans le jardin, elle se figea. Il y avait un orchestre, des tables dressées, des invités, pleins d'invités. Elle se retourna vers son mari et pointa un doigt sur son torse.
- Castle !
- Elle va te tuer ! dirent en cœur les invités, l'empêchant de finir sa phrase
- Bon anniversaire, Kate ! dit-il en l'embrassant tendrement
Puis il lui prit la main et l'emmena vers les invités. Il y avait Mike et sa famille, bien sûr. Mais aussi Martha, Alexis, Max, son père, la famille Lanie et Javier, La famille Jenny et Kevin, les Gates, le docteur Burke, le docteur Morris, l'infirmière du service de réanimation, et d'autres hommes qui lui semblait reconnaître mais ne savaient pas les noms.
- Comment tu as fait ? demanda-t-elle à Castle
- Ça n'a pas été facile, mais avec l'aide de tous…
- Parce qu'ils sont tous dans le coup ?
- Peut-être pas tous, mais beaucoup d'entre eux.
Elle s'approcha d'eux pour les saluer. Un petit bonhomme lui sauta aux jambes
- Grand-mère !
- Hey, Ricky… Alexis, il faudrait que ton fils arrête de m'appeler grand-mère !
- Et tu veux qu'il t'appelle comment ? Tu es la femme de papa !
Toute l'assistance se mit à rire. Elle continua son tour et arrivée devant ceux dont elle ne se souvenait plus du nom, elle s'arrêta. Puis soudain, elle se rappela
- Mon Dieu ! C'est vous qui m'avez sauvé ! Je suis désolée je ne me rappelle pas de vos noms. Mais si vous saviez comme je suis contente de vous revoir. C'est grâce à vous et au docteur Morris si je suis là.
- Votre mari à nos noms, dit l'un des médecins. Mais vous savez, le plus important pour nous, c'est que vous alliez bien. Et quand on voit votre petite famille et votre bonheur, nous sommes amplement remerciés. Bon anniversaire, Kate ! De notre part à tous
- Merci, fit-elle en les embrassant, les larmes aux yeux
Pendant qu'elle continuait à discuter un peu avec tout le monde, Castle, aidé de Max, Mike et Jim, lança le barbecue et fit signe à l'orchestre de jouer. Ils furent rejoints par Ryan, Esposito et Gates.
Beckett s'approcha de Lanie, Jenny et Victoria
- Lanie, tu étais au courant ?
- Pour une fois, je ne suis pas dans le coup ! Enfin, pas directement ! C'est Vicky !
- Quoi ?
- D'après toi, pourquoi l'équipe n'est pas de permanence ce week-end ?
- Toi, tu as fait ça ?
- Tu sais que ton mari est très persuasif !
- Il a dû t'en faire voir !
- Tu n'as pas idée !
Puis elle se dirigea vers le docteur Morris
- Alors, docteur ?
- Et vous Kate ? Dix ans déjà ! Je n'en reviens toujours pas !
- Oui, c'est grâce à vous et à vos amis que j'ai la vie dont je rêvais !
- Non, Kate, vous ne le devez qu'à vous. Sans votre ténacité, vous ne vous en seriez jamais sorti. Comme m'a dit un jour votre mari : une vraie tête de mule !
- Il a dit ça ?
- Oh, oui ! dit-il en souriant
- Et, vous ? Vous m'avez apporté une gaufre ?
- Pas cette fois, Kate. Je crois que le dessert qu'a prévu votre mari est bien meilleur !
Elle continua son tour et se retrouva devant le docteur Burke
- Bonjour, Kate ! Ca fait bien longtemps ?
- Oui, en effet
- J'ai appris que vous étiez passée Capitaine ! Mes félicitations
- Merci. Mais comment faîtes-vous pour savoir tout ça ?
- J'ai mes sources. Et beaucoup de mes clients viennent du commissariat, alors ça aide.
- Des collègues vous parlent de moi ?
- Non, mais je prends des nouvelles. Vous avez été ma patiente pendant plus de trois ans, alors je veux savoir ce que vous devenez. Je vous vois de temps en temps dans le parc avec monsieur Castle, alors je sais que ça va. Mais professionnellement, il n'y a qu'en posant des questions que je peux savoir !
- Vous m'avez vu avec Castle ?
- Oui, de temps en temps, les midis. Vous formez un joli couple… Vu votre réaction tout à l'heure, vous n'étiez pas au courant pour ce soir ?
- Non, il m'avait dit qu'on fêterait notre anniversaire juste en famille. Il m'a eu. D'habitude, je sais quand il me ment. Mais là, rien !
- Il ne vous a peut-être pas menti !
- Comment ça ?
- Regardez autour de vous. Tous ces gens représentent votre famille. On vous connait tous, Kate. De façon plus ou moins proche, mais on sait tous quelque chose de vous.
- C'est vrai. Vous êtes tous de ma famille !
Elle continua à discuter avec les uns et les autres, puis elle s'approcha de la table réservée aux enfants, vérifia s'ils avaient tout ce dont ils avaient besoin. Puis elle s'approcha des siens
- Dites-moi vous trois. Vous étiez au courant ?
- Oui, mais papa nous a dit qu'il ne fallait rien te dire ! dit Johanna
- Et vous l'avez écouté ?... Qu'est-ce qu'il vous a promis ?
- Ca non plus, on n'a pas le droit de te le dire !
Enfin, elle s'approcha du barbecue.
- Hey, les gars, vous le saviez ?
- Ouais, fit Ryan
- Je vous aurai, vous le savez ?
- Oui, la paperasse ! fit Esposito
- Et toi, fit-elle en enlaçant Castle et collant sa tête contre son dos. Tu as même soudoyé les enfants !
- Obligé, ils entendent tout même ce qu'ils ne devraient pas.
Il se retourna et elle se retrouva contre son torse. Elle releva la tête.
- Ce n'est pas une belle fête ?
- Si, c'est parfait, fit-elle en l'embrassant
- Hey, vous n'avez pas bientôt fini vous deux, dit Lanie qui venait se servir. Ça fait dix ans que vous êtes ensemble maintenant
- On a toujours des années à rattraper !dit Beckett
- Quoi ? Castle !
- Hey, je fais ce que je peux. Je ne suis qu'un homme !
- Mais quel homme ! dit Beckett
- Ok ! Kate épargne-moi les détails !
- Tu plaisantes ?! Tu veux toujours tout savoir !
- Oui, ben, pas ça !
Au même moment devant le barbecue, alors que Beckett saluait tous les invités
- Vous l'avez encore surprise, Richard ? dit Jim
- Oui, mais ça devient de plus en plus difficile maintenant. Elle me connaît trop bien. Je sais qu'elle n'aime pas ça, mais je ne peux pas m'en empêcher !
- Sa mère, c'était pareil… Mais la meilleure, c'était pour votre mariage !
- Ah, là, j'avais fait fort ! Elle ne s'en était vraiment pas doutée ! Vous vous en souvenez ?
- Comment oublier !
Ils s'étaient mis d'accord sur la date, sans se chamailler : leur date de mariage serait la date de leur première nuit d'amour sur la plage
Beckett avait bien voulu participer aux répétitions, mais pour le reste elle avait laissé faire Castle et Paula, son attachée de presse. En effet, étant une « célébrité », Paula avait expliqué qu'il fallait choisir avec soins les invités, le lieu de la cérémonie, la salle de réception… Elle aurait préféré un mariage discret, juste avec la famille et leurs amis, mais elle s'était pliée aux exigences de Paula.
Pendant six mois, elle avait vu Castle se démener comme un diable pour l'organisation. Il courrait partout.
La seule fois où elle avait exprimé son désaccord était le jour où Paula était arrivée au commissariat avec un grand créateur de haute couture pour sa robe et pour la tenue de sa fille. Là, ça avait été le pompon. Beckett avait dit qu'il était hors de question que quelqu'un choisisse sa robe ou habille sa fille. De toute façon, elle savait ce qu'elle allait mettre. Paula avait eu beau insister, rien n'y fit. Elle repartit avec son créateur.
Et puis le grand jour était arrivé.
Il était prévu qu'elle se change chez Lanie et qu'une voiture viendrait les chercher. Pendant qu'elle se changeait, aidée par Martha, Alexis, Victoria, son amie avait allumé la télévision, où quasiment toutes les chaînes parlaient de l'évènement. Elle faillit renoncer en voyant les images de l'église où la cérémonie allait avoir lieu. Il y avait une multitude de photographes qui n'attendait que son arrivée.
Puis le chauffeur arriva. Elle descendit et découvrit une limousine dans laquelle elles pouvaient toutes prendre place. Une fois à l'intérieur, les vitres étaient tellement teintées qu'on ne voyait rien à l'extérieur. Un peu avant l'église, le chauffeur s'arrêta pour laisser descendre les femmes, puis redémarra pour aller devant les portes de l'église. Le chauffeur descendit, fit le tour de la limousine et lui ouvrit la porte. Elle souffla un bon coup, puis sortit du véhicule.
A part quelques passants qui n'avaient que faire d'elle, c'était désert. Seul, son père l'attendait. Il s'avança près d'elle et lui proposa son bras. Elle le regarda, surprise. Elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait là. En plus, ce n'était pas l'église où ils avaient répété.
Son père lui sourit. Elle lui prit le bras et se laissa mener. Arrivés devant la porte, la musique démarra. Ils avancèrent et elle découvrit qu'il n'y avait que leurs familles et amis qui étaient présents. Pas de Paula, pas de journalistes. Personnes. Seulement eux. Elle sourit. Ils continuèrent d'avancer, et juste avant l'autel, elle s'arrêta près de Martha et prit sa fille dans ses bras. Elle reprit le bras de son père et celui-ci l'emmena près de Castle et glissa la main de sa fille dans celle de l'écrivain. Elle se pencha vers son oreille
- Je veux que notre fille soit avec nous, pour partager ce moment
- Moi aussi !
- Merci. Pour ça, dit-elle en montrant l'intérieur de l'église
- Je ferai n'importe quoi pour te faire plaisir, Kate
- Je sais, mais merci !
Puis ils prirent place devant le prêtre.
Les témoins de Castle étaient Javier et Kevin. Ceux de Kate, Lanie et Victoria.
Après l'échange des anneaux, simples, en or et or blanc, ils échangèrent leur premier baiser de couple marié. Un baiser long et tendre
Tout le monde les félicita puis ils s'éclipsèrent tous pour la réception qui s'était aussi déroulée en toute simplicité
- Votre attaché de presse a dû vous en vouloir ?
- Ne m'en parlez pas ! Entre les journalistes, les décorateurs, le traiteur… Mais je m'en moquais. Tout ce qui comptait c'est que Kate soit heureuse !
- Et elle l'est Richard ! Vous la rendez heureuse chaque jour ! Elle n'a rien à voir avec la jeune femme qu'elle était avant de vous rencontrer !
- Merci, Jim.
- Et vous m'avez donné trois beaux petits enfants !
- J'aurai pu vous en donner d'autres, mais Kate ne veut rien savoir ! Et vous savez comme elle peut être têtue !
- Oui, je sais ! dit-il en riant. Mais trois, c'est bien. J'en espérais pas tant.
- Oui, c'est bien. Et puis elle m'a tellement menacé de me faire dormir dans la chambre d'amis, qu'elle aurait été capable de le faire au quatrième !
- Vous aussi ! Ma femme, c'était la baignoire ! Vous êtes chanceux !
Ils éclatèrent de rire.
- Qu'est- ce qui vous fait rire comme ça ? demanda Martha
- Oh, on parlait du jour de notre mariage et de nos enfants ! dit Castle
- Ah, oui ! Déjà là, tu l'avais surprise ! Mais qu'est-ce qu'elle était radieuse ! Et vos enfants sont superbes ! Tu m'as comblé avec Alexis, mais avec ses trois là…
- On ne s'ennuie pas ! dit Jim
- Ah, ça ! Heureusement que Johanna est calme, parce que les deux terreurs…
- Bêtises sur bêtises !
- Hé, vous parlez de mes fils, là !
- Tu l'as dit, mon chéri ! Ce sont bien tes fils ! Une imagination aussi fertile, ça ne peut venir que de toi ! Toi aussi petit, tu n'en manquais pas ! Pauvre Kate !
- Ils sont jeunes, il faut bien qu'ils s'amusent !
- S'amuser, oui ! Tu en aies à combien d'oreillers crevés ? Combien de fois la salle de bain a été inondée ?... Et j'en passe. Si encore ils le faisaient seuls. Mais tu n'es pas le dernier ! Quand je pense que j'avais trouvé que tu avais mûri au contact de Kate !
- Hey ! Je n'ai jamais été aussi sérieux. Mes précédents mariages n'ont pas marché, alors que celui-là, il dure. Ça prouve que je me suis amélioré !
- Non, dit sa mère. Tu as juste épousé une femme qui t'aime pour ce que tu es et pas pour ce que tu représentes ! Toute la différence est là.
- Tu as raison mère. Elle n'a jamais été intéressée !
Il regarda sa femme qui discutait avec leurs invités. Il sourit.
C'est vrai que Kate n'était pas une femme d'argent. Elle préférait un bouquet de fleurs des champs à un bouquet de roses, passer ses vacances devant l'océan au lieu d'aller visiter le monde, rester avec lui et ses enfants au lieu d'aller faire la fête… Elle préférait les hots dog ou les hamburgers dans le parc, sur un banc, plutôt qu'un diner dans un grand restaurant chiner dans les boutiques, plutôt qu'aller chez les grands designers…
Kate était une femme simple, avec des goûts simples. Et elle inculquait ces valeurs à leurs enfants. Et il en était fier.
Puis il la vit se diriger vers leurs enfants. Elle leur montrait toujours plein de tendresse. Elle leur caressait la joue, leur frottait les cheveux, les embrassait. C'était ses petits trésors, comme elle disait. Et quand elle était en tête à tête avec sa fille, il avait l'impression d'avoir deux Kate, tellement leur fille lui ressemblait. C'était une Beckett miniature. Mêmes cheveux, mêmes yeux, mêmes attitudes…Son fils Alexandre, était son portrait craché : brun, les yeux bleus. Quant à James, c'était le mélange des deux : il avait les yeux verts de sa mère, les cheveux de son père.
Il sourit à nouveau.
Il était heureux. Cela faisait dix ans qu'il nageait dans le bonheur. Il avait épousé la femme qu'il désirait plus que tout et il avait quatre merveilleux enfants
Un corps, qui se colla à son dos et qu'il connaissait parfaitement, le sortit de ses pensées. Après sa tirade à Lanie, elle le regarda.
- Tu viens manger ? Tu ne vas pas passer toute la soirée devant le barbecue. C'est aussi ton anniversaire, tu sais ?
- Je sais, Kate.
- Il y a un problème ?
- Non, aucun. Je me rappelai juste tout ce qu'on a vécu depuis le jour de notre mariage !
- Et ?
- Tu te rappelles ? Un jour tu m'as dit : « Je ne demande pas grand-chose : j'aimerai juste rencontrer un homme qui serai présent pour moi et pour lequel je serai présente afin qu'on puisse construire quelque chose ensemble »… Je suis content d'être cet homme, Kate. Tu m'as tellement apporté, tellement donné !
- Tu me rends heureuse toi aussi, Castle
- Aucun regret ?
- Jamais. C'est la meilleure décision que j'ai jamais prise. Ce serait à refaire, je le referai ! dit-elle en l'embrassant.
Ils remplirent leurs assiettes et s'installèrent au milieu de leurs amis.
Alors que tout était desservi, Castle s'éclipsa. Jim vint s'asseoir à côté de sa fille.
- Où est Castle ? demanda-t-elle
- Je ne sais pas. Il est sûrement allé chercher le dessert !
- Papa, tu n'as jamais su mentir ! Et le dessert est juste là ! Qu'est-ce qu'il manigance, encore ?
- Laisse le faire. Il aime de faire plaisir !
- Je sais. Mais il en a déjà fait tellement pour moi
Castle réapparut dans son dos et la prit dans ses bras
- Hey, tu ne vas pas pleurer ? Pas aujourd'hui !
- Non. Où tu étais ?
- Je suis allé voir si tout allait bien !
- Castle, tu mens !
- Non, c'est vrai !
Elle se leva et se retourna et alors qu'elle allait le prendre dans ses bras,
- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda-t-elle en voyant un tableau posé sur un chevalet, recouvert d'un drap
- J'en sais rien. Tu n'as qu'à aller voir !
- Ah, non, Castle. Cette fois, tu viens avec moi !
Elle s'approcha du drap, tenant Castle par la main. De l'autre, elle tira sur le morceau de tissu. Elle se recula et colla son dos contre le torse de Castle qui la prit dans ses bras. Elle ne disait rien. Elle avait les larmes aux yeux. Les invités s'étaient placés en cercle autour d'eux.
Castle s'inclina.
- Kate, ça va ? Ça te plait ?
- Castle, c'est magnifique !
Elle avait entrelacé ses doigts à ceux de Castle et restait, sans bouger, devant le tableau. Ou plutôt la gravure.
Le tableau était en fait une plaque d'étain où Castle et elle étaient gravés. Elle reconnut la scène. Ils étaient assis contre le saule de Central Park. Elle, appuyée contre son torse, et lui la tenant dans ses bras. Et autour d'eux, le visage de leurs enfants était gravé. Et dans le coin se trouvait le cœur que Castle avait gravé sur le saule.
- Comment ? demanda-t-elle
- J'ai un ami peintre. A chaque fois qu'on est allé à Central Park, il était là.
- Je ne l'ai jamais vu ?
- C'était le but. Une fois qu'il a eu fini, il a emmené sa toile à un ami graveur.
- Et pour les enfants ?
- Oh, je me suis arrangé avec les gars, Lanie, ma mère, ton père…
Les enfants s'approchèrent de la gravure.
- Maman, c'est nous ?
- Oui, mes amours, c'est nous, dit- elle, en s'approchant d'eux, et en passant doucement sa main sur la gravure
Elle se releva, se retourna et s'avança vers son mari. Elle passa ses bras autour de son cou.
- Je t'aime, Castle, dit-elle, avant de l'embrasser
- Je vais devoir dormir dans la chambre d'amis ?
- Jamais ! Et tu le sais bien. Je ne dors bien que dans tes bras !
- Et moi, je ne dors bien que lorsque tu es contre moi !
- Donc je vais continuer à te dire que je n'aime pas les surprises, et tu vas continuer à n'en faire qu'à ta tête ?
- Prête pour les dix prochaines années ?
- Seulement dix ?
- Oh, toi, je t'adore, dit-il en l'embrassant
Martha et Jim vinrent leur souhaiter une bonne nuit. Ils emmenèrent les enfants avec eux. Puis, les invités commencèrent peu à peu à s'éclipser en leur souhaitant encore un « bon anniversaire ». Beckett s'inquiéta de savoir où tout ce monde allait loger mais Castle avait tout prévu. A part leurs parents, sa fille, Max et Ricky, tous les autres étaient logées dans un hôtel.
Quand tout le monde fut parti, Castle remercia Mike pour lui avoir prêté son jardin. Puis, ils décidèrent de rentrer chez eux. Beckett lui proposa de longer la plage pour une petite promenade romantique.
Arrivés sur la plage, Beckett sortit un panier.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Castle
- Ma surprise !
- Tu avais prévu quelque chose ?
- Oui. Juste pour nous deux !... Mais il n'est pas trop tard, dit-elle en l'enlaçant
- Tu veux dire…
- Hm…
- Je dois aller chercher quelque chose avant dans la maison
- Quoi ?
- J'y vais et je reviens
Pendant qu'il était parti, Beckett installa sa surprise. Quand Castle revint, il la trouva assise sur un plaid.
- Hé, tu as pris des coussins ! dit-il en s'asseyant à côté d'elle
- Ce sera plus agréable qu'un rocher !
- Aurais-tu une idée derrière la tête ?
- Peut-être !... Et toi, qu'est-ce que tu es allé chercher ?
- Pas grand-chose
- Mais ?
- En fait… Je sais que je t'ai déjà fait un cadeau, mais ce cadeau, on va tous en profiter… Et, pour nos 10 ans, je voulais que tu aies un cadeau qui ne serait qu'à toi, et à toi seule… Alors, voilà ! C'est pour toi, dit-il en lui tendant un paquet rectangulaire
Elle ouvrit le paquet, et découvrit un livre. Un livre écrit par Richard Castle, intitulé « Nikki Heat – Ma muse »
Elle le regarda. Il souriait. Elle ouvrit le livre.
- Pas de dédicace ?
- Non. Vas-y, lit !
Elle se rendit au chapitre 1 et commença à lire
« J'assistai à une énième soirée de dédicaces. Je m'ennuyai. Lassé de mon héros, j'avais décidé de le tuer dans mon dernier roman. Tout simplement parce que je savais ce qui allait se passer dans mes bouquins avant de le les écrire. C'était comme toutes ces soirées où tout était prévisible : « je suis votre plus grand fan », « où allez-vous chercher toutes ces histoires ? »…
J'expliquai à ma fille que la vie devait être une aventure.
Je voulais qu'on vienne me voir pour me dire un truc nouveau, rien qu'une fois !
Et je t'ai entendu :
- Monsieur Castle ?
- Où voulez-vous que je signe ? ai-je demandé en me retournant
- Lieutenant Kate Beckett, de la police de New York. J'aurais quelques questions à propos d'un meurtre commis plus tôt dans la soirée.
Et je t'ai vu…
- Castle, c'est…
- C'est toi, c'est notre collaboration, notre vie
- J'ai aussi quelque chose pour toi, dit-elle en sortant un paquet rectangulaire de dessous un coussin
Il ouvrit le paquet, et découvrit un livre. Un livre écrit par Kate Castle, intitulé « Jameson Rook – Mon partenaire »
Il la regarda. Elle souriait. Il ouvrit le livre.
- Pas de dédicace ?
- Non. Vas-y, lit !
Il se rendit au chapitre 1 et commença à lire
« Arrivant sur une scène de crime, je vois le corps d'une jeune femme recouvert de pétales de roses. Lanie, Ryan et Esposito me font un résumé. Tandis que mes collègues penchent pour une simple affaire d'adultère, je soupçonne autre chose, car la scène de crime me rappelle quelque chose. Je sous-entends que j'ai déjà vu cela dans un livre
J'arrive à ta soirée de dédicaces et je te trouve en train de discuter avec ta fille
- Monsieur Castle ?
- Où voulez-vous que je signe ? as-tu demandé en te retournant
- Lieutenant Kate Beckett, de la police de New York. J'aurais quelques questions à propos d'un meurtre commis plus tôt dans la soirée.
En salle d'interrogatoire, je contemple ton casier. La situation t'amuse. Je te rembarre en te demandant de ne pas me prendre pour une midinette. Tu acquiesces, tout en poursuivant ton jeu de séduction. Je t'explique alors que deux cadavres ont été retrouvés dans les mêmes conditions que tes romans, et que je souhaiterais voir le courrier de tes fans. Tu m'as donné ton accord, tout en étant ravi d'avoir un imitateur !...
- Kate !
- Max m'a aidé. Je ne suis pas écrivain. Mais oui, c'est notre vie
- On a eu la même idée !
- Hm… Comme dirait Lanie et les gars : c'est flippant !
Il lui mit une main derrière la tête, l'allongea délicatement, et l'embrassa tendrement.
FIN
